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5 avril, 2011

 

Soltani et le ticket d’entrée chez le général Toufik

Soltani et le ticket d’entrée chez le général Toufik

C’est un peu à cette guerre qu’on rencontre dans les mauvais polars, la « guerre aux mauvais fils », que nous invite aujourd’hui la caste au pouvoir en Algérie.  Ces enfants soudainement mutins, grossièrement impatients, fâcheusement présomptueux et qui, stimulés par l’absence d’autorité, bafouent les règles mafieuses de la succession, renversent les prééminences établies par la « famille » et revendiquent la place du caïd, ces bad boys qui rêvent de placer à leur tour leurs fauteuils dans le sens de l’histoire, ces insurgés ambitieux et présomptueux, il en pousse de partout. On apprend qu’à Batna trois personnes, dont un policier, ont été blessées dans des affrontements entre militants du Front de libération nationale (FLN) lors du renouvellement des instances de l’ex Mouhafada. « Et moi, et moi ? »  Diable ! Dans un système perverti, où l’on accède aux rangs les plus élevés non par le mérite mais par la connivence et la flagornerie, n’est-il pas du bon droit de chacun de se croire un destin ? On ira tous au paradis. Même Aboudjerra Soltani. Car l’anti-Al Pacino véritable, c’est lui. Le vrai bad boy Un lieutenant d’appoint recueilli par la famille pour les besoins de la politique-spectacle et qui a osé revendiquer le droit régalien de gouverner un jour. « Candidat en 2014 ? Oui, j’y pense ! », l’a-t-on entendu pérorer, accompagnant ses chmères de propos blessants pour la famille : « Il est inconcevable que l’Algérie fête ses cinquante ans d’indépendance avec la même mentalité, la même politique et les mêmes têtes. » (L’Expression du 22 mars)  Il est allé jusqu’à outrager le Godfather : « Les hommes politiques doivent prendre leur retraite à 70 ans »…

C’en fut trop. La guerre était déclarée. « Qu’il s’en aille », a décrété Ahmed Ouyahia, mercredi dernier. Soltani est banni par la « famille ». Sa faute est lourde : il a affiché une ambition interdite, une ambition réservée aux enfants légataires et à laquelle rien ni personne ne lui donnait droit.   Même pas le général Toufik. Avoir ses entrées chez le général Toufik  ne suffit pas. Il faut aussi savoir quel est son rang dans la queue qui mène chez le général Toufik. Selon que l’on s’appelle Ahmed Ouyahia, Aboudjerra Soltani ou Saïd Sadi, on dispose d’un numéro de ticket conforme au rôle qu’entend vous attribuer le régime dans la vaste parodie de pouvoir qu’il met en scène depuis cinquante ans. Et le rôle du sieur Aboudjerra Soltani était de donner l’illusion d’une structure pluraliste du régime en y occupant la case islamiste, comme Mme Hanoune occupe la case trotkyste et Saïd Sadi, naguère, la case démocrate laïque. A charge, ensuite, pour les journaux amis de donner une représentation médiatique d’une démocratie chimérique et aux députés amis de piquer de temps à autre, une de ces colères indispensables à la comédie générale.

Soltani n’a pas réalisé qu’il n’était, au mieux, qu’un feudataire du régime, c’est-à-dire un vassal privilégié, possédant certes un fief mais qui devait foi et hommage au seigneur suzerain.

Ainsi est bâti le système où il est devenu membre de « l’Alliance présidentielle » : on soupe à la même table que la noblesse dirigeante mais sur le pied commensal, c’est-à-dire en qualité de serviteur, soigneusement tenu à l’écart, mais toujours à portée de main. En échange des services rendus, l’écuyer a droit au privilège commensal qui le conserve  dans l’honneur des préséances dirigeantes, des « sauvegardes particulières » liées à l’honneur de servir le Roi, et qui le placent au dessus du milieu social dont il était issu. Il peut ainsi obtenir un chiffre inespéré de députés et même de ministres, bénéficier des avantages et de la considération de la famille et de quelques autres avantages insignes,  comme le droit à l’exemption, le droit de ne pas être soumis aux mêmes exactions que le commun des opposants, la censure par exemple, le droit de parler à la télévision, de tenir meeting, enfin tous ces insignes avantages qui forment la dignité commensale,  contrepartie dont le régime s’acquittait à l’égard de l’opposant-collaborateur afin qu’il puisse en recevoir un affectueux et assidu service.

