Archive pour la catégorie 'M. Ouyahia !!!'

22 avril, 2011

 

le Premier Ministre et sa bande

Algérie : L'indécent bavardage d'un gouvernement dépassé

Cette parenthèse loufoque qui fait de vous le bavard politique le plus haï d’Algérie Après Bouteflika et Belkhadem bien sûr.

Monsieur Ouyahia ci-devant, Premier Ministre et/ou Chef du gouvernement, on ne sait pas, ou, c’est selon, commis obéissant des collines dominantes de la capitale, a lâché récemment, comme il lui plaît souvent, quatre superbes affirmations et, concomitamment,  quatre belles sottises dont se seraient exonérés même les stagiaires en poste de M. Bouteflika. Et comme le sieur Ouyahia s’affirme sans déférence et sans gêne, ne pas être un stagiaire reconnu de Bouteflika, ce qui devrait l’honorer, mais bien l’honorable correspondant de qui nous savons, du général 2M se dit-il dans les chaumières de Navarre. Il a donc eu l’inconfort  de rater la seule et très belle occasion politique de se taire. Visiblement, il est pressé comme bien d’autres de ses congénères et confrères du biberon dont on aura remarqué ces derniers temps l’agitation épistolaire dans les colonnes de la presse privée sur les thèmes invariants de la succession, du socialisme de la mamelle et de la Bagra étatique consentante. Et comme il a dit lui, le très distingué Ouyahia, dans le désordre, je vous cite donc ses phrases tardives après qu’il se soit muré dans un silence de nonne éplorée pendant de longs et douloureux mois de révoltes populaires. En ces temps-là de colères populaces par lui contenues, c’est à dire réprimées par la matraque et le sang, il faisait déjà le mort joyeux de la maison brûlée, attendant sans doute le départ de sa bande ou son chemin de Capoue. Il n’en aura eu ni l’un ni l’autre. Il a préféré parler maintenant, maintenant que le peuple fait la sieste avec la semoule offerte, régler des vieux comptes et se placer dans immédiat comme présidentiable potentiel et jetable à l’envie. Ce qui ne manquera pas de gonfler la gandourah de l’autre présidentiable ; le tatoué du Front ; le très peu fréquentable et non moins jetable, Belle Khadem.  C’est le vent social du moment qui l’ordonne et, surtout, selon les ordres de la haut, des collines casquettières  algéroises. Il n’y a pas de Président à vie, jure-t-il d’entrée, à la télévision étatique. Ah bon ! Et depuis quand camarade? Depuis l’exception remarquée et remarquable de M. Zeroual, le seul à avoir jeté le tablier de président, tous les autres dirigeants algériens, arabes et africains aspirent tous au mandat à vie. Voilà plus de vingt ans que M. Ouyahia mange et se nourrit de pouvoir sans s’en rendre compte et se projette toujours comme homme de pouvoir pour les décennies à venir. Mais qui donc a voté l’amendement qui instaure la présidence à vie ? Mais qui donc a justifié ce viol de la constitution ?

Suivez mon regard ; Boutef et Belle-khadem n’ont qu’à bien se tenir. Là, Si Ahmed est chez lui et bien assis dans un  semblant de conviction de paix sociale revenue et là aussi, le bougre, semble en être comblé et il le montre bien avec bruit et jubilation soulignés. J’arrive ! dit-il ; j’arrive ! La mer rouge ouverte à ses pieds, sans bâton ni Torah. Des beaux jours politiques l’appellent, dit-il, au destin national qu’il s’offre lui même! Du vrai culot. Pire peut-être que ceux de Bouteflika et de leurs employeurs communs. Son règne arrive enfin ! Croit-il. Il peut même en exulter et s’amender des frustrations politiques antérieures, à ce qu’en montre ses baves logorrhéiques de discoureur politique prêt, suggère-t-il, à pointer et à décoller en 2014. Pas avant. Qu’en disent alors ses chefs ? Rien pour le moment parce qu’il se dit toujours et encore qu’ils sont la grande muette. La grande absente aussi ? Pas sûr. Bouteflika est toujours et encore là ; même mort ou mourant, il sera là. Ses servants et servis nous le rappellent tous les jours ; ENTV en tête qui interdit toujours les voix qui ne disent pas le plus grand bien de Bouteflika. Mais qu’importe, Ouyahia a le temps et la jeunesse devant lui. Les bus roulent bien. Son argent coule toujours  et entre bien plus que jamais.  Son pouvoir de clerc régnant et vociférant à l’excès n’est plus menacé ni même censuré, pense-t-il à la place de son chef. Pas sûr. Ses chefs, même muets, parlent, ordonnent et décident toujours. Alors, se croyant peut-être libéré et soulagé, il parle haut et fort, tirant à vue sur tout ce qui bouge, toutes bretelles tirées vers le bas. Jamais vers le haut. Mais où sont donc passés ses chefs pour calmer ses ardeurs de candidat présidentiel pressé ? Ils sont ailleurs ; ils sont là où l’herbe est plus verte, plus fraîche, là où la rente et l’argent coulent à flot. Pas intéressant donc d’écouter les états d’âme et les tartufferies amusantes de M. OU YA-YA.  Son heure arrive enfin avec, en prime, un gros soulagement annoncé qui le conforte dans son fantasme actuel de prêt-à-présider ; il y croit le bougre ! Il ne sera pas du voyage des Benali ni des Moubarek. La fin des dictatures arabes ne le concerne pas, plus dit-il. Lui n’est qu’un sous-dictateur de service relevant de la petite rapine et des petits métiers de sous-traitants. Il tient bien le cap et, bien plus, la bourse, le fric de la Ripoublique. Il menace et dénonce les opposants partisans de l’alternance démocratique, comme un vrai chef d’un vrai pouvoir alors qu’il ne tient à rien et de rien sinon des ordres sergentiers des chefs de la crête et des collines politiques qui enserrent Alger. Bien tenues à ce jour. Il faudra bien en finir un jour avec cette tutelle permanente.  D’ici là, l’honorable président du RND, parti sorti de rien et de magouilles connues, peut toujours continuer à dire et dicter ses volontés par circulaires ad hoc et par circulantes de couloirs que personne n’appliquera en fin de compte. Ceci est bien connu. Ses supposés ministres gloussant déjà et tremblant de plaisir à la première idée de lui désobéir, eux, dont chacun ne sait travailler que pour sa seule hiérarchie, pour son seul vrai employeur, fut-il militaire, Tlemcénien, mafieux ou tout simplement les trois à la fois. C’est leur Algérie à eux, sale et pourrie par le haut, par le grade et la fonction supérieurs; cette Algérie-là, n’est pas la nôtre. C’est leur Algérie par eux pourrie et corrompue. Par vous et seulement par vous souillée, polluée et corrompue jusqu’à l’os. C’est votre Algérie dont je ne revendique strictement rien. Sinon, un jour peut-être, les procès et les châtiments attendus pour tous ces voleurs et voleuses qui ont pillé l’Algérie, Khalida, et pas seulement, en tête.