Bouteflika ne s’exprime toujours pas

31 janvier, 2011

Bouteflika ne s’exprime toujours pas

Silence imposé ou calculé

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le 31.01.11 |

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L’absence prolongée du chef de l’Etat de la scène publique nourrit toutes sortes de questionnements et de spéculations. Ni les violentes émeutes de début janvier, ni la très tendue situation politique nationale, ni les bouleversements que connaissent certains pays arabes ne l’ont sorti de son mutisme.

Mais où est donc passé le président Abdelaziz Bouteflika ? Une question que les Algériens ne se posent peut-être plus depuis que l’effacement de l’espace public du chef de l’Etat est devenu presque permanent. Mais, à un certain niveau de la responsabilité, l’absence prolongée d’un dirigeant devient impardonnable. Elle peut même justifier des changements urgents, majeurs. Si l’on n’est pas encore devant le cas, prévu par la Constitution, de vacance du pouvoir, l’inactivité du locataire du palais d’El Mouradia pose désormais un sérieux problème à la conduite normale des affaires du pays. Bouteflika n’a pas jugé important, voire vital, de s’adresser à la population après les émeutes du début du mois de janvier. Il n’a tenu aucun discours pour rassurer les Algériens sur la cherté de la vie. Il n’a pas essayé de comprendre les raisons de la colère des jeunes. Rien.

La série d’immolation des citoyens dans plusieurs régions du pays, qui souligne l’échec de toute la politique sociale menée jusque-là, n’a même pas fait sortir de son silence celui qui se présente comme «le président de tous les Algériens». Peut-on être à ce point insensible aux malheurs des citoyens dont on est responsable ? A la place d’une réaction nette d’un chef d’Etat responsable et conscient du drame de sa population, les Algériens ont eu droit à un chapelet moralisateur sur ce qui est «interdit» et sur ce qu’il ne l’est pas à propos du suicide par le feu.
Une matière visqueuse étalée à longueur de pages par des journaux en panne d’imagination.

 

Absence troublante

 

La question essentielle est : pourquoi les Algériens sont-ils amenés à se suicider de cette manière atroce ? D’autres jeunes Algériens quittent le pays par groupes à travers l’incessant mouvement de harraga vers l’Europe. On ne se rappelle pas avoir entendu, ne serait-ce qu’une seule fois, le président Bouteflika aborder ce problème et tenter de lui trouver une solution.
A quoi sert un chef d’Etat ? Il a laissé son Premier ministre, Ahmed Ouyahia, préparer une loi répressive qui n’a fait que noircir davantage le registre d’un pays à l’héritage peu glorieux en matière de respect des droits de la personne. Cette loi ridicule n’a fait qu’encourager les jeunes à embarquer davantage vers des destinations où les conditions de vie seraient probablement meilleures.
Les émeutes et les immolations n’ont pas entamé l’arrogance de Daho Ould Kablia, ministre de l’Intérieur, désormais seul interlocuteur des Algériens. Le successeur de Zerhouni a, dans une interview fleuve accordée au quotidien Liberté, tenté de rassurer sur «la présence» de Bouteflika en Algérie. «Le président a donné des instructions et des orientations aux responsables (…) Le président suit la situation du pays et l’action du gouvernement au quotidien», a-t-il informé. Le contraire aurait été étonnant, autrement dit que le président «ne suive pas» la situation du pays ! Alors de deux choses l’une : ou Ould Kablia défonce des portes ouvertes ou il suggère, d’une manière incroyablement maladroite, que le président est dans l’incapacité physique d’assumer pleinement ses fonctions.
Assis dans un salon, il est très facile de «donner des instructions» ou de suivre l’action du gouvernement par… téléphone. Tout le monde sait à Alger que les ministres ne rencontrent plus Bouteflika depuis des mois et tout le monde sait aussi que d’autres ministres sont entrés en conflit ouvert avec Ahmed Ouyahia.
La santé fragile de Bouteflika l’empêche-t-elle d’être sur «tous les fronts» comme il l’était au début de son premier mandat en 1999 ? Est-il à ce point amoindri pour ne pas répondre présent au sommet des chefs d’Etat de l’Union africaine (UA) à Addis Abebba ? Un flou total entoure l’état de santé du chef de l’Etat qui, pourtant, n’est pas un secret d’Etat. Idem pour l’effacement complet du Premier ministre. Ahmed Ouyahia, qui a choqué les Algériens dans ses deux dernières interventions au Parlement, se comporte comme s’il n’est responsable de rien.
Que le gouvernement navigue à vue, que la colère de la rue augmente jour après jour, que la position diplomatique de l’Algérie manque de précision, ni Bouteflika ni Ouyahia ne semblent s’en inquiéter ou, au moins, donner l’impression d’y prêter attention. Aussi, cette question devient-elle inévitable : qui dirige l’Algérie ?

