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L’U-DRS dégage ! Les Benyounès K.O ! Tant mieux !

28 mai, 2013

L’U-DRS dégage ! Les Benyounès K.O ! Tant mieux !

L’U-DRS dégage ! Les Benyounès K.O ! Tant mieux ! dans drs

Les BENYOUNES sont des Agents du DRS : Père, frères et fils. Ils « épaulent » le Pouvoir militaro-mafieux, ils sont aux mains des Généraux criminels prédateurs. Soleil-voyages, c’est à eux. Et bien d’autres privilèges illicites et illégaux. Trafics en tous genres, passe-droits, infractions et délits, fraudes généralisées, népotismes, interventionnisme, etc , sont leurs us et coutumes.

Flash back : Benyounès Mohand-Akli, alias Daniel avait été retourné en Juin 1964. « De force », sous la contrainte par les hommes de Kasdi Merbah et Abdellah Benhamza, respectivement le Chef de la SM et son Adjoint. C’était au lendemain du plasticage-provocation du Port d’Annaba par la Sécurité militaire (SM). Le coup a été imputé et collé arbitrairement à Mohand-Akli. Il fut injustement arrêté. Au terme du marchandage, et devant la menace de lui ôter la vie, celui-ci finit par céder. Et depuis il faisait partie de la longue liste des «correspondants», rabatteurs, informateurs, agents d’infiltration et de noyautage «retournés» de la même manière. —Et c’est bien Daniel qui avait mis aux prises Si Lhafid contre Bessaoud Md Arav jusqu’à l’affrontement physique : Le Lieutenant allé jusqu’à Ouadhias, sorta Bessaoud et le violenta, bref. Et Daniel fera recruter même son frère et son fils. Faut-il rappeler qu’à son passage à l’Université d’Alger, Amara Benyounès n’hésitait pas à menacer les étudiants contestataires, berbéristes, trotskystes et pagsistes. 

A présent, les Benyounès sont dans une «lutte à mort» contre la Kabylie : les Benyounès roulent pour le Clan Boutef-Zerhouni-Ould Kabila (ex-MALG/SM), ainsi que pour le Clan Mediène-Tartag (DRS/néo-MALG), les deux Clans puissants et forts du fait de leurs arrimages/amarrages/liens avec la Police politique….qui est le Sommet de la Pyramide du Pouvoir militaro-mafieux, et l’Enclave autoritaire principale qui commande tout, et bloque tout….. En effet, les Benyounès roulent pour les Services du DRS, « l’organisation criminelle » du Pouvoir militaire régnant depuis 1962…..

Les Benyounès, Hannachi comme leurs rivaux, sont au DRS. Ce sont des « Kds », des traitres…qui nous trahissent, en épaulant la Dictature militaire criminelle et sanguinaire…

Leur journal infeste, la Dépêche, un « organe de désinformation » soutient le Clan Boutef-Zerhouni-Ould Kablia (ex-MALG/SM),  il faut dire qu’au bled foutu, il n’y’a qu’un seul « Rédacteur en chef, le DRS », les journaux sont des organes de propagande contrôlés par le DRS…qu’on le veuille ou on le déplore ! De même pour bon nombre de sites internet et forums. La preuve en est qu’ils n’attaquent pas le Pouvoir militaire, les Généraux, ne disent rien sur les crimes très prépondérants du DRS, les massacres, les assassinats politiques, etc.

L’abominable et exécrable Amara Benyounès est allé récemment jusqu’à porter atteinte à la mémoire des disparus en tenant des propos injurieux à leur égard. Pour plaire à ses Chefs, les Généraux, l’ancien Ministre de la santé, membre du Directoire de campagne de Bouteflika lors des Présidentielles de 2009, SG du Mouvement Populaire Algérien (MPA, ex U.D.R-S), et actuel ministre de l’aménagement des ‘trottoirs’, pas territoire,  a qualifié les disparus de «terroristes». Un outrage de plus de la part d’un sinistre personnage qui ne rate aucune occasion pour louer ses maîtres et bénéficier de leurs largesses, au détriment de la mémoire collective et des souffrances des populations. Et il s’est attaqué aux journalistes de Canal+ après la transmission de leur excellent Documentaire sur les Moines de Tibhirine, assassinés par les sanguinaires du DRS. Ils accumulent donc toute une « collection » de forfaits et méfaits! Pire encore, ils croyaient « s’enorgueillir » et « être honorés » de chaque mission hautement spéciale et criminelle que la Gestapo d’Alger, alias le DRS, dont ils sont chargés.

Mohand-Akli Benyounes (dit Daniel), qui n’est autre que le frère ainé du ministre de l’aménagement du territoire et patron du nouveau né, le MPA, est maintenu au sénat depuis janvier 2013 par Bouteflika.

La proximité des Benyounes avec le pouvoir algérien n’est pas nouvelle. C’était Daniel, qui était derrière l’arrestation et l’exil de Bessaoud Mohand Arab en Angleterre (en 1978).

Daniel Benyounes, dont le fils est ex-beau fils du général Khaled Nezzar, est à la tête d’une agence de voyage créée depuis la fin des années 60 et le début des années 70, et  propriétaire de plusieurs biens immobiliers à Alger et à Paris, grâce à la caisse du FFS qu’il a dilapidé lors de la révolte du FFS en 1963.

L’autre frère Benyounes, Idir, directeur du quotidien que les Kabyles surnomment (la Débauche de Kabylie), a dilapidé la caisse et le matériel immobilier du journal « le Pays » alors qu’il était  directeur de ce journal qu’a racheté Issad Rebrab au milieu des années 90. Le journal a dû mettre les clés sous le paillasson quelques mois plus trad. Alors qu’il était chef du bureau du journal le Matin à Tizi-Ouzou, le « cleptomane historique »  Idir Benyounes, a détourné un terrain à la nouvelle ville (coté du fleuriste), avec la complicité de l’ex ministre FLN, Mohamed Nadir Hmimed, et l’eternel coordinateur de l’UGTA de Tizi-Ouzou, Bachir RAMDANI, destiné auparavant à accueillir la maison de la presse de la ville des genets, et a construit un immeuble de plusieurs étages, pour qu’ils le vendent. Idir n’a pas remboursé, à ce jour, les 20 millions de centimes (versées par chaque journaliste de Tizi-Ouzou à l’époque) pour la construction de la coopérative immobiliere dont il était président.

Concernant Amara Benyounes, secrétaire général du MPA et ministre de l’aménagement du territoire, la « Débauche de Kabylie », comme on l’appelle, a été créée avec l’argent qu’il a « dérobé lorsqu’il était ministre entre 2000 et 2002» et « les fonds du RCD » qu’aurait détourné. La proximité « des meilleurs informateurs du clan présidentiel sur la Kabylie » avec le pouvoir est sans limites surtout quand il s’agit d’envoyer la Kabylie au brasier.

SAMY.IRIS

la politique d’hypocrisie généralisée du régime du DRS qui gère la Kabylie avec une main de fer.

30 mars, 2013
Selon un responsable de cette entreprise publique

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« Chaque Kabyle a payé ou paye encore les factures qui n’ont pas été réglées entre la période de 2001 à 2004, et ce, d’une manière indirecte et sans que le client ne se rende compte de rien », révéla notre source.

