8 décembre, 2011

L’impôt visa rapporte 1 milliard d’€

par an à l’UE

 dans visa rapporte union-europeenne

«Le demandeur de visa est appelé à comparaître en personne». C’est ainsi que les sites visafrance.org citent à «comparaître» le quémandeur de visa comme un suspect devant un tribunal consulaire. Le choix du terme n’est pas fortuit, ni un lapsus involontaire. On retrouve explicitement cette expression «comparution personnelle» dans tous les documents officiels traitant des problèmes de visa. (1) 

La réglementation européenne sur les visas utilise un langage judiciaire, policier et militaire à outrance. Quand on lit le «Programme européen 2007-2013 de contrôle des frontières», on croirait lire le scénario d’un film tragi-comique hollywoodien. L’absurdité de la systématisation technologique du contrôle des voyageurs vire à la caricature.

On y trouve pêle-mêle « technologie d’authentification biométrique, passeports sécurisés à lecture optique, titres de séjour et vignettes électroniques, capteurs d’empreintes mono et multi doigts, comparateur d’encre spécifique, détection de documents falsifiés, liaisons haut débit des réseaux consulaires, base de données alphanumériques VISABIO interfacée avec le VIS, détecteurs spécifiques de présence humaine, maillage de surveillance et d’identification, veille littorale permanente par la chaîne sémaphorique, patrouilleurs de haute mer, radars haute fréquence, drones aériens et de surface, surveillance satellite quotidienne, … » 

Tout citoyen du monde a le droit de circuler librement et éprouve le besoin de quitter momentanément son pays, bouger, changer d’air, faire du tourisme,… Pourquoi ériger des obstacles à ce désir de voyage à certaines catégories de citoyens du monde et pas à d’autres. 

Des millions d’européens visitent la plupart des pays arabo-africains sans visas, sans frais, sans tracasseries administratives, sans perte de temps, sans même dire Salam Alikoum. Il serait peut-être temps que les gouvernements du Sud se dressent énergiquement contre ces dérives unilatérales, insultantes et inhumaines de confinement des citoyens afro-arabes par l’obstacle insurmontable du visa Schengen. 

Racisme institutionnel et islamophobie de l’Union Européenne 

Deux chercheurs européens ont disséqué dans une excellente étude la politique discriminatoire de l’Union Européenne sur les visas. «Le visa n’est pas un instrument technique, ni une stratégie de gestion des frontières. Il est d’ordre politique. C’est à travers le visa qu’on tient à distance les étrangers indésirables. C’est à travers lui qu’on définit pour l’espace Schengen une liste de pays ennemis dont on tient à se protéger.»

Tout citoyen soumis à l’obligation du visa est considéré comme un suspect d’immigration clandestine, voire comme un terroriste. Son désir de voyager est interprété comme un désir d’émigrer ou de commettre un crime. Il est perçu comme un risque surtout s’il est jeune, étudiant, chômeur, pauvre ou démuni de ressources stables et prouvées. Pour définir sa cartographie du visa, lUE prend en considération trois catégories de critères: 

- Immigration illégale: maîtrise des flux migratoires, séjours irréguliers, refus d’entrée sur le territoire, mesures d’éloignement, blocage des filières d’immigration clandestine et de travail clandestin, sécurité des documents de voyage, accords de réadmission, … 

- Ordre public: coopération policière, typologies de criminalité, menaces à l’ordre public, sécurité intérieure, lutte contre le terrorisme, … 

- Relations internationales : choix du régime de visas,  qualité des relations de l’UE avec des groupes particuliers de pays, cohérence régionale, position particulière d’un Etat membre, solidarité des Etats membres, critère de réciprocité, … 

Finalement, on ne sait plus si le visa sanctionne l’individu en particulier ou est un instrument de relations internationales? L’octroi du visa pour un voyageur est-il dépendant de l’appréciation de son pays comme menace? Ou bien un pays devient-il menaçant parce que ses ressortissants veulent le fuir? On entre là dans une dialectique complexe entre le risque idéologique d’un pays et le risque migratoire de ses citoyens. 

C’est notamment le cas très paradoxal du citoyen honnête et paisible d’un pays à risque qui se retrouve soumis à un visa draconien quelles que soient ses qualités personnelles (palestinien, libanais, algérien, afghan, irakien,…). Le fait de vivre dans un pays où existent des minorités dangereuses est considéré comme un délit potentiel. 

Il en va de même des pays à fort taux migratoire. On empêche des individus de faire du tourisme ou visiter naturellement leurs familles ou leurs amis, parce que soupçonnés d’être tous volontaires potentiels à l’immigration clandestine. 

La cartographie du visa Schengen fixe une limite entre les amis et les ennemis. Les critères effectifs de choix des pays ennemis relèvent purement de «racisme institutionnel et d’islamophobie». La carte des 44 «pays amis» de l’UE, exemptés de visas, est celle du «peuplement blanc». Par contre, la carte des 133 pays dont les ressortissants sont soumis à un visa recouvre clairement l’Afrique, le Moyen-Orient (excepté Israël) et une large partie de l’Asie. 

Il est donc clair que les critères de danger migratoire concernent les peuplements arabe, noir ou asiatique. Les critères consulaires qui mêlent immigration, criminalité, terrorisme, idéologie ou religion ne sont pas cohérents. Ils relèvent de la peur de déstabilisation des identités nationales européennes blanches… par un islam conquérant, une négritude envahissante ou un péril économique asiatique. 

L’idéologie du visa Schengen est une idéologie de guerre. Elle constitue un nouveau syndrome des fléaux et crimes contre l’humanité dont est coutumière l’Europe comme l’inquisition, l’esclavagisme, le colonialisme, les guerres mondiales, les pogroms, la déportation… 

La politique ségrégationniste européenne provoque des milliers de victimes afro-arabes qui se noient en mer en voulant atteindre les rivages européens, ou sont «parqués comme des bêtes» dans des Centres de rétention avant leur déportation vers leurs pays d’origine. 

La scandaleuse traçabilité des demandeurs de visa 

L’Union Européenne a créé en 2004 un Système d’Information sur les Visas (VIS) permettant l’échange et l’accès des données entre les gouvernements des Etats membres et leurs autorités de sécurité intérieure. La mise en œuvre du VIS a débuté dans les «zones à risques migratoire et sécuritaire» en Afrique du Nord et Proche-Orient. (4) 

Le VIS repose sur une architecture centralisée et comprend le «système central d’information sur les visas» (CS-VIS) en réseau avec une interface nationale (NI-VIS) dans chaque Etat membre. Selon les estimations, le VIS peut traiter les données de 20 millions de demandes de visa par an, y compris les empreintes digitales, et les stocker pour une période théorique de conservation de 5 ans.  Il est prévu à terme le stockage de tous les éléments d’identification biométriques et alphanumériques dans les vignettes de visa et les titres de séjour sur une puce électronique, directement lisible par un terminal informatique policier. 

Le VIS avait pour objectif initial et affiché de lutter contre la fraude documentaire et le «visa shopping» (dépôt de demandes multiples auprès de plusieurs Etats membres). Mais son but véritable est de renforcer la sécurité intérieure en fichant les demandeurs de visa ainsi que les personnes et organismes qui les invitent. Les renseignements enregistrées dans le VIS sont les données alphanumériques du demandeur, les visas demandés, délivrés, refusés, annulés, retirés ou prorogés; ses photographies et empreintes digitales; les renseignements des personnes ou organismes adressant l’invitation ou prenant en charge les frais de subsistance durant le séjour. 

Le VIS est ainsi devenu un outil international de «Renseignements Généraux» permettant aux Etats membres de l’UE, grâce aux visas demandés qu’ils soient accordés ou non, de constituer toutes sortes de fichiers politique, économique, patronal, syndical, associatif, scientifique, culturel, sportif, médiatique, etc… Le VIS renforce la traçabilité des déplacements des porteurs de visas biométriques qui peuvent pour différentes raisons attirer l’attention de services intéressés. 

Face aux réticences parlementaires d’exempter les enfants de moins de six ans de la prise d’empreintes digitales, le Gouvernement français s’y est opposé en soulignant la nécessité de prendre les empreintes des enfants le plus tôt possible, en prétextant la lutte contre les trafics d’enfants. Même les titulaires de passeports diplomatiques, de service ou spéciaux sont concernés par le fichage VIS. Il est préconisé que les exemptions doivent rester exceptionnelles et ne concerner que les chefs d’Etat ou de gouvernement… sur lesquels les fichiers de renseignement sont déjà bien fournis. 

Quand on sait quelles sont les types de personnes les plus aptes à se procurer facilement les visas, on en conclut vite que toutes les élites des nomenklaturas, l’intelligentsia, leurs progénitures, leurs protégés, leurs contacts, leurs relations et leurs déplacements seront fichés. 

Grâce à cette redoutable efficacité qu’offre le VIS, l’UE pense maintenant à la création de consulats européens communs, sous forme de «centres communs de traitement des demandes de visa». Ne voyant pas d’intérêt à juxtaposer des consulats multiples pour délivrer un document identique dans des conditions similaires, les européens préparent des réformes juridiques, en particulier de la Convention de Vienne qui ne prévoit pas le cas de représentation diplomatique commune à plusieurs Etats. 

D’autre part, l’UE envisage un recours à des prestataires extérieurs sous forme d’externalisation pour la réception du public et l’enregistrement des demandes, comme cela se pratique déjà dans certains pays (Russie, Chine, …). Le coût de cette externalisation sera à la charge du demandeur de visa et viendra s’ajouter à l’impôt visa de 60 €. 

Cela fait déjà plusieurs années que les Etats-Unis et l’Europe se concertent dans leur stratégie de stigmatisation, confinement, flicage des citoyens du Sud, pour des objectifs non avoués. Ils ne se gênent même pas à monter des mises en scène de «tentative d’attentas» pour justifier «l’application immédiate» de mesures drastiques déjà élaborées. 

Ce fut le cas au Royaume-Uni en 2006 pour aboutir à l’interdiction de toutes sortes de liquides dans les salles d’embarquement et à bord des avions. Depuis décembre 2009, le transport aérien est placé sous le coup d’une nouvelle psychose suite à une supposée tentative d’attentat par un nigérian sur un vol reliant Amsterdam à Detroit, aux Etats-Unis. Au point qu’un autre africain constipé a provoqué une alerte générale du FBI et de l’US Air Force parce qu’il avait trop tardé dans les toilettes d’un avion. 

La France veut aussi exiger immédiatement, comme les USA, la fourniture par une liste de pays à risques, dont l’Algérie, de nouvelles informations personnelles sur les voyageurs dès la réservation du billet d’avion (identité, moyen de paiement, adresse, téléphone, e-mail, agence de voyage). 

Si on suit la logique de ces trains de mesure, les citoyens de pays à risque ne tarderont pas tous à voyager bientôt en caleçons menottés à leurs sièges. 

L’exagération et l’absurdité de cette tension permanente est mise en exergue par un directeur de recherche du CNRS: «A chaque fois qu’il y a un accident de la route ou un fraudeur fiscal, personne n’en conclut qu’il faut modifier complètement le code de la route ou la législation fiscale. C’est pourtant ce qui se produit en matière de politique d’immigration.»

Le Pacte Européen sur l’Immigration et l’Asile prévoit la généralisation du système des visas biométriques à compter du 1er janvier 2012. Le VIS constitue une humiliation de l’UE contre les Etats listés en les considérant comme incompétents à contrôler la sécurité de leurs propres citoyens. Pourtant la délivrance d’un passeport est déjà en soi un acte de procédure policière dont sont exclus les criminels. La sortie du territoire national est également soumise à une vérification systématique sur le terminal policier de la PAF. 

La constitution de fichiers de police et la prise d’empreintes digitales sont du ressort du pouvoir régalien et judiciaire d’un Etat. Laisser d’autres Etats procéder à ces pratiques policières sur son propre sol relève d’un abandon de souveraineté nationale et d’une atteinte à la protection de la vie privée de ses ressortissants. 

Contingentement des visas 

Le visa constitue une exception pour entrer sur le territoire européen. Selon les statistiques de l’Organisation Mondiale du Tourisme, 480 millions de touristes visitent l’UE chaque année, dont seulement 10 millions sont soumis à l’obligation du visa, soit 2%. 

