Indignation contre rancune groupée

13 mars, 2012

Ben Bella-Kafi-Bennabi contre Abane, les raisons occultes de la haine

 

12-03-2012
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Par Amirouche Yazid
En revisitant des écrits et des déclarations du penseur algérien Malek Bennabi (1905-1973), Bélaïd Abane, professeur de médecine, diplômé de sciences politiques et passionné  d’histoire,  propose à ses lecteurs un autre portrait que celui qu’on connaissait  du concepteur de la «colonisabilité». Paru aux éditions Koukou, le livre de  Bélaïd Abane taille un profil autre de Malek Bennabi, notamment ce qu’il pensait de la Révolution algérienne et de ses acteurs, particulièrement Abane Ramdane. Au passage, sont revues et davantage expliquées les positions et les attitudes du Ben Bella et Kafi à l’égard d’Abane Ramdane et bien d’autres faits marquants de la Révolution. Dans un livre au titre interdisant l’indifférence, Bélaïd Abane, qui n’est pas à son premier ouvrage sur les questions d’Histoire, «convoque» aussi deux autres figures de la guerre de Libération – Ali Kafi et Ahmed Ben Bella – qui seraient du bord opposé à celui des «Soummamiens» dont Abane Ramdane était  l’incarnation. Le titre, qui annonce en effet  la tonalité du contenu, renvoie à une opposition, une rivalité, une incompatibilité. Le tout enveloppé dans une indignation sans concession.«Ben Bella-Kafi-Bennabi contre Abane, les raisons occultes de la haine», peut se décliner aussi comme un tableau de détestation. L’auteur annonce ainsi, dans l’avant-propos, que «mort et réduit à néant, Abane est poursuivi jusqu’au bout de la mort, sa mémoire accablée d’injures et chargée de maints griefs inédits. La ficelle diabolique, toujours la même – Bennabi, Kafi et Ben Bella – dont la haine vouée à Abane n’a d’égale que leur frustration dont ils le tiennent pour le coupable idéal – est, qu’au-delà du ridicule et de l’invraisemblable de leurs allégations, il puisse en rester quelque chose pour toujours». Il note, en se référant à William Shakespeare et son Hamlet que cette technique est bien connue pour son efficacité, tant il est vrai qu’«il n’est point de vertu que la calomnie ne sache atteindre». Mais dans des mots de précision, Bélaïd Abane écrit que «l’objet de ce livre n’est pas de contester à quiconque le droit de critiquer Abane ou qui que ce soit d’autre, dans le domaine des idées, de l’action ou de la stratégie». Pour cela, ajoutera-t-il, en parlant d’Abane Ramdane : «Quelle que soit l’appréciation que l’on porte sur son itinéraire militant et son apport à la Révolution, on ne peut nier qu’il ait fortement marqué la lutte de Libération nationale durant ses premières années». Et une fois la précision établie, l’auteur monte au front pour annoncer la couleur de son ouvrage : «Nous sommes également là pour freiner les ardeurs malintentionnées de tous ceux qui confondent la critique doctrinale saine et nécessaire avec le commérage et la détraction gratuite, fielleuse et sans risque, ou profèrent des ragots dont la dialectique repose sur des raccourcis du genre «c’est ce que m’a dit untel auquel untel a dit». Et à ce propos, le livre de Bélaïd Abane cible directement Malek Bennabi, «ce lilliputien de la Révolution algérienne plein d’une suffisance médisante (qui) avait la rancune particulièrement tenace». Il a été ainsi fait état d’«allégations et de jugement à l’emporte- pièce» commis par l’intellectuel Malek Bennabi. Le premier impair signé par ce dernier, c’est quand il écrivait que «Georges Habbache dans le processus révolutionnaire palestinien et Abane Ramdane, dans le processus algérien sont… des erreurs introduites de l’extérieur : des erreurs induites». 
Antinomie de projets L’auteur riposte en situant Bennabi dans la cause nationale en relevant, avec sarcasme, que «telle était la recette tardive du conseilleur non payeur, confortablement installé à Chérisy, loin du bouillonnement nationaliste qui avait enfiévré nos élites politiques depuis 1930. Loin de la lame de fond révolutionnaire qui déferle sur le pays d’Algérie depuis le 1er novembre 1954». Bélaïd Abane déterre également cette conclusion de Bennabi, par ailleurs assimilée à une «insanité» et selon qui «Abane Ramdane s’est prêté au jeu de l’illusionniste pour décapiter la Révolution de la direction qui avait lancé son volant le 1er novembre 1954, pour usurper son 
pouvoir et tenter de l’utiliser contre la Révolution elle-même». La réaction de l’auteur face à cette «insanité» fut virulente et cinglante. Il s’est imposé d’abord des interrogations. Comment expliquer un tel égarement intellectuel ? Comment analyser pareil dégazage où la perfidie le dispute à la mauvaise foi, venant de quelqu’un qui n’avait même pas daigné se mouiller le bout du cinquième doigt ?  Doit-on incriminer son ignorance crasse des événements et des hommes qui ont pris en main le sort du peuple algérien depuis les années 1920 ? Doit-on imputer le déversement fielleux de Bennabi à sa haine et sa rancune concentrées sur la direction intérieure, tout particulièrement sur Abane, qu’il rendra probablement responsable de son sort anonyme ? Formel, l’auteur estime qu’«il y a certainement tout cela à la fois». Il rappela,  à ce propos, que «Abane Ramdane a valorisé, à travers le Congrès de la Soummam, la démarche politique aux dépens  de l’esprit militaire et non pas de l’action militaire». Mais l’ouvrage «Ben Bella-Kafi-Bennabi contre Abane» ne nous renseigne pas seulement sur  ce que pensait Bennabi de Abane Ramdane, si tant est que les rapports entre le duo Ben Bella-Kafi et l’enfant de Azouza sont de notoriété publique, avec procès à l’appui. Il révèle, selon l’auteur, le mépris qu’il vouait à Messali, Boudiaf, Debaghine et les autres qu’il qualifiait de «zaïmillons». Même attitude de mépris également exprimée à l’égard de Frantz Fanon, Mustapha Lacheraf, Mohand Cherif Sahli et autres Jean Amrouche que Bennabi étiquetait d’«intellectomanes». A propos de Ben Bella et Kafi, l’auteur signe que «les deux hommes incarnèrent l’Etat algérien dans des circonstances troublées». Riche en informations et en documents, le livre- son auteur ne souhaite pas l’assimiler à un pamphlet – mérite bien le détour. Il traduit  une  profonde et néanmoins patente  indignation  contre les pourfendeurs d’Abane. Un livre à lire.
A. Y.  

«En 93, il a payé l’US Chaouia pour battre la JSK !»

5 mars, 2012
Sport | «En 93, il a payé l’US Chaouia pour battre la JSK !»

