Archive pour la catégorie 'politique'

3 juin, 2011

Vendredi 3 juin 2011 

Libye:Bernard-Henri Lévy transmet un message des rebelles libyens à Netanyahu

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L’écrivain français Bernard-Henri Lévy a indiqué qu’il avait transmis un message du Conseil national de transition (CNT), organe politique de la rébellion libyenne, au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu lors d’une rencontre jeudi à Jérusalem.

L’écrivain français Bernard-Henri Lévy a indiqué qu’il avait transmis un message du Conseil national de transition (CNT), organe politique de la rébellion libyenne, au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu lors d’une rencontre jeudi à Jérusalem.

« J’ai communiqué au Premier ministre un message verbal de ce Conseil, dont le point essentiel est que le futur régime libyen sera un régime modéré et anti-terroriste, qui aura le souci de la justice pour les Palestiniens et de la sécurité pour Israël », a affirmé M. Lévy à l’AFP.

Selon ce message, « le futur régime libyen entretiendra des relations normales avec les autres pays démocratiques, y compris avec Israël », a précisé l’écrivain, en provenance de Misrata, une ville rebelle située à l’est de Tripoli.

Interrogé sur la réaction du Premier ministre, l’écrivain-philosophe a répondu qu’il « n’a pas semblé surpris par le message ».

De son côté, M. Netanyahu a « exprimé son appréciation pour la décision du président et du gouvernement français d’intervenir contre la Libye » lors d’un entretien avec le ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé, selon un communiqué de son bureau.

« Kadhafi a un lourd passé de soutien au terrorisme international et de recours à la terreur contre son peuple. Il n’a jamais été un ami d’Israël ou du peuple juif et Israël ne regrettera certainement pas de le voir disparaître de la scène », ajoute le communiqué.

Un porte-parole de M. Netanyahu a confirmé à l’AFP que le Premier ministre avait reçu dans la matinée l’écrivain français.

Fervent soutien de la rébellion contre le régime de Mouammar Kadhafi, M. Lévy s’est déjà rendu à de nombreuses reprises en Libye depuis le début soulèvement le 15 février.

Il a joué un rôle important auprès du président Nicolas Sarkozy dans ce dossier. La France a été le premier pays a reconnaître le CNT et a été à l’initiative de l’intervention militaire internationale en Libye.

3 juin, 2011

La guerre secrète de l’alliance israélo-saoudienne

 

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Comme le dit un vieux proverbe chinois, une crise peut –être utilisée comme une opportunité par certains.

 Tel Aviv, Wasghington et l’OTAN prennent avantage du tumulte dans le monde arabe. Non seulement ils luttent contre les aspirations des peuples arabes, mais encore ils manipulent le paysage géopolitique arabe comme partie de leur stratégie de contrôle de l’Eurasie.

Conflits sectaires en Egypte: moyens d’affaiblir l’état égyptien

L’Egypte est dirigée par une junte militaire contre-révolutionnaire. Malgré la reprise de confiance en soi du peuple égyptien, le vieux régime est toujours en place. Toutefois, ses fondations sont de plus en plus fébriles à mesure que le peuple égyptien devient plus radical dans des exigences. Tout comme dans l’ère Moubarak, le régime militaire du Caire autorise également le sectarisme à se développer à travers le pays dans un effort de créer une division dans la société égyptienne. Au début 2011, quand le peuple égyptien a pris d’assaut les bâtiments gouvernementaux, des document secrets furent découverts qui montra que le régime était derrière les attaques contre le communauté chrétienne d’Egypte.

Récemment, de soi-disant extrêmiste salafistes ont attaqué des minorités égyptiennes incluant des chrétiens, mais aussi des musulmans chi’ites. Les chefs et activistes égyptiens des communautés Copte et Chi’ite montrent du doigt la junte militiaire du Caire, Israël et l’Arabie Saoudite. La junte militiare égyptienne, Tel Aviv et la maison des Saouds sont tous parties prenantes d’une alliance inquiétante. Ce groupe est la colonne vertébrale de la structure impérialiste américaine dans le monde arabe. Ils sont dépendant de Washington. Ils ne prévalent que dans la mesure où les Etats-Unis demeurent dominants dans l’Asie du Sud-Ouest et en Afrique du Nord.

Les Al-Saouds œuvrent maintenant avec Washington en Egypte pour établir un gouvernement islamique supposé. Ceci s’opère à travers le financement et l’aide apportés par la maison des Saouds à des partis politiques. Les nouveaux mouvements soi-disant salafistes sont des exemples primordiaux de ceci. Il apparaît également que la confrérie des Frères Musulmans ou du moins quelques branches de celle-ci aient été soudoyées.

L’alliance israélo-saoudienne  et les politiques de la division


Les liens de la maison des Saouds et Tel Aviv sont devenus de plus en plus visibles et envahissants depuis ces récentes années. Cette alliance israélo-saoudienne existe au sein d’un contexte d’une alliance Khaliji-Israël plus vaste. L’alliance avec Israël est formée à travers une coopération stratégique entre les familles régnantes saoudiennes et les royautés arabes du golfe persique. Ensemble, Israël et les familles dirigeantes Khaliji forment une ligne de front pour Washington et l’OTAN contre l’Iran et ses alliés régionaux. L’alliance agit également pour Washington à déstabiliser la région. Les racines du chaos en Asie du sud-ouest et en Afrique du Nord sont avec cette alliance Khaliji-Israël.