Mais là s’arrêtent les droits.

Qu’avait-il donc, le sieur Aboudjerra Soltani à prétendre outrepasser son rôle d’écuyer et empiéter sur celui des vrais héritiers ?  Oh, il a conscience du privilège commensal et ne veut surtout pas d’une démocratie qui le pousserait hors de la table. Il tient à la soupe commensale. L’Assemblée constituante qui mettrait tout à plat ? « Nous sommes contre cette idée. Nous ne voulons pas retourner à 1963. Nous ne voulons pas ruiner les acquis des Algériens et retourner cinquante ans en arrière. Nous voulons avancer et non pas reculer.» Pas folle, la guêpe, sauf qu’elle a des dents longues !.

Il a commencé à les montrer en 2009 déjà , rêvant tout haut du poste de Premier ministre. «Je ne fuirai pas mes responsabilités. Je dirai oui si le Président Bouteflika me le demande», a –t-il laissé tomber, le 27 juillet, devant l’université d’été des jeunes militants de son parti, à Birkhadem.
Le chef de l’Etat ne l’a pas contacté, mais qu’à cela ne tienne.  Un mois plus tard, le 29 août 2009, Aboudjerra Soltani révèle au quotidien Asharq el-Awsat qu’il s’était fixé comme objectif la conquête du pouvoir en 2012. «Vous savez, cette année-là (2012 Ndlr) coïncidera avec le 50e anniversaire de l’Indépendance du pays. Nous avons toujours prédit qu’il nous faut au moins un demi-siècle afin que le flambeau de la génération qui a libéré le pays transmette le pouvoir à la génération de l’Indépendance. Nous avons coché cette date parce qu’elle coïncide avec le 50e anniversaire de l’indépendance du pays. Et nous représentons justement cette génération et ses préoccupations futures.»
Belkhadem et Ouyahia sont pour l’interdiction des marches dans la capitale? Lui est « pour l’autorisation des marches pacifiques à Alger à condition qu’il y ait des engagements de la part des partis politiques qui souhaitent marcher. » Belkhadem et Ouyahia sont  contre l’agrément de nouveaux partis politiques ? Lui : « Nous soutenons les libertés. L’agrément de nouveaux partis doit être soumis à deux conditions. On ne revient pas à la tragédie nationale. C’est une ligne rouge. La seconde condition est de respecter la Constitution et les lois de la République, ne pas menacer l’unité nationale et garantir une valeur ajoutée pour le pays. »
Et pour mieux irriter, il clame, le front haut, que  « les réformes politiques indispensables en Algérie doivent être portées par d’autres personnalités que celles qui sont actuellement au pouvoir. »

Une preuve vivante

Aboudjerra Soltani est l’incarnation de la dérégulation du régime algérien. En  formulant un discours opposé à celui de la « famille », il étale au grand jour la parodie de pouvoir. Elle ne repose sur aucune cohérence interne. Aucune valeur, sauf la finasserie et la ruse.
Soltani, en plus d’être la preuve vivante de la nature mafieuse de notre régime, est également l’incarnation de l’opportunisme qui en est la mie.
Comment lui qui a voté, en 2008, l’amendement de l’article 74 de la Constitution en vient-il à revendiquer aujourd’hui une nouvelle loi fondamentale où le président de la République est rééligible une seule fois ?
« Je ne vois aucune contradiction. En 2004, nous avons choisi de nous allier au chef de l’Etat pour lui permettre d’achever ses objectifs, notamment celui de passer de la concorde civile à la réconciliation nationale. En 2009, la situation sécuritaire et politique en Algérie nous ont imposé le besoin d’accorder au Président Bouteflika un autre mandat. Nous l’avons fait dans l’intérêt de la nation. Il est dans l’intérêt national, aujourd’hui, de revenir à la situation ordinaire visant l’alternance au pouvoir. Cela nécessite une révision globale de la Constitution limitant le mandat présidentiel. »