JS Kabylie L’ex capitaine Miloud Iboud lance de graves accusations contre Hannachi 

Par IRIS SAMY
«En 93, il a payé l’US Chaouia pour battre la JSK !» dans politique

L’ex- capitaine de la JSK, Miloud Iboud, a donné hier une conférence de presse au niveau de la salle Iboudrarene sise à Anar Amellal. µ

Une rencontre que l’ancien libéro international des Canaris a mis à profit pour répondre aux attaques dont il a fait l’objet de la part du président de la JSK, Hannachi. D’emblée, Iboud a annoncé l’ordre du jour de sa conférence : «Si j’ai convoqué cette conférence, c’est pour répondre aux mensonges qui ont été colportés à mon encontre. Ce sont des attaques sur lesquelles je ne peux me taire. Le premier mensonge et celui de l’argent du transfert de Moussa Saib, le second c’est mon passage à la présidence et le troisième est que Hannachi n’a pas 48 ans à la JSK, comme il le prétend. Il m’a traité de chien et d’aboyeur, c’est indigne de la part du président d’un grand club comme la JSK, c’est une honte !», dira Iboud avant d’entrer dans les détails : «Voila maintenant près de quinze ans que l’on m’accuse d’avoir pris l’argent du transfert de Saib. Jusque là, je n’ai pas voulu donner trop d’importance à cette affaire, mais aujourd’hui, elle prend tellement d’ampleur que je ne peux me taire. Donc, j’ai apporté la preuve irréfutable que je n’ai pas reçu, et encore moins pris cet argent. J’ai une attestation qui le prouve et je la remettrai aujourd’hui à la presse pour qu’elle l’a rende publique et que les gens sachent la vérité»

«Il a une dent contre les joueurs du Jumbo Jet»

«Concernant mon passage à la présidence de la JSK, on essaye de faire croire que la JSK avait joué, à cette époque, la relégation. Aujourd’hui, je viens démentir ce mensonge et j’ai le classement de 92/ 93 en ma possession. la JSK a terminé à la 3e place. A cette période, il s’est passé beaucoup de choses que je n’ai jamais voulu dévoiler, mais aujourd’hui, j’en fais la révélation. Cette année là, on jouait le titre et Hannachi a tout fait pour priver la JSK du sacre. C’était lors d’un match décisif face à l’US Chaouia. Il est venu, ce jour là, avec deux de ses amis et il a payé l’équipe de l’US Chaouia pour nous battre. Il a préféré le MCO à la JSK. Il dit qu’il a 48 ans à la JSK, c’est archifaux et c’est une tromperie. Durant la période du Jumbo Jet, il n’a été ni joueur ni dirigeant du club, et je ne vois pas comment il a calculé 48ans. Hannachi ne fait pas partie de l’histoire du Jumbo Jet il a une dent contre les joeurs qui y ont évolué et c’est la raison qui explique son animosité et sa haine envers les joueurs qui composaient cette grande équipe. Il n’a jamais organisé un jubile pour les anciens joueurs. Tout ce qui a été fait dans ce sens, à savoir les jubilés de Belahcene, Bahbouh, Annane, Meghrici et autres, a été l’oeuvre d’associations. Pour ce qui est de la décoration de certains anciens, il n’a jamais pris cette initiative auparavant. Il a fallu qu’il apprenne que j’ai été honoré par le CRB pour se mettre à distribuer des médailles et des casquettes. Au moment où des dirigeants de clubs parlent de projet sportif, d’infrastructures et d’organigramme, lui parle de véhicules et de terrains. En 18 ans de règne, il n’a rien fait pour mettre le club à l’abri des besoins. Pendant 18 ans, les joueurs étaient hébergés à Amraoua et il n’a jamais pris la précaution de construire un hôtel, comme d’autres clubs l’ont fait, l’USM Blida, par exemple. Lui, il a préféré terminer sa résidence pour ramener les joueurs et les héberger. Ceux qui disent aujourd’hui que s’il part la JSK va couler, il n’ont pas vraiment tort au fond, car, en effet, s’il arrive quoi que ce soit, c’est le retour à la case départ pour la JSK.

«Où sont passés les 400 milliards qu’il a utilisés en dix huit ans ?»

«Il n’a rien investi et on se demande où sont passés les 400 milliards qu’il a utilisé en dix huit ans. Pendant toutes cas années, s’il avait mis de côté un milliard par an, il y aurait de quoi construire un hôtel et d’autres structures. Il a préféré attendre 2012 et faire appel à des Espagnols pour construire un hôtel. C’est navrant. Il parle de terrain depuis des années, un terrain qu’il n’a jamais fructifié. Tout comme le cercle du club qui est fermé. Il offre des primes de signature faramineuses chiffrées à coups de milliards et il ne peut dégager un million de Dinars pour acheter une machine à café, des tables et des chaises. C’est toutes ses erreurs à répétitions qui me poussent à dénoncer sa mauvaise gestion. C’est malheureux que depuis 22 ans, la JSK n’a pas remporté la Champion’s League, alors qu’avec des moyens rudimentaires, nous avions réussi, par le passé, à nous offrir deux trophées dont le dernier a été acquis hors de nos frontières. Ce que nous voulons, et c’est mon rêve à moi, est que la JSK redevienne ce qu’elle était auparavant. La JSK est grande et il lui faut de très grands hommes. Il faut en finir avec le bricolage. Il faut appeler à une reconstruction du club afin de lui donner une grande dimension sur le plan national et international. Pour cela, il lui faut de solides fondations qui lui permettront de retrouver son statut et d’aller de l’avant ».

«Qu’ont-ils fait quand Hannachi avait déclaré qu’il n’y avait pas d’hommes à Tizi-Ouzou ?»

 

«Pour ce qui est du comité de sauvegarde de la JSK, il a été créé pour s’attaquer aux anciens joueurs qui ne veulent que du bien pour leur club. Je me demande où étaient ces gens quand Hannachi avait déclaré qu’il n’y a pas d’hommes à Tizi-Ouzou. Comment, peuvent-ils se prétendre crédibles, alors que certains ont été cités pour occuper des postes au sein du club au lendemain de la réunion. Pour terminer, je voudrais soulever un autre point qui me tient à cœur, à savoir la composante de l’AG. Avec tout le respect que je dois à ceux qui y siégent actuellement, il faut revoir cette composante. Les anciens joueurs et dirigeants devaient être membres d’office de l’AG et il faudrait associer, ensuite, d’autres personnes. Il faut une AG crédible, capable de défendre les intérêts du club et de décider, en toute transparence, de voter ou non les bilans présentés. Il faut en terminer avec ses AG qui passe en 7 minutes. La JSK a besoin d’une composante forte qui fait passer l’intérêt du club avant toute autre considération. Pour ce qui me concerne, je continuerai à dénoncer la mauvaise gestion et je suis en droit de demander des comptes. J’ai joué et j’ai grandi au sien de ce club. Je n’ai jamais porté un maillot autre que celui de la JSK et personne ne m’empêchera de défendre ses intérêts. Concernant les supporters, il faut se respecter l’un l’autre. Ils sont une partie prenante du club et ils ont leur mot à dire, surtout que leur équipe va mal».