La France, première destination touristique mondiale avec 80 millions de visiteurs ne délivrent que 2 millions de visas par an, soit seulement 2,5% des touristes qu’elle reçoit. L’Allemagne délivre un peu moins de 2 millions de visas pour une réception de 25 millions de touristes, soit 8% des visiteurs. Depuis quelques années, les pays de l’UE limite la délivrance des visas à une politique restrictive de quotas annuels. C’est ce qui explique que la diminution du quota de visas de certains pays, comme l’Algérie, est destinée à compenser une augmentation pour d’autres pays, comme la Russie, Chine, Turquie, Maroc. 

Ce durcissement européen a dégoûté les commerçants maghrébins et africains les poussant à aller jusqu’au Moyen-Orient ou en Asie faire leurs achats. Les cadres qui veulent s’expatrier se détournent de l’Europe et optent pour l’Amérique du Nord. Mais cela a aussi provoqué une recrudescence des demandes d’asile venant de pays pourtant stables et puissants comme la Russie, Chine, Pakistan… 

On assiste aussi à une explosion des mariages mixtes pour contourner l’obstacle consulaire et obtenir plus facilement un visa en qualité de conjoint d’européen, ou carrément la double nationalité. Rien qu’en France, les mariages mixtes ont doublé depuis 1996. La hausse est particulièrement visible avec le Maghreb, +487%, ou la Turquie, +656%. 

Ankara, qui frappe aux portes de l’adhésion à l’UE, ne cesse de réclamer la suppression du visa européen. La dernière levée des restrictions à la libre circulation dans la zone Schengen, accordée le 19 décembre aux Serbes, Macédoniens et Monténégrins, a profondément irrité la Turquie: « Il est inacceptable que certains pays des Balkans qui en sont à l’étape initiale du processus d’adhésion et n’ont pas entamé leurs négociations, se voient accorder le privilège Schengen et pas la Turquie », a réagi le ministre turc des affaires étrangères. Les acteurs économiques turcs déplorent la ségrégation européenne qui permet de laisser circuler librement leurs marchandises, alors qu’eux doivent passer par le visa pour leurs voyages d’affaires. 

L’injustice est encore plus criante pour les maghrébins voisins immédiats de l’Europe confrontés aux pires tracasseries alors que la «dette coloniale» est loin d’être soldée. Le sénateur socialiste Louis Mermaz rappelle que la France a des devoirs historiques particuliers, vis-à-vis du monde de la francophonie. Il raconte cette anecdote du président Boumediene qui, recevant Valéry Giscard d’Estaing en voyage officiel en 1974, lui avait tenu ce propos: «Vous avez voulu faire la France de Dunkerque à Tamanrasset, donc comprenez que mes compatriotes veuillent circuler librement».

Les maghrébins et africains ont d’abord participé aux deux guerres mondiales avec l’Armée Coloniale d’Afrique pour libérer la France occupée. Ensuite, ils ont contribué à la reconstruction d’après-guerre par une immigration de travail célibataire et masculine qui se retrouvait seule dans les foyers et renvoyait l’essentiel de sa rémunération au pays, ne gardant quasiment rien pour vivre ni pour ses loisirs. Cette émigration aurait pu aboutir à une réussite économique, comme pour les émigrés portugais qui ont contribué à la modernisation du Portugal. Ou les émigrés espagnols qui ont participé au décollage économique de l’Espagne grâce à leurs mouvements financiers. Mais l’Europe, en persistant à soutenir les dictatures africaines et arabes, a contribué à entraver toutes les amorces de  développement économique de ces pays d’émigration. 

L’Europe vieillissante peine à assurer le renouvellement de ses générations. Ses pays perdront, dans les vingt ou trente ans à venir, des millions d’habitants et donc, des millions de bras. Selon le Word population Forum, l’Europe devrait accueillir en moyenne 800.000 immigrés légaux par an au moins jusqu’en 2050. 

En vertu de quoi, les maghrébins et africains seraient-ils écartés, au profit de pays lointains par une politique restrictive de visas, de ces gros besoins de l’immigration en Europe… Parce qu’ils sont musulmans ou noirs? Le refus de régulariser des travailleurs «sans papiers» pourtant reconnus et déclarés par leurs employeurs est en soi une réponse cinglante du cynisme européen.

Un consul général de France en Afrique a parfaitement résumé le sentiment du continent noir: «dans le contexte africain, le visa pour la France est encore perçu comme un droit moral dont chacun disposerait en raison de l’histoire… les refus sont souvent ressentis comme la violation d’un droit historique».

Le coût exorbitant de l’impôt visa Schengen 

Au 1er janvier 2007, les frais de dossiers pour l’instruction des visas Schengen sont passés de 35 à 60 euros.  Pour le Royaume-Uni ils sont de 63 livres (93 €), et pour les USA de 100 dollars (73 €). A ces frais de dossier, s’ajoutent des «frais de service» de 20€. 

Le calcul est vite fait. L’espace Schengen accorde 10 millions de visa par an, auxquels il faut ajouter 15 à 20% de visas refusés mais pour lesquels les frais ne sont pas remboursés. Soit 11,5 à 12 millions de demandeurs de visa qui paient 80€. Le montant de l’impôt visa s’élève donc à environ 1 milliard d’€/an. Cet impôt visa payé par des particuliers des pays demandeurs est versé directement au budget des Etats européens. Une partie seulement de cette manne financière est reversée au fonctionnement des consulats.

A titre d’exemple en France, «le budget du ministère des affaires étrangères ne bénéficie que de 50% du produit de la recette des frais de dossiers de demandes de visas, ce qui constitue un progrès par rapport à une période récente où les services des visas ne bénéficiaient pas d’un droit de retour automatique sur les frais de visas».

Ce montant fiduciaire n’est pourtant que la partie visible du coût exorbitant de la procédure des visas que supportent les pays demandeurs. Sans même faire un calcul économique, on imagine aisément l’énorme gâchis du temps perdu à réunir tous les documents exigés, la gymnastique financière pour se procurer des devises au marché noir et prouver ses moyens de subsistance, les frais de déplacement pour «comparaître personnellement» vers les consulats, la mobilisation solidaire autour du demandeur de visa, l’absentéisme sur les lieux de travail, etc… 

L’injustice est d’autant plus scandaleuse que les touristes européens qui se rendent par millions dans la plupart des pays afro-arabes ne sont pas soumis à cette obligation du visa. Le voyageur européen peut réserver simplement son billet et son séjour de chez lui par téléphone ou Internet et se rendre directement à l’aéroport, sans perdre une seule seconde à «demander une autorisation de voyager». C’est le cas pour aller dans des pays réceptifs comme la Turquie qui reçoit 25 millions de touristes/an, l’Egypte (10 millions), le Maroc (7 millions), la Tunisie (7 millions) qui n’imposent pas de visa aux européens. 

Ces pays fortement dépendants de l’activité touristique n’ont jamais pensé à «récupérer» d’une façon ou d’une autre auprès de ces voyageurs l’impôt-visa payé par leurs citoyens. La moindre des décences devrait inciter l’Europe à exempter des frais de visa les ressortissants de ces pays paisibles, hospitaliers et coopératifs. L’Europe richissime devrait aussi penser à restituer cet impôt visa aux Etats pauvres. 

Ces millions de touristes européens confirment bien l’effet «cocotte-minute» existant dans tous les pays du monde et ce besoin irrésistible de transhumance de tout être humain pour sortir de sa routine quotidienne, aller respirer ailleurs, se ressourcer, prendre du recul pour un nouveau départ. 

Tous les malheurs de l’émigration clandestine, les décès par noyades, les drames personnels et familiaux, les humiliations devant les consulats n’existeraient pas si les individus pouvaient circuler sans visa en toute légalité simplement avec leurs passeports, aller, revenir, repartir de leurs pays librement sans contraintes. 

6 décembre, 2011

Claude Guéant aujourd’hui à Alger

Dérapages fachos pour racoler du vote Fhaine Un facho-xénophobe-raciste

Publié par IRIS SAMY : Rise des Fachos

 dans Claude Guéant sarkozy  gueant dans Claude Guéant fillon brunel ollier 

En France, le parti de Nicolas Sarkozy tient aujourd’hui une convention baptisée « Défense nationale ». Au siège de l’UMP, des parlementaires, des industriels et des militants vont débattre des questions de défense et des moyens d’assurer la pérennité du modèle militaire français.

Le quotidien gratuit français « 20 minutes » s’est procuré les propositions qui seront débattues aujourd’hui par le parti majoritaire. Parmi elles, la demande faite aux personnes qui acquièrent la nationalité française de faire « allégeance aux armes » de la France.

Une proposition qui interpelle, le service militaire obligatoire ayant été supprimé depuis maintenant dix ans en France. Cela peut donc paraître étrange d’évaluer la volonté d’un individu d’adhérer au projet français par sa capacité à s’abandonner à la nation. Combien de Français de naissance seraient prêts, aujourd’hui, à prendre les armes pour la patrie ?

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La semaine dernière, l’avocat franco-israélien Arno Klarsfeld, qui a servi au sein de l’armée israélienne en Cisjordanie, a été nommé par Nicolas Sarkozy lui-même, président du Conseil d’administration de l’Office français de l’immigration et de l’intégration. Son engagement militaire pour un autre pays n’a pas été un obstacle quand le président Sarkozy a jugé de sa capacité à servir les intérêts de la France à la tête d’un organisme d’Etat.

La France approche d’un scrutin électoral crucial, la, présidentielle de 2012, et comme le déclare le député UMP de Haute-Marne, François Cornut-Gentille, « les questions de défense doivent et vont trouver une place dans le projet politique ».

Certes, mais la question de l’ »allégeance aux armes » de la France par ceux qui souhaitent obtenir la nationalité française, se pose dans un contexte bien particulier marqué par une certaine « libération » de la parole politique de certains tabous, notamment sur les questions de sécurité et d’immigration. Une « libération » qui s’est traduite, depuis le début du mandat de Nicolas Sarkozy, par une multiplication des dérapages verbaux aux relents racistes, de la part de politiciens et d’élus de la nation.


DÉRAPAGES EN SÉRIE

Nicolas Sarkozy, le 26 juillet 2007. Discours à l’université de Dakar :

« Le drame de l’Afrique, c’est que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’Histoire. […] Le paysan africain […] ne connaît que l’éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles. Dans cet imaginaire où tout recommence toujours, il n’y a de place ni pour l’aventure humaine ni pour l’idée de progrès. […] Le problème de l’Afrique, c’est de cesser de toujours répéter, de toujours ressasser, de se libérer du mythe de l’éternel retour, c’est de prendre conscience que l’âge d’or qu’elle ne cesse de regretter, ne reviendra pas pour la raison qu’il n’a jamais existé. »

 



Patrick Ollier, députe des Hauts-de-Seine, le 10 novembre 2008. Interrogé par France 2 sur l’absence d’élus de couleur dans les instances républicaines :

« Les candidats de couleur n’ont pas été élus, je le répète, parce qu’ils n’avaient pas le niveau de l’élection. »

 



Brice Hortefeux, ministre du Travail, le 15 janvier 2009. A propos de la chargée de la politique de la Ville, Fadela Amara :

« C’est une compatriote. Comme ce n’est pas forcément évident, je le précise. »



Alain Destrem, conseiller UMP du 15e arrondissement de Paris, le 7 avril 2009. Invité du Grand journal de Canal+, il est interrogé sur une photographie de Ségolène Royale en boubou, au Sénégal :

« À travers cette image, je vois ma femme de ménage. »

destrem 


Brice Hortefeux, ministre de l’Intérieur, le 5 septembre 2009.

