Archive pour la catégorie 'corruption'

Le front social en constante ébullition à Tizi-ouzou !!!

9 septembre, 2013

Tizi-Ouzou : La vie sociale assombrie

JEUDI 5 SEPTEMBRE 2013

Protestation à Timizar Loghbar
Timizar Loghbar est une sorte de « gros village » qui dépend administrativement de la Commune de Tizi-Ouzou, comme celle-ci est presque exclusivement concentrée sur « l’entretien » du Chef-lieu de la commune, les régions limitrophes qui ont le malheur de dépendre d’elle sont des plus démunies.

Ainsi et « pour réclamer la remise en état des routes et la mise en place d’un système d’assainissement des eaux usées », la population de la région fut « obligée » de couper la circulation automobile « pour se faire entendre », mais c’était sans compter le réponse des « pouvoirs publics » qui ont envoyé les forces anti-émeutes afin de mettre fin à cette action.
Tizi-Ouzou : Les « jeunes » réclament des locaux

Et comment il peut en être autrement dans un pays où le Gouvernement vote une loi dite « 100 locaux pour jeunes par commune » ? Celui-ci aurait-il oublié qu’une commune moyenne compte des dizaines de milliers de « jeunes » ? Sur quels critères ces locaux sont-ils distribués, il n’y en a que deux : « Au grès des concomitances et du rapport de force (entendre : voyous). »

Au quartier des Genêts, car c’est de là que le malheur est parti, une dizaine de locaux ont été distribués et équipés par l’ANSEJ (comment ça se fait alors que pour d’autres un dossier lourd est demandé ?!?), dans le sillage des manipulations qui visaient à ternir la protestation kabyle vers 2004.

Peu de temps après, il s’est installé tout au long de la rue « Lamali Ahmed » (du rond-point des Martyrs du Printemps Noir jusqu’au stade du 1er novembre 1954) une sorte de « marché sauvage ». Moyennant 100 dinars algériens par jour, « impôt » versé à une bande de jeunes du quartier les Genêts, des « vendeurs à la sauvette » sont « autorisés », grâce sûrement à une sorte de « trêve » négociée et/ou monnayée pour et avec les « représentants de l’Ordre public » à s’installer, à même le trottoir, afin de vendre toute sorte de produits, au fil du temps, de véritables boutiques ambulantes s’y sont installées avec tout ce que cela suppose comme gêne à la circulation piétonne et automobile ainsi que son lot de détritus laissés à même le sol par ces derniers.

Mais de temps en temps, histoire de faire croire que la situation lui échappe complètement, la police intervient pour chasser ces « indus occupants d’un jour » alors qu’ils sont « tolérés » voire même « encouragés » les autres jours. Par bonté envers ces « jeunes chômeurs » diriez-vous, il n’en est rien, il s’agit ni plus ni moins d’une « situation de pourrissement voulue et recherchée et où l’entrisme de certains groupes et la corruption qui gangrène les appareils de l’État est poussée à l’extrême », car au demeurant, ce genre d’activités clandestines atténuera la précarité de ces jeunes, mais ne les protègera pas du « chômage endémique qui les guette » sans situation socioprofessionnelle claire.

Voilà pourquoi, hier (19/01), des émeutes ont éclaté entre les « vendeurs » suscités et les forces de police venues les déloger, histoire d’une journée, car ceux-ci ont repris leurs activités dès aujourd’hui, et ce, jusqu’au prochain soubresaut de la police locale.

Un fait similaire a eu lieu la veille à la Nouvelle-Ville de Tizi-Ouzou, un groupe de jeunes du quartier Mohamed Boudiaf a voulu s’auto affecter le lot de terrain sur lequel était bâti l’ancienne « Galerie algérienne » (communément appelé « Souq El Fellah ») afin d’en faire des « commerces » encore une fois.