MAFAI D’ÉTAT ? A TIZIOUZOU

29 février, 2012

Où EST L’ÉTAT ? A TIZIOUZOU

corruption MAFAI  D’ÉTAT ? A TIZIOUZOU dans politique

nouvceauwali dans politiqueTrafic d’influence, Conflits d’intérêts, Dilapidation des deniers publics, Bradage du patrimoine de l’État, Passation illégale de marchés publics, Détournement des deniers de l’État, Corruption, Hogra, etc…
Où est l’État ? Plus d’une décennie durant, les TIZIOUZAN se posent toujours la question. Les institutions de l’État ont connu une véritable déliquescence depuis la nomination de M. Abdelkader Bouazghi 
(toujours en poste  à la tête de la wilaya de TIZIOUZOU. C’est sous son règne qu’a commencé le bradage du patrimoine de l’État et l’attribution de la gare routière  à une association sans se soucier des lois de la république et du préjudice causé au trésor public. On raconte que ce personnage « préfabriqué » fait la pluie et le beau temps narguant responsable et élus. Pour qui
Le maire M. Naguim Kolli, président d’APC de Tizi Ouzou  qui règne sur APC de tiziouzou
Trafic d’influence,ET  Conflits d’intérêts, Dilapidation des deniers publics
Ceux qui se sont servis de cette catégorie sociale de la population comme devanture pour piller l’économie du pays rendront des comptes. Le président de cette association bénéficiant de certaines complicités s’est accaparé avec une extrême facilité de beaucoup de marchés publics et en toute illégalité, devenant l’un des personnages les plus riches de la wilaya de TIZIOUZOU. sont sidérés par son étalage ostentatoire !!M.
Comment de pauvres commerçants sont régulièrement présentés devant la justice et punis pour défaut de registres de commerce alors que les autorités de la wilaya de TIZIOUZOU attribuent des marchés publics à coup de milliards et sans registre de commerce ! Où sont les services de contrôle ?
Pauvre Algérie ! Qui la défend cette Algérie ? Où sont nos serviteurs et défenseurs de l’État ? Où sont les élus du peuple ? Où sont nos députés, nos sénateurs, nos élus APW et APC ? Où sont les « tahia Bouteflika ? Personne n’a rien vu et rien entendu .Il existe une poignée de responsables et d’élus honnêtes mais que peuvent-ils faire ?
Leurs voix sont vite étouffées par toute une faune de corrompus et d’affairistes.
Oui ! « Tahia Bouteflika » pour voler le peuple et saigner l’économie du pays, c’est l’image que véhiculent ces imposteurs ; fort heureusement le peuple sait faire la différence entre la direction du pays et à sa tête le président de la république le frère Abdelaziz Bouteflika et ces voleurs. Il y a quelques semaines dans un message adressé à la société civile, le président Bouteflika n’est pas passé avec le dos de la cuillère en accusant les responsables locaux d’avoir saboté son programme. Par ce message reçu cinq sur cinq par le peuple, le président Bouteflika a tenu à se démarquer publiquement de cette faune d’opportunistes et de corrompus sans foi ni loi. Ces individus ont causé trop de tort à l’Algérie, ils ont tenté de ternir l’image de nos institutions se prévalant d’une impunité illusoire. Ils se trompent lourdement, l’Algérie est forte par ses lois et ses institutions. La wilaya de TIZIOUZOU n’échappe pas à la règle. Depuis un plus d’une décennie une véritable maffia s’est constituée régnant sans partage sur les richesses de la wilaya. Investi de la confiance de l’État et du peuple, ils ont trahi cette confiance. Les récentes révélations faites par  info du  Mouvement algerien pour la Liberté et la Justice Sociale
Nos lecteurs sont restés sidérés. La population reprend confiance, l’Algérie n’a jamais été n’en déplaise aux opportunistes et autres corrompus,  une république couscoussière, elle est toujours là forte de ses lois et de ses institutions. Notre journal a révélé au grand jour la magouille, le trafic d’influence, les conflits d’intérêts, la dilapidation des deniers publics, le bradage du patrimoine de l’État, passation illégale de marchés publics, détournement des deniers de l’État, hogra…
Où était et où est l’État ? Des milliards sont partis en fumée…
L’ère de l’impunité est révolue. Le président de la république vient de la réaffirmer avec force, la loi sera appliquée dans toute sa rigueur. A bon entendeur !…
IRIS SAMY

Les sans-papiers envahissent la Direction du Travail à Lille :

25 février, 2012
 
Évacuation musclée de la direction du travail occupée par les s ans-papiers 
PAR IRIS SAMY vendredi 24.02.2012, 
 
 Plusieurs sans-papiers ont été évacués manu militari par la police hier matin. PHOTO MAX ROSEREAU
Plusieurs sans-papiers ont été évacués manu militari par la police hier matin. 
L’occupation de la direction du travail, rue Gambetta à Lille, s’est conclue
de façon mouvementée, hier. Tout commence pourtant dans le calme. Peu après 10 h 15, 80 personnes envahissent pacifiquement les locaux, situés à deux pas de la préfecture, à l’appel du CSP 59 (comité des sans-papiers) et s’installent dans la cafétéria.
« C’est pour souhaiter la bienvenue à Sarkozy (dans la métropole hier) et lui rappeler que les sans-papiers sont toujours là , explique un membre du CSP. On réclame une régularisation pour tous afin de rentrer dans la légalité et d’accéder au droit du travail. On ne supporte plus le travail en cachette et de subir le poids des patrons. » Quelques sans-papiers, « travailleurs invisibles », sont restés devant l’immeuble, fermé. Karim, Algérien de 35 ans, à Lille depuis six mois, raconte sa vie de galère. « Je bosse au noir dans le bâtiment, payé en liquide. La rémunération varie, mais j’ai déjà travaillé sur des chantiers pour 25  E les 12 h de boulot par jour. C’est rien mais je ne veux pas voler, je n’ai pas le choix. » Sa vulnérabilité en fait la proie de tous les abus : « J’ai bossé huit jours en décembre, je n’ai toujours pas été payé. L’employeur me dit d’attendre. Je ne peux rien faire, il sait que je suis sans papiers… » Plus ou moins SDF, il dort où il peut : « Chez des amis, dans le métro… En janvier, j’ai passé la nuit sur un chantier avec deux couvertures, il faisait -7 °C. Mais je « préfère » la misère ici plutôt qu’en Algérie. » Pendant ce temps, à l’intérieur du bâtiment, les sans-papiers réclament une entrevue avec le préfet. « La police s’est présentée, on a décidé de rester jusqu’à ce que le préfet fa sse un geste, note Karim, porte-parole du comité. Il y avait des femmes, des enfants… »
Réactions indignées  
Vers 11 h 30, des renforts policiers arrivent pour évacuer tout le monde. Un à un, plusieurs sans-papiers, assis en se tenant les bras, sont expulsés sans ménagement. L’un d’eux porte des traces au visage : « J’ai été maltraité, j’ai reçu des coups, mes lunettes sont cassées… » Les pompiers le conduisent à l’hôpital pour des douleurs aux côtes. Une femme, après un malaise, est aussi hospitalisée. Finalement, les dizaines d’autres sans-papiers partent dans le calme et manifestent dehors. « On est déterminés, on n’a rien à perdre », souligne le porte-parole. Il fustige la « violence » de l’intervention policière.
Autre réaction indignée, celle de trois syndicats (CGT, SUD, SNUTEFE-FSU) de la direction du travail soutenant les revendications des sans-papiers : « Alertés par les cris, les agents sont sortis de leur bureau pour voir ce qui se passait et témoigner de leur solidarité. Ils ont été scandalisés par une telle brutalité. » La préfecture, elle, « rappelle qu’il s’agit d’une manifestation non déclarée » et « regrette que les manifestants n’aient pas accepté de mettre un terme à cette occupation de manière volontaire ».
L’après-midi, les sans-papiers sont allés à Tourcoing pour la venue de Nicolas Sarkozy, mais ont été bloqués par la police à la sortie du métro. Un rassemblement place de la République à Lille a signé la fin d’une journée agitée. • B. DU.
LIEN (cliquer ici)
 