A Seignosses, dans les Landes, lors de l’université d’été de l’UMP, en référence à l’origine arabe d’un jeune militant :

« Il en faut toujours un. Quand il y en a un, ça va. C’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes. »

Alfred Trassy-Paillogues, député UMP de Seine-Maritime, le 21 octobre 2009. A propos des « gens du voyage » :

Ils « nous envahissent assez régulièrement de manière brutale à 20, 30, 40 ou 50 caravanes » et « débarquent en faisant fi de toutes les règles ». « Bien sûr », ils « récupèrent l’électricité sur le réseau d’éclairage public, de l’eau sur les poteaux d’incendie ». Plus scandaleux encore, « ils bénéficient assez souvent d’aide sociale de notre pays » et « font tout cela en roulant dans des véhicules de luxe, des Porsche, des BMW, des Jaguar haut de gamme alors je trouve que c’est un petit peu fort de café ».

alfred hortefeuxvalentin 



André Valentin, maire UMP de Goussainville (Meuse), le 1er décembre 2009. Débat sur l’identité nationale à Verdun :

« Il est temps qu’on réagisse, parce qu’on va se faire bouffer ». « Par qui ? « , lui demande un journaliste. « Y’en a déjà dix millions [d’immigrés], dix millions que l’on paye à rien foutre ».

 


Nadine Morano, secrétaire d’Etat chargée de la famille, le 14 décembre 2009. A propos « du » jeune musulman lors d’un débat sur l’identité nationale dans les Vosges :

« Ce que je veux, c’est qu’il travaille, qu’il ne parle pas verlan et qu’il ne mette pas sa casquette à l’envers ».

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Georges Frêche (PS), président du Conseil général du Languedoc-Roussillon, janvier 2010. A propos de Laurent Fabius, député socialiste:

« Voter pour ce mec en Haute-Normandie me poserait un problème, il a une tronche pas catholique. »

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Gérard Longuet, président du groupe UMP au Sénat, le 9 mars 2010. A propos de la possible nomination de Malek Boutih, secrétaire national du Parti Socialiste, à la tête de la Halde (haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité) :

« C’est pas le bon personnage. [...] Il vaut mieux que ce soit [quelqu’un issus du] corps français traditionnel » qui prenne la présidence de la Halde.


longuet 


François Lebel , maire du 8e arrondissement de Paris, le 30 Novembre 2010. A propos du marché de Noël des Champs-Elysées, qui perdrait selon lui de ce qu’il appelle « son côté traditionnel » :

« J’ai d’ailleurs reçu à ce sujet une lettre anonyme. C’est dommage, les gens n’ont aucun courage. On trouve même, rendez-vous compte, des sandwiches Halals, comment appelle-t-on ça, des Kebab, et une femme voilée, sur le marché de Noël des Champs-Elysées! Une femme voilée ! Comme si les musulmans en avaient quelque chose à faire de fêter Noël ! »

lebel 

Josaine Plataret, suppléante d’un candidat UMP aux cantonales (Ardèche), exclue depuis du parti. Sur sa page Facebook publique elle poste des blagues. Compilation :

- 15 Janvier : « Comment appelle-t-on un arabe dans une bassine d’eau bouillante ? Un gris bouilli ».

-Le 14 février : Une amie : - »Quelle est la différence entre un arabe écrasé par une voiture et un chien écrasé par une voiture ?  »

Josaine Plataret : - »Devant le chien, il y a des traces de freinage. »

blagueuse 

Chantal Brunel, député UMP (Seine-et-Marne), le 8 mars 2011, lors d’un point presse à l’Assemblée nationale:

« Il faut rassurer les Français sur toutes les migrations de populations qui viendraient de la Méditerranée. Après tout remettons-les dans les bateaux! »

brunel 


Claude Guéant, ministre de l’Intérieur, le 17 mars 2011. Sur la radio Europe1 :

« Les Français, à force d’immigration incontrôlée, ont parfois le sentiment de ne plus être chez eux (…) de voir des pratiques qui s’imposent à eux et qui ne correspondent pas aux règles de notre vie sociale ».

 

Claude Guéant, ministre de l’Intérieur, le 22 mai 2011. Invité du Grand Rendez-Vous Europe 1/Le Parisien:

« Contrairement à ce qu’on dit, l’intégration ne va pas si bien que ça : le quart des étrangers qui ne sont pas d’origine européenne sont au chômage, les deux tiers des échecs scolaires, c’est l’échec d’enfants d’immigrés. »

Il ajoutait également que la France « n’a pas besoin de maçons, de serveurs de restaurants » issus de l’immigration, car elle dispose « de la ressource nécessaire. »

François Fillon, Premier ministre, le 15 juillet 2011. Au lendemain d’une proposition d’Eva Joly de remplacer le défilé militaire du 14 juillet par un « défilé citoyen »:

« Je réagis avec tristesse. Je pense que cette dame n’a pas une culture très ancienne des traditions françaises, des valeurs françaises, de l’histoire française. »

 

DÉCRYPTAGE

Les médias français laissent entendre que depuis l’élection de Nicolas Sarkozy, la parole des politiques s’est libérée de certains tabous, notamment sur les questions de sécurité et d’immigration. Nous avons questionné Jean-Yves Camus, politologue français et spécialiste de l’extrême-droite, sur le phénomène.

Q-Réalité ou effet médiatique ?

R – « J’ai conduit en 2007 une étude pour l’Agence Européenne des droits Fondamentaux, sur la représentation des minorités dans les médias français. L’échantillon de journaux étudié concernait la période suivant immédiatement l’élection de Nicolas Sarkozy. J’avais alors constaté une situation paradoxale : d’une part la diversité de la population française devenait plus visible dans la presse, d’autre part les représentations de l’islam et des musulmans comportaient toujours une charge de méfiance, dans le climat spécifique créé par les attentats du 11 septembre 2001. 

Aujourd’hui, c’est le discours politique qui a évolué et les médias ne font que répercuter ce changement. Il faut toutefois garder en tête le fait que cette crainte de l’islam s’inscrit dans une tradition française de méfiance à l’égard des religions en général, de laïcité intransigeante en quelque sorte, qui voit un archaïsme dans toutes les affirmations cultuelles. 

Il faut également se souvenir que dans les années 70 et 80, le Figaro Magazine était plus idéologique que de nos jours, que Minute (hebdomadaire d’extrême-droite) était encore vendu à plus de cent mille exemplaires et qu’un très grand quotidien régional, le Méridional, avait à sa tête un député du Front national. En outre, l’offre de télévisions et radios était nettement plus limitée. Le refus de l’immigration et du multiculturalisme est exprimé dans des termes plus tranchés qu’avant. C’est une évolution antérieure à l’élection du président Sarkozy. Il l’a accentuée mais il ne l’a pas engagée ».

-Si c’est une réalité, comment l’expliquez-vous?

« La réalité de ce constat provient de la perte d’hégémonie culturelle de la gauche qui, pendant 20 ans, sur les questions d’identité et d’immigration, n’a pas été audible, soit qu’elle soit demeurée angélique, soit qu’elle ait été tétanisée par le poids politique du Front National (FN) : sitôt que celui-ci s’emparait d’un thème, le traiter de manière réaliste devenait synonyme de complaisance. Cette perte d’influence culturelle au profit de la droite a été accompagnée par une évolution importante au sein de celle-ci, intervenue au seuil des années 2000 : c’est alors que le gaullisme disparaît véritablement et que s’opère l’intégration au sein de l’UMP (Union pour la Majorité) des sous-familles centriste, libérale et conservatrice. 

Au sein de l’UMP, sous l’effet du poids du FN, le balancier penche actuellement à droite. C’est ce qui incite un observateur comme Jean-Louis Bourlanges (essayiste et homme politique) à penser que le centre dispose d’un espace réel ».

-S’agit-il d’une stratégie politicienne ? Si oui, peut-elle être efficace?

« Lors de la présidentielle de 2007, il s’agissait d’une stratégie assumée, qui a permis au président Sarkozy de réduire le FN à 5%. Ensuite, deux pôles de l’entourage présidentiel ont proposé deux stratégies différentes incarnées par deux conseillers de Nicolas Sarkozy : Henri Guaino mise sur une action présidentielle centrée sur les questions économiques et sociales, là où Patrick Buisson privilégie les questions identitaires et sécuritaires, dans l’esprit de la constitution d’une « grande droite » pouvant peut être inclure un jour un FN « modernisé ». 

Le même clivage prévaut à l’UMP entre républicains sociaux d’un côté (François Fillon; Roselyne Bachelot; Nathalie Kosciusko-Morizet, de filiation gaulliste) et nationaux-conservateurs. Cet exercice d’équilibre politique est périlleux pour l’UMP. Il génère des mécontentements au centre comme dans la frange la plus droitière, sans parvenir, on l’a vu aux cantonales de 2011, à éliminer un FN qui apparaît revigoré ».

-Ce phénomène est-il la conséquence d’une surenchère politique ou le reflet d’une évolution de la société?

« C’est la conséquence avant tout d’un rapport de force politique : l’UMP fait face à une Marine Le Pen qui rassemble 18% des intentions de vote en 2012, le FN dépassant les 20% dans certaines régions. C’est ensuite l’illusion qu’on peut tuer le FN en faisant de la surenchère sur ses thèmes de prédilection. 

C’est enfin une mauvaise interprétation par la droite des attentes de la société française. En effet, le rapport annuel de la commission nationale consultative des droits de l’homme fait apparaître à la fois une augmentation préoccupante du nombre d’actes racistes et un recul de l’intolérance, sauf parmi les couches de population les plus vulnérables à la crise économique et sociale. 

Tout un secteur de la droite oublie que les préoccupations économiques et sociales sont bien les principales préoccupations des Français ».

-Constate-t-on la même évolution dans les autres pays européens?

« Oui, mais il faut tenir compte également des contextes historiques nationaux. Une ancienne puissance coloniale comme la France ne réagit pas à l’immigration venue d’Afrique du nord ou d’Afrique de l’ouest comme un pays de l’ancien bloc de l’est où l’immigration est encore très faible. On discerne toutefois des constantes : l’irruption sur la scène politique d’une droite populiste xénophobe mue par la crainte de l’islamisation; une remise en cause du relativisme culturel et du multiculturalisme; une diminution importante, en Europe de l’ouest, de l’impact politique de l’antisémitisme ».

2 décembre, 2011

PÉTROLE ET RÉVOLUTIONS ARABES

 