Pour eux, rien n’était plus évident et l’opération de « partage » du lot de terrain a bien commencé (histoire d’en faire un autre « marché bidonville sauvage » comme celui qui jouxte le stade du 1er novembre 1954 qu’on avait dit « provisoire » à l’époque, il est là depuis au moins 20 ans). L’intervention des forces anti-émeutes afin de récupérer l’endroit mettra le feu aux poudres, une bataille rangée s’en suivra (pierres contre gaz lacrymogènes) celle-ci se soldera par des arrestations et la fin des hostilités en début d’après-midi.

En pleine anarchie, comment expliquer à ces jeunes qu’ils n’ouvrent pas droit à squatter cet espace alors que d’autres l’ont fait au vu et au su de tout le monde ? C’est bien là le problème et la répression n’apportera qu’un durcissement dans les positions et le renforcement du sentiment de « mise à l’écart » qui fait des ravages dans le milieu de la jeunesse locale.

Les enseignants descendent dans la rue
Après des tentatives d’organisation d’actions au niveau national et vu le noyautage dont le mouvement syndicaliste fait l’objet, les enseignants des établissements d’enseignement moyen et secondaire de Tizi-Ouzou affiliés aux deux syndicats (CNAPEST et l’UNPEF) sont descendus dans la rue aujourd’hui (20/01) afin de réclamer une « revalorisation de leur situation financière » (mais jamais de meilleurs programmes pédagogiques !?!), parmi eux, certains parlaient d’arriérés de salaire et de primes qui datent du milieu des années 90 (il faut le faire !).

Il y va sans dire que cette « sortie » était accompagnée par une grève au niveau des établissements majoritairement affiliés à ces deux syndicats. La marche du jour a eu lieu à partir du siège de la direction de l’Éducation pour aboutir au siège de la Wilaya où une délégation a été reçue et à laquelle on aurait affirmé « qu’il sera répondu aux doléances exprimées dans les plus brefs délais ! ».

Samy.Iris

Tiziouzou L’ancien maire FLN condamné à deux ans de prison ferme

23 mars, 2013
 Tiziouzou

Tiziouzou L’ancien maire FLN condamné à deux ans de prison ferme dans corruption 01c95e6d145e3da4c10635306460bd1a

 

C’est le cinquième maire, pour rappel, à être condamné par la justice pour corruption à Tiziouzou en l’espace de quelques jours. Ils ont tous été aux commandes de la commune de Tiziouzou. La semaine passée, le juge du tribunal de la ville d’Azuguen, a prononcé des peines allant de 7 à 10 années de prison ferme à l’encontre de quatre anciens maires du parti dit d’opposition , le Font des Forces Socialistes (FFS).

La corruption au sein de l’administration et des instances élues n’épargne aucune institution en Algérie. Apparemment aucun responsable n’est sain. Les quelques révélation rendues par la justice font déjà froid au dos. Et ce n’est là que la partie visible de l’iceberg. Un ex-maire, Belhadj Mohand Mouloud, son vice-président, tous issus de l’éternel parti au pouvoir, le Front de Libération National (FLN), ont été condamnés aujourd’hui, par la cour d’appel de Tiziouzou à deux années de prison ferme en plus du versement d’une amende de 100.000 dinars chacun. Une autre personne, un agent administratif a écopé, lui aussi, et dans cette même affaire d’une peine de 18 mois de prison ferme. Les griefs retenus contre les trois accusés sont : « détournements de matériaux de construction, pièces détachées, équipements sportifs et appareils de chauffage d’une valeur de plusieurs milliards de centimes ». Les inculpés ont détourné des matériaux de construction, pièces détachées, équipements sportifs et appareils de chauffage d’une valeur de plusieurs milliards de centimes. Des preuves irréfutables sont présentées contre eux. C’est le cinquième maire, pour rappel, à être condamné par la justice pour corruption à  Tiziouzou en l’espace de quelques jours. Ils ont tous été aux commandes de la commune de Tiziouzou  . La semaine passée, le juge du tribunal de la ville d’Azuguen, a prononcé des peines allant de 7 à 10 années de prison ferme à l’encontre de quatre anciens maires du parti dit d’opposition , le Font des Forces Socialistes (FFS). Ils sont poursuivis pour dilapidation de deniers publics et passation de marchés contraires à la réglementation. Trois des accusés présents au procès, Cherak Omar, Ait Ahmed Chrif et Bensalem Arezki, ont écopé de 7 ans de prison ferme pour chacun. Le quatrième ex-maire, qui est toujours en cavale, Ahmed T, est, quant à lui, condamné par contumace à une peine de 10 années de prison ferme. Une amende d’un million de dinars est aussi infligée aux quatre accusés. La question qui de pose, ces cinq anciens maires condamnés à des peines de prison ferme sont-t-ils les seuls coupables ? Et les autres directeurs, chefs de daïras, walis sont-ils sains ? La réponse est claire : rares sont les responsables intègres de nos jours.