Fayçal Métaoui

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Configuration et exigences d’une nouvelle étape

31 janvier, 2011

DE L’ATLANTIQUE AU GOLFE :LE SOL SE DEROBE SOUS LES BOTTES DES TYRANS

Configuration et exigences d’une nouvelle étape
 
Le texte qui suit fait partie d’une série d’approches à venir, concernant quelques aspects essentiels des évolutions en cours. Elles nous interpellent en effet quant aux enseignements que chacun peut en tirer pour aborder les situations grosses de mutations avec résolution et esprit de responsabilité. Il s’agit de rendre les inéluctables transitions aussi peu dramatiques et coûteuses que  possible pour nos peuples et surtout leur assurer à terme  les débouchés les plus positifs et les plus durables. L’Algérie est plus que tout autre pays sensible à cette problématique, après la « transition » non seulement avortée depuis 1990 mais qui s’est avérée génératrice d’un des plus grands malheurs de notre histoire nationale.  
 
En Algérie comme dans toute la région, l’Historie n’a pas fini de  nous dérouler ses ruses et surtout la logique profonde de sa « longue durée ». Une logique qui, après des longues années de stagnation apparente, s’exprime aujourd’hui dans les fondements et les prolongements géopolitiques et géostratégiques des soulèvements populaires qui ont touché par vagues rapprochées plusieurs pays : Algérie, Tunisie, Egypte, Yémen, Jordanie. La liste n’est pas close, elle tend à se renouveler chaque jour. Avec du retard ou de  l’avance, ainsi que dans des formes spécifiques à l’Histoire et aux particularités de chaque pays, toujours les comportements conscients ou inconscients des acteurs sociaux et politiques reflètent plus ou moins fidèlement les mêmes tendances lourdes au long cours,
 
Les évènements d’envergure qui secouent cette vaste région habitée par d’ardentes aspirations à la liberté, à la paix et au bien-être, sont suivis avec passion et émulation dans l’espace géographique et géopolitique  qui s’étend, « min al Atlassi ila-l-Khalidj », de l’Atlantique au « Golfe » (arabo-persique) tel que l’appellent  souvent les media arabes. C’est le même espace que la stratégie de Bush, au beau milieu de la guerre d’Irak, d’Afghanistan et de l’enfer palestinien, vouait au projet américain du « GMO » (Grand Moyen Orient), tandis que  Sarkozy l’intégrait dans le projet de l’UPM (Union Pour la Méditerranée) non moins resté dans ses limbes, cependant que des plans occultes imaginent des rallonges à cet espace en manigançant notamment la déstabilisation des pays riverains du Sahel Africain.
 
Face aux séismes en chaîne sur les rive sud et orientale de la Méditerranée, les milieux occidentaux, longtemps sourds et incompréhensifs aux signaux les plus clairs, s’inquiètent et se perdent en conjectures, s’étonnant qu’il soit sorti quelque chose de ce monde arabe figé dans la « passivité et le fatalisme ». Plus perspicaces ont été des analystes internationaux , tels ceux du site LEAP/2020 qui, interprétant avec sérieux les données objectives de la crise économique et financière mondiale, ont cru pouvoir estimer dans leur dernière livraison du trimestre dernier  que la crise loin de s’atténuer, ne tarderait pas, dès le printemps 2011 à connaître des développements d’envergure pouvant aller jusqu’à des « dislocations géopolitiques ».  
 
UN VRAI TOURNANT,
que n’ont pas vu venir ceux qui tiraient à court terme des profits faramineux des statu quo anti-populaires et anti-nationaux. Les peuples qui en faisaient les frais dans la détresse, les révoltes, l’angoisse et la colère, aspiraient quant à eux à ce tournant depuis des décennies, en tâtonnant et sans trop savoir comment  y parvenir. Les courants réellement démocratiques dans les diverses mouvances idéologiques ou identitaires, les militants socialistes notamment, ne lésinant pas sur les sacrifices moraux et matériels, continuaient sous les commentaires compassés et condescendants des « réalistes », à appeler à des luttes unies, longues et persévérantes, « semant dans le désert », comme le rappelait avec humour et conviction l’opposant tunisien en exil Moncef Marzouki, se rappelant la séculaire expérience des paysans du sud saharien. (site « socialgerie », article n° 345  )
 
Frappés par la simultanéité et l’extension des soulèvements de grande ampleur, des commentateurs ont parlé « d’effet dominos », de « contagion ». Ils invoquent les déclics et les incidents  déclenchants, le rôle effectif et « en temps réel » des grands moyens de communication (internet et télévision) etc. Cela comporte une part de vrai sans pour autant être l’essentiel.
En vérité, au-delà des facteurs conjoncturels et des spécificités  nationales, cette lame de fond a pris l’envergure, la puissance  et l’ubiquité territoriale qu’on lui connaît dans le monde arabe, avant tout parce que dans cet espace, elle était devenue la réponse à la cause majeure et globale qui l’a générée et entretenue depuis des décennies : la politique cohérente, massive, de rapine et d’agression des cercles néolibéraux militaro-financiers d’Outre-Atlantique et d’Europe, une démarche aux effets sociaux et politiques de plus en plus insoutenables. Elle s’est exacerbée avec la cataclysmique crise financière des deux dernières années et les situations sécuritaires « au bord du gouffre » créées par les menaces et les actes des cercles agressifs américano-sionistes.
 