Le régime central d’Alger réserve toujours une gestion spécifique à la région de la Kabylie. C’est une réalité qui n’est plus à démontrer. En plus du domaine culturel qu’il gère avec un système d’arabisation effréné, le domaine économique n’échappe pas à la politique d’hypocrisie généralisée du régime du DRS qui gère la Kabylie avec une main de fer.

Les révélations faites par un responsable de la Sonelgaz de Tizi Wezzu font froid au dos. Notre source, qui a exigé l’anonymat, nous a indiqué, et avec preuves à l’appui, que le protocole d’accord signé entre le gouvernement d’Ahmed Ouyahia en 2004 avec les 24 délégués des Aarch, lors de leurs négociations, n’est que de la poudre aux jeux, concernant le point relatif au non-paiement des factures d’électricité par les Kabyles durant les évènements du printemps noir, entre 2001 et 2003.

Le responsable de la Sonelgaz de la direction de Tizi Wezzu a affirmé que ce point n’est jamais respecté. « Normalement, il est stipulé dans le protocole d’accord signé par la délégation des aarch, conduite par Belaïd Abrika et le chef du gouvernement Ahmed Ouyahia que les dettes des factures non-payées, en signe de désobéissance civile, seront épongées par l’Etat. Mais, le pouvoir n’a pas tenu ses engagements.

A vrai dire, chaque Kabyle a payé ou paye encore les factures qui n’ont pas été réglées de la période allant de 2001 à 2004, et ce, d’une manière indirecte et sans que le client ne se rende compte de rien », révéla notre source. « Nous étions destinataires d’une note spéciale et secrète de la part du gouvernement qui nous a ordonné d’établir le montant impayé de chaque abonné.
Par la suite, l’antécédent impayé sera inclus des factures d’après 2004 et le toit sera remboursé par le client réfractaire graduellement sans même qu’il ne se rende compte de rien. Par exemple, si un abonné cumule une somme de 20 000 dinars de factures impayées, on inclura 500 dinars dans chaque facture et au bout de 40 factures, le tout est réglé, mais avec l’inclusion d’une pénalité de retard de paiement qui est estimé à 50% des montants des factures impayées.
« Cette note est appliquée à la lettre par la Sonelgaz », ajoute le responsable. Ce dernier précise que des intérêts inestimables sont réalisés par la Sonelgaz. « C’est pour cette raison d’ailleurs que le nombre de clients qui font des réclamations ne cesse de grimper. Ils s’étonnent lorsqu’ils constatent les montants gonflés de leurs factures », ajoute interlocuteur pour étayer ses dires.
Il pense même que ce n’est pas le même barème de paiement qui est appliqué dans d’autres régions d’Algérie. « Je ne suis pas vraiment sûr, mais il me semble que les autres clients de notre entreprise, en dehors de la Kabylie, payent moins cher l’électricité. Sinon comment expliquer que des villes moins peuplées de la Kabylie engrangent des intérêts supérieurs comparativement à des villes plus peuplées du pays ? », ajoutera notre source.

Notons que le refus de régler les factures d’électricité a été décidé à l’unanimité des représentants de toutes les localités de la Kabylie.
La raison n’est autre que les insultes proférées par la télévision algérienne envers les Kabyles et la campagne de dénigrement et de propagande envers les jeunes de la région qui tombaient comme des mouches sous les balles assassines des gendarmes, rien que pour avoir réclamé leurs droits les plus élémentaires pour une vie digne. Cette télévision justement est financée par l’argent de la Sonelgaz. Donc les Kabyles avaient refusé de payer pour une chaîne de télévision qui les insulte et excelle dans le dénigrement, l’intox, la désinformation et la haine. Mais Ouyahia les a trahit. Il ne sait pas faire autre choses que de trahir les siens.

Youva Ifraouène

2 juin, 2011

 

Quand les ennemis de la démocratie d’hier se mettent à défendre les droits du peuple!

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L’annonce des « réformes profondes » en Algérie a permis à l’ancien personnel politique, ayant notamment empêché le processus démocratique, de revenir sur la scène politique. Depuis 1992, le pays vit une crise politique abyssale. Et l’arrivée de Bouteflika au pouvoir, le 15 avril 1999, n’a fait qu’envenimer la crise. Bien qu’il ait gouverné avec une constitution limitant le nombre de mandat présidentiel à deux, le chef de l’État, au mépris de toute l’opinion nationale et internationale, décida en novembre 2008 d’abroger la loi lui interdisant de briguer un troisième mandat. Résultat des courses : le président algérien ne quittera pas le pouvoir que dans un cercueil, pour paraphraser Albert Memmi. Par ailleurs, le vent de liberté qui a soufflé sur les pays de l’Afrique du nord a menacé le pouvoir de Bouteflika. Il trouve alors la parade en promettant notamment des réformes profondes. Bien que le proverbe dise « il vaut mieux tard que jamais », il n’en reste pas moins que les personnes chargées du dossier ou celles consultées laissent l’observateur dubitatif. En effet, l’éradicateur Mohamed Touati est chargé de seconder l’enfant du système Ben Salah dans l’accomplissement de cette mission. Quant aux invités, leurs noms évoquent beaucoup d’amertume pour leur gestion de la crise des années 1990. Ainsi, dans une déclaration, publiée par TSA, Khaled Nezzar estime qu’« Il [le dispositif mis en place par Bouteflika] est susceptible de hisser la République algérienne au niveau d’un État de droit attendu depuis l’aube de l’indépendance ». Du coup, les usurpateurs du pouvoir, qui sont à vrai dire à la tête de l’État depuis 1962, se réveillent en 2011 pour se rappeler de la nécessité d’édifier un véritable État. Toutefois, en dépit de la procédure suscitant méfiance et désaffection, les mêmes personnes, qui ont berné le peuple, jurent que cette fois-ci c’est le moment approprié. Mais que vont nous proposer ces décideurs ? Une chose est certaine : le pouvoir ne doit pas changer de main. En tout cas, les Algériens ne sont pas dupes. Ils n’oublient pas de si vite sur quoi déboucha la promesse d’organiser des élections « libres et honnêtes », en 1991. Et la personne qui dirigeait le gouvernail de la nation à ce moment-là ne fut autre que Khaled Nezzar. En intervenant militairement pour arrêter le processus démocratique, ce général à la retraite se demande aujourd’hui le sens à donner au « non aboutissement de nos aspirations vers plus de liberté et vers une quête d’une meilleure gouvernance… » Or, en 1992, l’Algérie aurait eu peut être la chance de rentrer définitivement dans une ère de démocratie. Cependant, et il faut apporter un bémol, les vainqueurs ne pouvaient pas être tous considérés comme des anges ou des chantres de la démocratie. Et les Algériens auraient probablement souffert de leur gouvernance. mais au moins, dans ce cas là, le choix du peuple aurait été accepté, bien qu’il ait pu déboucher sur de multiples restrictions. Et après tout, le peuple est souverain, dit-on. Cependant, en lisant les propositions de Nezzar, on pourrait se demander comment l’Algérie n’ait pas pu se démocratiser plus tôt ? En effet, la quatrième proposition du général est formulée de la manière suivante : « La primauté de la légitimité pour toute question touchant au temporel et aux droits du citoyen ». Hélas, celui qui fait cette proposition a quitté le pouvoir. Mais au moment où il fut aux responsabilités, il avait opté pour une gouvernance ne laissant aucun espace à l’opposition de s’exprimer. En somme, si le pouvoir a la volonté de changer quoi que se soit, il faudra d’abord qu’il se remette en question. Les Algériens, depuis 1962, n’ont jamais exercé véritablement leur droit de choisir eux-mêmes leurs responsables. Ainsi, la meilleure réforme est avant tout l’organisation des élections libres en Algérie, et ce en dehors de toute contrainte. A ce moment-là, les nouveaux représentants du peuple choisiront la nature du système. Et l’Algérie retrouvera toute sa splendeur.
Par Ait Benali Boubekeur

31 mai, 2011

Bouteflika-DRS, la guerre!