En accord aves les Etats-Unis et l’Union Européenne, c’est cette alliance formée par Israël et les chefs Khaliji qui a œuvrée à créer des divisions ethniques entre les Arabes et les Iraniens, des divisions religieuses entre les musulmans et les chrétiens et des divisions confessionnelles entre les sunnites et les chi’ites. C’est la politique de division ou “fitna” qui a aussi servie a maintenir les familles régnantes Khaliji au pouvoir et Israël à sa place. Israël et les familles régnantes Khaliji ne pourraient pas survivre sans la fitna régionale.

La maison des Saouds et Tel Aviv sont les auteurs de la division Hamas-Fatah et de la rupture de Gaza avec West Bank, Ils ont œuvré ensemble en 2006 durant la guerre contre le Liban avec un objectif, celui d’écraser le Hezbollah et ses alliés politiques. L’Arabie Saoudite et Israël ont également coopéré à la propagation du sectarisme et de sa violence induite au Liban, en Irak, dans le golfe persique, en Iran et maintenant en Egypte.

Israël et les monarchies Khaliji servent Washington et son projet ultime de neutraliser à terme l’Iran et ses alliés, ainsi que toute forme de résistance contre les Etats-Unis en Asie du sud-ouest et en Afrique du Nord. C’est pourquoi le pentagone a armé lourdement Tel Aviv et les royautés Khaliji. Washington a aussi élaboré un bouclier de missiles pointé sur l’Iran et la Syrie en Israël et dans les nations arabes du golfe.

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Iranophobie

L’alliance entre les familles Khaliji et Israël a été instrumentale pour créer une vague d’iranophobie dans le monde arabe. L’objectif ultime de cette iranophobie est de transformer l’Iran aux yeux de l’opinion publique arabe en un ennemi des peuples arabes, en cela distrayant l’attention des vrais ennemis du monde arabe, à savoir les puissances néo-coloniales qui occupent et contrôlent les territoires arabes.

L’iranophobie est une opération psychologique (psyop), un instrument de propagande. L’objectif stratégique est d’isoler l’Iran et de redessiner le paysage géopolitique de l’Asie du sud-ouest et de l’Afrique du nord. De plus, l’iranophobie a été utilisée par les familles Khaliji, des Emirats Arabes Unis à l’Arabie Saoudite au Bahreïn, comme un prétexte à la répression de leurs propres peuples qui demandent des libertés fondamentales et des droits démocratiques dans ces royautés.

L’alliance du 14 Mars au Liban, qui est un ramassis de clients américano-Khaliji et d’alliés d’Israël, a aussi utilisé l’iranophobie et la “politique de la division” pour essayer d’attaquer le Hezbollah et ses alliés politiques au Liban. Là encore l’objectif est d’affaiblir de de minimiser les liens libano-iranien et libano-syrien.

L’alliance du 14 Mars, spécifiquement le “Mouvement pour le futur” contrôlé par Hariri, a importé au Liban les combattants soi-disant salafistes du Fatah Al-Islam avec l’objectif de les voir attaquer et combattre le Hezbollah. Le mouvement pour le futur a aussi eu un rôle dans le projet israélo-américano-saoudien de déstabiliser la Syrie et ainsi de l’éliminer du bloc de la résistance.

Article original en anglais : The Secret Wars of the Saudi-Israeli Alliance

Traduction : Résistance 71


Mahdi Darius Nazemroaya
est un spécialiste du Moyen-Orient et de l’Asie centrale. Il est un chercheur associé au Centre de Recherche sur la Mondialisation (Mondialisation.ca)

5 mai, 2011

Ighilahriz: j’ai vu des photo prouvant que

Yacef Saadi et Drif Bitat étaient des délateurs

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Louisette Ighilahriz, 75 ans, ancienne combattante torturée durant la guerre de libération nationale, a durement répliqué ce mercredi 4 mai aux accusations portées contre elle par Yacef Saadi, responsable militaire à l’époque de la Zone autonome d’Alger