Comment les peuples, spontanément ou avec leurs organisations politiques, leurs instances étatiques,  ont-ils déjà et vont-ils encore réagir ?
 
Pour qui connaît les évolutions depuis un demi-siècle environ, il semble bien qu’ils ont tiré de nombreux enseignements des expériences passées. L’avenir sera forgé selon la façon dont les jeunes générations qui affrontent l’actualité avec leur dynamisme et leurs capacités propres, pourront intérioriser l’expérience acquise par leurs aînés, telle que accumulée et exprimée dans les débats intenses nationaux, régionaux et mondiaux largement diffusés par les moyens de communication planétaires. Dans le cas tunisien, cette rencontre a été particulièrement convaincante, dans le feu de l’action et de l’unité d’action, entre les anciennes et jeunes générations combattantes de la démocratie et de la justice sociale.
 
Il me semble que l’élément central, déjà intériorisé ou en voie de l’être à plusieurs niveaux des sociétés et des champs politiques, est la prévalence du SOCIAL comme finalité et moyen du développement,
En même temps est mieux apparu, mais reste à percevoir encore mieux, le rôle antisocial et antidémocratique joué par les multinationales et les organismes internationaux à leur service (FMI, Banque Mondiale, OMC) avec l’appui de leurs bras politique et armé dont l’OTAN et ses multiples relais, qui sont dans chaque pays du monde arabe le rempart des régimes et pratiques anti-démocratiques les plus régressives. Comme l’ont souligné plusieurs commentateurs, Benali est parti, mais ses maîtres, les dictateurs en chef, vont-ils continuer  à tenir enchaînée la Tunisie par de nouveaux relais ?
 
La prise de conscience de cette jonction de l’exploitation socio-économique et de l’oppression des libertés et des droits de l’Homme  me paraît l’évolution la plus prometteuse pour le recul des mystifications idéologiques et identitaires grâce auxquelles les régimes oppresseurs ont pu survivre aux échelles régionale et mondiale. Ils ont souvent réussi à le faire en divisant les opinions nationales et populaires selon leurs sensibilités confessionnelles et culturelles, pour les empêcher d’envisager leur avenir selon l’évaluation objective des intérêts respectifs qui devraient les unir contre les dangers et les risques communs.
C’est le moment de ne pas oublier à quel point le monde, jusqu’à ses derniers recoins, est à ce jour encore dirigé d’une façon implacable, non par les seules instances étatiques visibles et leurs représentants attitrés qui alternent au devant de la scène internationale, mais par une coalition formelle, occulte et restreinte qui, au plus haut niveau, élabore  les stratégies et en contrôle l’application diversifiée. 
« Cette organisation qu’on a appelée “Triade” puis “Trilatérale” puis “club de Bilderberg”, (est) infiniment plus puissante et plus efficace que le Forum de Davos, que le G6, puis G20, qui n’en sont que des applications et des mécanismes de “normalisation” de l’idée de gouvernance mondiale.
Le “club de Bilderberg” peut convoquer à ses réunions de puissants ministres de la défense ou de l’économie, et décider quelles sont les grandes orientations à imprimer à la politique pour soumettre le monde aux intérêts de cette élite. Rockefeller en est le principal inspirateur. » (cf M. Bouhamidi dans la Tribune du 6 janvier 2011)
Ce même David Rockfeller,  après avoir exprimé sa reconnaissance aux grands media et publications américaines pour avoir rempli leurs promesses de coopération « discrète » au club de Bilderberg, soulignait en 1991 à Baden-Baden : « La souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est assurément préférable à l’autodétermination nationale pratiquée dans les siècles passés.» (ibidem)
 
Comment s’étonner alors que, face à cette coalition de l’ombre pour la déstabilisation et le dépeçage des nations par les armes et les divisions identitaires, face à l’oppression des peuples, au pillage de leurs ressources,  à l’exploitation à outrance de leur force de travail et de leurs détresses sociales, les peuples de notre région aient relancé leurs efforts pour joindre toutes leurs ressources, leurs moyens d’action et leur courage afin de mettre à la porte les valets et les pratiques des comploteurs impérialistes ?
 