Déclaration de protestation des syndicats CGT, SUD, FSU des agents de la Direction Départementale
BRUTALE EXPULSION DE TRAVAILLEURS SANS PAPIERS DANS LES LOCAUX DE L’UNITE TERRITORIALE NORD-LILLE (DIRECCTE NPDC)
Aujourd’hui 23 février 2012, quelques dizaines de femmes, d’hommes et d’enfants sans papiers sont entrés pacifiquement et courtoisement dans les locaux du ministère du Travail, rue Gambetta à Lille pour en occuper la cafétéria et demander une entrevue au préfet. La seule réponse, du préfet a été d’envoyer immédiatement les services de police qui se sont attachés à les expulser brutalement. Alertés par les cris, les agents du ministère sont sortis de leur bureau se rendre compte de ce qui se passait et témoigner de leur solidarité. Ils ont été scandalisés par une telle brutalité dans la réponse et dans les méthodes :
- une personne a été trainée dans les escaliers, certains policiers n’hésitant pas à lui écraser les mains pour le faire avancer,
- d’autres ont tenté d’arracher un enfant des bras de sa mère,
- cette violence a provoqué un malaise chez une femme enceinte nécessitant l’intervention urgente des pompiers.
Face à une telle violence, les travailleurs Sans Papiers sont finalement sortis des locaux aussi pacifiquement qu’ils y étaient entrés.
Les organisations syndicales CGT, SNUTEFE-FSU et SUD sont outrées par un tel déploiement des forces de Police dans les locaux mêmes de l’administration du Travail, chargée de la protection des travailleurs avec ou sans papiers.
Nous condamnons l’attitude du Préfet qui a préféré la violence au dialogue demandé par les Sans papiers.
Nous soutenons entièrement le combat et les revendications des travailleurs sans-papiers.
A Lille, le 23 février 2012
 
 
 

Marrane Le Pen cherche une idée pour s’en sortir?

24 février, 2012
Des Paroles et des Actes ce jeudi soir : Marrane Le Pen cherche une idée pour s’en sortir
inv

22/02/2012
Des Paroles et des Actes ce jeudi soir : Marrane Le Pen cherche une idée pour s'en sortir
Ira ? Ira pas ? Marine Le Pen ne cesse de faire monter les enchères concernant sa venue sur le plateau de l’émission « Des paroles et des actes », diffusée sur France 2 jeudi soir. Présentée par David Pujadas, l’émission devait initialement confronter Marine Le Pen (en invitée principale) à Jean-Luc Mélenchon (dans le rôle de contradicteur), selon le principe de l’émission et comme ce fut le cas des débats entre François Hollande et Alain Juppé le 26 janvier et entre François Fillon et Martine Aubry le 2 février dernier.Mais cette fois, ça ne passe pas. La candidate du FN n’a pas hésité à faire savoir qu’elle refusait de débattre avec le candidat du Front de gauche. Ses arguments ? Se retrouver face à un homme qui l’a « entre autre traitée de “semi démente” », de « chauve-souris », de « barbare », de « fasciste », déclaré qu’elle était « bête », « stupide » et qu’il allait lui « pourrir sa campagne ». Mais pas que. Marine Le Pen refuse surtout de se voir cantonnée à des débats avec Jean-Luc Mélenchon préférant être confrontée à des représentants du PS et de l’UMP avançant l’idée que placée par les sondages en troisième position de l’élection présidentielle, il serait légitime qu’elle débatte avec des représentants des « grands candidats».Exigences qu’elle a fait valoir dans des « négociations » avec France 2. La candidate a en effet fait une contre-proposition quant à l’organisation de l’émission en proposant d’être confrontée à un représentant de l’UMP, un du PS et Jean-Luc Mélenchon (soudainement l’idée de s’adresser à quelqu’un qui l’insulte n’étant plus si gênante). Dont acte, la rédaction en chef — qui refuse le terme de « négociations » — indique « avoir écouté ce que Marine Le Pen avait à dire comme pour toute préparation d’émission ». Dès mardi soir, la chaine a donc précisé que « Des paroles et des actes » — en plus des interventions des chroniqueurs Nathalie St Cricq, François Lenglet et Fabien Namias — comporterait cette semaine deux débats : un premier, opposant Marine Le Pen au conseiller spécial de Nicolas Sarkozy Henri Guaino suivi d’un face-à-face Le Pen-Jean-Luc Mélenchon.Insuffisant pour Marine Le Pen qui a réitéré, dès ce matin, son refus par un communiqué dans lequel elle affirme que France 2 rompt « avec tous les usages » en lui « imposant » ce débat.

L’organisation de l’émission pourtant, à un jour de l’émission, n’a que peu de chances d’évoluer. Reste à savoir donc quelle attitude adoptera Marine Le Pen au moment de débattre avec le candidat du Front de gauche. La candidate du Front national évoque une « surprise du chef ». Refusera-t-elle de parler répétant en boucle « je ne débattrais pas avec quelqu’un qui m’insulte ». Quittera-t-elle le plateau ? « Si elle veut quitter le plateau, ou qu’elle ne vient pas, nous avons prévu d’interviewer Jean-Luc Mélenchon, c’est elle qui se prive de lui répondre » ajoute le rédacteur en chef de l’émission Gilles Bornstein. Il n’est pas certain que Marine Le Pen gagnerait à déserter une émission en se positionnant comme une « victime des médias ». Une chose est sûre, après cette organisation compliquée, France 2 a peu de soucis à se faire sur l’audience de l’émission de demain. Comme on l’a vu ce week-end avec l’émission « On n’est pas couché », dans laquelle son invitation, et la polémique qui l’a précédée, ont fait exploser les audiences.