  dans PÉTROLE ET RÉVOLUTIONS ARABES Revolution_Arabe2

A l’ombre des révolutions démocratiques arabes se déroule une autre bataille éminemment stratégique autour de la politique énergétique dans le monde. Dans ce jeu de coulisses, le Qatar montre un activisme particulier et énigmatique laissant croire la volonté et la détermination de ce pays du Golfe à occuper tous les espaces et évoluer sur tous les registres. Cette nouvelle doctrine diplomatique adoptée par le Qatar montre clairement la très grande ambition qu’il nourrit tant sur le plan politique que celui de l’économie, après avoir réussi notamment à décrocher le billet d’organisation de la Coupe de monde de football en 2022.
Après avoir organisé, les 16 et 17 novembre derniers, à Doha, une réunion au sommet des pays producteurs et exportateurs de gaz, boudée par le président iranien, l’émirat du Qatar s’apprête à accueillir le 20e Congres mondial du pétrole du 5 au 8 décembre prochain. Cette réunion importante, dont les travaux seront ouverts par le très médiatique émir du Qatar, intervient quelques jours seulement avant la tenue du sommet de l’Opep, prévu le 14 décembre prochain. Le congrès de Doha verra la participation de plusieurs délégations ministérielles de pays producteurs dont l’Algérie, qui sera représentée par le ministre de l’Energie et des Mines, Youssef Youcefi dont l’intervention est programmée pour le 7 décembre, soit la veille de la clôture de cette rencontre. Sont également conviés aux travaux de ce sommet, les premiers responsables des plus grandes sociétés pétrolières au niveau mondial, comme Exxon, Total, Repsol Statoil, qui présideront des ateliers et donneront des conférences sur les défis et enjeux du marché énergétique dans le contexte actuel marqué par des bouleversement politiques planétaires et la crise économique qui frappe de plein fouet les pays occidentaux en général et les pays de la zone euro en particulier. Durant les quatre journées que durera cette réunion, plusieurs questions stratégiques seront débattues et des pistes de travail seront peaufinées pour les soumettre à la future conférence de l’Opep, dont le secrétaire général en exercice sera présent au sommet de Doha pour donner une conférence sous le thème significatif «Le dialogue des consommateurs : l’attente et les résultats». L’intitulé de cette communication à lui seul révèle la problématique qui se pose, et marquera, sans doute, les relations entre les pays producteurs et les pays consommateurs dans la phase actuelle et l’avenir prochain. Dans les coulisses, les manœuvres et les négociations ont déjà commencé pour accompagner le changement politique dans le monde arabe par la reconfiguration des relations économiques entre ces pays et l’Occident qui vit une des crises les plus graves de son histoire récente. L’après-Kadhafi va peser lourdement dans cette nouvelle carte étant donné que la Libye est l’un des pays les plus importants en matière de richesse en or noir ; avec une réserve estimée à 39,1 milliards de barils, elle occupe le 9e rang mondial. Ce qui explique d’ailleurs la célérité avec laquelle les nouvelles autorités de ce pays tentent, avec l’aide des pays occidentaux qui ont des intérêts directs, de relancer la production en procédant à la remise en marche des raffineries touchées par la guerre contre le régime du dictateur déchu. La production de la Libye, qui était de l’ordre de 1,6 million de barils /jour, a chuté de plus de la moitié pour atteindre 700 000 barils en septembre dernier. Les observateurs et les experts dans ce domaine estiment que le retour au rythme normal de production de la Libye pourrait prendre de six à dix-huit mois. Les nouveaux responsables de ce pays, quant à eux, vont engager une course contre la montre pour essayer d’avoir les fonds nécessaires pour la reconstruction et le développement du pays. Les grandes sociétés pétrolières européennes et américaines sont sur les lieux et s’affairent à remettre sur les rails le secteur de l’énergie libyen. La bataille autour du contrôle des matières premières n’est pas totalement gagnée par ceux qui l’ont engagée. La phase actuelle est celle de la redistribution des rôles entre les différents acteurs, ce qui explique d’ailleurs l’intense activité du Qatar sur tous les fronts, profitant de son aisance financière, de la sécurité dont il bénéficie grâce à la base américaine implantée sur son territoire ainsi que la stabilité interne qui le caractérise ces derniers années. L’émirat du Qatar essayent de doubler l’Arabie saoudite pour jouer un rôle prépondérant dans la nouvelle configuration que les grandes puissances, et à leur tête les Etats-Unis, tâchent de mettre en place pour faire face aux dangers que constitue l’Iran sans oublier l’avancée de la Chine qui grignote et occupe chaque jour des espaces qui leur sont traditionnellement acquis. Sur le plan énergétique, bataille la plus stratégique aux yeux des Occidentaux, le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord restent des terrains d’influence où se joue cette guerre qui ne dit pas son nom. La situation actuelle n’offre pas une grille de lecture complète sur la nature des rapports de force et l’avenir et le cap de la bataille de l’énergie que se livrent les puissances économiques pour le contrôle des matières premières comme instrument de production, de contrôle et de redéfinition des relations internationales sur le plan économique mais aussi celui politique et stratégique. Il faudrait attendre la fin ou le parachèvement du processus pour comprendre et saisir convenablement les objectifs et les enjeux de ce bouleversement que vivent les pays arabes actuellement. Processus qui n’est pas totalement différent de ce que le bloc de l’Est, les pays communistes, avait vécu au lendemain de la chute du mur de Berlin en octobre 1989. C’est peut-être l’histoire qui se répète dans des régions différentes mais pour les mêmes objectifs

22 novembre, 2011

GUERRE LIBYENNE : BHL S’EST ENGAGÉ « EN TANT QUE JUIF SIONISTE ».

 dans Bernard Henri Lévy

Le philosophe Bernard-Henri Lévy a déclaré aujourd’hui que « c’est en tant que juif sioniste » que j’avais « participé à l’aventure politique en Libye », lors de la première « Convention nationale » organisé par le « Conseil représentation des organisations juives de France (CRIF) ». « J’ai porté en étendard ma fidélité à mon nom et ma fidélité au + sionisme + et à Israël », a-t-il déclaré.


Le président français Nicolas Sarközy recevant Bernard Henri Lévy, en même temps que les insurgés libyens, le 11 mars 2011, avant le déclenchement de la première frappe de l’aviation française le 19 mars 2011 dans la guerre civile libyenne, contre les troupes avancées du guide libyen Mouammmar Kadhafi.


Le « CRIF » tenait à Paris sa première « Convention nationale », intitulée : « Demain les Juifs de France », à laquelle participaient de nombreux intellectuels, politologues, sociologues, chercheurs.
Près de 900 personnes ont ainsi assisté à des débats, très ouverts, souvent animés, sur :

- Les défis communautaires
- Les nouveaux visages de l’antisémitisme
- Ou les nouveaux défis pour les juifs de France.

Bernard-Henri Lévy, invité à s’exprimer sur ce thème a déclaré : « C’est en tant que + juif sioniste + que j’ai participé à cette aventure politique, que j’ai contribué à définir des fronts militants, que j’ai contribué à élaborer pour mon pays et pour un autre pays une stratégie et des tactiques ». « Je ne l’aurais pas fait si je n’avais pas été + juif + et + sioniste + », a poursuivi le philosophe. « Ce que je vous dis là, je l’ai dit à Tripoli, à Bengazi, devant des foules arabes, je l’ai dit lors d’une allocution prononcée le 13 avril 2011 dernier sur la grand place de Benghazi devant 30.000 jeunes combattants représentatifs de toutes les tribus de Libye », a-t-il ajouté.
>>  VIDÉO : LA CAPTURE DE SEIF AL-ISLAM FILS DU GUIDE LIBYEN MOUAMMAR KADHAFI.


Seif al-Islam, dernier fils encore en cavale de l’ex-dirigeant Mouammar Kadhafi, a été arrêté en Libye, où les autorités ont promis « un procès équitable » à cette ancienne figure du régime recherchée par la « Cour pénale internationale » pour « crimes contre l’humanité ». Bernard Henri Lévy qui s’affiche ouvertement « juif » et « sioniste », s’en félicite du rôle qu’il a joué en entraînant la France dans un conflit inter-libyen.

SCOOP :  BERNARD HENRI LEVY DEVIENT COLONEL-CITOYEN DE L’ARMÉE DE L’AIR !

Belle récompense à Bernard Levy pour son influence et son soutien à la guerre contre l’ancien régime libyen du Guide Mouammar Kadhafi. En effet, sur la proposition de Serge Dassault (lui même aussi « juif » et « sioniste »), l’essayiste et philosophe Bernard-Henri Lévy (également chroniqueur au « Point ») devient « colonel-citoyen de l’Armée de l’air ». Il rejoint ainsi – entre autres – Michel Drucker et Michel Sardou sur la liste des officiers de réserve haut gradés de l’aviation.

Si Bernard Henri Levy ne prend pas, pour l’instant le « Quai d’Orsay », il pourra briguer « la Défense ».

18 novembre, 2011

La Libye de l’OTAN sombre dans la terreur et la vengeance (CounterPunch)

 dans La Libye de l’OTAN arton15136-d2302


11 novembre 2011, Benghazi – La « Terreur » a envahi la « nouvelle Libye » et se répand inexorablement avec l’aide des unités spéciales des états membres de l’OTAN, dont la France, les Etats-Unis et l’Angleterre, connues localement sous le nom de « escadrons de disparition ». La Terreur est une des conséquences de l’empressement de l’ONU à « protéger la population civile » au printemps dernier et elle gagne du terrain.

C’est la raison pour laquelle les inspecteurs des droits humains sont arrivés à Benghazi, en Libye, cette semaine.

« Il y a environ 1.085,92082238 km ou 600 miles du Caire à Benghazi” me dit la jolie employée de l’agence de voyage qui se trouve à deux maisons du café suédois près de la place Tahir pour m’inciter à faire le voyage dans un bus à impériale de luxe du Caire à Benghazi. Finalement j’ai décidé de monter dans un vieux camion, ce qui m’est revenu trois fois moins cher, pour traverser le désert égyptien et libyen et me rendre au tribunal de Benghazi. C’était sûrement la meilleure solution après les réunions que j’avais eues dans des pays voisins, surtout si l’on considère que l’alternative était de prendre un avion pour Tunis, puis un autre pour Jerba et ensuite de rouler six heures dans un bus bondé pour Tripoli. J’y étais déjà allé plusieurs fois en passant par le désert et je voulais être au plus vite a Benghazi pour rencontrer des gens détenus dans une des prisons surpeuplées de la ville.

Jusqu’à ce que le CNT en décide autrement hier, tous ceux qui avaient un passeport américain n’avaient pas besoin de visa pour entrer en Libye, tellement le CNT était reconnaissant de toute l’aide financière accordée par les contribuables américains, la plus grande part secrètement, aux officiels du CNT en plus de leur offrir un pays doté de vastes réserves de pétrole et sans dette nationale.

Une des habitudes linguistiques commodes de cette partie du monde est la grande tolérance qui préside à la translittération de l’arabe dans les autres langues ; cela facilite beaucoup la tâche de ceux qui ne connaissent pas bien l’arabe. Et tout le monde sait qu’il y a de multiples manières d’écrire les mots arabes et que la plupart sont acceptées. Mais en Libye aujourd’hui il faut être très attentif pour saisir l’importante distinction entre certains mots anglais quand on se réfère au sort qui attend de plus en plus de supporters du régime de Kadhafi. On entend souvent dire que quelqu’un « a disparu » ce qui, selon sa position politique, est généralement une bonne nouvelle car cela signifie que la personne a fui, qu’elle se cache ou qu’elle a quitté le pays et est en sécurité. Mais cela peut vouloir dire aussi qu’elle « est un personne disparue » ce qui signifie alors qu’elle est tombée aux mains du nouveau régime et qu’elle a disparu, probablement pour toujours, sans que ceux qu’elle laisse derrière elle puissent jamais retrouver sa trace.

Pour avoir rencontré des réfugiés (disparus) libyens qui ont fui pour échapper aux neuf mois de bombardement de l’OTAN et qui se trouvent maintenant dans des pays voisins et pour avoir rencontré en Libye d’anciens officiels incarcérés et des membres de leurs familles ainsi que des opposants en fuite du nouveau « gouvernement », j’ai la conviction que cela va dégénérer en un paroxysme de vengeance et de nettoyage ethnique.

Ceux que les « escadrons de disparition » ciblent de plus en plus sont des membres des familles, des proches et même d’anciens domestiques, tels que jardiniers, hommes à tous faire et personnel de maison, d’anciens tenants du précédent régime. Les maisons, les meubles, les voitures d’anciens tenants du régime sont systématiquement confisqués. La torture est devenue la manière habituelle d’obtenir des informations sur des personnes susceptibles de continuer à soutenir l’ancien régime. Selon un ancien officiel libyen qui a échappé de peu à un escadron français et qui se trouve maintenant en Egypte c’est « pour la même raison que les drones sont si populaires dans votre armée des Etats-Unis, c’est parce que la torture est efficace. Pas à 100% mais ça marche mieux que le reste. »

Il semblerait que certains éléments du CNT soient en train de développer une paranoïa à la Tell Tale Heart (*) qui leur fait penser que s’il restait en Libye un seul supporter de Kadhafi, cela signifierait le retour de ses positions sur le rôle de la Libye vis à vis de l’Occident, et la restauration de ses projets pour l’Afrique, le contrôle des ressources naturelles et ses relations avec le Moyen Orient en rapide mutation.

Les membres du CNT de l’OTAN sont inquiets à l’idée qu’ils pourraient faire l’objet d’une enquête de la Cour Pénale Internationale depuis que son procureur a déclaré que les crimes allégués de l’OTAN en Libye seraient examinés  » de manière impartiale et indépendante ». Des avocats occidentaux qui se trouvent en ce moment en Libye pour aider les victimes des crimes commis par l’OTAN sont consultés étrangement par des membres du nouveau régime qui craignent d’être poursuivis par la Cour Pénale Internationale. C’est aussi une des raisons pour lesquelles les rumeurs sur la reddition de Saif al Islam sont fausses. Les conseillers de Saif lui enjoignent de rester tranquille et d’attendre parce que les accusations de la Cour Pénale Internationale vont tomber au fur et à mesure que les crimes de l’OTAN seront dévoilés. De même il est conseillé à d’anciens officiels libyens de rester cachés dans des endroits sûrs parce que le temps est sans doute de leur côté.