C’est le premier pas, dans des situations et par des voies nouvelles, avec des moyens nouveaux, vers la réalisation démocratique, pacifique et dans l’unité d’action, des objectifs fondamentaux assignés il y a cinquante ans à la guerre de libération nationale.

Face au désarroi dangereux des oppresseurs et affameurs mondiaux et de leurs relais locaux, il appartient aux peuples et à leurs organisations de donner à leurs légitimes « intifadhat » un élan ascendant de résistance nationale et de solidarité internationale et un contenu démocratique et social de plus en plus conscient.
 
Sadek HADJERES
29 janvier 2011
www.socialgerie.net

La scène politique algérienne

30 janvier, 2011
La scène politique algérienne offre aujourd’hui un bien triste et désolant spectacle.

En effet, à force d’avoir voulu tout contrôler, Bouteflika apparaît paradoxalement, non pas comme un Chef d’Etat puissant et maîtrisant la situation, la sienne et celle du pays, mais plutôt comme un homme seul, tragiquement seul, de plus en plus abandonné par presque tous et toutes et qui n’aurait aucune prise sur la réalité de l’Etat qu’il est censé diriger et de la nation à laquelle il a été imposé, à trois reprises.

L’homme, qui a absolument tout fait pour revenir au devant de la scène politique nationale, en promettant monts et merveilles à ses sponsors ( alouettes naïves ou faucons ensorcelés, comme Boumediène et de nombreux autres responsables chaouis et kabyles, par le charme marocain ? ), a été finalement rattrapé par ses vieux démons, c’est à dire le népotisme, le régionalisme, la cupidité, la paranoïa et la mégalomanie.

Au bout du compte, les Algériens et les Algériennes ne vont pas se souvenir de la majorité des « chantiers du Président » car il n’ont pas été réalisés par eux, ni même pour la majorité d’entre eux mais sûrement avec leur argent, sans les consulter.

Par contre, ils se rappelleront certainement longtemps des multiples scandales et affaires, qui ont ruiné l’économie et considérablement terni l’image du pays et des fléaux qui ont miné leur vie quotidienne, comme :

-Khalifa ;

-Sonatrach ;

-Autoroute Est-Ouest ;

-Orascom ;

-Tonic ;

-Ecole et Université sinistrées ;

-Santé et Hygiène malades ;

-Désindustrialisation sauvage du pays ;

-Pillage et bradage des entreprises publiques ;

-Les milliards de dinars algériens engloutis dans des manifestations économiques et culturelles douteuses, telles le GNL 16, Alger capitale de la culture arabe, Tlemcen capitale de la culture islamique et le IIème Festival Panafricain notamment . Les fonds, qui ont servi à financer ces mégas projets aux retombées quasi-nulles ou éphèmères sur l’économie et la culture algériennes, auraient pu financer pendant plusieurs années des activités culturelles, économiques, sociales et sportives, certes plus modestes mais beaucoup plus utiles à la société algérienne.

-Chômage chronique ;

-Drogue ;

-Harragas ;

-Classements honteux de notre pays dans de nombreux domaines, par les ONG et institutions internationales spécialisées ;

- Et même, inondations de Bab El Oued, Seisme de Boumerdès, Printemps noir et crise avec l’Egypte, très mal gérés médiatiquement.

Pour pouvoir faire face efficacement aux défis majeurs du XXIème siècle, dont la deuxième décennie commencera en Janvier prochain, notre pays ne devrait pas avoir à sa tête un homme faible ou affaibli par les scandales et isolé sur les plans interne et externe mais un homme, qui rassemble, sans discrimination aucune, les forces vives de la nation autour d’un projet ambitieux et d’une vision claire des intérêts stratégiques de notre pays.

En plus de onze ans de règne où l’incohérence et l’immobilisme l’ont souvent disputé à l’improvisation et l’impuissance, Bouteflika a largement démontré qu’il ne pouvait pas être cet homme-ci.

Le Changement est possible, maintenant.

30 janvier, 2011

Le Changement est possible, maintenant.

Lorsque, dans mon précédent , intitulé : »C’est le Clan d’Oujda qui m’a tuer », j’ai dit : »l’heure de la relève a sonné », j’exprimais, en toute humilité, une conviction forte et profonde que je sais, partagée par l’écrasante majorité de nos concitoyens, écoeurés de voir le pays, plus de 45 ans après son Indépendance, encore entre les mandibules rouillées de ceux qui sont, d’une manière ou d’une autre, responsables de tous les drames que le peuple algérien a subis depuis 1962.

Je suis convaincu, tout comme vous d’ailleurs, que les conditions objectives sont aujourd’hui, plus que jamais, réunies pour qu’un changement générationnel dans la Direction du pays puisse se produire dans la sérénité nécessaire et les membres influents du Clan d’Oujda le savent pertinemment mais ils cherchent à mettre la nation devant le fait accompli, dans le seul but de continuer à « jouir » de l’influence et des avantages matériels considérables que leurs fonctions respectives actuelles leur procurent.