Allez trouver mieux !
Alors, le mauvais fils est devenu indésirable. On lui rappelle qu’il n’est qu’un écuyer, un collaborateur d’appoint, loin d’être indispensable : «Même avec le retrait du MSP, nous avons une majorité au sein de l’Assemblée nationale populaire. Avec les 137 députés du FLN et les 62 autres du RND, nous sommes à 199 députés, nous sommes, donc, majoritaires », clame Ouyahia, avec, dans les yeux, la malice qu’on devine. Soltani est banni. On lui préfère désormais l’autre frère, Menasra, le frère-ennemi. A lui la case islamiste.
Mais comme dans tous les mauvais polars, le bad boy se rebiffe :  Soltani n’écarte pas l’éventualité de faire imploser la coalition présidentielle. «Notre avenir dans cette coalition sera tranché en juillet prochain, à l’occasion de la réunion du conseil consultatif (majliss echoura) » (l’Expression publiée le 22 mars 2011).

Ainsi meurent les régimes sans morale : en nous léguant les monstres qu’ils ont enfantés.

Par iris samy

4 avril, 2011

Assassinat de Tounsi: Zerhouni a fait une déclaration hâtive et tendancieuse

zerhouni.jpgPar Iris samy 

Je n’ai pas la prétention d’avoir la compétence d’un flic, d’un procureur ni d’un juge d’instruction pour tirer une quelconque conclusion sur l’affaire Ali Tounsi. Je n’ai nullement l’intention de me prononcer avant la justice mais les déclarations du brillant ministre de l’Intérieur, je persiste et signe, sont incohérentes et ne tiennent pas la route. Sans situer clairement les circonstances de l’assassinat, Zerhouni a fait une déclaration hâtive et tendancieuse dirai-je pour paraphraser la famille de la victime réfutant en bloc la version officielle servie par le célèbre vizir notoirement connu pour maîtriser l’art de savoir mettre le feu aux poudres dans ses sorties médiatiques entachées d’arrogance.

Après avoir privilégié la piste de la démence mentale pour le prévenu alors qu’il s’agit d’une question technique relevant des compétences d’un expert en psychiatrie, l’homme fort du clan d’Oujda avance que “l’assassinat a eu lieu sans témoin et qu’il est l’aboutissement d’une affaire personnelle entre les deux hommes” Et d’ajouter enfin que la justice planche sur l’affaire pas avant d’avoir, de par ses déclarations controversées, orienté implicitement le cours de l’enquête judiciaire. Il y a de fortes chances pour que l’issue du procès ainsi influencée par les déclarations d’un homme influent comme Zerhouni aboutisse illico à la relaxe de l’assassin si la juridiction en charge de l’affaire obtient juste une expertise technique confirmant le scénario prématurément mis en avant par l’homme qui aurait pu être considéré comme le suspect n°1 dans l’assassinat pour le seul fait d’avoir eu de retentissants différents avec feu Ali Tounsi. Ce qui me fait chier dans ce semblant d’état de droit c’est que non seulement Zerhouni n’est même pas interpellé par exemple pour faire valoir son alibi au moment du crime mais se hâte à tirer des conclusions qui entravent le travail de la justice et porte une sacrée influence sur le jugement que rendra la juridiction.

Une question mérite d’être posée dans cet assassinat ponctué de nombreuses zones d’ombre:  “qui est réellement atteint de démence en plein exercice de ses fonctions?” Ce n’est un secret pour personne: tous les Algériens le connaissent pour son “quotient intellectuel très élevé” et sa manie remarquable pour dire des bêtises à chaque fois qu’il ouvre son clapet. Je rejoins cet internaute qui a fait remarquer que cet homme arrogant et stupide ne mérite pas d’être berger dans un pays qui se respecte. Conclusion en plaidant prématurément la thèse de la démence mentale, Zerhouni présente déjà à la justice un prévenu qui a commis un crime certes mais sous l’effet de la démence mentale donc un acte qui, aux yeux du code pénal, il est systématiquement relaxé et transféré dans un centre spécialisé pour aliénés mentaux.

Quel Algérien pourra dire non à cette issue du procès où il s’agira de blanchir le tueur de la manière la plus légale du monde ! Avec une justice aux ordes comme la notre, même si la famille de la victime demande une contre expertise la juridiction a le droit de la refuser ou alors désigner un autre expert judiciaire auquel on intimera l’ordre de confirmer la version officielle. Cela m’étonnerait que toute la lumière sur le crime soit faite et que le colonel Oultache ait commis un acte criminel isolé. L’hypothèse d’un règlement de compte demeure la plus plausible pour le plus modeste Algérien apolitique et naïf ! c’est bien la question qu’a posé feu Boudiaf et malheureusement on la pose encore aujourd’hui: où va l’Algérie ?