 

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La guerre qui se livrent, depuis un certain moment, la présidence de la République et les services secrets, DRS, a mis en émoi toute la classe politique. Elle dénote aussi de la réélle nature du régime algérien. Nous avons jugé utile de reprendre ces révélations publiées sur le matindz.net.
Bonne lecture 

Révélations d’un ancien agent du DRS : le général Nezzar entendu par Saïd Bouteflika

C’est fait. Le général Khaled Nezzar, mis en cause par ancien agent du DRS dans une affaire de pressions et de chantage, a rencontré lundi dernier, Saïd Bouteflika, le frère du président, à la villa Djennan el Mufti afin de « témoigner » sur cette « unité secrète », apprend-on de source proche de la présidence de la République.

Le général Khaled Nezzar a été désigné par un ancien agent du Département de renseignement et de la sécurité (DRS) exilé au Qatar depuis des années comme étant l’un des premiers responsables de la gestion de ces dossiers de pression qui visaient des personnalités militaires et politiques algériennes en vue de les mettre sous le contrôle total du DRS, ou de procéder le cas échéant à leur élimination physique. Bouteflika avait officiellement demandé à l’ancien secrétaire général du ministère de la Défense, le général major Khaled Nezzar d’apporter sa contribution à « l’effort de la commission d’enquête » et de témoigner sur cette « structure secrète ». Saïd Bouteflika a informé Nezzar que des personnalités ont été citées dans le cadre de cette affaire et qu’il est prévu qu’il en reçoive quelques unes d’entre-elles dans les prochains, pour des entretiens d’investigation, au siège de la Présidence ou dans l’un des sites présidentiels à Alger.

 

La Présidence de la République persiste dans son enquête sur l’assassinat de l’ancien président Boudiaf et du général Saidi Fodil. Cette enquête, rappelons-le, entre dans le cadre de la lutte des clans que se livrentla Présidence et le Département de renseignement et de la sécurité (DRS) du général Toufik. La Présidenc

l’a lancée au lendemain de la divulgation des scandales de Sonatrach et de l’autoroute est-ouest dans lesquelles sont impliqués des « hommes du président ». Le coordinateur de cette « enquête » qui a pour but de « rendre la monnaie de la pièce » au DRS n’est autre que Saïd Bouteflika, le frère du président.

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« Quand Hamrouche, Benflis, Louisa Hanoune ou Saïd Sadi travaillaient pour nous » : Révélations d’un ancien agent du DRS

La Présidence de la République persiste dans son enquête sur l’assassinat de l’ancien président Boudiaf et du général Saidi Fodil. Cette enquête, rappelons-le, entre dans le cadre de la lutte des clans que se livrent la Présidence et le Département de renseignement et de la sécurité (DRS) du général Toufik. La Présidence l’a lancée au lendemain de la divulgation des scandales de Sonatrach et de l’autoroute est-ouest dans lesquelles sont impliqués des « hommes du président ».
Le coordinateur de cette « enquête » qui a pour but de « rendre la monnaie de la pièce » au DRS n’est autre que Saïd Bouteflika, le frère du président.
La grande « révélation » à laquelle était déjà parvenue la commission d’enquête en mars, est celle faite par un l’ancien agent du Département de renseignement et de la sécurité (DRS) exilé au Qatar depuis des années et qui a mis à jour dans ses dépositions l’existence d’une structure secrète au sein des services secrets algériens à laquelle il appartenait, unité qui serait impliquée dans les assassinats des feus président Boudiaf et du général Saidi Fodil.
Le même agent vient la semaine dernière de faire de nouvelles déclarations à la commission d’enquête, des déclarations qui ont été qualifiées par la Présidence de la république de « très graves » mais « précieuses ».
Ces nouvelles dépositions révèlent que dans les années 90, le champ d’action de cette structure secrète s’étendait à des personnalités militaires et politiques algériennes qui faisaient l’objet de chantages en vue de les mettre sous le contrôle total du DRS, sous peine de procéder le cas échéant à leur élimination physique.
L’ex agent a affirmé que  l’ensemble des agents, dont lui-même, appartenant à cette structure ont eu à travailler sur ses dossiers.
Parmi  les personnalités  citées par l’ancien agent on retrouve  les noms de Mouloud Hamrouche, de l’ancien président de la république Liamine Zeroual ,  Ali Benflis, Abdelhamid  Ibrahimi ,  Ali Kafi,  Louiza Hanoune ,  Saïd Sadi, le général major Gheziel Abbas, le général Hocine Benhadid ,  du général major Abdelmalek Guenaizia…  « Ils n’avaient pas d’autres choix que de travailler pour nous… », a précisé l’ancien agent du DRS qui a mis en cause l’actuel patron du DRS (Toufik) et l’ex chef de l’armée le général major Khaled Nezzar  comme étant les premiers responsables de la gestion de ces dossiers.
Bouteflika a alors officiellement demandé à l’ancien secrétaire général du ministère de la Défense, le général major Khaled Nezzar d’apporter sa contribution à « l’effort de la commission d’enquête » et de témoigner sur cette « structure secrète »
L’unité en question procédait à l’infiltration ou au noyautage des cibles désignées pour ensuite les mettre sous d’énormes pressions en vue de les manipuler directement ou par le biais de leur entourage proche. Par ce mode opératoire, le DRS a fait main basse durant des années sur la vie politique et professionnelle de ces personnalités en s’ingérant par conséquent dans leurs choix et décisions, les concernés savaient pertinemment que s’ils déviaient de la trajectoire dessinée par le Département du renseignement et de la sécurité ils risquaient de perdre leur vie déclarera l’ancien agent du DRS. Il a affirmé que le règlement observé au sein de cette structure était des plus strictes qu’aucun agent du service action ne pouvait le transgresser au péril de sa vie. Dans sa déposition l’ex agent dira qu’il était quasiment impossible d’accéder aux données des dits dossiers, et qu’il  prenait avec d’autres agents du services action du DCE ces instruction par le biais de ces deux chefs de réseau, l’agent Benloucif Hakim  et l’agent Benseloune Hassan appartenant au contre espionnage, et tous deux originaires de Constantine.
La commission d’enquête a demandé de procéder dans les plus brefs délais aux auditions de l’ancien chef du (CPMI) le centre principal  militaire d’investigation le général Tertag Bachir, et des agents  Bensaif Yazid, Benloucif Badis, Ait ouali mounir, Habchi Nacer, Sadki Lounes, Houari Benhamou, cités dans les dossier du général Saidi Fodil, Alili Mohamed, et qui apparemment ne veulent pas se plier aux convocations de la commission d’enquête ni à celles du procureur général de la première région militaire. Des sources proches du président Bouteflika font état de sa volonté ferme d’aller jusqu’au bout de cette action judiciaire qu’il considère comme une « affaire d’Etat et du peuple », une affaire dans l’intérêt unique serait celui de « faire toute la lumière sur cette structure opaque du DRS afin d’apaiser la mémoire populaire, et que les familles des défunts puissent finalement faire leur deuil. »
En vérité, l’objectif est plutôt de neutraliser le DRS pour faire place au clan des Bouteflika.
La tension entre la présidence et le DRS aurait atteint des niveaux alarmants, et le président Bouteflika a donné des instructions à ses services de protection de renforcer la sécurité de ses frères et de leurs familles.