« Plus d’un demi‑siècle après, M. Yacef Saadi à travers des propos ignominieux, insupportables, insultants et diffamatoires me dénie aujourd’hui le droit de Moudjahida. A-t-il le droit, l’autorité ? », s’est-elle interrogée lors d’une rencontre avec les journalistes à la maison de la presse Tahar Djaout.Dans une conférence-débat sur un documentaire, « Fidaiyett » (combattantes), Yacef Saadi a affirmé ne pas connaître Louisette Ighilahriz. « Elle n’était pas parmi les poseuses de bombes. Et elle n’a pas milité aux côtés de Said Bakel. Said était avec moi, il me l’aurait dit. Je n’ai connu Louisette Ighilahriz qu’après l’indépendance », a-t-il soutenu. Il l’a défiée de montrer des traces de balles sur son corps en l’accusant de vouloir la célébrité.Aujourd’hui, Louisette Ighilahriz a rappelé son parcours qui a commencé avec la grève des lycéens en 1956, ensuite celle des commerçants en 1957 (son père était boulanger à Alger). « Mon père a été arrêté. Moi, j’ai adhéré au réseau de renseignement du FLN. Les réseaux de la Casbah étaient très surveillés. Il fallait transférer certains responsables tels que Said Bakel et Hassan Guendriche pour desserrer l’étau. En août 1957, ma sœur Malika a été arrêtée ainsi que Bakel, Guendriche, Rachid Ferahi et Zahia Taghlit. Le 15 août, les militaires étaient venus m’arrêter, j’ai immédiatement rejoint le maquis du côté de Hamam Elouane-Birtouta », a-t-elle dit.Louisette Ighilahriz a rejoint la zone 2 de la wilaya IV (centre du pays). Après un accrochage fin septembre 1957, Louisette Ighilahriz a été grièvement blessée. « Ils m’ont soignée sommairement et m’ont transférée à la 10e DP. J’y suis restée du 1er  octobre jusqu’au 15 décembre 1957. C’était l’enfer. J’ai subi « la question ». C’était tellement dur que je réclamais la mort. L’officier Graziani, qui parlait bien arabe, m’a dit : pourquoi tu luttes ? Il m’a montré la photo de Yacef Saadi et de Zohra Drif en train d’écrire. Il m’a dit : ils se portent bien ! », a-t-elle révélé. Selon elle, Yacef Saadi et Zohra Drif avaient dit aux officiers plus qu’il n’en fallait sur les réseaux de la guerre de libération.Louisette Ighilahriz a été ensuite emprisonnée à Barberousse, à El Harrach puis en France (Amiens, Toulouse, Ajaccio, etc.) Elle a rappelé que la plupart des membres de sa famille ont été arrêtés. « J’ai eu un parcours tumultueux. J’ai fait mon devoir », a‑t‑elle confié. Elle s’est interrogée sur les raisons qui ont poussé Yacef Saadi à tenir des propos hostiles à son égard. « Considère‑t‑il la réalisation du documentaire, « Fidaiyett » comme un empiètement sur son monopole sur la narration historique autour de la guerre de libération nationale dans la zone autonome d’Alger ? Considère‑t‑il cette zone comme son territoire privé ? N’y a-t-il pas eu des failles, des opacités et des zones d’ombre dans le parcours de certaines personnes ? », s’est-elle demandée.Elle a estimé que certaines personnes ont été prises de panique après l’engagement de procès contre des généraux tortionnaires français. Yacef Saadi doit, selon elle, aller jusqu’au bout de ses allégations. « Je n’irai pas jusqu’à me déshabiller devant l’assistance pour le confondre. Mais plus que jamais, je le somme de revenir sur son égarement, de se démettre de son statut de sénateur qui l’abrite sous le manteau de l’impunité parlementaire. S’il ne démissionne pas, il ne sera qu’un lâche ! », a-t-elle lancé avant d’ajouter : « Sois un homme ! Yacef ! Ne te cache pas, sors et viens en face de moi ».Elle a révélé avoir des documents qui seront remis à la justice lors d’un procès qu’elle envisage d’intenter contre Yacef Saadi. Intervenant lors des débats, Fettouma Ouzzegane, ancienne combattante, a accusé Yacef Saadi de n’avoir été qu’un portier durant la guerre de libération nationale. « Il a été retourné par les services suisses et français. La chance qu’il a eue est qu’il était entouré de vrais hommes, de véritables héros. On ne lui faisait pas confiance », a-t-elle accusé.Ennahar/ TSA

20 avril, 2011

UN TRAVAIL, UN EMPLOI, UN LOGEMENT, DES PAPIERS !
C’EST UN DROIT POUR TOUS !

 

 dans politique ManifContreExpulsions120311

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Un peuple qui en opprime d’autres ne saurait être libre !

La Révolution bourgeoise de 1789 a écrit sur le fronton des mairies « Liberté, Egalité, Fraternité », mais l’époque de la bourgeoisie révolutionnaire est finie. Napoléon a rétabli l’esclavage, au 19ème la bourgeoisie française a colonisé l’Afrique, les africains ont été enrôlés parfois de force dans les deux boucheries impérialistes, les deux guerres mondiales. Ils se sont battus pour leur indépendance mais les élites locales ont remplacés les colonisateurs qui les avaient formés à leur image. Elles ont réduit leur peuple à la misère, empochant l’argent de leurs maîtres, devenant leurs « chiens de garde ».

Pour fuir les « seigneurs de la guerre » et les dictateurs au service de la lutte entre les impérialistes pour le partage du gâteau, pour survivre et faire survivre leurs familles, ils ont bravé tous les dangers, payé très cher leur voyage afin d’arriver sur le sol pour lequel leurs ancêtres avaient versés leur sang. Mais quand arrivèrent sur l’autre rive, sans papiers, ils furent obligés d’accepter n’importe quel travail à n’importe quel prix. Ils devinrent la proie des marchands de sommeil sans scrupules qui leur ont dit : « si tu n’es pas content retourne chez toi » ! Ils sont « les parias de la Terre » comme l’a écrit Franz Fanon, les esclaves modernes traqués par les flics de l’Etat policier.