inv
Ira ? Ira pas ? Marine Le Pen ne cesse de faire monter les enchères concernant sa venue sur le plateau de l’émission « Des paroles et des actes », diffusée sur France 2 jeudi soir. Présentée par David Pujadas, l’émission devait initialement confronter Marine Le Pen (en invitée principale) à Jean-Luc Mélenchon (dans le rôle de contradicteur), selon le principe de l’émission et comme ce fut le cas des débats entre François Hollande et Alain Juppé le 26 janvier et entre François Fillon et Martine Aubry le 2 février dernier.Mais cette fois, ça ne passe pas. La candidate du FN n’a pas hésité à faire savoir qu’elle refusait de débattre avec le candidat du Front de gauche. Ses arguments ? Se retrouver face à un homme qui l’a « entre autre traitée de “semi démente” », de « chauve-souris », de « barbare », de « fasciste », déclaré qu’elle était « bête », « stupide » et qu’il allait lui « pourrir sa campagne ». Mais pas que. Marine Le Pen refuse surtout de se voir cantonnée à des débats avec Jean-Luc Mélenchon préférant être confrontée à des représentants du PS et de l’UMP avançant l’idée que placée par les sondages en troisième position de l’élection présidentielle, il serait légitime qu’elle débatte avec des représentants des « grands candidats».Exigences qu’elle a fait valoir dans des « négociations » avec France 2. La candidate a en effet fait une contre-proposition quant à l’organisation de l’émission en proposant d’être confrontée à un représentant de l’UMP, un du PS et Jean-Luc Mélenchon (soudainement l’idée de s’adresser à quelqu’un qui l’insulte n’étant plus si gênante). Dont acte, la rédaction en chef — qui refuse le terme de « négociations » — indique « avoir écouté ce que Marine Le Pen avait à dire comme pour toute préparation d’émission ». Dès mardi soir, la chaine a donc précisé que « Des paroles et des actes » — en plus des interventions des chroniqueurs Nathalie St Cricq, François Lenglet et Fabien Namias — comporterait cette semaine deux débats : un premier, opposant Marine Le Pen au conseiller spécial de Nicolas Sarkozy Henri Guaino suivi d’un face-à-face Le Pen-Jean-Luc Mélenchon.Insuffisant pour Marine Le Pen qui a réitéré, dès ce matin, son refus par un communiqué dans lequel elle affirme que France 2 rompt « avec tous les usages » en lui « imposant » ce débat.

L’organisation de l’émission pourtant, à un jour de l’émission, n’a que peu de chances d’évoluer. Reste à savoir donc quelle attitude adoptera Marine Le Pen au moment de débattre avec le candidat du Front de gauche. La candidate du Front national évoque une « surprise du chef ». Refusera-t-elle de parler répétant en boucle « je ne débattrais pas avec quelqu’un qui m’insulte ». Quittera-t-elle le plateau ? « Si elle veut quitter le plateau, ou qu’elle ne vient pas, nous avons prévu d’interviewer Jean-Luc Mélenchon, c’est elle qui se prive de lui répondre » ajoute le rédacteur en chef de l’émission Gilles Bornstein. Il n’est pas certain que Marine Le Pen gagnerait à déserter une émission en se positionnant comme une « victime des médias ». Une chose est sûre, après cette organisation compliquée, France 2 a peu de soucis à se faire sur l’audience de l’émission de demain. Comme on l’a vu ce week-end avec l’émission « On n’est pas couché », dans laquelle son invitation, et la polémique qui l’a précédée, ont fait exploser les audiences.

IRIS SAMY

inv

13 février, 2012

Algérie: décès du général Mohamed Lamari, ancien homme fort de l’armée

 

Lundi 13 Février 2012

 

Algérie: décès du général Mohamed Lamari, ancien homme fort de l'armée
L’ancien homme fort de l’armée algérienne, le général à la retraite Mohamed Lamari est décédé lundi à Biskra (420 au sud d’Alger), selon une source gouvernementale.Le général Lamari est mort d’une crise cardiaque à l’hôpital de Tolga, près de Biskra, où il avait été admis à la suite d’un malaise, a indiqué cette source confirmant une information du quotidien arabophone Ennahar sur son site internet.Cet ancien officier de l’armée française, formé à l’accdémie militaire de Moscou, avait nommé chef d’état-major de l’armée algérienne en 1993 au moment où les violences des groupes islamistes armés étaient à leur paroxysme en Algérie.Le général Lamari a démissionné en août 2004 de son poste de chef d’état-major de l’armée, trois après l’élection du président Abdelaziz Bouteflika pour un deuxième mandat.

Dans le cercle très restreint des « décideurs » militaires algériens, Mohamed Lamari tenait une place à part : celle du « patron » de l’armée dans un pays où une poignée de généraux a toujours détenu la réalité du pouvoir. Nombre d’observateurs à Alger avaient vu alors dans son départ l’opportunité pour le chef de l’Etat de conforter sa position face à l’armée, considérée 40 ans durant comme la véritable détentrice du pouvoir en Algérie, imposant traditionnellement son candidat à la présidence de la République.

Sa démission était considéré comme une victoire pour Bouteflika et son clan. Le général Lamari a pesé de tout son poids pendant une décennie sur la vie politique de l’Algérie.

Né en juin 1939 à Alger, Mohamed Lamari avait tout d’abord exercé les fonctions de commandant de la 5e région de Constantine (nord-est), avant de devenir commandant en chef des forces terrestres.

Il occupa cette fonction jusqu’en 1992, date à laquelle il devint pour quelques mois le conseiller du ministre de la défense de l’époque, Khaled Nezzar.

En septembre de la même année, il prit la tête d’un corps spécial anti-terroriste formé des élites de l’armée, de la gendarmerie et de la police chargé de la lutte contre les islamistes armés, jusqu’à sa nomination au poste de chef d’Etat-major de l’armée.

IRIS SAMY

9 février, 2012

Guerre à vendre

Auteur de l’article

Bernard Pinon

Bernard Pinon

Informaticien et ex prof de maths, né en 1959, passionné de musique et de philosophie, accro à la gamberge et à la cibiche, et auteur de romans en quête d’éditeur.

Rappelez-vous, c’était il n’y a pas si longtemps. Un infâme despote, pourtant démocratiquement élu, faisait la une des journaux. 

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Il oppressait une minorité ethnique, tirait sur son peuple, muselait la presse et tenait son pays d’une main de fer en jouant sur le nationalisme le plus ranci. On parlait de charniers, de crimes de guerre quand ce n’était pas contre l’humanité. Les droits de l’homme étaient bafoués. On voyait des images atroces de massacres en boucle à la télé. Des associations humanitaires tiraient le signal d’alarme et évoquaient le « droit d’ingérence ». On monta à la tribune de l’ONU pour réclamer une intervention militaire. Et justement, ça tombait bien, l’OTAN avait dans sa boutique un plan d’action tout prêt.