AF

24 avril, 2011

 

L’épouse de Ahmed Kerroumi : »Mon mari a été assassiné!

Ahmed Kerroumi le militant de la CNCD Oran, disparu depuis le 19 avril, a bien été assassiné. Son corps a été retrouvé, aujourd’hui, dans le local de son parti le MDS, à Oran.

 

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Jointe au téléphone par Radio kalima, l’épouse de Ahmed kerroumi, a déclaré que » son mari a ét…é assassiné » et elle demande aux médias de faire passer l’information. Elle dit avoir eu le temps de prendre des photos qu’elle mettra dès que possible en ligne sur internet.

Une enquête criminelle a été ouverte pour identifier le ou les assassins. Selon des informations la voiture du défunt Ahmed Kerroumi n’a toujours pas été retrouvée par les enquêteurs de la Police. Par ailleurs, aucune effraction n’a été constatée au bureau du MDS où a été retrouvé le cadavre du militant et enseignant universitaire Ahmed Kerroumi.

Autre élément intrigant dans cette affaire : l’appel reçu mardi vers midi par le professeur Kerroumi d’une personne lui demandant de venir la récupérer près de l’Ensep, sur la route d’Es Senia au sud‑est de la ville d’Oran. « Le Professeur était au Crasc. Il a dit à ses collègues qu’il devait sortir pour récupérer quelqu’un. Depuis, il n’est plus revenu ! » témoigne un ami du professeur.

La piste d’un enlèvement suivie d’un assassinat semble être privilégiée par ses proches. Selon le site d’information TSA, des voisins du défunt affirment avoir remarque la présence d’une voiture étrangère à la cité aux premières heures de la matinée précédant la disparition du professeur Kerroumi. « Il y avait deux personnes dans cette voiture qui n’est plus revenue après la disparition du défunt » ». Le professeur Kerroumi était‑il suivi et ciblé à cause de ses activités politiques ? Mystère.

La disparition du Pr Kerroumi est intervenue quelques jours après la visite à Oran du rapporteur de l’ONU pour les droits de l’Homme, Frank la Rue. Les deux hommes ont eu des entretiens sur la situation des droits de l’homme en Algérie.

Qu’il repose en paix, que la vérité soit faite sur cet assassinat et les coupables soient punis pour cet acte abominable. Cet assassinat a jeté l’effroi dans son entourage, et tout le monde craint un retour au sinistre temps des exécutions politiques

 

 

Publié Par Nado 

18 avril, 2011

 


 

Algérie:Le temps des réformes

Algérie Libre

 

«Le ciel peut faire des dévots, le Prince fait des hypocrites». Montesquieu Il y a des symptômes qu’il est préférable de voir et d’analyser. Et lorsque des annonces sont faites par le premier magistrat du pays, qui le fait savoir ici et à nombre de visiteurs étrangers de taille, il est tout aussi préférable de les entendre, d’en tenir compte et essayer d’anticiper ou du moins de ne pas sombrer dans le pathos. L’Algérie est grosse de changement ou de moins aspire à des réformes politiques qui ne peuvent être remplacées par des gains sociaux, des augmentations de salaires et des crédits dont la plupart feront perdre un peu de temps et ne seront jamais, pour beaucoup, remboursés. M. Bouteflika, fidèle à sa démarche héritée depuis longtemps, ne se presse pas tout en allant le plus vite possible vers ce qui est, à l’évidence inéluctable, quoique disent, en se contredisant, les formations d’une majorité qui tantôt apparaît comme un parti unique, lorsqu’il s’agit de soutenir et de commenter le programme présidentiel, tantôt comme une monture à trois chevaux qui tirent chacun dans une direction ou plutôt tâtonnent au petit bonheur. Le MSP, plus «démocrate» que ses deux alliés, demande au président d’aller plus vite, d’ouvrir la pratique politique et les médias lourds, en ayant sa propre vision de l’espace et des missions des assemblées élues. Ce qui est un programme à part entière, différent des procédés et procédures de ladite alliance. Les choses se compliquent lorsque le FLN et le RND prennent, à la manière du crabe, leurs distances avec la rébellion de A. Soltani. Celui-ci ne quitte pas l’alliance et place ses cadres dans une position acrobatique dans laquelle le citoyen ne sait plus si c’est du lard ou du cochon. Le chef du RND estime que le pays ne vit aucune crise, aussi minime soit-elle d’ordre politique, mais serait partant pour des réformes, y compris une révision profonde de la Constitution. Est-ce une position «sociale» ou tout simplement politique venant d’un chef de parti et Premier ministre qui plus est? Le FLN qui a de la suite dans les idées a installé un think tank avec à sa tête Boudjemâa Haïchour, et attend de voir venir, en protégeant ce qui peut l’être, d’un passé révolu. Le président boit du petit lait et doit regarder d’un œil amusé, un tantinet moqueur, des formations qui ont la seule vocation de soutenir ses projets, se perdre en conjectures et pour certains prendre des risques, refuser une éventuelle constituante qui introduirait un facteur de rassemblement, évoquer l’identité nationale dans le style Sarkozy, ne pas traduire devant la justice «ceux qui veulent brûler l’Algérie», etc. L’administration pare au plus pressé, gère des conflits qui ne se comptent plus mais qui «arrosent» de plus en plus, des catégories qui ne se ressemblent pas mais se suivent à chaque concession qui ne règle rien sur la durée. Jamais l’Algérie n’a connu autant de mouvements sociaux, de troubles (routes coupées, APC coupées ou détruites, affrontements pour des bidonvilles, universités en ébullition…) et vu un effacement des plus retentissants de l’UGTA qui ne peut même plus jouer au pompier, devant l’ampleur des revendications, des demandes et des octrois. Si l’Algérie n’est pas condamnée à suivre les exemples tunisien, égyptien ou yéménite, parce que les populations refusent, pour la majorité, la violence, l’affrontement et éventuellement toute ingérence, il y a des réformes urgentes, profondes systémiques à réaliser dans le rassemblement le plus large. Le champ politique (pouvoir et opposition), l’ensemble des opérateurs économiques (privés et publics), les acteurs de la Culture, les ONG et les associations représentatives (à l’exclusion des appendices qui émargent, qui prouvent depuis toujours leur absolue inutilité), les personnalités politiques, industrielles et tous les experts ont du travail, beaucoup de travail. Au-delà les labels, des monopoles politiques, dans le respect de tous et des secteurs d’activité, il est tout à fait possible pour les Algériens de construire l’avenir ensemble. Un pacte national, un gros «cahier des charges», négocié en dehors de la rue, mettraient noir sur blanc, des consensus codifiés dans un calendrier. Les réformes politique, institutionnelle, agricole, industrielle, médiatique, celles de l’université, de la santé, de l’enseignement et d’autres chantiers peuvent être prises à bout de bras, dans la négociation franche et sereine, sans exclusion ni stigmatisation.