Mais trop, c’est trop ! Ils n’acceptent plus d’être traités comme des citoyens de seconde zone et luttent comme leurs frères de classes nés dans le pays contre l’exploitation et l’oppression. Ils exigent un logement décent, des papiers pour pouvoir travailler comme tout le monde, avoir les mêmes droits que tous les travailleurs de ce pays.

Ce sont les travailleurs qui créent les richesses accaparées par une minorité exploiteuse.

Il n’y a qu’une classe ouvrière, c’est ce qu’a reconnu la Commune de Paris en 1871, où l’immigré combattait au côté de l’ouvrier parisien sur les barricades pour la république des travailleurs. Le pays où les travailleurs vivent et travaillent, c’est leur pays. Ils doivent avoir les mêmes droits.

Ces droits au travail, au logement, aux papiers sont refusés aux expulsés de la tour Balzac à la Courneuve.

Lutter pour leurs droits, c’est lutter pour les nôtres. Nous sommes tous dans la même galère ici en France et dans les pays d’où viennent nos frères de classe.

C’est pourquoi nous appelons les travailleurs de la Courneuve et alentours ainsi que les universitaires à rejoindre le comité de soutien et de lutte.

 

Le 18 avril 2011, la préfecture n’a pas voulu prolonger la prise en charge des expulsés.

 

Ils ont dû quitter leurs chambres d’hôtels avec leurs bagages pour s’installer sur la place de la Fraternité. Ils occuperont jusqu’à ce qu’ils obtiennent un relogement.

 

Nous appelons à soutenir les occupants de la place de la Fraternité, par toutes les formes.

 

Un logement c’est un droit !

 

Exigeons un logement pour tous !!

 

Contre les expulsions, RESISTONS !!!

Comité de Soutien et de Lutte – la Cause du Peuple 93


18 avril, 2011

 


 

Algérie:Le temps des réformes

Algérie Libre

 

«Le ciel peut faire des dévots, le Prince fait des hypocrites». Montesquieu Il y a des symptômes qu’il est préférable de voir et d’analyser. Et lorsque des annonces sont faites par le premier magistrat du pays, qui le fait savoir ici et à nombre de visiteurs étrangers de taille, il est tout aussi préférable de les entendre, d’en tenir compte et essayer d’anticiper ou du moins de ne pas sombrer dans le pathos. L’Algérie est grosse de changement ou de moins aspire à des réformes politiques qui ne peuvent être remplacées par des gains sociaux, des augmentations de salaires et des crédits dont la plupart feront perdre un peu de temps et ne seront jamais, pour beaucoup, remboursés. M. Bouteflika, fidèle à sa démarche héritée depuis longtemps, ne se presse pas tout en allant le plus vite possible vers ce qui est, à l’évidence inéluctable, quoique disent, en se contredisant, les formations d’une majorité qui tantôt apparaît comme un parti unique, lorsqu’il s’agit de soutenir et de commenter le programme présidentiel, tantôt comme une monture à trois chevaux qui tirent chacun dans une direction ou plutôt tâtonnent au petit bonheur. Le MSP, plus «démocrate» que ses deux alliés, demande au président d’aller plus vite, d’ouvrir la pratique politique et les médias lourds, en ayant sa propre vision de l’espace et des missions des assemblées élues. Ce qui est un programme à part entière, différent des procédés et procédures de ladite alliance. Les choses se compliquent lorsque le FLN et le RND prennent, à la manière du crabe, leurs distances avec la rébellion de A. Soltani. Celui-ci ne quitte pas l’alliance et place ses cadres dans une position acrobatique dans laquelle le citoyen ne sait plus si c’est du lard ou du cochon. Le chef du RND estime que le pays ne vit aucune crise, aussi minime soit-elle d’ordre politique, mais serait partant pour des réformes, y compris une révision profonde de la Constitution. Est-ce une position «sociale» ou tout simplement politique venant d’un chef de parti et Premier ministre qui plus est? Le FLN qui a de la suite dans les idées a installé un think tank avec à sa tête Boudjemâa Haïchour, et attend de voir venir, en protégeant ce qui peut l’être, d’un passé révolu. Le président boit du petit lait et doit regarder d’un œil amusé, un tantinet moqueur, des formations qui ont la seule vocation de soutenir ses projets, se perdre en conjectures et pour certains prendre des risques, refuser une éventuelle constituante qui introduirait un facteur de rassemblement, évoquer l’identité nationale dans le style Sarkozy, ne pas traduire devant la justice «ceux qui veulent brûler l’Algérie», etc. L’administration pare au plus pressé, gère des conflits qui ne se comptent plus mais qui «arrosent» de plus en plus, des catégories qui ne se ressemblent pas mais se suivent à chaque concession qui ne règle rien sur la durée. Jamais l’Algérie n’a connu autant de mouvements sociaux, de troubles (routes coupées, APC coupées ou détruites, affrontements pour des bidonvilles, universités en ébullition…) et vu un effacement des plus retentissants de l’UGTA qui ne peut même plus jouer au pompier, devant l’ampleur des revendications, des demandes et des octrois. Si l’Algérie n’est pas condamnée à suivre les exemples tunisien, égyptien ou yéménite, parce que les populations refusent, pour la majorité, la violence, l’affrontement et éventuellement toute ingérence, il y a des réformes urgentes, profondes systémiques à réaliser dans le rassemblement le plus large. Le champ politique (pouvoir et opposition), l’ensemble des opérateurs économiques (privés et publics), les acteurs de la Culture, les ONG et les associations représentatives (à l’exclusion des appendices qui émargent, qui prouvent depuis toujours leur absolue inutilité), les personnalités politiques, industrielles et tous les experts ont du travail, beaucoup de travail. Au-delà les labels, des monopoles politiques, dans le respect de tous et des secteurs d’activité, il est tout à fait possible pour les Algériens de construire l’avenir ensemble. Un pacte national, un gros «cahier des charges», négocié en dehors de la rue, mettraient noir sur blanc, des consensus codifiés dans un calendrier. Les réformes politique, institutionnelle, agricole, industrielle, médiatique, celles de l’université, de la santé, de l’enseignement et d’autres chantiers peuvent être prises à bout de bras, dans la négociation franche et sereine, sans exclusion ni stigmatisation.