Bizarrement à cette époque la presse non occidentale faisait entendre une histoire très différente, mais ce n’était là bien entendu qu’une propagande de pays alliés au tyran. Très vite, l’opinion se rallia à la nécessité d’une opération militaire dans un but humanitaire. On détruisit donc les infrastructures du pays avec des bombes humanitaires, et on découvrit à cette occasion une nouvelle expression : les « dégâts collatéraux ». Quelques milliers de morts humanitaires plus tard, le pays fut envahi et occupé humanitairement, et le tyran fut trainé devant un tribunal pénal international avec des chefs d’accusations couvrant des milliers de pages. Justice allait pouvoir être faite, et on montra des scènes de liesse à la télévision. La démocratie était en marche et un candidat pro-européen et libéral était en tête de course. Mission accomplie, et on pensa à autre chose.

Mais les juges devant lesquels le tyran se présentait, au lieu de considérer la condamnation comme allant de soi, se mirent, quelle drôle d’idée, à vérifier les chefs d’accusation. Pendant des années, ils convoquèrent des dizaines de témoins, épluchèrent des milliers de pages de documents, écoutèrent attentivement les arguments de la défense, et se retrouvèrent devant une situation bien gênante, car aucune des accusations portées sur le tyran n’était fondée. La seule conclusion possible était de reconnaître l’innocence de l’accusé malgré le risque de scandale que cela pouvait entrainer. Fort heureusement, Milosevic eut l’élégance de mourir avant la fin du procès. Certaines mauvaises langues dirent même qu’on l’avait un peu aidé.

Cela aurait pu, cela aurait dû faire la une des journaux, entrainer un débat : comment avait-on pu être berné à ce point ? Mais non. Après tout, le pays avait rejoint le giron européen et découvrait les joies du libéralisme donc tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Et déjà, un nouveau méchant du jour faisait la une des journaux.

C’était un vrai méchant, celui là, dictateur belliqueux à la gâchette facile qui n’avait pas hésité à tirer sur son peuple, pire encore, à en gazer une partie. Et en plus avec la tête de l’emploi. Pire encore, il cuisinait des armes de destruction massive dans sa cave et des armes chimiques dans des camions. Il hébergeait des terroristes d’Al-Quaida et préparait en douce des attentats meurtriers en occident. Le président américain ne manquait pas lorsqu’il parlait de lui d’évoquer le 11 septembre au point qu’on finit par croire que c’était ce tyran qui en était l’instigateur. Son secrétaire d’état monta à la tribune de l’ONU avec une présentation PowerPoint™ et un tube à essai pour nous prouver qu’une intervention militaire était incontournable pour préserver la sécurité du monde libre. Et justement, ça tombait bien, l’armée américaine avait un plan de guerre tout prêt. Il ne lui manquait qu’un peu de renfort que, cette fois-ci, elle eut quelque peine à trouver.

Bizarrement, la presse non atlantiste faisait entendre une histoire un peu différente, comme quoi ce pays ne présentait pas une si grande menace que ça, mais il s’agissait certainement d’un point de vue tout à fait biaisé. L’opinion américaine et celle de nombreux pays européens réclamaient la guerre. N’allait-on pas apporter la démocratie à ce peuple sous le joug ? On détruisit donc le pays démocratiquement, préservant les infrastructure pétrolière mais pas les richesses historiques de l’ancienne Sumer, le berceau des civilisations, et on découvrit à cette occasion une nouvelle expression : le journalisme « embedded » qui nous permit de voir de jolies images de pyrotechnie sur nos écrans. Quelques centaines de milliers de morts démocratiques après, le pays fut envahi et occupé, et on vit des scènes de liesse sur nos écrans. Le président américain déclara que la mission était accomplie. Le pays allait découvrir les bienfaits de la démocratie libérale. Hussein fut arrêté et cette fois on ne commit pas l’erreur de trop vérifier les chefs d’accusation : il fut rapidement pendu haut et court.

Etrangement, on ne trouva pas trace de ces fameuses armes de destruction massive qui constituaient le principal chef d’accusation contre Hussein, et on vit bien que les libérateurs se souciaient plus de remettre en marche la pompe à pétrole que les pompes à eau. Quand aux scènes de liesse, on découvrit qu’elles avaient été montées de toute pièce. Cela aurait pu, cela aurait dû entrainer aux Etats-Unis et chez leurs alliés un vaste débat : comment a t-on pu se laisser berner à ce point ? Et pour quel résultat ? Mais non, l’actualité était ailleurs, dans les derniers exploits sportifs et les frasques des vedettes à la mode, qui intéressent bien plus les gens que ces histoires de gosses qui crèvent empoisonnés par l’uranium appauvri des obus.

On aurait pu croire qu’après cela, les gens seraient devenus plus méfiants : trompe-moi une fois, honte sur toi, trompe-moi deux fois honte sur moi. Que nenni. L’histoire se répéta avec un nouveau méchant du jour. Il s’agissait cette fois d’un dictateur d’opérette dont on oublia bien de mentionner qu’il était parvenu à hisser son pays au meilleur niveau de vie de toute l’Afrique. Là encore on en fit l’incarnation du diable, qui tirait sur son propre peuple, muselait l’opposition et la presse et refusait de s’endetter comme tout pays civilisé le fait. Tout juste si il ne mangeait pas des enfants au petit déjeuner. Les têtes parlantes de nos étranges lucarnes étaient unanimes, qu’ils soient journalistes chroniqueurs ou philosophes de salon : une intervention militaire humanitaire et démocratique était nécessaire. On monta à la tribune de l’ONU pour démontrer le bien fondé de l’affaire. Et justement, ça tombait bien, l’OTAN avait un plan militaire tout prêt en réserve. On peut remercier les militaires d’être prévoyants.

On ramena donc humanitairement et démocratiquement le pays au moyen-âge, accompagnant les courageux opposants dans leur lutte contre le despote qui fut en toute justice torturé à mort. Et, miracle démocratique, on aida ces opposants à constituer un nouveau gouvernement dont les premières mesures furent de créer une banque centrale indépendante affiliée à la Banque des Règlements Internationaux à Berne pour que le pays puisse s’endetter normalement, et au passage à instaurer des lois qu’on dit inspirées de la sagesse du prophète, ce qui valut à notre BHL national le surnom de « Charia Express », prouvant au passage qu’il restait quelques dents dans la mâchoire des Guignols. Il y eut bien cette fois quelques voix discordantes, mais les seules qu’on entendit à des heures de grande écoute furent celles de deux avocats sulfureux que le chroniqueur maison couvrit généreusement d’insultes.

On aurait pu croire qu’après cela, les gens se seraient posés des questions, qu’il y aurait eu des débats vifs sur le bien fondé de l’intervention. Pensez-vous. Et déjà se pointait un nouveau méchant du jour avec cette fois une surprise car on s’attendait à voir le président Iranien comme nouvelle cible mais le président Syrien lui vola la vedette. Et c’est reparti comme en quarante, avec les mêmes recettes : massacre du peuple, martyr des opposants et peut-être charniers, qui sait. Là encore, la presse non occidentale donne une version très différente de l’histoire, parle d’agents provocateurs et de mercenaires étrangers, mais ce n’est là bien sûr que propagande éhontée que nos média si objectifs dénoncent courageusement en nous montrant des images d’atrocités à la provenance mal identifiée mais certainement crédible. Là encore, on pérore à la tribune de l’ONU pour exiger qu’on légitimise une intervention militaire humanitaire, démocratique et juste pour protéger ce peuple opprimé en détrônant à coup de bombes le tyran sanguinaire. Et justement, ça tombe bien, l’armée américaine et l’OTAN ont dans leur stocks un plan d’attaque ciselé de longue date si on en croît le général Wesley Clark.