Bien entendu «un front national» qui fédère, peut être considéré comme une douce rêverie par de gros intérêts pointés si souvent par l’Exécutif, par ceux qui estiment que le pouvoir est un bien personnel, légitime qui ne saurait être objet d’une quelconque participation extérieure à l’alliance de trois, ni soumis aux règles de l’alternance, au jeu des compromis porteurs et à l’inclusion des talents, des intelligences et des compétences.

Ce qui se passe, chaque jour, dans le pays démontre indiscutablement qu’il faut de vrais changements avec les Algériens. Ces derniers, comme tous les peuples, ne demandent qu’à être informés, cultivés, politisés, éduqués, respectueux des lois et des institutions, ambitieux pour le pays et l’avenir de leurs enfants. Pour cela, il faut attaquer les maux à la racine, dès les crèches dont le nombre est ridicule, dans la légitimité et la légalité des institutions représentatives qui ne doivent rien à voir avec l’achat et la vente des postes. De vrais syndicats seraient les partenaires et le vis-à-vis responsable des pouvoirs publics pour que la rue soit une exception et non plus la règle, désormais admise. Les petites mesurettes, la perte du temps que l’on croit gagner, l’attrait forcené de la rente, l’autoritarisme, la répression et la stigmatisation des esprits libres et critiques ont démontré leur nocivité pour le pays. Il est temps de passer à autre chose, au temps des réformes.

 

 

par Abdou B.Q O

14 avril, 2011

Des baltadjia et autres harkis du système

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Tout pouvoir politique illégitime qui refuse de se soumettre au verdict des urnes, en toute honnêteté et transparence, a besoin de harkis et baltadjia.

Un harki est un individu qui trahit sa communauté pour louer ses services à un pouvoir illégitime. Il peut le faire par inconscience, conviction ou appât du gain. Il peut être militaire (simple troupier ou officier) ou bien civil – de préférence diplômé d’une grande école étrangère pour donner plus de crédibilité aux mensonges et autres entourloupes du pouvoir qu’il sert. Sid-Ahmed Ghozali, qui a lui-même reconnu, en fin de carrière, avoir été un harki du système, est le parfait exemple de cette dernière catégorie de harkis. Comme SAG, un harki du système peut être toute sa vie harki sans le savoir.

Les harkis peuvent se constituer en parti politique et défendre en bloc les thèses du pouvoir illégitime, souvent afin de se venger ou se protéger d’un adversaire jugé plus dangereux pour eux que le pouvoir.

On peut aussi devenir harki par un processus graduel, un lent enlisement, comme c’est le cas des officiers de la SM recrutés dans les années 70 sous Boumédiène, convaincus qu’ils allaient servir la patrie et la défendre contre les complots de l’impérialo-sionisme, et qui se sont retrouvés vingt ans plus tard en train de pourchasser et torturer des dizaines de milliers de militants et sympathisants du FIS, Algériens comme eux.

On peut devenir harki à tout âge, quelque soient ses convictions politiques. Il suffit pour cela d’accepter de servir avec zèle – et non pas seulement pour gagner sa vie – un pouvoir illégitime. Après un certain temps passé au service de ce pouvoir et si on ne commet aucune faute – comme, par exemple, être soupçonné d’avoir de fréquentations douteuses, genre FFS ou FIS –, un harki devient partie intégrante du système. Il peut même devenir une tête pensante ou un décideur important au sein du système.

Tout comme le pouvoir illégitime, le harki du système se sent toujours menacé, en particulier par la «populace», imprévisible et changeante, prête à ressortir ses griffes dès qu’elle trouve des meneurs suffisamment résolus. Car le pouvoir illégitime ne peut être que tyrannique et oppresseur. Refusant toute opposition, toute forme d’alternance ou renouvellement, tout contrôle indépendant de lui, il ne peut générer que la médiocrité, la corruption et la prédation.

Si cette nomenclature, rapidement élaborée, est fidèle, nous devons hélas conclure que le nombre de harkis du système est aujourd’hui très élevé dans notre pays. Mais depuis qu’un vent de révolte s’est mis à souffler dans le Monde Arabe, le pouvoir algérien illégitime ne se sent pas suffisamment protégé par les centaines de milliers de harkis qu’il a patiemment et grâce à mille et un stratagème mis en place dans tous les secteurs d’activité et à tous les échelons. La «populace», toujours aussi volatile, risque aujourd’hui de se laisser tenter par l’aventure de la révolution et de suivre une jeunesse avide de changement dont les horizons sont bouchés. Ce maudit Internet avec ses forums et réseaux sociaux n’arrange pas les choses. Et cette Jazeera qui, à partir du minuscule émirat «moyenâgeux» du Qatar, veut donner des leçons en matière de révolution à la famille révolutionnaire algérienne inoxydable et increvable!

Oui, le pouvoir illégitime et ses harkis ont peur. Ils doivent très rapidement trouver une parade, s’ils ne veulent pas être emportés par la vague comme Benali et Moubârak. La solution qu’ils ont trouvée pour le moment leur est venue de Moubârak, justement : les baltadjia. Bien sûr, le pharaon déchu et ses moukhâbarât n’avaient pas eu le temps de tirer tout le profit possible de cette nouvelle tactique contre-révolutionnaire. Le DRS algérien, maître en matière de manipulation et d’infiltration de l’ennemi, réussira là où le pouvoir égyptien avait échoué.

Souvenez-vous donc de ces hommes montés sur des chevaux et dromadaires qui avaient surgi au milieu des manifestants du Caire pour les attaquer à coups de sabres. C’étaient les baltadjia. La «populace» qui attaque la «populace». Les 3râya qui éliminent d’autres 3râya. L’idée est géniale : il suffit de quelques centaines de milliers de dinars distribués à une centaine de jeunes paumés qui rongent leur frein dans un quartier populaire pour disperser une marche d’intellectuels idéalistes qui se prennent pour des révolutionnaires.

Tout compte fait, en y réfléchissant bien, il se pourrait bien que ce soit le DRS algérien qui ait soufflé l’idée des baltadjia aux moukhâbarât de Moubârak. Au moment où la jeunesse des grandes villes algériennes s’était soulevée le 5 janvier dernier, les télévisions françaises, entre autres, avaient à plusieurs reprises montré des groupes de jeunes de Bab-El-Oued, armés de sabres, qui criaient « Dawla islâmiyya blâ mâ nvotiw ». Du pur DRS!

Pour combien de temps encore le pouvoir illégitime d’Alger sera-t-il protégé par ses harkis et ses baltadjia? Quelques mois?

Attention, Monsieur Ouyahia, la «populace» algérienne est imprévisible et à trop jouer avec le feu…Posté

par Rédaction LQA Adel H.

13 avril, 2011

Methodes” et coups tordus des services algériens (DRS)

Publié  par abdoumenfloyd

 

“Methodes” et coups tordus des services algériens (DRS)

Nous avons reçu cette lettre d’une personnne, dont nous nous sommes assurés de l’identité, mais qui veut garder l’anonymat. Elle éclaire, d’un jour nouveau, pour ceux qui ne connaissent pas les méthodes du DRS, la façon avec laquelle les services secrets algériens “expédient” les “Affaires”.

Lettre à la Rédaction

Barcelone, 30 Novembre 2008

Depuis un certain temps, je lis sur vos colonnes tout ce qui a trait à l’affaire Mecili.
Le Gouvernement algérien gagnerait beaucoup en crédibilité s’il se décide à mettre la lumière une fois pour toutes sur cet assassinat d’un homme politique appartenant au Front des Forces Socialistes (FFS) à l’époque des faits.