3 avril, 2011

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Le regime brutal de Kadhafi est le meme que celui de Ben Ali et de Moubarak ainsi que celui de Bouteflika qui refuse de laisser les Algeriens manifester sans violence et exprimer leur degout face a
un pouvoir repressif et abusif car ils prennent leur peuple pour des esclaves qui n’ont pas le droit a la parole et les fouettent quand ils les derangent ou les critiquent. Toutes les
administrations et les companies doivent fermer pour exprimer leur soutien aux etudiants pacifiques malmenes et tabasses par une armee de 20 a 30 000 policiers, tout une armee qui devrait se ranger
dans le camps des etres integres qui aspirent a la liberte, a la paix, au respect, a une nouvelle, propre et sincere ouverture sur le monde, au developement des idees, aux inventions, a la
modernisation du pays, a la proprete des quartiers et des rues, a l’egalite des chances au travail, a une habitation moderne. Ces policiers et membres du DRS sont assez nombreux pour asphyxier le
nombre de manifestant. Tous les Algeriens qui revent d’une nouvelle et prospere Algerien doivent marcher ensemble, cote a cote pour eviter des effusions de sang, des morts et des blesses surtout
pour eviter que le payes ne tombe dans le chaos.

L’odieux Ben ali a laisse des centaines de morts derriere lui et Kadhafi n’a pas hesite a faire la guerre a son propre peuple tuant des milliers apres l’avoir voue a la misere et a la discrimination, apres avoir employe des milliers de travailleurs etrangers overpaid qui gagnaient $7000 a 15 000 dollars par mois pour le narguer et le
inciter aux emeutes et aux rebellions. Il a pousse ses jeunes voues au chomage et a la misere, apres des massacres plus de 1600 prisoniers et apres avoir enterre vivants des opposants.

 

Qui sait? Il est fort possible que Bouteflika et ses generaux notoires aient fait la meme chose avec les disparus. Leur atout repandre la peur et la terreur pour paralyser, asservir le peuple et le torturer
sans merci, faire disparaitre des milliers sans laisser aucune trace, aucun indice. Ces tueurs- enfumeurs laches qui ont detruit et dilapide les biens sociaux et les enormes revenus qui s’adonnent
au blanchiment d’argent dans presque tous les pays du monde et traitent le pays comme leur propre propriete privee, s’achetent les services de mercenaires et s’associant a d’autres malfaiteurs out
for what they can get pour une tranche du gateau dore chez les poules aux oeufs d’or qui n’arretent pas de pondre des milliards chaque annee et dont ils s’accaparent sans retenue. Ils pensaiet que
leurs maitres et complices leur permettraient l’immunite a jamais et se croyaient intouchables. Ceux-la meme qui les soutenaient pendant des decennies et fermaient l’oeil sur leurs deboires, sur
leurs assassinats et attentats qu’ils commettaient et les mettaient sur le dos de citoyens completement et totalement innocents comme le pretendu assassin du president Boudiaf tout cela pour nous
donner une mauvaise reputation, donnant des listes a l’occident de personnes a eliminer, a torturer, a assassiner et a tourmenter sans arret pour leurs bon plaisir et pour continuer a regner comme
des bourreaux assoiffes de petro-dollars et surtout insatiables. Qu’attend le conseil de securite pour geler leurs butins? Celui de Bouteflika, de son frere, des clans d’Oujda and co, des deputes,
des generaux tortionnaires, des membres et complices du regime, des 5000 milliardaires?
Pour continuer la lutte contre la corruption tout Algerien digne de ce nom et integre doit refuser de se faire acheter car ces demons se serviront d’eux pour rester au pouvoir et ne se generont pas
pour les massacrer plus tard ou laisser quelque sioniste criminel entrer au pays pour voler et de mutiler leurs enfants dans le but de vendre leurs reins, leur coeur, leurs poumons a des
Isrealiens, a des Americans, a des Europeens a n’importe quel acheteur pour 100 000 dollars et s’enrichir sur le dos de nos jeunes ou meme adultes tous disparus dans des circonstances mysterieuses.

par_ahf

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