Bien entendu «un front national» qui fédère, peut être considéré comme une douce rêverie par de gros intérêts pointés si souvent par l’Exécutif, par ceux qui estiment que le pouvoir est un bien personnel, légitime qui ne saurait être objet d’une quelconque participation extérieure à l’alliance de trois, ni soumis aux règles de l’alternance, au jeu des compromis porteurs et à l’inclusion des talents, des intelligences et des compétences.

Ce qui se passe, chaque jour, dans le pays démontre indiscutablement qu’il faut de vrais changements avec les Algériens. Ces derniers, comme tous les peuples, ne demandent qu’à être informés, cultivés, politisés, éduqués, respectueux des lois et des institutions, ambitieux pour le pays et l’avenir de leurs enfants. Pour cela, il faut attaquer les maux à la racine, dès les crèches dont le nombre est ridicule, dans la légitimité et la légalité des institutions représentatives qui ne doivent rien à voir avec l’achat et la vente des postes. De vrais syndicats seraient les partenaires et le vis-à-vis responsable des pouvoirs publics pour que la rue soit une exception et non plus la règle, désormais admise. Les petites mesurettes, la perte du temps que l’on croit gagner, l’attrait forcené de la rente, l’autoritarisme, la répression et la stigmatisation des esprits libres et critiques ont démontré leur nocivité pour le pays. Il est temps de passer à autre chose, au temps des réformes.

 

 

par Abdou B.Q O

15 avril, 2011

 

Les armées arabes, à quoi servent-elles ?

 

Le sommet réunit 14 chefs d'Etats, sur les 22 que compte la Ligue arabe. [Keystone]

Les révoltes démocratiques dans le monde arabe posent la question de la raison d’être des armées arabes, de ce qu’elles représentent réellement et de l’utilité de leurs budgets.

 

On peut dire que ces armées n’ont pas brillé dans les guerres qu’elles ont menées. Aucune armée arabe n’a remporté une guerre dans un conflit régional. La guerre Irak-Iran s’est terminée sans vainqueur ni vaincu. L’armée yéménite n’a pas pu résister, fin 1995, à l’armée du tout jeune État de l’Érythrée envahissant, à la surprise générale, les îles yéménites de Hanish. Dans les conflits régionaux, seul un acteur infra‑étatique, en l’occurrence le Hezbollah, a malmené l’armée israélienne. Mais force est de reconnaître qu’aucune armée arabe régulière ne peut remporter une guerre contre Israël en raison de son alliance stratégique avec les États‑Unis : toute défaite d’Israël est exclue, c’est en substance l’engagement américain (et occidental) à l’égard de la sécurité d’Israël.

 

Nombreux sont les États arabes, ceux du Golfe tout particulièrement, qui ont des armées dotées d’armements ultramodernes. Mais lorsque l’heure de vérité sonne (guerre du Golfe par exemple), c’est le parapluie américain qui les protège d’où l’interrogation sur leur raison d’être et sur leurs budgets pharamineux. Puisque ces États sont protégés par le parapluie militaire des États‑Unis et abritent leurs bases militaires pourquoi dépensent‑ils autant d’argent pour des armées qui ne servent pas ?

 

En fait, la mission réelle qui est leur est assignée est la protection des régimes en place et non celle des États. C’est donc une sorte de corps de police qui a pour nom armée. Mais cela n’explique pas pourquoi elles sont autant équipées, car la répression de la population locale n’a pas besoin d’armements sophistiqués, même si le cas du régime libyen semble indiquer le contraire, mais est‑ce une exception qui confirme la règle ? 