La version qu’il s’agit là d’un coup tordu des services secrets algériens de l’époque, censés de protéger l’Etat et non de poursuivre les citoyens, est elle vraiment dénuée de toute crédibilité?

Je vous livre ici certains faits qui se sont produit dans les relations entre l’Espagne et l’Algérie, à cette même époque, et qui pourraient jeter quelque lumière sur ces zones d’ombre. Sur les méthodes des services algériens.

Au début du printemps de 1986, à l’époque où Charles Pasqua était ministre de l’Intérieur français, et le général Lakehal Ayat Medjdoub chef des Services secrets algériens, le numéro Un de l’organisation terroriste ETA, Domingo Iturbe Abasolo, dit Txomin, fut expédié de France vers le Gabon.

Il était en résidence surveillée en France, mais Pasqua, pour des raisons obscures, décida de l’envoyer à Libreville. Il y passa quelques mois. Aucun pays ne voulait de lui.

À la grande surprise des Autorités espagnoles, au début Septembre les Services algériens lui offrent l’hospitalité qu’il accepte.

Ce fut là une opération savamment préméditée et orchestrée. Il y aurait beaucoup à dire sur ces “coopérations” entre la France et l’Algérie.

Du jour au lendemain, le régime algérien de l’époque disposait d’un “jocker” qui pouvait être utilisé pour faire pression sur le Gouvernement espagnol.

Dans quel but?

Alger voulait renégocier les prix du gaz, mais Madrid ne voulait rien savoir. Tous les moyens étaient donc justifiés. On pouvait utiliser la tête du terroriste le plus recherché en Espagne, pour “convaincre” le Vice-président espagnol de l’époque, Alfonso Guerra, de renégocier le gaz et céder aux exigences du fournisseur.

Pour que le message envoyé à Madrid eusse plus de poids, les Services du général Lakehal Ayat séquestrèrent un journaliste espagnol qui se rendit à Alger en vue de faire un reportage sur l’affaire Txomin, une semaine durant.
Une fois que Madrid accepta les demandes algériennes, Alfonso Guerra se rendit à Alger en Décembre, et la crise du gaz se débloqua.

Le régime algérien manifesta alors toutes ses “bonnes dispositions” et organisa des rencontres entre les Autorités espagnoles et la direction de l’ETA dans quelque villa de service.

Mais le dénouement de l’affaire fut surprenant. Pour le moins qu’on puisse dire. Le hasard faisant bien les choses. Si tant est que le hasard existe, dans ce genre de situations:

Le premier Mars 1987, une fois rétablies les relations avec l’Espagne et renégocié le prix du gaz, Txomin mourra dans un accident de voiture dans les environs d’Alger.
À croire qu’il ne servait plus à grande chose. A-t-il été “périmé”, pour reprendre ce terme du jargon DRS?

A.B.

11 avril, 2011

Lorsque le DRS joue sur du velours

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poste par .Radjef Saïd

Peut être celui qui a interrogé les morts et les cimetières sans  trouver nulle trace de la nation algérienne, n’est pas coupable de penser ainsi.

Apres une éclipse qui aura duré quelques semaines, le pouvoir refait surface par le biais de son chef du gouvernement Ahmed Ouyahia. Ce dernier, certain que le vent du changement s’est apaisé, multiplie les déclarations pour montrer l’image d’un pouvoir serein et à l’écoute des  attentes du peuple. Néanmoins, la prudence est de rigueur : il n’est que de se rappeler que voici à peine quelques semaines l’ardeur du changement qu’a susciter la chute brutale des présidents tunisien et égyptien chez la jeunesse algérienne. Ouyahia sait que le peuple veut le changement. Il sait également l’idée peu reluisante qu’a la majorité écrasante des algériennes et des algériens de son régime. Il sait aussi que l’incapacité de l’opposition a décrire et à transcrire dans les faits ses revendications, a dépasser ses querelles pour conscientiser au sens révolutionnaire la jeunesse et a créer les passerelles entre les différents mouvements de protestation joue en la faveur du système et risque de faire rater au peuple le coche du changement.

Il a raison de penser ainsi. Les élites algériennes n’ont pas su tirer profit de la ferveur de « la révolution du Jasmin » qui a suivi la chute du régime de Benali en Tunisie et qui a entraîné quelques jours plus tard celle du régime Moubarek  en Egypte. L’opposition algérienne n’a pas su battre le fer quand il était chaud, quand la contestation s’était emparée d’une partie de l’ANP, quand les chefs de l’armée et leurs affidés, drapés dans la peur et l’angoisse, craignant la colère de la rue, redoutant d’être chassés, effrayés de rendre des comptes, épouvantés par les tribunaux, se cantonnaient dans un silence et se préparaient à prendre la fuite  a grandes enjambées. Le peuple était prêt pour le changement mais l’opposition, empêtrée dans des querelles infantiles,  a failli une fois de plus à ses engagements et au rendez vous de l’histoire.

Sans dire un seul mot au peuple depuis des lustres, Bouteflika a cédé à toutes les revendications pour acheter la paix sociale aux généraux détenteurs du pouvoir, minimiser les tensions sur le front social pour permettre au DRS de tourner les flottements de l’opposition à son profit et la colère de la rue à son avantage, notamment en ridiculisant l’opposition à travers les échecs successifs de la CNDC. Rarement les clans qui composent l’oligarchie militaro financière qui retient en otage le pays depuis 1957, n’ont été aussi unis et solidaires qu’aujourd’hui, et jamais l’opposition n’a été aussi faible, crédule, dispersée, vaniteuse, infiltrée, noyautée et sans imagination que maintenant. Cette incapacité à mobiliser, prouve de façon éclatante que l’opposition refuse de regarder l’avenir ; qu’elle est inapte a occuper le terrain et investir le champs politique. Prisonnière d’un nationalisme paternaliste et condescendant, elle ne ressent plus ce que ressent le peuple. Sinon comment expliquer l’aptitude de ce pouvoir gérontocratique à se maintenir et à maintenir tout le monde sous sa botte ?

Les intellectuels, pour la plupart discrédités, n’ont pas su ou pas pu servir de guide et de modèle à une jeunesse qui ne demande qu’à s’épanouir. Outre les visions erronées qu’ils ont de leur société, ils ont été incapables de former des militants conscients de leurs responsabilités historiques, de canaliser et de transcender cette énergie pour la mettre au service du pays et des citoyens. La corruption, le mensonge et la violence que sont les instruments de gestion de ce pouvoir inique et cynique, n’expliquent pas tout. Il y a un problème plus profond et plus douloureux qui fait que l’opposition préfère dévorer ses meilleurs éléments en les sacrifiant sur l’autel du mensonge ; qui fait que l’algérien d’une façon générale, accepte sans broncher la domination, l’asservissement et la servilité. Pour quelques titres insignifiants et quelques misérables privilèges, il se dépare de sa grandeur morale et de sa dignité pour se prêter à toutes les forfaitures, à toutes les trahisons et à toutes les turpitudes que lui imposent les pires criminels et les pires ennemis de l’intelligence et du savoir.