Mais la presse s’est tellement fait le véhicule de mensonges dans le passé qu’elle a dû certainement se montrer cette fois-ci plus prudente, donc on y croit. Encore. Toujours. Le marketing de la guerre est maintenant bien rôdé et fonctionne à plein régime. La Syrie sera détruite et l’Iran suivra. On y mettra en place un régime probablement islamiste mais compatible avec les intérêts économiques et géostratégiques occidentaux. Par contre, les gentils despotes tels que la monarchie Saoudienne n’ont aucun soucis à se faire et peuvent continuer tranquillement d’opprimer les femmes et d’assassiner les opposants : eux sont docilement à notre côté. Bonne gerbe à tous.

Les Américains pissent sur les cadavres des résistants

17 janvier, 2012

 

jeudi 12 janvier 2012, Cliquer sur l’image pour voir la vidéo.


Les Marines US enquêtent sur une vidéo choquante en Afghanistan

 Les Américains pissent sur les cadavres des résistants  dans politique

 

WASHINGTON (Reuters) – Le corps des Marines américains a promis d’enquêter mercredi sur une vidéo montrant quatre hommes en uniforme de combat de l’unité d’élite américaine en train d’uriner sur les cadavres de trois combattants taliban en Afghanistan.

Le document, posté sur YouTube et d’autres sites, pourrait enflammer le sentiment anti-américain en Afghanistan et survient à un moment délicat du conflit, Washington s’efforçant de promouvoir des négociations de paix entre Kaboul et les insurgés avant le retrait graduel des troupes américaines du pays.

« Un tel acte aura un impact très, très négatif sur les efforts de paix », a déploré Arsala Rahmani, du Haut Conseil pour la paix mis en place par le président Hamid Karzaï.

« Avec une telle action, les taliban vont pouvoir recruter de jeunes gens et leur dire que leur pays est attaqué par des chrétiens et par des juifs et qu’ils doivent le défendre », ajouté Rahmani, premier responsable afghan à réagir à l’affaire.

Un porte-parole des taliban a toutefois déclaré que le scandale de la vidéo « ne nuira(it) pas » aux discussions amorcées.

Dans un communiqué, le corps des « US Marines » souligne que la vidéo n’a pas encore été authentifiée mais réprouve catégoriquement le comportement de ces hommes, dont l’un plaisante après avoir uriné sur un des corps. « Passe une bonne journée, mon pote », l’entend-on dire.

« Bien que nous n’ayons pas encore vérifié ni l’origine ni l’authenticité de cette vidéo, les actes observés ne sont pas conformes aux valeurs fondamentales (..) des Marines », a déclaré le corps d’élite dans un communiqué. « Cette affaire sera pleinement examinée. »

Deux responsables militaires américains, s’exprimant sous le sceau de l’anonymat, ont déclaré que la vidéo semblait authentique à première vue.

Un porte-parole du Pentagone, John Kirby, a déclaré que le département de la Défense avait été « profondément perturbé » par cette vidéo. « Quelles que soient les circonstances, dont nous savons qu’elles font l’objet d’une enquête, il s’agit d’un comportement monstrueux et inacceptable de la part d’un membre de l’armée », a-t-il ajouté.

A Kaboul, le commandement de la Force internationale d’assistance à la sécurité (Isaf) a dénoncé pour sa part des gestes « écoeurants » et « hautement répréhensibles ».

Phil Stewart, avec Mirwais Harooni à Kaboul ; Jean-Stéphane Brosse et Henri-Pierre André pour le service français

 

 

17 janvier, 2012

Une cyberguerre fait rage en Israël

 

vendredi 13 janvier 2012, par anonyme

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vendredi 13 janvier 2012, par La Rédaction

Un vent de panique s’est abattu sur Israël. Il y a une dizaine de jours, un mystérieux hacker répondant au pseudonyme d’OxOmar a divulgué les numéros de cartes de crédit, leur code secret, les données personnelles, adresse, téléphone, de 14 000 Israéliens. Submergées par les appels de clients angoissés, les banques et les sociétés de crédit ont immédiatement réagi en suspendant, pour les personnes concernées, tous les achats effectués sur Internet et en annonçant que les cartes seraient remplacées dans les plus brefs délais. Au même moment, les hackers israéliens se sont mis au travail pour identifier l’ennemi.

Amir Fedida, un blogueur israélien, a révélé qu’il s’agissait d’un Saoudien résidant à Mexico, où il étudie l’informatique tout en travaillant dans un café. Au-delà de ces révélations, Fedida n’a pas épargné ses critiques à l’encontre d’OxOmar. « Pas très malin, ce hacker a commis plusieurs erreurs. Surtout, il est entré en contact avec des médias israéliens. Muni de l’adresse e-mail qu’il a utilisée, il ne m’a fallu que quelques heures pour atteindre non seulement l’homme, mais réunir pas mal d’informations disséminées sur le Web. Je n’ai eu qu’à les assembler, pièce par pièce, comme pour un puzzle. » Vrai ou faux ? Une chose est sûre : le Saoudien n’a attaqué qu’un seul site israélien, mal protégé : One.sport.

Deuxième épisode : un hacker israélien a décidé de riposter. Sous la signature de « OxOmer » ou « Omer Cohen d’Israël », un jeune de 17 ans, qui se dit à la tête d’une cellule de plusieurs personnes, a mis en ligne les numéros de cartes de crédit et certaines coordonnées personnelles de 200 ressortissants saoudiens ! Affirmant au passage détenir les noms, adresses, e-mails, cartes de crédit et codes secrets de 10 000 autres Saoudiens… « Je publierai tout en cas de cyberattaque importante contre Israël », a-t-il prévenu.

Une menace qui n’a pas tardé à faire réagir OxOmar, le premier hacker, qui, en retour, a publié les détails de 200 autres cartes de crédit israéliennes. Et a répondu à OxOmer : « J’ai vu que des imbéciles se sont vantés de m’avoir localisé : à Mexico, Riyad ou encore Dubai. Tout cela, c’est des conneries. Personne ne sera capable de remonter jusqu’à moi », a-t-il juré. Et d’expliquer qu’il a réussi à contrôler un certain nombre d’ordinateurs dans le monde, par le biais des adresses électroniques. « Ceux qui affirment m’avoir localisé ne sont, en fait, parvenus qu’à entrer dans un de ces ordinateurs », s’est-il défendu.