 

En réalité, cela peut s’expliquer par deux raisons. D’abord, une armée bien équipée est une question de prestige et, théoriquement, de dissuasion. On joue aussi sur les perceptions des autres indépendamment de la réalité de la préparation des forces et de leurs capacités d’action et de réaction. Ensuite, un certain nombre de contrats d’achats d’armements relèvent plus de contrats de complaisance, pour aider des amis au pouvoir en Occident notamment, que pour répondre à des besoins réels au plan opérationnel.

 

Quant aux autres pays, ils peuvent être classés en deux catégories. La première est celles d’États ayant une alliance stratégique avec les États‑Unis mais qui s’arment tout de même et construisent de réelles forces armées. C’est le cas tout particulièrement du Maroc et de l’Égypte dont chacun à ses propres considérations sécuritaires et perceptions de la menace. L’armement du Maroc est déterminé par le conflit du Sahara occidental et par la relation avec l’Algérie. Quant à l’Égypte, elle a une conception stratégique véritablement régionale : elle regarde notamment l’Iran, et de moins en moins Israël et la Turquie. Mais l’Égypte n’a pas les moyens de sa politique, d’où son recul sur la scène régionale.

 

La seconde catégorie est celle d’États n’ayant pas d’alliance stratégique avec les puissances étrangères et qui poursuivent une politique de sécurité nationale indépendante des parapluies étrangers et une politique d’armement soutenu. C’est le cas notamment de la Syrie, de l’Algérie et de la Libye (après la levée de l’embargo et avant la révolte). L’armement de l’Algérie est aussi lié à la relation avec le Maroc et celui de la Syrie aux relations avec Israël et la Turquie.

 

Toutefois, ces facteurs régionaux, arabes et moyen‑orientaux, n’expliquent pas tout. Ils peuvent même se révéler être l’arbre qui cache la forêt. A partir du moment où ces armées ne peuvent remporter de guerres au plan régional, elles deviennent de facto un fardeau économique (budget militaire colossal) et politique (outil de répression en cas de révoltes).

 

Faibles face à l’ennemi extérieur, ces armées devaient logiquement se révéler fortes, ou du moins à la hauteur, pour réprimer des révoltes internes. Or, beaucoup d’entre elles ont montré leur incapacité à agir sur le cours des événements. A Bahreïn, c’est aux forces étrangères, saoudiennes en particulier, qu’on a fait appel pour réprimer la révolte populaire. Dans les autres pays, pour faire face aux révoltes, soit l’armée soit prend ses distances par rapport aux présidents précipitant leur chute (Tunisie), soit elle implose (Libye et plus au moins Yémen), même si en Libye il est difficile de parler réellement d’une armée.

 

L’état de déliquescence des armées arabes, révélée par les révoltes actuelles, explique en partie, l’absence de coups d’État dans le monde arabe ces dernières années : aucune armée n’est intervenue pour rectifier la trajectoire autoritaire du régime. Cela invalide aussi des analyses sur la puissance des armées et l’importance de leur arsenal. Des analyses destinées à amplifier la menace de ces armées pour justifier l’intervention étrangère (Irak) ou tout simplement à les empêcher de s’armer…

 

Mais tout est relatif car même avec cette déliquescence, ces armées demeurent un acteur majeur de ces crises : de par leur positionnement vis‑à‑vis des révoltes, elles scellent le sort des dirigeants (Ben Ali en Tunisie), elles leur permettent une sortie plus au moins acceptable (Moubarak en Égypte) ou elles leur permettent de gagner du temps (Ali Saleh au Yémen).

13 avril, 2011

Des espoirs com(me) promis ?

  dans politique

Dur, dur de réussir une campagne électorale en ces temps de suspicion et de ras-le-bol ! Pour le citoyen blasé qui en a vu d’autres, les flots de paroles débités par les candidats à la présidence de la république est un refrain archiconnu où la démagogie figure en bonne place. Surtout quand ces candidats répètent à tout bout de « chant » qu’ils parlent… sans démagogie aucune.

 

Chacun des concurrents prétend détenir la panacée qui sortira le pays de la crise et, partant, apporter au citoyen le bonheur tant espéré. Chacun y va de son slogan et de ses tirades pour convaincre ou vaincre les…

 

Mais les compatriotes et les concitoyens, qui sont loin d’être des convaincus, n’ont pas manqué de relever ce qui suit :

 

- Les candidats disent que la démocratie est une longue marche, alors qu’eux, se sont déjà lancés dans une course effrénée pour avoir le « Koursi » ! Une seule pensée les taraude : « Cours si… tu veux gagner ! »

 

- Les candidats dénoncent tous la langue de bois, alors qu’eux, pour écarter leurs adversaires, n’hésitent pas à utiliser la langue… de Boa.

 

- Les candidats disent tous qu’ils pensent à demain, alors qu’eux, songent plutôt à embaumer et à… panser à deux mains pour avoir aujourd’hui.

 

- Les candidats demandent cyniquement aux électeurs de leur accorder du crédit, alors qu’ils savent bien que le pauvre citoyen pauvre ne sait plus où donner de la… dette.