N’a-t-on pas vu des députés du parlement croupion applaudir le reniement de la constitution pour permettre à un vieillard sénile et mégalomane d’extorquer à la république un troisième mandat ? Comment le changement peut-il arriver à ses fins alors que les partis ont tous aujourd’hui la tête tournée aux prochaines élections locales et générales ?  A ce jour, alors que des milliers de jeunes prennent le chemin de la harga ou a défaut s’immoler en guise de protestation contre le régime en place,  on ignore les dispositions et les moyens que compte mettre en œuvre l’opposition pour mettre un terme à un système qui fonctionne depuis 1957 selon un code non écrit qui définit l’Algérie comme un bien privé entre des clans très restreints ayant tissé leur toile d’araignée au niveau de toutes les institutions. Pourtant, les réseaux de communication ne manquent pas.

Tant que les émeutes qui éclatent par ci par là  sont délimitées dans un périmètre social, le DRS arrive toujours à les circonscrire en jouant sur du velours. Seule la jeunesse, en particulier les étudiants, peut sonner le glas de ce régime en revendiquant un changement politique. Malheureusement, le DRS qui n’ignore pas cette menace –cette réalité-, a déjà pris les devants et à inscrit à son compte toutes les revendications légitimes, allant jusqu’à proposer la fameuse constituante si chère Hocine Ait Ahmed, en suscitant des débats houleux  au sein même des partis de l’alliance présidentielle.


6 avril, 2011
 
Le sort de Ahmed Ouyahia en pointillé…

ouyayay Le premier ministre a symboliquement un pied dehors. Son cours économique est détricoté par des mesures en faveur de l’importation et de l’informel. Son impopularité atteint des sommets.

Mais la position du président Boutéflika, qui peut lui sortir l’autre pied, s’est affaiblie en 2010 avec les affaires de corruption de son clan. Statut quo entre deux « ambulances ? »

Les émeutes de la jeunesse exclue n’ont pas produit en Algérie, d’effets politiques à chaud. En Tunisie, il a fallu une semaine de manifestations spontanées après le coup de tonnerre de Sidi Bouzid pour mettre en route les élites syndicales, associatives et l’opposition politique au régime de Zine Ben Ali. Rien de tout cela en Algérie. Le ministre de l’intérieur, Daho Ould Kablia, se félicite de ce que personne ne soit en mesure, dans son pays, de faire jonction avec les émeutiers : « la tentative de récupération a échoué. Ceux qui disent qu’il va falloir encadrer ce mouvement et le canaliser se trompent lourdement » a-t-il déclaré sur le site Algérie Plus. En conséquence, « la même feuille de route continue » épilogue t’il.

Il y’a pourtant des raisons d’en douter. Le premier ministre Ahmed Ouyahia est en très mauvaise situation. Il n’a pas signé le communiqué du conseil interministériel –sans images – qui prenait les décisions « anti crise » et a du subir la plupart des options de réponses dictées par la présidence. L’annonce par Mustapha Bendaba, ministre du commerce, rétablissant à la télévision les pratiques du commerce au noir à la fin d’une réunion avec les fournisseurs d’huile et de sucre, est un désaveu direct.

Dans le même sillage Daho Ould Kablia a pris des libertés pour déclarer, toujours sur Algérie Plus « Personnellement, j’ai toujours avancé l’idée qu’on ne peut engager que les batailles qu’on est sûrs de gagner. La bataille de l’informel doit faire l’objet d’une stratégie du moyen et du long terme (…) On a essayé de le maîtriser il y a deux ans en imposant le chèque mais on a reculé car pour imposer le chèque il faut avoir des structures qui répondent (…) est-ce que c’est réalisable tout de suite ? Moi, je dis non. Ca viendra progressivement ». Désavoué par ses ministres sur le front de la lutte contre l’informel, il a du également avaler la couleuvre de la promotion des importations du sucre et de l’huile avec la levée des droits de douanes et de la TVA. Des mesures qui visent, dans le premier cas, ouvertement l’industrie locale de raffinage du sucre, dominée par le groupe Cevital.

Une question d’interprétation des évènements

« La tendance dans les situations de crise est de faire bloc au début » rappelle un ancien ministre. La suite est d’un autre cru. Ahmed Ouyahia est t-il capable de s’approprier toutes les mesures et de continuer comme s’il n’avait pas été démonisé ? « Bien sur. Son parcours n’atteste pas d’une grande rigueur de principe. Et si le président ne lui demande pas de remettre le tablier, il ne le fera pas »

pense l’ancien ministre. Ahmed Ouyahia est donc très affaibli, mais pas nécessairement chancelant. Son sort dépendra alors de la lecture des évènements faite par le président de la république. Pour Said Medar, analyste politique, le scénario le plus probable est que « Boutéflika interprète les émeutes comme un complot contre lui, comme l’a laissé entendre Belkhadem avant de nuancer son propos.Il ne pensera pas alors que le départ de Ouyahia va régler sa précarité. Il pourrait même penser le contraire s’il se persuade qu’il y’ a la main des services dans ces émeutes ». Le clan présidentiel a pris beaucoup de coups en 2010. Sous le feu des enquêtes économiques du DRS (département du renseignement et de la sécurité), il a du subir l’effondrement de sa mainmise sur Sonatrach et son « pilotage » des gros contrats d’équipement comme l’autoroute Est-Ouest.Abdelaziz Boutéflika s’est séparé de deux ministres clés de sa gestion, Chakib Khelil et Nourredine Zerhouni, et a du se résoudre à mettre en semi retraite Hamid Temmar (aujourd’hui ministre de la prospective), un autre point d’appui au sein du gouvernement. Les émeutes de la jeunesse démunie peuvent lui offrir l’occasion d’une revanche clanique sur la partie du gouvernement qui obéit à d’autres fidélités, à commencer par le premier ministre. Les jours d’après indiquent qu’il n’en aurait pas l’énergie. Mais pas pour autant la volonté.

par_ iris samy

 

Soltani et le ticket d’entrée chez le général Toufik

Soltani et le ticket d’entrée chez le général Toufik

C’est un peu à cette guerre qu’on rencontre dans les mauvais polars, la « guerre aux mauvais fils », que nous invite aujourd’hui la caste au pouvoir en Algérie.  Ces enfants soudainement mutins, grossièrement impatients, fâcheusement présomptueux et qui, stimulés par l’absence d’autorité, bafouent les règles mafieuses de la succession, renversent les prééminences établies par la « famille » et revendiquent la place du caïd, ces bad boys qui rêvent de placer à leur tour leurs fauteuils dans le sens de l’histoire, ces insurgés ambitieux et présomptueux, il en pousse de partout. On apprend qu’à Batna trois personnes, dont un policier, ont été blessées dans des affrontements entre militants du Front de libération nationale (FLN) lors du renouvellement des instances de l’ex Mouhafada. « Et moi, et moi ? »  Diable ! Dans un système perverti, où l’on accède aux rangs les plus élevés non par le mérite mais par la connivence et la flagornerie, n’est-il pas du bon droit de chacun de se croire un destin ? On ira tous au paradis. Même Aboudjerra Soltani. Car l’anti-Al Pacino véritable, c’est lui. Le vrai bad boy Un lieutenant d’appoint recueilli par la famille pour les besoins de la politique-spectacle et qui a osé revendiquer le droit régalien de gouverner un jour. « Candidat en 2014 ? Oui, j’y pense ! », l’a-t-on entendu pérorer, accompagnant ses chmères de propos blessants pour la famille : « Il est inconcevable que l’Algérie fête ses cinquante ans d’indépendance avec la même mentalité, la même politique et les mêmes têtes. » (L’Expression du 22 mars)  Il est allé jusqu’à outrager le Godfather : “Les hommes politiques doivent prendre leur retraite à 70 ans”…