Il est conseillé aux officiels des gouvernements de pays qui bordent la Libye d’accueillir les supporters du l’ancien gouvernement de Libye et de refuser les demandes d’extradition car ce qui se passe actuellement à la Hayes pourrait bien aboutir à une enquête pour crime de guerre.

L’OTAN fait actuellement pression sur la Tunisie pour qu’elle ne change pas d’avis en refusant d’accéder à la demande du CNT d’extrader l’ancien premier ministre libyen, Baghdadi al-Mahmoudi. L’OTAN est inquiet parce que des avocats américains ont recommandé le mois dernier à Baghdadi de demander le statut de réfugié politique de l’ONU auprès du Haut Commissariat de l’ONU pour les Réfugiés pour essayer d’empêcher son extradition de Tunisie. Le 11.11.2011 l’ONU a accusé réception de la demande du Docteur Baghdadi.

Le CNT et l’OTAN sont aussi inquiets parce qu’à la Haye on fait une enquête interne globale sur la légalité de toutes les occurrences où les bombardements de l’OTAN ou autres actes de l’OTAN et du CNT ont causé la mort de civils. Une équipe dirigée par des Américains est en train d’achever une enquête de six mois dont les résultats doivent être communiqués à la Cour Pénale Internationale et portés à la connaissance du public bientôt.

L’ancien premier ministre par intérim Mahmoud Jibril a démissionné récemment —et d’autres vont le suivre— sous la pression des Islamistes et de beaucoup d’autres personnes qui se souviennent de ce qu’il a fait quand il était Ministre de la Justice du régime précédent et aussi parce qu’il a peur qu’une enquête soit ouverte contre lui par la Cour Pénale Internationale à cause des décisions qu’il a prises pendant les huit mois derniers, décisions dont on commence à apprendre la teneur. Après avoir affirmé que Kadhafi avait été tué après avoir été pris vivant ce qui constitue clairement un crime de guerre, Jibril affirme maintenant que ce n’est pas lui qui a donné l’ordre d’assassiner Kadhafi pas plus que son ancien ami le Général Younis, mais, comme il l’a expliqué hier à une conférence de presse, au milieu des ricanements des journalistes, que c’est « quelqu’un d’autre, possiblement un état ou un président ou un leader quelconque, qui voulait que Kadhafi soit tué pour qu’il ne révèle pas les nombreux secrets qu’il était seul à détenir. » Jibril n’a pas dit que Kadhafi savait aussi beaucoup de choses sur lui et d’autre officiels du CNT et qu’il n’est pas le seul à l’OTAN et au CNT à craindre une enquête de la Cour Pénale Internationale.

C’est ce contexte qui favorise l’instauration de la terreur en Libye.

9 novembre, 2011

El-Djazira TV et Al-Qaïda, créations

prouvées de la CIA et du Mossad

    dans El-Djazira TV la CIA

Lors d’une session d’une Conférence permanente de l’audiovisuel méditerranéen (Copeam, Jordanie 20, 21 avril 2007), Mohamed Abassa, expert consultant en communication audiovisuelle, a donné une conférence devant les responsables et experts des télévisions et radios publiques du pourtour méditerranéen.

Le conférencier a failli être lynché par les services de sécurité jordaniens et ne dut son salut qu’à la protection des délégués européens et plus spécialement français. Les délégués arabes, délégués maghrébins compris, n’étaient guère préparés ni habitués à ce genre de discours technique sur l’audience des TV arabes et bien plus sur leurs perceptions par les opinions publiques arabes. D’autant que les arguments et preuves avancées par le conférencier pour établir la faillite des TV arabes et maghrébines sortaient d’un sondage euro-méditerranéen, financé par la Copeam et l’UE, portant sur treize grandes villes méditerranéennes dont sept capitales arabes. Les délégués arabes et maghrébins n’acceptaient pas l’idée démontrée qu’ils utilisaient les modernités techniques du 20ème siècle pour asseoir et poursuivre les féodalités sociales et politiques du moyen âge. C’est exactement comme si, en leurs temps respectifs, les rois fainéants, Dagobert en tête, Jeanne la folle, Charles Quint,  Louis XIV, Marie Antoinette, Napoléon, disposaient sans partage de la TV, des radios et du numérique pour asseoir leur pouvoir d’autocrates. C’est à ce moment précis de l’intervention que le son et les traductions furent coupés. C’est à ce moment précis que la sympathique représentante de la reine quitta précipitamment la salle suivie, bien évidemment, par le représentant du roi, ministre de son état. Il est vrai, pour l’histoire et l’anecdote, que le délégué algérien, HHC, accessoirement DG de l’ENTV, protesta un petit chouia en faisant une petite moue, mais vraiment petite, de protestation symbolique. La messe était dite ; le conférencier provocateur et dérangeur des tranquillités arabes fut exclu. Sans appel. Pas même des délégués algériens.

La communication de Mohamed Abassa, qui semblait fortement déplaire aux dirigeants des télévisions arabes tous présents à Amman, a été émaillée d’incidents inhabituels et assez révélateurs de l’état d’esprit des broadcasters arabes dès lors qu’on touche à la qualité et aux contenus de leurs télés: la traduction simultanée a été brutalement interrompue (arabe et anglais) et le débat tout simplement déprogrammé. 

Voici quelques extraits de cette communication consacrée, entre autres, à la chaîne qatarie El-Djazira dont on découvre aujourd’hui et assez tardivement les orientations sionistes. Cette chaîne a toujours roulé pour la défense des intérêts stratégiques d’Israël, du Mossad et de la CIA. Les faits démonstratifs de cette orientation avérée sont vérifiables à tout moment et sur l’ensemble des thèmes récurrents abordés par le conférencier. Très curieusement et très significativement, les qualités de membre du conseil scientifique et d’adhérent de la Copeam  ont été retirées à M. Abassa, juste après cette conférence. Comme quoi, le Mossad, assassin de Mohamed Boudia, veille toujours au grain. Al-Qaïda, El-Djezira, le bras armé et le bras médiatique du Mossad et de la CIA sont toujours là. 

Les dessous de la chaîne El-Djezira

La chaîne privée qatarie a été créée et financée en 1996 par l’émir du Qatar Cheikh Hamad Ibn Khalifa Al Thani sur ses fonds propres, c’est-à-dire sur ceux de l’Etat étant connu que l’Etat c’est lui et lui c’est l’Etat. 

Cette chaîne réalise actuellement des performances d’audience qu’aucune télévision transnationale arabe ou autre n’a pu atteindre à ce jour ; plus de 45 millions de téléspectateurs dans le monde et, plus spécialement dans le monde arabe. Mais il faudra nuancer ces performances car un même téléspectateur peut être comptabilisé en audiences cumulées de 2 à 10 fois pour différentes audiences soit un public effectif d’individus regardant qui avoisinerait les 18 millions d’individus de 16 ans et plus par communauté d’audience. Cette performance est atteinte, hors information et documentaires exclusifs qui restent le monopole d’El-Djazira. 

Le deux poids, deux mesures d’El Djazira 

Il faut signaler aussi qu’en dehors des communautés arabophones installées en Europe, l’audience de cette chaîne dans sa version arabe reste quasi nulle dans les foyers européens du nord méditerranéen. 

Première interrogation. Comment se peut-il, se fait-il que cette chaîne soit souvent comptable des atteintes aux droits de l’homme dans la plupart des pays arabes et/ou musulmans et ne dise rien, strictement rien, sur les atteintes à ces mêmes droits dans l’émirat qatari où vit cette chaîne ou dans les autres émirats amis ? Comment se fait-il que les régimes théocratiques et féodaux arabes et/ou musulmans amis de Sa Majesté Cheikh Hamad Ibn Khalifa Al Thani dit le magnifique ne sont jamais critiqués par cette chaîne si regardante ailleurs et plus encore dans le monde arabe ? 

Il faut rappeler que dans l’émirat du Qatar, après Dieu, il y a Cheikh Hamad Ibn Khalifa Al Thani, celui là même qui a destitué son propre père du trône pour s’offrir le pouvoir. Dans ce paradis appelé Qatar et auquel El-Djazira ne reproche strictement rien. Au Qatar il n’y a pas d’opposition, pas de partis politiques, pas de syndicats, pas de presse libre, pas d’ONG, pas de droits de l’Homme, pas de société civile, pas d’associations, pas de droits de la femme. La femme a le statut officiel de viande parfumée autorisée aux seules fonctions de donner des enfants et du plaisir. 

Il faut rappeler aussi que l’autre chaîne qatarie Qatar TV, la demi-soeur d’El-Djazira, raconte à longueur de journée et à longueur d’année le bonheur infini de vivre sous le règne indiscutable de Sa très grande Majesté Cheikh Hamad Ibn Khalifa Al Thani, élu de Dieu à cette fonction comme nous le rappelle la divine télé de Sa Majesté. Il est aussi, accessoirement, un grand ami de l’Algérie par les riches liens que seules nos grasses outardes, plus que la diplomatie, savent créer et entretenir.

Les amis qataris de Bouteflika viennent régulièrement chasser l’outarde et la gazelle algériennes au mépris des lois nationales avec l’aide des Walis et de la maréchaussée algérienne. Les ministres algériens de l’intérieur et de l’environnement n’y voyant strictement rien à redire. Qui oserait dire au Président de la RADP de fermer sa braguette ou à l’Emir d’arrêter de déféquer sur l’Algérie ?

Certains pensent déjà à réfréner les hystéries cathodiques de la chaîne qatarie en privant son maître, l’Emir facétieux  de son dessert d’outardes algériennes. Plutôt que faire de bonnes TV arabes, essayons ces représailles outardières ; mais étais-je contenu par mes doutes qu’il en serait ainsi. Essayons l’outarde ; visons le ventre ; pas la tête ni le cœur ; peine perdue; ils n’en ont pas. 

Les choix iconoclastes d’El-Djazira

Deuxième interrogation. Pourquoi El-Djazira s’attaque souvent aux seuls pays arabes et/ou musulmans dont les positions sont fermes avec Israël ? Pourquoi El-Djazira attaque régulièrement l’Algérie et à des moments précis: quand les relations algériennes sont tendues avec le Maroc ou avec les USA, quand les islamistes reçoivent des coups, quand l’islamisme décline. Qui donc gagne à soutenir les terroristes et à maintenir un climat de violence permanent en Algérie ? De toute évidence, ce sont les USA et Israël qui gagnent à ce commerce criminel qui consiste à tenter toujours de fragiliser l’Algérie pour tenter de la faire entrer de force dans le camp impérialo-sioniste. Le forcing pour créer l’Africom, l’exacte réplique d’El-Qaida, pour dominer tout le Sahel ; le grand rêve d’Israël.  C’est le but stratégique  de la chaîne israélo-qatarie dans ses fréquentes campagnes contre l’Algérie. 

Troisième interrogation. L’audience de la télévision israélienne étant nulle dans le monde en général et dans les pays arabes en particulier, le discours officiel de l’Etat israélien trouve bien meilleure audience en utilisant El-Djazira plutôt que ses propres réseaux dans le monde. Sinon comment expliquer ces facilités récurrentes qu’El-Djazira accorde tous les jours aux politiques et militaires israéliens pour s’adresser directement aux téléspectateurs arabes ? Durant la dernière invasion du Liban, des ministres israéliens intervenaient tous les jours et en direct dans cette chaîne, certains plusieurs fois par jour, jusqu’à 4 fois comme la ministre de AE Mme Tzipi Livni, jusqu’à 8 fois par jour pour le ministre israélien de la Défense M. Amir Peretz. Est-ce un hasard ? Est-ce vraiment un hasard ? Durant cette invasion, quatre envoyés spéciaux de la chaîne qatarie intervenaient directement et librement en direct à partir d’Israël. Connaissant le contrôle et le verrouillage total de l’information par l’armée israélienne en période de crise y compris sur ses propres médias, il est plus qu’étonnant qu’une telle confiance, une telle liberté de parole et de mouvement soient accordées aussi spontanément à une chaîne réputée pro-arabe et pro-islamiste. La propagande savante des laboratoires américano-sionistes a fait de cette télévision une chaîne d’apparence anti-israélienne et antiaméricaine pour la rendre populaire et crédible dans les chaumières arabes étant entendu que l’audience des TV nationales arabes est quasi nulle dans la plupart de ces pays. 