 

- Les candidats prétendent avoir trouvé la meilleure voie pour le pays, alors qu’en réalité, ce qui les intéresse c’est plutôt la voix de l’électeur qu’il réclame à haute voix.

 

- Les candidats, s’adressant aux femmes, parlent de la réalité de la mère alors que la citoyenne, elle, nage toujours dans l’amère réalité.

 

Oui, depuis toujours on a pris les voix des électeurs ; oui, depuis toujours on a dit aux citoyens que c’est le Peuple qui est vraiment Élu (cubration) ; Oui, depuis toujours on a dit, on a redit, sans rien dire ;

 

Depuis l’indépendance, le pays a connu six chefs d’état. Cette fois sera-t-elle la bonne ? Sept fois ? Peut-être...

poste par iris samy

13 avril, 2011

Marche réussie des étudiants à Alger Un camouflet pour le pouvoir et une leçon pour l’opposition

http://www.leparisien.fr/images/2011/04/12/1404955_photo-1302608339143-1-0_640x280.jpgLes étudiants ont réussi ce mardi 12 avril à briser un tabou : celui d’organiser une manifestation pacifique de protestation dans la capitale. Au delà de l’exploit – ce n’était pas arrivé depuis la marche des aarouch en 2001 – cette manifestation apporte le camouflet le plus cinglant aux autorités.

 

Depuis des années, le pouvoir interdit les marches à Alger sous prétexte qu’elles risquent de porter atteinte à l’ordre public et à la sécurité dans la capitale, notamment à cause du terrorisme résiduel dans le pays. Même lorsqu’il a décidé de lever l’état d’urgence en février dernier, le gouvernement a maintenu cette interdiction de principe des marches à Alger. Les militants de la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD) et autres chômeurs en ont fait les frais.

 

Aujourd’hui, même si quelques affrontements ont eu lieu entre les forces de l’ordre et les manifestants, les étudiants ont montré que l’on peut organiser une manifestation à Alger sans dérapages. Sans qu’elle ne dégénère en émeute. Évidemment, l’absence de groupes de « jeunes patriotes » venus provoquer les manifestants a sans doute aidé à ce que le calme règne à peu près tout au long de la marche. Les étudiants ont montré leur maturité en mettant en place un service d’ordre, qui a fait tampon à plusieurs reprises entre les cordons de police et les autres manifestants. A partir d’aujourd’hui, les autorités auront plus de difficultés à justifier l’interdiction des marches à Alger par des raisons de sécurité.

 

L’autre enseignement s’adresse cette fois aux autres forces sociales et politiques qui tenteront à l’avenir d’organiser des manifestations. Les étudiants ont fait la preuve que le nombre, la détermination et l’organisation prennent le dessus sur les obstacles dressés par les autorités contre les marches. Ceux qui accusent le dispositif policier d’être responsable de l’échec des marches devront dorénavant trouver une autre excuse.

poste.par iris samy

12 avril, 2011

 

La situation humanitaire des harragas « migrants » tunisiens en Italie et France s’est fortement aggravée.

 

 

 

harraga

Sans ressources, sans nourritures et sans documents
officiels (près de 90% n’ont pas pu conserver leurs passeports) ils se
trouvent livrés à eux même sans possibilité de prendre les transports.
Cette situation catastrophique a été crée par l’attitude scandaleuse du
gouvernement français qui refuse d’appliquer les accords qu’il a lui-même signés.
Après les rroms

le gouvernement français jette son dévolu sur les migrants tunisiens en bafouant même les accords de Schengen.
Les harragas sont harcelés par des spéculateurs mafieux qui leur demandent de
verser entre 150 et 600 euros pour traverser la frontière italo-française.
La F.T.C.R. demande aux autorités consulaires de faciliter l’octroi des
passeports aux nouveaux migrants arrivés de Lampedusa et de les exonérés de
la taxe sur les passeports de 60 euros.
La F.T.C.R. dénoncent à nouveaux les mesures illégales prises par le
gouvernement français contre les migrants tunisiens titulaires d’un document
légal de séjour prévu par la législation européenne. Certains immigrés
souhaitent repartir en Tunisie mais ne peuvent disposer des aides mises enplace.
La F.T.C.R. est en contacte avec les autorités consulaires tunisiennes à Gennes, Nice et à Paris pour faciliter l’aide aux migrants tunisiens. Les mesures prises par les autorités italiennes tardent à se concrétiser, le premier rendez vous est fixé au 18 avril 2011.
La F.T.C.R. demande que le statut avancé en cours de négociation entre la
Tunisie et l’Union Européenne comporte obligatoirement une clause garantissant
la liberté de circulation pour les citoyens tunisiens.
La F.T.C.R. lance un appel aux forces démocratiques françaises et italiennes
pour un grand rassemblement à la frontière italo-française pour garantir le
droit des migrants tunisiens et mettre fin aux harcèlements policiers et aux
mesures illégales du gouvernement français.