C’en fut trop. La guerre était déclarée. « Qu’il s’en aille », a décrété Ahmed Ouyahia, mercredi dernier. Soltani est banni par la « famille ». Sa faute est lourde : il a affiché une ambition interdite, une ambition réservée aux enfants légataires et à laquelle rien ni personne ne lui donnait droit.   Même pas le général Toufik. Avoir ses entrées chez le général Toufik  ne suffit pas. Il faut aussi savoir quel est son rang dans la queue qui mène chez le général Toufik. Selon que l’on s’appelle Ahmed Ouyahia, Aboudjerra Soltani ou Saïd Sadi, on dispose d’un numéro de ticket conforme au rôle qu’entend vous attribuer le régime dans la vaste parodie de pouvoir qu’il met en scène depuis cinquante ans. Et le rôle du sieur Aboudjerra Soltani était de donner l’illusion d’une structure pluraliste du régime en y occupant la case islamiste, comme Mme Hanoune occupe la case trotkyste et Saïd Sadi, naguère, la case démocrate laïque. A charge, ensuite, pour les journaux amis de donner une représentation médiatique d’une démocratie chimérique et aux députés amis de piquer de temps à autre, une de ces colères indispensables à la comédie générale.

Soltani n’a pas réalisé qu’il n’était, au mieux, qu’un feudataire du régime, c’est-à-dire un vassal privilégié, possédant certes un fief mais qui devait foi et hommage au seigneur suzerain.

Ainsi est bâti le système où il est devenu membre de « l’Alliance présidentielle » : on soupe à la même table que la noblesse dirigeante mais sur le pied commensal, c’est-à-dire en qualité de serviteur, soigneusement tenu à l’écart, mais toujours à portée de main. En échange des services rendus, l’écuyer a droit au privilège commensal qui le conserve  dans l’honneur des préséances dirigeantes, des « sauvegardes particulières » liées à l’honneur de servir le Roi, et qui le placent au dessus du milieu social dont il était issu. Il peut ainsi obtenir un chiffre inespéré de députés et même de ministres, bénéficier des avantages et de la considération de la famille et de quelques autres avantages insignes,  comme le droit à l’exemption, le droit de ne pas être soumis aux mêmes exactions que le commun des opposants, la censure par exemple, le droit de parler à la télévision, de tenir meeting, enfin tous ces insignes avantages qui forment la dignité commensale,  contrepartie dont le régime s’acquittait à l’égard de l’opposant-collaborateur afin qu’il puisse en recevoir un affectueux et assidu service.

Mais là s’arrêtent les droits.

Qu’avait-il donc, le sieur Aboudjerra Soltani à prétendre outrepasser son rôle d’écuyer et empiéter sur celui des vrais héritiers ?  Oh, il a conscience du privilège commensal et ne veut surtout pas d’une démocratie qui le pousserait hors de la table. Il tient à la soupe commensale. L’Assemblée constituante qui mettrait tout à plat ? « Nous sommes contre cette idée. Nous ne voulons pas retourner à 1963. Nous ne voulons pas ruiner les acquis des Algériens et retourner cinquante ans en arrière. Nous voulons avancer et non pas reculer.» Pas folle, la guêpe, sauf qu’elle a des dents longues !.

Il a commencé à les montrer en 2009 déjà , rêvant tout haut du poste de Premier ministre. «Je ne fuirai pas mes responsabilités. Je dirai oui si le Président Bouteflika me le demande», a –t-il laissé tomber, le 27 juillet, devant l’université d’été des jeunes militants de son parti, à Birkhadem.
Le chef de l’Etat ne l’a pas contacté, mais qu’à cela ne tienne.  Un mois plus tard, le 29 août 2009, Aboudjerra Soltani révèle au quotidien Asharq el-Awsat qu’il s’était fixé comme objectif la conquête du pouvoir en 2012. «Vous savez, cette année-là (2012 Ndlr) coïncidera avec le 50e anniversaire de l’Indépendance du pays. Nous avons toujours prédit qu’il nous faut au moins un demi-siècle afin que le flambeau de la génération qui a libéré le pays transmette le pouvoir à la génération de l’Indépendance. Nous avons coché cette date parce qu’elle coïncide avec le 50e anniversaire de l’indépendance du pays. Et nous représentons justement cette génération et ses préoccupations futures.»
Belkhadem et Ouyahia sont pour l’interdiction des marches dans la capitale? Lui est « pour l’autorisation des marches pacifiques à Alger à condition qu’il y ait des engagements de la part des partis politiques qui souhaitent marcher. » Belkhadem et Ouyahia sont  contre l’agrément de nouveaux partis politiques ? Lui : « Nous soutenons les libertés. L’agrément de nouveaux partis doit être soumis à deux conditions. On ne revient pas à la tragédie nationale. C’est une ligne rouge. La seconde condition est de respecter la Constitution et les lois de la République, ne pas menacer l’unité nationale et garantir une valeur ajoutée pour le pays. »
Et pour mieux irriter, il clame, le front haut, que  « les réformes politiques indispensables en Algérie doivent être portées par d’autres personnalités que celles qui sont actuellement au pouvoir. »

Une preuve vivante

Aboudjerra Soltani est l’incarnation de la dérégulation du régime algérien. En  formulant un discours opposé à celui de la « famille », il étale au grand jour la parodie de pouvoir. Elle ne repose sur aucune cohérence interne. Aucune valeur, sauf la finasserie et la ruse.
Soltani, en plus d’être la preuve vivante de la nature mafieuse de notre régime, est également l’incarnation de l’opportunisme qui en est la mie.
Comment lui qui a voté, en 2008, l’amendement de l’article 74 de la Constitution en vient-il à revendiquer aujourd’hui une nouvelle loi fondamentale où le président de la République est rééligible une seule fois ?
« Je ne vois aucune contradiction. En 2004, nous avons choisi de nous allier au chef de l’Etat pour lui permettre d’achever ses objectifs, notamment celui de passer de la concorde civile à la réconciliation nationale. En 2009, la situation sécuritaire et politique en Algérie nous ont imposé le besoin d’accorder au Président Bouteflika un autre mandat. Nous l’avons fait dans l’intérêt de la nation. Il est dans l’intérêt national, aujourd’hui, de revenir à la situation ordinaire visant l’alternance au pouvoir. Cela nécessite une révision globale de la Constitution limitant le mandat présidentiel. »

Allez trouver mieux !
Alors, le mauvais fils est devenu indésirable. On lui rappelle qu’il n’est qu’un écuyer, un collaborateur d’appoint, loin d’être indispensable : «Même avec le retrait du MSP, nous avons une majorité au sein de l’Assemblée nationale populaire. Avec les 137 députés du FLN et les 62 autres du RND, nous sommes à 199 députés, nous sommes, donc, majoritaires », clame Ouyahia, avec, dans les yeux, la malice qu’on devine. Soltani est banni. On lui préfère désormais l’autre frère, Menasra, le frère-ennemi. A lui la case islamiste.
Mais comme dans tous les mauvais polars, le bad boy se rebiffe :  Soltani n’écarte pas l’éventualité de faire imploser la coalition présidentielle. «Notre avenir dans cette coalition sera tranché en juillet prochain, à l’occasion de la réunion du conseil consultatif (majliss echoura) » (l’Expression publiée le 22 mars 2011).

Ainsi meurent les régimes sans morale : en nous léguant les monstres qu’ils ont enfantés.

Par iris samy

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