En effet, alors que la plupart des pays d’Asie, d’Afrique, d’Amérique Latine et d’Europe Centrale et Orientale, qui étaient dans une situation politique, économique et sociale pire ou similaire à la nôtre, avaient pacifiquement ou au prix d’une violence minimale, effectué la mue nécessaire à leur adaptation aux exigences du XXIième siècle, l’Algérie recule tragiquement, dans tous les domaines, au point gravissime où les quelques acquis démocratiques engrangés depuis Octobre 1988, au prix d’énormes sacrifices consentis par des patriotes sincères, sont aujourd’hui sérieusement menacés par un régime que le Président Sarkozy dit « préférer à celui des talibans » ( bien triste comparaison, qui nous rappelle celle, aussi grave du « moins mauvais candidat » ) et dont le Président nage à contre-courant de l’Histoire.

Même les « Apprentis-Présidents » ( Chadli et Zéroual ), dixit « l’Apprenti-Dictateur », n’avaient pas osé franchir ce seuil infâme. Bien au contraire, le « Général Major », Liamine Zéroual est le père de la Constitution « libérale » de 1996, qui pose aujourd’hui problème au « Commandant » Abdelkader.

La majorité silencieuse doit donc briser son silence pour imposer « le changement, maintenant » car tous les jours que le clan d’Oujda passera encore aux commandes du rafiot « Algérie », grâce à la ruse et à la duplicité, vont accentuer sa dérive.

Les classements et notes attribués à l’Algérie , ces dernières années, par différentes institutions internationales, sont révélateurs de l’état peu reluisant du pays, dans de nombreux domaines.

Si chacun de nous prend sur lui de relever le défi simple de rappeler à ses amis et proches que  » le changement est possible, maintenant » et de leur demander de faire de même avec leurs amis et proches et ainsi de suite, nous serons, d’ici à Janvier 2009, des milliers , des centaines de milliers voire même des millions à porter cette volonté commune, enfouie dans notre mémoire collective meurtrie et à la voir se matérialiser.

Les milliards de dinars algériens, qui vont servir, sans aucun doute, au financement occulte de la campagne démagogique et populiste pour le 3ième mandat, menée à tambour battant par Belkhadem et ses alliés de l’ex-FIS, des zouis et du FLN, tendance islamiste, et qui seront puisés, comme pour la campagne de 2004, de la cagnotte constituée grâce à l’exploitation sauvage des ressources naturelles non renouvelables du pays par les compagnies étrangères et la Sonatrach, ne pourront pas arrêter le tsunami social en gestation car, dans ce pays, les bonnes volontés sont encore beaucoup plus nombreuses que le Clan d’Oujda ne le croit.
IRIS SAMY

l’enfance : les « priorités » du clan présidentiel

30 janvier, 2011

Journée internationale de l’enfance : les « priorités » du clan présidentiel!!!

Accaparé par le bradage des ressources naturelles et des infrastructures économiques et industrielles publiques, cédées en catimini, au dinar symbolique, aux compagnies étrangères et à ses affidés ;

Obnubilé par le pillage et la dilapidation des ressources financières considérables du pays, générées par une exploitation massive et intensive de ses ressources naturelles non renouvelables, les hydrocarbures notamment ;

L’Etat de Bouteflika, certainement le président le plus immoral, le plus népotiste et le plus régionaliste que l’Algérie post-coloniale n’ait jamais connu depuis 1962, n’a pas de temps à consacrer aux formidables ressources humaines du pays , c’est-à-dire à ses jeunes et à ses enfants ni même à ses femmes, à ses vieux, à ses handicapés et à ses compétences intègres, livrés à eux-mêmes et à des maux et fléaux sociaux dangereux.

Les révélations fracassantes, par la presse algérienne indépendante, des scandales financiers, qui se sont succédés depuis Avril 1999 : Khalifa, BNA, Autoroute Est-Ouest, Thon Rouge, Métaux ferreux et non ferreux, ORASCOM, Djezzy, Cimenterie Lafarge, Sonatrach, GNL 16, la Grande mosquée d’Alger etc…etc…., par les Services de Sécurité algériens, qui ont mené les enquêtes relatives à ces affaires de corruption, signifient que ces Services de Sécurité et, avec eux l’ANP, la Police et la Justice ne veulent plus couvrir les crimes économiques graves commis et encouragés par les membres du clan présidentiel, dirigé par Bouteflika et ses frères.

Le peuple algérien ne cessera jamais de maudire et de demander le jugement et la condamnation exemplaire des membres de ce clan, qui a couvert de honte notre pays.