MALGRE LES PROTESTATIONS LE RAPATRIEMENT FORCE DES HARRAGAS CONTINUE A
LAMPEDUSA
La délégation de la F.T.C.R. et l’association membre RISOM nous informe que
Suite a une mascarade par laquelle les autorités ont essaye de faire croire
qu’il a été procède a une reconnaissance et a un examen individuel des
rapatries près  de 80 migrants ont été placé dans un avion sur
l’aéroport de Lampedusa en partance vers la Tunisie. Il a été  pourtant
établi de manière incontestable qu’il n’en rien : Le vice consul Walid
Hajem s’est contenté de faire une visite éclaire au centre sans prendre la
peine d’entrer dans la salle où étaient retenus les rapatriés ; il n’a
donc pu en reconnaitre formellement aucun. D’ailleurs les rapatriés
n’ayant pas rencontré d’autorités consulaires  étaient persuadés
qu’il n’allait pas être rapatriés et sont monté dans l’avion tranquillement.
Nous sommes d’autant plus troublé que le vice consul tunisien était accompagné par un homme d’affaire s’appelant Sami Trabeslsi de Palerme dont les liens obscures avec le pouvoir de l’ancien dictateur Ben Ali et le consulat Palerme et les milieux d’affaires siciliens sont depuis plusieurs
d’années dans les conversation des tunisiens du sud de l’Italie.
Ulcérés par l’attitude des autorités italiennes et tunisiennes les
tunisiens de Lampedusa se son révoltés et ont brulé le centre de rétention.
Pour contacter notre délégation : Omeyya Seddik 0039 3496741014
pour la FTCR le président Tarek BEN HIBA POINT DE VUE DU RD Maintenant que les choses sont claires, votre organisation, cher Tarek, doit joindre ses efforts pour trouvre les vraies solutions chez nous et non ailleurs où nos enfants seront toujours les mal venus!

par. Tarek BEN HIBA

11 avril, 2011
 

 

 


Un tyran est mort avant même de commencer à régner !

 

 dans politique istockphoto_51703-blue-iris-in-glass-02

 

Les morts ne peuvent pas changer.
Ils ont gâché toutes les chances qui étaient passées
Pendant qu’ils calculer combien ils pouvaient gagner
Et combien il faudrait tuer
Pour garder le pouvoir qu’ils avaient usurpé.Pour fructifier nos richesses et fortifier notre sécurité
Nous avons crée un laboratoire spécialement dédié
À la destruction de tout ce qui pourra nous gêner
Dans notre ascension vers les cimes élevées
Ces cimes où nous pouvons respirer l’air frai et purifié

Un mensonge de cinquante ans doit être respecté
Sinon ceux qu’ils l’ont semé ne pourront plus rien récolter
Nos mensonges ont été gracieusement rémunéré
Nous ne pouvons les lâcher et s’en séparer
De peur de gouter aux affres de la pauvreté

Nous avions massacré, torturé et assassiné
Dans le silence lourd et chaud de l’été
Dans la nuit froide de l’hiver de chaque année
Dans les villes, les villages et les forêts
Tout le monde savait mais personne n’avait témoigné

Nous ne pouvons pas accepter de céder
Cette gloire dont nous sommes enrôlés
Tout ces titres et toutes ces noblesses que nous avions usurpés
Tout ces milliards de dollars que nous avions amassés
Et, cette belle constitution que nous avions maintes fois violé

Nous ne pouvons pas dissoudre cette assemblée
Qui vote sans chercher à critiquer ou à rejeter
Ces lois que nous cessons de copier et ou d’importer
De ces pays avec lesquels nous avions crées des liens d’amitiés
À condition de faire tout ce qu’ils décideront de nous dicter

L’Algérie est cette belle princesse généreuse et bien dotée
Elle ne pourra s’offrir qu’à ceux qui acceptent de la maltraiter

Les prétendants sont nombreux mais rares sont ceux qui arrivent à l’approcher
Elles se donnent avec facilité mais comme la vie dans son carnet tout est noté
Nous l’avons trouvé, nous tétons son sein et nous n’arrivons pas à se contenter

Pourquoi changer ? Pourquoi effacer cinquante ans de tranquillité?
Pourquoi bouleverser cette situation qui nous a tant et tant comblé ?
Nous mangeons, nous buvons, nous dormons et nous f…r..q…. à satiété !
Nous n’avons jamais suer, nous n’avons jamais tellement penser
Nous avons mené la vie de ces rois qui avaient régné allongés !

Cinquante ans à téter le pétrole et â respirer le gaz de cette générosité
Que nous avions cru facile à consommer, à digérer et à évacuer
Cinquante ans à entasser les échecs et à avancer sans regrets
Car nous ne pouvions s’arrêter au risque que tout ce que nous avions volés
Apparaissent aux yeux de ce peuple que nous avions à jamais ignorés

Venez nous déloger de cette tour où nous sommes enfermés
Elle est devenue un lieu où le vice ne veut plus rien lâcher
Venez nous délivrer de ce pouvoir pervers qui nous a possédé
Récupérez votre bien avant que la destruction ne revienne pour tout emporter
Vous et nous et la survie de cette terre qui reste encore très convoitée

par _IRIS SAMY

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