La majorité des scoops et autres artifices médiatiques à grands succès et dont on ignore à ce jour l’origine réelle ont en réalité pour seules fonctions médiatiques, celles de suborner le téléspectateur arabe dans un esprit de battue séductrice, faire accroire aux masses arabes qu’El-Djazira roule pour les causes des peuples arabes, ce qui, naturellement, est strictement faux. Au contraire, le fond de sa ligne exprime pour l’essentiel le point de vue américano-sioniste dans un emballage et un camouflage professionnels presque parfaits. Il est vrai par ailleurs que la sénescence et la désuétude des TV arabes contribuent pour beaucoup dans les réussites d’audience d’El-Djazira. 

Quatrième interrogation. Sachant par ailleurs que l’émirat entretient de solides relations avec Israël sur les plans politique, militaire, diplomatique, sécuritaire et commercial, sachant aussi que le grand Cheikh Hamad Ibn Khalifa Al Thani a offert son territoire, ses ports et ses bases militaires aux Américains pour perpétrer le plus grand génocide de ce siècle contre le peuple irakien (800 000 morts à ce jour), il est permis de penser que la chaîne El-Djazira n’est rien d’autre qu’une autre contribution, une autre infamie parachevant, par les médias aussi, l’excellence des relations israélo-qataries. Précisons aussi que la sécurité personnelle de l’émir et de sa famille est assurée en permanence par des agents et des officiers israéliens. Le bureau de liaison d’Israël au Qatar est plus important que l’ensemble des ambassades des pays arabes et islamiques à Doha. Etonnant ? Non. Pour faire son coup d’Etat, le jeune et gros prince a fait appel à des mercenaires israéliens pour s’emparer du trône de son père.  

Rappelons aussi pour l’anecdote salace que l’émirat du Qatar reçoit à longueur d’année  des  permissionnaires militaires américains en opération dans la région (Irak et Afghanistan) venus jouer au repos du guerrier auprès de cinq mille prostituées égyptiennes offertes par Hosni Moubarek en guise de contribution égyptienne à l’effort de guerre antiterroriste. Cela rapporte semble-t-il plus de 200 millions de dollars à la famille Moubarek et associés. Mais, comme toujours, ce sont les Saoudiens qui payent la facture comme contribution au relèvement du moral des troupes alliées qui protègent le royaume.

Il est vrai aussi que ceux qui se plaignent de cette chaîne, assez tardivement du reste, l’ayant utilisé à faire ou à laisser faire de moins mauvaises télévisions dans leurs pays respectifs. C’est la première et seule condition pour contenir et limiter les dégâts ravageurs de cette chaîne dont on découvre aujourd’hui seulement les nuisances et les ancrages avérés qu’elle a essentiellement avec le Mossad et la NED-CIA.

5ème et finale interrogation. Cette chaîne étant officiellement de statut privé, comment fait-elle pour survivre commercialement avec autant d’aisance  et de moyens ? D’évidence, ses recettes publicitaires semblent dérisoires comparées à ses immenses charges de fonctionnement. Qui paye la différence ou, en d’autres termes, qui soutient et finance la chaîne ? Le Mossad ? La CIA ? Sa majesté l’émir régnant ? Les trois ? Tout porte à croire que les gagnants politiques de cette chaîne à haut rendement d’influence sont les sponsors et les soutenants financiers cachés, jamais déclarés. Car, un professionnalisme de façade aussi poussé avec  un maillage géographique  aussi complet de la planète terre pour la couverture de l’événement nécessitent des moyens techniques et financiers considérables que les modestes recettes commerciales de la chaîne ne suffisent pas à couvrir. Loin s’en faudrait. C’est cela la première tromperie sur la marchandise qui consiste à faire croire et accroire aux téléspectateurs arabes que le miracle nommé El-Djazira tient aux seuls talents et audaces d’une cinquantaine de journalistes de génie. Trop gros, trop court comme explication. Le miracle nommé El-Djazira tient seulement et essentiellement aux génies diaboliques cumulés du Mossad et de la CIA et à rien d’autre. Le reste, tout le reste, c’est du blabla d’habillage et de camouflage jetés aux yeux des pauvres téléspectateurs arabes ballotés et  tiraillés entre les fausses séductions du Mossad et de la NED-CIA au travers d’El-Djazira et les horreurs cathodiques des dictatures arabes et maghrébines voulant à tout prix se maintenir au pouvoir. C’est ce que nous rappellent tous les jours l’ENTV et ses sœurs siamoises des dictatures du pire. Nous suffit-il de nous en indigner ? Assurément pas. Il nous agir.

Mohamed Abassa

Pour Al-Qaïda, je vous invite à lire ce document américain d’une grande pédagogie cognitive, imparable :

6 novembre, 2011

La rasque française en Libye
Robert Bibeau

 dans française en Libye Sarko-nap
COMPENDIUM DE L’IMPÉRIALISME FRANÇAIS

Le petit Napoléon, un temps l’étoile montante du Directoire, dérangeait bien des troublions avides de mettre la main sur le pouvoir afin de s’assurer le partage des prébendes et des « royautés », des cachets et des loyautés parmi leur clan bourgeois – aristocratiques (Eh oui ! Ils n’avaient pas tous été guillotinés contrairement à ce qu’on vous laisse penser). Le dit Napoléon fut donc invité à manifester son talent et sa cupidité « libératrice » contre les mamelouks (un peuple bâtard et inhumain, pensait le Directoire) implantés en Égypte, une pomme de discorde entre les deux puissances colonisatrices (France et Britannique).

Bien peu d’historiens français décrivent l’équipée carnassière napoléonienne pour ce qu’elle fut – un massacre colonialiste contre un peuple autochtone afin de distraire  un concurrent encombrant. L’historiographie française a toujours le talent de présenter les dictateurs étrangers comme des tyrans et les siens comme des libérateurs ou des pacificateurs.

Et ils récidivent les nationalistes chauvins, apologistes de la grandeur de l’empire français. Dernièrement, un tout petit Napoléon des balcons (Neuilly-sur-Seine) – pâle imitation du grand massacreur des peuples du XIXe  siècle – ils font avec ce qu’ils ont sous la main les malandrins – a cru bon de lancer une opération aéroportée contre le peuple d’à -côté (les libyens, à côté des mamelouks, aujourd’hui devenus égyptiens).

Le petit Blingbling belliqueux affréta donc son porte avions et astiqua ses canons pour porter l’agression jusqu’aux portes d’Al Khoums, histoire de massacrer un peu de ces Arabes récalcitrants qui se soulèvent spontanément depuis quelque temps. Une petite guerre de rapine vite faite ne pouvait pas faire de mal à la glorieuse marine, à l’armée et à l’aviation françaises désoeuvrées depuis la fin de l’échauffourée contre la Côte d’Ivoire enfin « pacifiée » à la canonnière blindée…façon XXIe siècle, c’est-à-dire avec tout plein de verbiages « humanitaires »… mais dites donc, où est passé Kouchner, l’autre compère ? L’armée impériale française avait une autre occasion d’étaler son armement et de démontrer ses talents. Que de ventes juteuses pour les ci-devant!

Et pensez donc, le petit aspirant « Führer » ne pouvait mieux choisir son terrain d’agresseur. Son ami et concurrent Berlusconi, de fort mauvaise posture, en mode majeur dans le lit de quelques mineures, n’était pas en position de répliquer à la capture de sa chasse gardée. Berlusconi fut pris le pantalon raccourci tout comme son ami Kadhafi.

Mais voilà que le Gengis Khan de notre temps avait mal jaugé son adversaire qui s’avéra infiniment plus pervers que ses congénères. Ben Ali avait fui précipitamment, (avec la caisse) et on avait fait passer ce déplacement pour une conquête « révolutionnaire ». Moubarak s’était fait tirer l’oreille (les sommes à piller étant plus consistantes) mais l’armé locale était venue à bout de ses réticences à force d’allonger les prébendes et suite à quelques soulèvements populaires – contrôlés – qui laissaient présager le pire. Pour le Ramadan anticipé le Rais avait pris sa retraite dans sa datcha de Charm el Cheikh. Depuis, le terminal de Rafah est toujours fermé et l’armée égyptienne sanguinaire s’active à massacrer les vrais révoltés de la place Tahrir ainsi que les gazaouïs dans leurs tranchés (loin des caméras de l’étranger).

Mais voilà que le Guide de la Jamahiriya n’acceptait pas qu’on le liquidât et s’accrochait à son émirat qui pourtant ne lui avait été concédé qu’a condition de loyauté. Vous avez parfois de ces affidés qui s’attachent aux privautés attachées à leur principauté.

Pourtant, l’armée et les services secrets français s’étaient dépensés sans compter. Soulèvement « populaire spontané » des « révoltés » de Benghazi bien formés, bien armés (comme vous savez, vous tenez tous quelques canons anti-blindés sur votre propriété, on ne sait jamais qui vous aurez à bombarder), mercenaires affrétés tout frais héliportés du côté des puits de Benghazi. Le moment était approprié, le drapeau de la royauté stipendié fut hissé ; allons peloton de la libération au secours de notre roitelet obsolète. Pourtant, rien n’y faisait, les renforts recrutés parmi les insurgés d’Afghanistan, d’Irak, du Qatar et du Soudan ne parvenaient  nullement à « libérer » la contrée en faveur de ce roi abhorré.

L’AGRESSION DE L’OTAN

C’est le moment que choisit le « grand conquérant » pour réclamer secours à son ami et concurrent qu’il avait jusqu’à présent négligé de manière éhontée. Ce qui n’était d’abord que guerre de conquête pour le repartage d’une néo-colonie entre rivale de second lit devint pomme de discorde entre grands comparses de l’OTAN – appelée à la rescousse pour trancher le différend et renverser le « tyran » – pas celui de Paris, celui de Tripoli – puis, mettre au pouvoir un sous fifre plus accommodant. La guerre ne fut pas aisée et de fait elle n’est toujours pas terminée.

Pourtant, le petit mécréant et son acolyte Cameron sont venus, ils ont vu mais ils n’ont pas encore vaincu et mal leur en prend car maintenant ils ont un véritable soulèvement paysan entre les dents et personnellement je parie que ces deux là se ridiculiseront tout autant qu’un insignifiant qui, du haut d’un porte-avion désarmé, avait annoncé, il y a dix ans passés, la fin des combats en Afghanistan…ils n’en finissent plus de tomber les soldats de l’amirauté depuis « la fin » des atrocités commandées…par le Pentagone.

LE NÉO-COLONIALISME FRANÇAIS

L’impérialisme français a dirigé les activités d’agression en terre libyenne. Et même si l’OTAN – l’organisation de collusion des assoiffés de profits, de ressources naturelles et de marchés – est intervenue pour sauver la mise, il demeure que la classe capitaliste monopoliste française assume la première responsabilité dans cette rasque* et ces massacres de civils libyens et c’est elle, cette classe parasitaire française, qui se présente la première à la curée pour le partage du butin spolié (1).

Il n’est nullement question ici de disculper l’impérialisme étatsunien, leur maître à penser moderne et ancien, mais on ne doit pas dissimuler la responsabilité de sa propre bourgeoisie impérialiste nationale derrière de pseudo analyses complaisantes et compatissantes. Les puissances impérialistes collaborent et s’affrontent pour défendre les intérêts de leur propre clan national. L’impérialisme français est sanguinaire (Indochine, Algérie, Afrique noire) et il doit être renversé comme celui du lilliputien canadien, de la perfide Albion et de la sanguinaire Washington.  Allons, enfants de la Patrie, votre heure de gloire est arrivée et votre pire ennemi est à vos côtés.

Mes ennemis je les connais bien – mes « amis » je n’en sais rien – camarades, préservez-moi des miens.

* Rasque = bourbier

(1)  L’impérialisme canadien, sous Harper, a aussi participé à l’agression et est imputable pour ce crime de guerre contre le peuple libyen.