En tout état de cause, un grand MERCI, en particulier à El Watan, El Khabar, le Soir d’Algérie, le Quotidien d’Oran et Liberté notamment, qui, après avoir a été, à l’instar de Said Sadi, ensorcelé par Bouteflika, est retourné au bercail des Démocrates et à la presse nationale indépendante, imprimée et en ligne, en général, pour l’excellent travail d’investigation et d’information qu’elle fournit quotidiennement à ses centaines de milliers de lecteurs, sur ces scandales.

Non à l’amnistie des corrupteurs et des corrompus !

Non aux diviseurs du peuple algérien !

Vive la République !
IRIS SAMY

     l'enfance : les

La situation en Algérie est d’une complexité inouie,

28 janvier, 2011

La situation en Algérie est d’une complexité inouie, qui nécessite analyses et réflexions avant toute action. Rappelons nous le déclenchement de la guerre d’Algérie en 1954 qui s’est faite dans la précipitation et dont nous subissons les conséquences néfastes à ce jour. Il ne s’agit pas de foncer tête baissée et advienne que pourra, et si les conditions ne sont pas réunies et la conjoncture ne convient pas, alors vaut mieux se donner le temps nécessaire pour voir plus clair. Il ne s’agit pas non plus de substituer le chaos au marasme actuel pour finir par avoir d’amers regrets.
Il est, certes, question de lutter contre un pouvoir illégitime, mais seulement, encore faut-il aussi avoir le courage de lutter contre nous mêmes, c.a.d contre nos contradictions, nos incertitudes, nos phobies, nos mauvais choix etc… , autrement dit, savoir exactement ce qu’on veut, quel est l’objectif à atteindre et nous donner enfin les moyens d’y arriver.
En l’absence de sondages d’opinion fiables et objectifs susceptibles de nous renseigner sur les tendances fortes sur les plans politiques, culturelles , identitaires … des Algériens, chacun y va de ses propres compréhensions et interprétations du fonctionnement de la réalité sociologique et politique du pays. D’ailleurs, pour illustrer ce raisonnement, l’humouriste FELLAG, considèrait, certes drôlement, dans un de ses one man show, que chaque Algérien pouvait constituer à lui seul un parti. On est heureusement loin d’une telle situation, mais il faut se poser la ou les question (s) qui s’imposent , à savoir quelle est, réellement le Desiderata des Algériens à une proportion majoritaire reconnue de 50 % + une (01) voix ? tout ce qu’on sait actuellement c’est qu’on ne sait pas grand chose , du moins sur cette question cruciale et déterminante pour entreprendre quoi que ce soit de salutaire.

Le pouvoir Algérien se nourrit des tiraillements et des divergences au sein d’une socièté complètement destructurée, perdue et désorientée en l’absence d’élites intègres, désintéressées et sincères. Rappelons-nous, après 1988 où l’Algérie a amorcé un changement de cap sur le plan socio-économique, les Algériens dans leur majorité écrasante étaient nostalgiques des années de l’état providence qui assurait tout et veillait sur tout. Donc, tout projet doit passer par une étape de maturation pour éviter des aventures aux conséquences imprévisibles et parfois dramatiques.
Le propre de chaque communauté humaine partageant un même territoire et liée par un même destin est de se regrouper autour de valeurs communes pour pouvoir construire durablement ensemble.

Pour ce faire, il faut un projet de société qui soit, au mieux, le reflet de la communauté nationale et surtout pas en contradiction avec les fondements historiques, sociologiques, antropologiques, culturels et identitaires de cette même communauté.
Or, actuellement, l’Algérie est beaucoup plus piégée par des divergences idéologiques qui ne permettent ni une bonne visibilité ni de se projeter dans l’avenir. En fait, on est coincée.

C’est à ce stade qu’intervient le rôle de l’institution militaire qui, quoi qu’en dise et quoi qu’en pense, demeure la seule institution pouvant constituer un rempart contre toute dérive, pour peu qu’elle adopte une position de neutralité et se mette au dessus de la mêlée et laisser les acteurs de la société civile dans toutes ses représentations assumer leur mission pacifiquement, légalement, loyalement et en toute transparence.

Les partis politiques actuels sont dépassés par les évènements et complètement hors circuit, le plus vieux (FFS) d’entre en est l’exemple parfait. C’est absurde et inimaginable que ce parti soit encore dirigé par un vieux militant du mouvement nationaliste et qui plus est se trouve à l’étranger. Autant dire qu’il n’ya pas que le pouvoir d’Alger qui méprise le peuple, de plus, comment ces partis prétendent-ils gouverner le pays quand ils ont échoué à gérer de simples APC.