Quoi qu’il en soit, ces dernières cyberpéripéties ont, en Israël, eu un effet immédiat : mettre au premier plan du débat national le problème de la sécurité informatique civile. C’est-à-dire la protection des banques, mais aussi des grandes infrastructures du pays, comme l’eau, l’électricité, le gaz, le réseau routier, les transports en commun. Il y a quelques mois, le Premier ministre Benyamin Netanyahou avait annoncé haut et fort la création d’une « task force » à la présidence du Conseil, chargée de rassembler et de coordonner tout ce qui existe déjà dans ce domaine.

À ce stade, une seule chose a abouti : la nomination du patron de cette « task force ». Mais rien n’aurait été décidé en ce qui concerne ses compétences et son budget de fonctionnement. Dans le quotidien indépendant Haaretz, un responsable sécuritaire a même qualifié le projet de « bluff ». En réalité, seule l’armée s’occupe vraiment de cyberguerre. Chaque année, les renseignements militaires forment des centaines de recrues à la sécurité informatique. Et, tout récemment, trois cents jeunes Israéliens, particulièrement doués, ont rejoint le contingent. Selon le Jerusalem Post, ils devraient constituer une nouvelle unité de hackers. Ils ont du pain sur la planche. Ce vendredi, le site des pompiers israéliens a disparu, remplacé par ces mots : « mort à Israël ». C’était signé : les hackers de Gaza.

(13 janvier 2012 – Avec les agences de presse)

Le magot des dictateurs arabes : Et la fortune de Bouteflika ?

8 décembre, 2011

 

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Dans son enquête, le magazine Challenge classe la fortune de Bouteflika parmi celles des « invisibles », les moins apparentes car provenant du pétrole.

On lit, en effet : « Ces autocrates arabes sont tous dotés d’un insatiable appétit de richesses, résume Maud Perdriel-Vaissière. Mais leur façon de s’enrichir dépend des ressources du pays. S’il n’y a pas de pétrole, il faut spéculer sur le foncier, s’arroger des participations ou prélever des commissions. Si l’or noir est là, il suffit de prélever sa part et de placer le cash. Ces dernières fortunes sont les plus liquides, donc les mieux cachées. » Ainsi de celle, en Algérie, du président Abdelaziz Bouteflika, encore en poste malgré la contestation de la rue. Officiellement, il ne disposerait que de deux appartements à Alger. Mais, selon des opposants algériens, il aurait détourné avec les généraux une trentaine de milliards de dollars, placés du Liechtenstein au Brésil »

Ce que possède officiellement Abdelaziz Bouteflika

Dans sa déclaration de patrimoine, en février 2009, le président avait écrit ceci :

«Je soussigné, Abdelaziz Bouteflika, Président de la République, demeurant au 135, rue Cheikh El Bachir El Ibrahimi, El Biar, Alger, candidat à l’élection à la Présidence de la République, prévue le 9 avril 2009. En application de l’article 157 de l’ordonnance 97-07 du 6 mars 1997, modifiée et complétée, portant loi organique relative au régime électoral. Déclare être propriétaire des biens ci-après:

I- Biens immobiliers :

Une maison individuelle sise à Sidi Fredj (commune de Staouéli) suivant acte enregistré sous le n° 226 du 11.11.1987.
Une maison individuelle sise rue de la Rochelle, Alger, suivant livret foncier n° 70-68/07 du 11/12/2007.
Un appartement sise au 135, rue Cheikh El Bachir El Ibrahimi, El Biar, suivant livret foncier n° 29-39/07 du 26/06/2007.

II- Biens mobiliers

Deux (02) véhicules particuliers.
Déclare qu’il n’est propriétaire d’aucun autre bien à l’intérieur du pays ou à l’étranger.»

Mais l’opinion fait la moue.

Elle n’oublie pas que le 22 décembre 1981, Bouteflika fut poursuivi pour « gestion occulte de devises au niveau du ministère des Affaires étrangères» (entre 1965 et 1978) par la Cour des comptes. Dans son arrêt définitif du 8 août 1983, la Cour des comptes donnait son verdict : « M. Abdelaziz Bouteflika a pratiqué à des fins frauduleuses une opération non conforme aux dispositions légales et réglementaires, commettant de ce fait des infractions prévues et punies par l’ordonnance n° 66-10 du 21 juin 1966 et les articles 424 et 425 du Code pénal. ». La Cour des comptes évaluait à « plus de 6 milliards de centimes » (l’équivalent de 100 milliards de centimes actuels) le montant dont Bouteflika restait redevable auprès du Trésor.

Pour sa défense, Bouteflika invoquera aux magistrats de la Cour des comptes la construction d’un nouveau siège du ministère des Affaires étrangères pour laquelle il destinerait la trésorerie amassée sur les comptes suisses. La réponse de la cour : « Ce motif fallacieux ne peut être pris en considération sachant qu’une opération d’investissement obéit à des règles bien précises qu’aucun ordonnateur ne peut ignorer et que l’éventuelle construction d’un nouveau siège du ministère des Affaires étrangères doit être financée par des crédits normalement inscrits au budget de l’État.»

De plus, l’opinion sait que les proches de Bouteflika se sont enrichis avec Khalifa, notamment ses frères.

Les personnes impliquées dans le scandale Sonatrach (Khelil, Hemche), sont des intimes de Bouteflika.

Personne ne peut croire aujourd’hui que celui qui parlait des 15 chats et qui a su au moment opportun se débarrasser des responsables «encombrants», est complètement innocent de la rapine qui s’est installée dans le pays depuis que les prix du pétrole ont connu une augmentation sensible et que la tirelire de l’Etat est devenue fort alléchante.
Les scandales financiers se sont succédé à un rythme soutenu, plaçant le pays parmi les pays les plus corrompus du monde. Aucun haut responsable n’a été jugé. Même lors du jugement du hold-up du siècle en Algérie, à savoir l’affaire Khalifa, les ministres dont la responsabilité était avérée sont venus au tribunal de Blida en témoin et reparti en témoin, par la grâce de la juge en charge de ce procès et de la justice de nuit.

Même le ministre des Finances de l’époque, qui a eu un aveu fort révélateur devant la juge obstinée à épargner les hauts responsables de sa majesté, en disant «qu’il n’a pas été assez intelligent», s’est vu propulser au poste du premier responsable de la diplomatie du pays, une diplomatie dans laquelle continue à activer le plus vieux diplomate du monde, Missoum Sbih et dans une capitale-clé pour l’Algérie (Paris). Missoum Sbih a, aujourd’hui, 82 ans. Le pouvoir n’ayant pas tiré de leçons de l’affaire Khalifa qui a lourdement terni son image, voilà qu’il récidive avec les affaires de l’autoroute, le FNDRA, Sonatrach, des barrages. Le président ne peut pas endosser toute la responsabilité au gouvernement, il est personnellement responsable de la systématisation de la rapine et de la corruption en Algérie. Ce triste épisode de la gestion du président Bouteflika ne peut renvoyer qu’à l’absence de projet ou de stratégie de développement pour le pays qui traverse une période rare d’aisance financière, il a gouverné et continue à le faire sous l’emprise de l’improvisation. C’est là, la triste vérité de 12 ans de règne sans partage.

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