Distribution de logements sociaux à Tigzirt

23 mars, 2013
Distribution de logements sociaux à Tigzirt

Distribution de logements sociaux à Tigzirt dans corruption a4d78b4ac09c091b1444fdf73e851a2b

 

Les commis d’état agissent en Kabylie comme les anciens administrateurs coloniaux de l’époque Françaises.

21/03/2013 – 13:55 mis a jour le 21/03/2013 – 14:07 par Syfax N’Ath Wezguèn

Le chef de daïra fait tous ce qu’il veut. Les élus locaux, quant à eux, ne sont chargés que pour calmer les mécontents et gérer les mouvements de protestation de la population. Les chefs de daïras, les commissaires de police et les chefs de brigades de la gendarmerie s’accaparent de lots de terrains. Ils distribuent des logements à leurs proches et concubines comme on distribue des baguettes de pain, alors que les citoyens Kabyles sont écartés et continuent à être rongés par la misère. Le dernier exemple en date est la distribution de 144 logements sociaux dans la localité de Tigzirt, 40 km au nord de Tizi Ouzou.
Le chef de daïra de cette localité, qui n’est autre à vrai dire qu’un agent du DRS, est accusé ouvertement par la population locale d’avoir distribué ce lot de logements à ses proches et surtout à ses nombreuses copines, venues d’autres régions, notamment de l’Algérois. Les citoyens de Tigzirt, quant à eux, sont carrément écartés de la liste des bénéficiaires, hormis une dizaine pour voiler la face. « Encore une fois, la distribution d’un lot de logements sociaux à Tigzirt s’est effectuée dans une ambiguïté totale. 144 logements sont distribués à des personnes, dont la plupart n’ouvre même pas droit et encore moins de la région. 13 personnes, affichées dans les premiers temps comme bénéficiaires, ont vu leurs noms effacés de la liste pour être remplacés par d’autres. Devant cette énième injustice, le collectif des citoyens non-bénéficiaires de logements sociaux de la daïra de Tigzirt, ne compte pas rester les bras croisés. L’auteur de ce scandale n’est autre que le chef de daïra qui n’est pas à sa première sortie. C’est lui seul qui décide. Ses amis et ses proches sont toujours favorisés, alors que les personnes nécessiteuses, dont des handicapés, des femmes de Chahid sans logements, sont écartées à chaque distribution », peut-on lire sur une déclaration rendue publique et signée par le collectif.
Les protestataires exigent une enquête sur ce scandale. Faute de quoi, ils menacent de sortir dans la rue. « Nous alertons l’opinion publique ainsi que la presse sur ces dépassements initiés par le chef-de daïra de Tigzirt qui ne recule devant rien pour satisfaire ses amis. Des actions de protestations seront initiées incessamment, si les autorités concernées n’interviennent pas », ajoute les rédacteurs de la déclaration .