De toute évidence, tous ces partis n’ont aucune excuse à faire valoir pour justifier leur échec, en 20 ans d’existence légale, ils n’ont eu de cesse de répéter les mêmes erreurs et de se payer la tête des électeurs et même de leurs sympathisants les plus acharnés. 20 ans presque pour rien, si ce n’est pour des clopinettes, 20 ans à aboyer alors que les caravanes continuent leur bonhomme de chemin comme si de rien n’était. De deux choses l’une, ou ces pseudos opposants se décident à faire de la politique, sinon qu’ils se cassent et qu’ils changents de métier.
En définitive, je crains que les uns et les autres ne soient animés en fin de compte que par des sentiments bassements revanchards sans plus.

On s’indigne, à juste titre, de la mauvaise gouvernance du pouvoir, néanmoins, pourquoi ne pas l’être autant d’un simple scribouillard dans l’ administration qui ne s’acquitte pas du travail pour lequel il est payé, pourquoi ne pas s’indigner quand un praticien de la santé ne soigne pas convenablement ses patients, pourquoi ne pas s’indigner quand un employé d’une entreprise publique passe plus de son temps de travail à l’extérieur de l’entreprise qui l’emploi, pourquoi ne pas s’indigner quand tout un chacun qui détient un grain de pouvoir se comporte comme un nabab et monnaye ses services au plus offrant, pourquoi ne pas s’indigner quand des magistrats, sans aucune pudeur, ni conscience s’adonnent à la corruption de la manière la plus vil qui soit, pourquoi ne pas s’indigner quand les flics, payés avec l’argent du contribuable, ferment les yeux et se détournent des dépassements en tous genres, pourquoi ne pas s’indigner quand quelqu’un lance un sachet de poubelle du haut d’un immeuble de plusieurs étages, pourquoi ne pas s’indigner de l’attitude de certains chauffards qui se croient sur les pistes du Paris-Dakar, pourquoi ne pas s’indigner quand on crache dans la rue sans aucune retenue, pourquoi ne pas s’indigner quand, sous prétexte d’émeutes, on s’accage tout sans distinction ni discernement, pourquoi ne pas s’indigner quand on ne peut plus sortir tranquillement en famille, pourquoi donc ne pas s’indigner de tous ces comportements et autres attitudes néfastes qui indisposent les gens honnêtes, éduqués et de bonnes familles, qui aspirent, pour le moment et en attente de jours meilleurs, de vivre dans la quiétude et la paix.
Comme quoi la situation actuelle arrange aussi bien le pouvoir qu’une bonne partie de la population qui trouve son compte.
C’est pour cela qu’un éventuel changement se fera avec l’apport de tout le monde ou ne se fera pas.

Cordiales salutations.

IRIS SAMY

Révolution tunisienne – Les menaces extérieures

28 janvier, 2011

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Révolution tunisienne – Les menaces extérieures

Outre les questions que le peuple tunisien est en droit de se poser après l’annonce de la formation du nouveau gouvernement, il faut aussi se demander quel est l’avenir de ce pays sur le nouvel échiquier régional et international.

A l’heure où tous les peuples, et particulièrement les peuples arabes, expriment leur soutien à la révolution tunisienne, certains gouvernements, malgré des déclarations positives, restent sceptiques quant aux conséquences de ce raz de marée autant formidable qu’inattendu qui a balayé à jamais l’une des dictatures les plus répressives et les plus sanglantes de notre monde actuel.

L’Italie, comme la France ont refusé à l’avion de l’ancien président d’atterrir à Cagliari ou à Paris ‘sur leur sol respectif) alors que l’Arabie Saoudite a accepté de l’accueillir. A l’exception de la France, les deux autres pays ne font pas partie de ceux vers lesquels le regard doit se porter pour préserver la transition démocratique et veiller à son bon déroulement.

La Libye

Quand bien même le discours adressé par Kadhafi à la nation tunisienne laisse percevoir la peur réelle d’une contagion, on peut l’interpréter comme une déclaration de guerre à la révolution tunisienne. Pour calmer le jeu, l’ancien président tunisien avait déclaré qu’outre les 30000(0) emplois qui seraient créés, la Lybie avait proposé d’accueillir 5 000 demandeurs d’emplois tunisiens sur ces terres. On ne saura jamais qui sont ceux qui se sont « précipités » aux frontières et quels sont les « emplois » qui leur ont été offerts ? On peut également se poser la question : pourquoi Ali Seriati, l’ancien directeur de général de la sécurité présidentielle se dirigeait-il, accompagné d’une cinquantaine de personnes vers la Lybie au moment où il a é arrêté à la frontière ?

La peur des dirigeants lybiens et dans une moindre mesure algériens peut, en cas de persistance de l’instabilité en Tunisie les amener à essayer d’aggraver la situation pour maintenir le chaos.