Je rappelle que la vie sociale d’un libyen moyen rendrait jaloux n’importe quel européen, ou américain

6 novembre, 2011

 

 Qui va regretter l’agression libyenne, les libyens ou les agresseurs …

Ce n’est ni plus ni moins qu’une new colonisation … avec en tête les USA qui commandent, se servent de l’Otan … qui lui même se sert de vassaux, dont la France en premier lieu, qui fait preuve de vassal des plus zélé …

Je rappelle que la vie sociale d’un libyen moyen rendrait jaloux n’importe quel européen, ou américain …

J’entends que Kadhafi est un dictateur … quelle preuve ??? Quelle est votre définition du dictateur ??? Mais au fait ??? Qu’est-ce qu’un dictateur, un dirigeant même pas président de la République qui a tout fait pour son peuple, que ce dernier vivait bien, très bien même … et à tous les niveaux, logement, travail, études, santé … (voir ci-dessous liste non exhaustive de tous les avantages dont bénéficiaient tous les libyens et qu’ils vont amèrement regretter) ou plutôt un dirigeant genre Bush/Obama qui malgré la crise, la faillite de son pays, les souffrances de son peuple … continue après l’Afghanistan et l’Irak, à occuper, bombarder, génocider des civils totalement innocents … Que les guerres d’agressions coûtent énormément cher et sont à à l’origine de la crise US, si à cela on ajoute toutes les opérations de déstabilisations qui se chiffrent en milliards de $ … un peu partout et maintenant en Libye, le font en Syrie et en Iran ! Le colossal soutien financier à Israël, qui dans toutes ces affaires fait office de producteur silencieux.

Alors, arrêtons de traiter Kadhafi de dictateur sous prétexte de n’avoir rien à dire contre lui, sinon, appelons les autres dirigeants pareil en pire, surtout ceux se croyant en démocratie !

Cela étant, je ne soutiens aucunement Kadhafi … je soutiens plutôt les libyens qui se sont fait totalement avoir … les jeunes libyens pensent à tort (comme bcp de musulmans d’ailleurs) qu’ils peuvent parvenir à un niveau de semblant de liberté à l’européenne, ou de pseudo démocratie … tout en gardant leurs acquis et facilités … Que nenni !!! Non seulement ils vont tout perdre, absolument tout … rien ne va aller … le pétrole et le gaz vont continuer à affluer … mais pas pour les libyens !

La Libye est, en bref … une fusion de la Cyrénaïque, de la Tripolitaine et du Fezzan. Le désert occupe 90 % du territoire libyen, grand comme trois fois la France.

La population de la Libye est estimée à 6, 3 millions d’habitants. Les travailleurs étrangers et leurs familles représentent près de 20 % de la population totale et 50 % de la population active. Ils viennent principalement d’Egypte, du Soudan et du Sahel. Les Libyens sont, pour la plupart, d’origine berbère. Ils ont été arabisés assez tôt avec l’expansion de l’islam d’est en ouest, portée par les tribus arabes dès le VIIIème siècle.

Il y a environ 140 tribus et familles influentes en Libye, mais seules une trentaine ont une réelle influence politique. En Tripolitaine , les Warfalla ont toujours joué un rôle important , avec les Waana Farsha et les Tarhunis. Alors que la tribu de Kadhafi, qui vit sur les côtes Syrte, n’a d’importance que par sa prise de pouvoir et les alliances qui en ont découlé. Mais, il a surtout réussi à réguler et stabiliser toutes les différences de ce pays, après avoir nationaliser les hydrocarbures dont la Libye détient d’immenses réserves !

La Libye est le deuxième producteur de pétrole brut en Afrique après le Nigeria et devant l’Algérie. Mais la Libye dispose de la plus grande réserve de pétrole en Afrique, ses réserves sont estimées à 46,4 milliards de barils en 201159. La Libye est donc un des acteurs majeurs de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP). Le pétrole libyen est de qualité, peu cher à produire et proche des centres de consommation. Le pétrole fournit en 2005, 93 % des recettes du pays et 95 % de ses exportations.

La Libye dispose également de réserves importantes de gaz naturel (1 548 milliards de m3) qui sont jusqu’à présent peu exploitées : 28 milliards de m3 (2009) sont produits et la moitié est utilisée dans le pays, en particulier dans des centrales de production électrique. Une partie du gaz est exportée vers l’Italie par le gazoduc Greenstream.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Libye

L’affaire libyenne est compliquée …et où il s’est inséré de faux symboles trompeurs …

- En effet, comment peut-on parler de Rebelles des gens manipulés, prêts … pas à vendre, mais donner leur pays … c’est plutôt des soumis au colonisateur, des harkis, des collabos …tout sauf des rebelles !!!

- La France, sous prétexte d’apporter la démocratie n’est que le vassal zélé de la puissance impérialiste US …
Le pire … dans l’histoire, la France va perdre bien plus que les USA qui sont les principaux donneurs d’ordres dans l’agression libyenne.

- Que penser du CNT, et son président :

Abdeljalil, président du CNT, était le bourreau des infirmières bulgares

Mustapha Abdeljalil, président CNT était, en 2006, le président de la Cour d’appel de Tripoli qui avait condamné à la peine de mort les cinq infirmières bulgares et le médecin palestinien.

Je me répète mais les libyens vont sauter de peuple carrément aisé par rapport à tous les pays africains, beaucoup de pays arabes et musulmans, mais aussi à beaucoup d’européens et d’américains … Leur problème est qu’ils n’en sont pas conscients, sont persuadés que l’herbe est plus verte ailleurs … (sans jeu de mots compte tenu que 90 % du pays est un désert), que la vie y est plus facile, plus libre etc …

A tous les coups, ils vont se retourner contre ceux qui les ont menés à la situation dans laquelle ils vont se retrouver … et ne retrouveront jamais plus !!!
Mais avant ça, beaucoup de libyens ne parviendront plus à faire vivre leurs familles ; vont automatiquement penser, qu’à défaut de ne plus pourvoir travailler, gagner de l’argent, bref vivre comme auparavant … vont affluer vers l’Europe !!! Les premiers à se plaindre vont être ceux qui auront cette nouvelle colonisation.

Les mobiles de l’agression envers la Libye … on les devine, car ce n’est pas seulement les hydrocarbures qui intéressent les américains … mais le Dinar Or libyen … projet de Kadhafi !!!

Mobile de l’agression envers la Libye…

http://www.agoravox.tv/actualites/international/article/mobile-de-l-agression-envers-la-31372

Le conflit en Libye est basée sur un but bien précis, diaboliser et renverser Kadhafi pour des raisons purement financières afin d’ éviter que les monnaies pseudo-fortes du moment (euro et dollar) soient encore plus en danger.

Ne vous étonnez donc pas des mensonges, des informations de massacres de civils tus par nos médias …

L’intervention de BHL dans l’engagement de la France en est une preuve supplémentaire.

La guerre d’agression en Libye et le Dinar Or de Kadhafi

http://www.agoravox.tv/actualites/i…

Ce que les libyens vont regretter …

Regretter amèrement … et vont certainement affluer vers l’Europe … notamment la France … et … merci qui ???

Je poste ici, ce que j’ai appris sur la vie des libyens … éléments que nous connaissions tous en partie ou en totalité, mais en voilà plus de 2 douzaines réunis … et bien entendu, s’il y a une donnée inexacte, merci de nous le faire savoir, avec source éventuelle ou argument.

1-L’électricité à usage domestique est gratuite !

2 – L’eau à usage domestique est gratuite !
3- Le prix d’un litre d’essence est de 0,08 €

4- Le coût de la vie en Libye est beaucoup moins élevé que celui qui prévaut en France. Par exemple, le prix d’une demi baguette de pain en France est d’environ 0,40 Euros , tandis qu’en Libye il est de 0,11 € !
5- Les banques libyennes accordent des prêts sans intérêts !

6- Les citoyens n’ont pas d’impôts à payer, et la TVA n’existe pas !

7- La Libye est le dernier pays dans la liste des pays endetté ! La dette publique est à 3,3% du PIB ! En France, elle est à 84,5% ! Aux US, 88,9% ! Aux Japon à 225,8% !
8- Le prix pour l’achat d’une voiture (Chevrolet, Toyota, Nissan, Mitsubishi, Peugeot, Renault…) est au prix d’usine (voitures importées du Japon, Corée du sud, Chine, Etats-Unis…) !
9- Pour chaque étudiant voulant faire ses études à l’étranger, le « gouvernement » attribue une bourse de 1 627,11 € par mois !
10- Tout étudiant diplômé reçoit le salaire moyen de la profession du cursus choisi s’il ne trouve pas d’emploi !
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11- Lorsqu’un couple se marie, l’ »Etat » paie le premier appartement ou maison (150 mètres carrés) !
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12- Chaque famille libyenne, sur présentation du livret de famille, reçoit une aide de 300 € par mois !
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13- Il existe des endroits nommés « Jamaiya », où on vend à moitié prix les produits d’alimentation pour toute famille nombreuse, sur présentation du livret de famille !
14- Pour tout employé dans la fonction publique, en cas de mobilité nécessaire à travers la Libye, l’ « Etat » fournit une voiture et une maison gratuitement. Et quelque temps après, ces biens sont à lui.
15- Dans le service public, même si la personne s’absente un ou deux jours, pas de déduction de ces jours sur son salaire, et pas de justificatif de maladie.
16- Tout(e) citoyen(ne) libyen(ne) n’ayant pas de logement peut s’inscrire auprès d’un organisme d’ « Etat », et il lui en sera attribué un sans qu’il ou elle n’avance aucuns frais, et sans crédit. Le droit au logement est fondamental, en Libye. Et un logement doit appartenir à celui qui l’occupe.

17- Tout citoyen libyen souhaitant faire des travaux dans sa maison peut s’inscrire auprès d’un organisme d’ « Etat », et ces travaux seront effectués gratuitement par des entreprises de travaux publics choisies par l’ « Etat ».
18- Le souci de l’égalité entre hommes et femmes prévaut, et les femmes ont accès à des fonctions importantes et à des postes de responsabilité.

19- Chaque citoyen(ne) libyen(ne) peut s’investir activement dans la vie politique et dans la gestion des affaires publiques, aux niveaux local, régional et national, dans le cadre d’un système de démocratie directe (cela va des Congrès populaires de base, permanents, jusqu’au Congrès général du peuple, le grand congrès national qui se réunit une fois par an) : sur 3,5 Millions d’adultes, 600 000 citoyens participent activement à la vie politique !

20- La Libye est la première réserve pétrolière d’Afrique !
21- La Libye contient 1800 km de côtes sur la méditerranée et a un des taux d’ensoleillement les plus élevé au monde !
22- Les soins médicaux sont gratuits ! J’ajoute perso et de source sûre, que les hôpitaux sont hyper bien équipés, bcp d’établissements hospitaliers européens aimeraient l’être … ne serait-ce qu’ en partie.

23- L’éducation secondaire et universitaire sont gratuites. Le taux d’alphabétisation est supérieur à 90% !

24- Il y a des subventions sur toutes les denrées alimentaires de bases (ex : un kg de pâtes acheté 1€ à un producteur tunisien, le gouvernement libyen le revend 0,50€ aux Libyens) !

25- La Libye participe ardemment au développement de l’Afrique, à son indépendance vis-à-vis des occidentaux et leur système monétaire dictatorial. C’est plus de 60 milliards de dollars que l’état libyen était prêt à investir dans 25 pays d’Afrique et donner du travail à des millions d’Africains.

26- La Libye est le 6 ou 7ème fond souverain financier dans le monde ! Les réserves fiduciaires sont supérieures à celle de la Russie, par exemple !
Quelques pistes prouvant les mensonges …

Pourquoi les Libyens aiment le colonel Kadhafi
par Maurice Gendre
Les médias aux ordres et l’OTAN ont menti, Kadhafi n’avait pas tiré sur son peuple, c’était juste un prétexte pour entrer en Libye car elle oeuvrait à rendre l’Afrique autonome… même histoire qu’en 1939 !

NB : j’ajoute que la décision algérienne de protéger l’épouse de Kadhafi, sa fille (ayant accouché d’une petite fille à Alger) et autres membres de sa famille est la meilleure action politique de l’Algérie depuis longtemps !
J’ai appris aussi que Boutef a refusé de prendre Kadhafi au bout du fil … quel courage

31 octobre, 2011

 

Moi, rouler pour le sionisme ?