La France

Sa position a été claire dès le départ, un soutien silencieux à Ben Ali et à son régime. Sa ministre des Affaires étrangères a même suggéré de proposer le savoir-faire français à la police tunisienne pour  »régler les situations sécuritaires ». On sait que, à l’image des CRS, les BOP- Brigades de maintien de l’ordre public- avaient été formées par les experts français.

Selon le Professeur Rob Prince, membre du Peace Corps, qui connait bien la Tunisie, le piège dans lequel est tombée l’économie tunisienne est la conséquence de son enfermement dans le rôle stratégique de territoire périphérique ou semi périphérique, ayant pour seule mission de fournir une main d’œuvre sous payée aux entreprises délocalisées ainsi que d’être une destination touristique bradée pour les pays européens et particulièrement la France.

Après un silence pesant et une attitude hostile à la révolution, le gouvernement français a amorcé un virage à 180° pour apporter son soutien total au changement opéré en Tunisie. Mais la véritable grande question est de savoir comment la France va-t-elle opérer pour éviter un repli du marché tunisien sur lui-même en premier lieu et sur d’autres débouchés où les balances commerciales seraient plus équitables ? A la traîne, ses médias « officieux », continuent de brandir le spectre de l’islamisme, mais pour combien de temps encore ?

Les Etats-Unis

« Je condamne et déplore le recours à la violence contre des citoyens qui ont exprimé de façon pacifique leur opinion en Tunisie et je salue le courage et la dignité du peuple tunisien a déclaré le président Obama en apprenant la chute de l’ancien dictateur. Compte tenu du comportement du « je dis une chose et je fais son contraire » adopté par le président américain depuis son arrivée au pouvoir, ces déclarations semblent avoir très peu d’impact sur le peuple tunisien. Ce dernier n’oublie pas que la désignation de Ben Ali à Varsovie n’était qu’une couverture à sa véritable activité en tant qu’agent de la Cia lors de la guerre froide, que ce sont encore les Etats-Unis qui l’ont « placé » à la tête du pays en 1987 et qui l’ont soutenu sous couvert du combat contre l’islamisme et le terrorisme. Ces deux « menaces » montrant des signes d’essoufflement, ce soutien a commencé à laisser percevoir des failles depuis quelques années. L’abandon de la lutte contre le terrorisme comme leitmotiv a laissé le régime de Ben Ali sans parrain. La publication des Tunileaks a révélé que les Etats-Unis exécraient Ben Ali mais qu’ils ne trouvaient pas de solution de rechange. Enfin le coup de grâce de l’armée à Ben Ali n’aurait pas pu se faire sans le feu vert des USA.

Force est donc de reconnaître aujourd’hui qu’ils ont joué de manière indirecte un rôle important dans la chute du Dictateur.

La question qui se pose est de savoir quel va être leur rôle dans la marche du pays vers la démocratie ? Sur quelles nouvelles bases leur collaboration avec le nouveau régime va-t-elle être fondée ? Et surtout de quelle manière les USA vont-ils poser leurs exigences de poursuivre la collaboration militaire et le maintien des « relations » avec Israel ?

Israel

Non content d’autoriser la création de sociétés fictives pour le blanchiment d’argent en provenance d’Israel, les placements de la fortune de Ben Ali dans des comptes bancaires israéliens ne seraient plus secrets pour personne.

Dans un travail de sape mené sous forme de dossier spécial sur la révolution tunisienne, la presse israélienne ne contient pas ses craintes de voir cette révolution réussir et surtout de devenir contagieuse. « Les autorités israéliennes suivent attentivement la situation tout en s’inquiétant que la « révolution du jasmin » ne fasse tache d’huile au Proche-Orient » a déclaré Benjamin Netanyahou. « La dictature va revenir » titre le Ydediot Aharanot, quand Haaretz décrit la révolution tunisienne comme « un tremblement de terre.

Par ailleurs, une information du Yediot Ahahranot n’a pas manqué de retenir l’attention des lecteurs, celle de la laborieuse évacuation de 20 touristes israéliens détenteurs de passeports européens (conf. l’affaire Medhbouh à Dubaï) par le ministère des Affaires étrangères israélien. Pourquoi par le biais des ambassades européennes ? Qui sont-ils réellement ?

Selon des sources non officielles, depuis plusieurs années des agents du Mossad avaient élu domicile dans le bunker du palais de Carthage. Quelle était leur véritable mission ? On le saura peut-être un jour. En attendant et pour mieux comprendre les préoccupations israéliennes, il suffit de faire référence à l’une des dernières déclarations publiques de Yehud Olmert : « la chute du gouvernement de Moubarak si elle devait arriver, sonnerait le glas des accords de camp David ». Il semble avoir compris le mécanisme de ce que l’on appelle l’effet domino.complicité dans la repression , l’eradicattion et la torture .

L’histoire est là! et personne ne peut la detourner

  IRIS SAMY..amicalement bon lecteur
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