 

 dans Mohamed ABASSA

Notre confrère Mohamed Abbassa, nous fait parvenir cette lettre en réponse à un écrit publié par un quotidien d’Alger.

Une nouvelle fois, le journal Ennahar et son propriétaire bien connu de la profession, Mac Eddem, viennent de lâcher leurs chiots contre ma personne et contre mes idées de militant résolu des droits de l’Homme en Algérie comme partout ailleurs. Ils tentent à présent, lui et ses chiots, d’atteindre ma personne et mon honneur en déversant comme à leur habitude, un flot d’insultes et de vomissures, les seules choses dont ils sont capables, hors tout argument, hors toute morale (ils n’en ont jamais eue) hors toute éthique qu’ils ne connaissent pas. Que de l’insulte, de la calomnie et des déjections abjectes que leur chef SNP d’origine, leur dicte. C’est un habitué récidiviste s’attaquant à tout ce qui ne lui ressemble pas, à tout ce qui est propre, à tout ce qui s’oppose à son règne de voyou à l’image de l’Etat-voyou qui l’encourage et l’emploie.

Il est né et s’est développé dans son bain amniotique de délation, de corruption, de détournements, d’impostures et de proxénétisme multiples quoique, les vrais proxénètes sont bien moins méprisables que les rabatteurs de prostituées au bénéfice de ses maîtres employeurs du pouvoir. C’est le seul métier et la seule profession que le secteur de la presse lui reconnaît. Un petit serveur de thé en gants blancs recyclé en rabatteur de prostituées ; un vrai petit chekkam qui se découvre maintenant des ambitions journalistiques et des crocs politiques au seul service de Saïd. Bien entendu, ses insultes contre ma personne sont écrites dans un total anonymat, signe distinctif et bien caractéristiques des lâches et des vauriens de sa trempe. Quand signera-t-il enfin de son nom et de sa morve ? Jamais. Il sévira toujours caché, toujours lâche, toujours dans le dos, toujours derrière les rideaux. Un vrai nervi sans relief, sans âme et sans courage ; bien moins qu’un harki vendu à son ventre.

Ce torchon bien connu pour être au service de toutes les mafias et mafieux du pouvoir algérien, s’était déjà distingué en octobre 2009, pour appeler à ma mise à mort à la sortie de mon livre Poutakhine alors que ni le propriétaire d’Ennahar, le chekkam des pouvoirs, ni ses chiots n’avaient lu le livre.

De quoi m’accuse ce journal ?

1- D’avoir volé des milliards au ministère de la ville

2- De rouler pour le sionisme

3- De vouloir renverser le pouvoir pour devenir ministre du prochain pouvoir.

Normalement, je ne devrais pas répondre à ce genre d’âneries mais, pour les rares lecteurs de ce torchon qui risquent d’être induits en erreur, j’apporte les précisions suivantes :

1- Oui j’ai réalisé une grande étude par voie de sondage pour le compte du ministère de la ville sur le thème « L’Algérien dans sa ville ». Cette étude a coûté 975 000 dinars et a mobilisé 175 intervenants dont 12 experts sur une durée de 3 mois, soit, en termes de ratio, 15750 Hommes/jour soit, un revenu moyen par intervenant experts compris de 619 dinars/jour par intervenant. L’entreprise a réalisé une marge bénéficiaire nette consolidée de 1,2% soit 11 700 DA pour une période de 3 mois d’intervention. Ces données sont disponibles et accessibles à tout moment chez notre comptable, dans les services des impôts et aux archives du registre du commerce auprès duquel chaque année je dépose le bilan comptable de l’entreprise.

Mais le fond du problème n’est pas là. Les islamo-fascistes reprochent surtout à cette étude d’avoir révélé des résultats qui ont fait trembler le pouvoir de Bouteflika. Car c’est bien cette étude qui a révélé pour la première fois que l’Algérie comptait plus d’un million de prostituées occasionnelles, plus de deux millions de chômeurs et plus de trois millions de drogués et de désœuvrés multiples. C’est bien cette étude qui a délivré un message fort au pouvoir ; les jeunes Algériens, d’Est en Ouest, du Nord au Sud, veulent massivement quitter l’Algérie ; quitte à en mourir. C’était l’apparition massive et brutale des harragas. J’en ai fait un rapport d’alerte au commanditaire de l’étude, M. Boukerzaza, ministre délégué de la Ville, lequel alerta toutes ses hiérarchies.

Révélations

M. Boukerzaza, fut viré et son ministère supprimé pour avoir osé commander une étude « subversive » à l’Institut Abassa et qui donnait une image noire et alarmante de l’Algérie de Bouteflika.

Je fus convoqué par le ministre ex-patron de Boukerzaza, M. Cherif Rahmani, qui me demanda tout simplement de modifier positivement les résultats de mon sondage en me proposant pour cette contrefaçon, tous les milliards que je voulais. Cette offre de corruption directe eut lieu en présence d’un jeune conseiller que je ne nommerai pas ici, m’avait conforté dans mes convictions que l’Algérie était toujours gouvernée par des voyous sans foi ni loi. Devant ce jeune conseiller, j’avais répondu à M. Rahmani que mes résultats n’étaient pas négociables et ma personne non achetable quitte à en mourir. Cependant, j’avais fait l’effort de présenter mes résultats sous une autre maquette où les chômeurs, les drogués, les prostituées et les harragas apparaissaient dans un autre ordre sans changer un iota de leur positionnement statistique issu de mes travaux. Il me menaça poliment de toutes les représailles y compris celle de me faire fermer boutique. J’en subis à ce jour les conséquences

2 – Moi, rouler pour le sionisme ?

Comment, moi Mohamed Abassa, fabricant de bombes à Aïn-Tédelès avec le Chahid Djalti H’mida, moudjahed à 16 ans, puis-je rouler pour le sionisme ? Moi qui, toute ma vie, dans tous mes écrits, dans toutes mes prises de position, j’ai combattu le sionisme et ses agents. C’est vous les agents arabo-fascistes et islamo-fascistes qui soutenez le sionisme et en êtes les agents actifs comme vous avez été hier les harkis zélés de la France coloniale. Qui soutient actuellement et fait le jeu criminel d’Israël ? Ce sont des islamo-fascistes comme vous, comme les Emirats arabes unis, comme le Qatar, comme Bahreïn, comme l’Arabie Saoudite, comme tous ces Arabes malsains qui vous payent et vous ressemblent pour insulter et salir les vrais patriotes que nous sommes et que vous ne serez jamais. Actuellement, qui sont les vrais suppôts et les vrais supports d’Israël et des USA si ce n’est cette racaille d’Arabes et de musulmans corrompus comme vous l’êtes à présent et jusqu’à l’os ?

3 – Moi, rouler pour Sarkozy pour devenir ministre ?

Il faut être singulièrement débile et ignorant pour tenter de faire accroire l’idée que Mohamed Abassa roulerait pour le sionisme, BHL et Sarkozy pour devenir ministre. De la démence pure qui ressemble au schème de pensée d’un proxénète parvenu à s’incruster par les putes, aux rouages de l’Etat algérien.

Mais qui donc a dénoncé et combattu publiquement les idées de BHL quand il était l’invité officiel et arrogant de l’Etat Algérien, quand il se pavanait et se répandait en tutoyant les hauts responsables algériens, quand il se commettait sans retenue au Club des Pins, chez Khalida, à vanter la grande réconciliation algéro-israélienne? C’est moi, le premier et le seul, par mes écrits, avec Poutakhine, par mes prises de position constantes et permanentes, par mon combat aussi constant que permanent, qui ai combattu et combats toujours le sionisme et ses agents ; qu’ils soient juifs , arabes ou musulmans. Avec le soutien de tous les Juifs de cœur, d’esprit et de paix. Jamais avec vous, jamais avec la racaille infra-humaine que vous incarnez, vous les islamo-fascistes.

Quant à mon projet ou ma velléité de devenir ministre pour avoir contribué, sous la direction de M. Sarkozy, à faire chuter le régime de Bouteflika, je vous invite tout simplement à lire ou à vous faire traduire mes articles sur le président Sarkozy. Faites-le juste pour votre chef, inspirateur et ordonnateur de votre écrit. Il est doublement mutilé pour comprendre le sens de mes écrits : analphabète et illettré.

Quant à ma stupide prétention de devenir Ministre de Sarkozy en Algérie, je rappelle au rédacteur crétin et un peu plus imbécile, que, pour le moins, l’assertion n’est pas fondée. Pour le simple motif que Mohamed Abassa fut sollicité par trois fois consécutives pour devenir ministre de la RADP. Et par trois fois, il a refusé par écrit d’appartenir à un gouvernement sale et corrompu. La quatrième fois quand il avait dit enfin oui, c’était avec Boudiaf. Pour un sept juillet qui n’eut jamais lieu. Par vos fautes d’assassins voyous qui êtes toujours aux commandes, toujours prêts à conduire au bûcher les personnes intègres et moralement supérieures à vous et que vous n’atteindrez jamais. Jamais. Vous êtes trop sale pour cela. Rappelons, juste pour l’anecdote et pour mémoire, que le directeur visible et apparent du quotidien Ennahar est un repris de justice, multirécidiviste plusieurs fois condamné par la justice algérienne. Mais, soutenu et encouragé par le pouvoir, il s’offre toutes les libertés d’une chienne enragée et surtout repue d’argent et de haine. C’est le trait exclusif des islamo-fascistes. C’est cette crasse héritée, ces morpions parasites, qui empêcheront l’Algérie de devenir un pays propre et moderne. Comme les porcs, ces islamo-fascistes mourront quand l’Algérie de nos ancêtres redeviendra propre. Ils sont si sale ces Mac Eddem. Ils respirent le mal et la haine. Au point de vouloir atteindre ce qui leur a été toujours supérieur ; la probité et le patriotisme. Valeurs qu’ils ne connaissent pas ; n’ont jamais eues. Juste des pratiques de voyous au service d’autres voyous régnants.

Mohamed Abassa

22 octobre, 2011

L’ONU ( israel usa ) autorise Sarkozy à faire  la guerre à la Libye !

viva sarko 28 mars 2011

Pourquoi Sarkozy veut-il faire la guerre à la Libye ?

Quand les tyrans s’en sortent mal chez eux, ils vont chercher un regain de popularité à l’extérieur.
Sarkozy est au plus bas dans les sondages.
Sarkozy s’est loupé récemment en essayant de se rattraper sur la politique extérieure en reconnaissant presque seul le Conseil National des Benghazistes (une bande de royalistes et d’islamistes manipulés par des agents secrets venus de l’étranger).
Alors, maintenant, Sarkozy veut la guerre.
Quand il y a la guerre, la population n’a plus le droit de se révolter.
 
Et si nous nous révoltions contre la guerre ?


En fait, Sarkozy est aussi le poisson-pilote de l’impérialisme américano-sioniste.
C’est lui qui fait les essais sur le plan diplomatique, mais c’est Obama, les anglais et Israël qui tirent les ficelles.
On nous dit que si cette nuit l’ONU vote une résolution de guerre contre la Libye, alors il ne faudra que quelques heures pour attaquer militairement la Libye.
En réalité, il faut des semaines pour préparer une guerre. Si par hasard il est vrai qu’on peut attaquer dès que la résolution sera voté, alors c’est que Sarkozy et les impérialistes américano-sionistes ont déjà préparé cette guerre depuis longtemps.
Conclusion : on se fout de nous.
Ce qu’ils veulent, c’est le pétrole libyen que Kadhafi a nationalisé après sa révolution de 1969 !
Or justement, ce coquin de Kadhafi avait commencé à vendre son pétrole à la Chine…
 
Espérons que la Chine, voyant son intérêt, votera NON et nous évitera ainsi une guerre !
 
 
ps :Il faut immédiatement commencer à organiser les manifs antiguerre. Sinon, on est bon comme la Romaine : Sarkozy va gagner son horrible guerre contre la Libye sans aucune opposition en France-même et, du coup, faisant derrière lui une unité digne de l’Union Sacrée de 1914, il remportera haut-la-main les élections présidentielles en 2012!

L’ONU ( israel usa ) autorise Sarkozy à faire la guerre à la Libye !

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