Tizi Ouzou : les citoyens de la cité des Fonctionnaires expriment leur ras-le-bol

14 mai, 2012

14/05/2012

Le Matin DZ - Les idées et le débat

  Tizi Ouzou : les citoyens de la cité des Fonctionnaires expriment leur ras-le-bol dans corruption

Les citoyens de la cité des Fonctionnaires de Tizi Ouzou ont procédé, avant-hier, à la fermeture de la rue longeant le siège de la Casnos et la polyclinique Nabila-Djahnine ainsi que la rue menant au siège de wilaya.

 
La dégradation du cadre de vie pousse les citoyens à la contestation. En effet, sur les lieux, les manifestants ont fermé la route à la circulation automobile, à l´aide des barricades de fortune et de pneumatiques enflammés, pour exprimer leur ras-le-bol quant à la situation qu’ils vivent au quotidien. Mais aussi dans le but d´amener les responsables concernés à intervenir. Cette fois, les protestataires ne comptent pas lâcher prise. Durant toute la matinée, la route demeurait toujours obstruée par des troncs d´arbres et autres débris.

« Jusqu’à quand allons-nous patienter ? Ils ont commencé les travaux d’aménagement depuis des mois mais ils n’avancent guère depuis bien longtemps. Les habitants de la cité souffrent. Nous nous sommes réunis maintes fois avec les autorités locales, qui nous avaient assuré que les travaux finiront le 5 Juillet prochain. Je vous cite juste un problème : nous avons demandé des poubelles il y a huit mois maintenant, mais rien n’a été fait. Si c’est un problème d’argent, qu’ils nous le disent, car nous sommes fatigués d’attendre », dira M. Belhocine, président d’honneur du comité de la cité des Fonctionnaires. Et d’ajouter : « Les sit-in et voies de dialogue n’ont servi à rien, d’où le recours à la rue amplement justifié. » Les revendications des protestataires portent essentiellement sur l’amélioration de leur cadre de vie dans ladite cité. Nous pouvons citer entre autres l’aménagement du quartier qui se trouve selon eux « dans un état lamentable », ainsi que la construction d’aires de loisirs, le revêtement de la rue principale à proximité de la cité, l’éclairage public et la peinture des immeubles.

Il convient de rappeler que plusieurs actions similaires ont été menées en direction des responsables de l’APC du chef-lieu, ainsi que ceux de la wilaya, en vain, expliquent les protestataires qui se disent « lésés » par les élus et par les autorités locales dont l’inertie est de plus en plus décriée par les citoyens. Enfin, plusieurs montées au créneau ont été enregistrées. Récemment, des citoyens se sont élevés contre la construction d´une coopérative immobilière dans un espace vert situé à la nouvelle ville. C’est malheureux, car il ne reste à ces jeunes gens que la rue pour exprimer leur ras-le-bol et réclamer ce qui leur revient de droit. « Ils nous ont promis beaucoup de choses, mais rien n’a été fait. Nous ne sommes pas des voyous et nous ne faisons pas de la politique, loin de là. Nous revendiquons juste nos droits et nous irons jusqu’au bout », dira l’un des protestataires.

Dégradation du cadre de vie

Les citoyens de la ville du Genêt montent au créneau. Les manifestations de rue se multiplient depuis quelques jours dans la ville de Tizi Ouzou où les citoyens de divers quartiers de la ville battent le pavé pour présenter une fois de plus des doléances citoyennes. En effet, ces revendications ne datent pas d’aujourd’hui et sont, malheureusement, restées lettre morte par la faute d’une administration locale de plus en plus gangrénée par l’inertie et, surtout, le passe-droit. Après les résidents du lotissement Hamdad, suivis par les riverains de la cité des Fonctionnaires, qui sont descendus dans la rue pour dénoncer la dégradation de leur cadre de vie et l’insouciance des autorités locales à tous les niveaux, ce sont les habitants de la cité du 11-Décembre qui sont montés au créneau, mardi passé, afin de manifester leur mécontentement pour un litige de foncier.

Pour se faire entendre, ils ont procédé à la fermeture de la route menant vers le lotissement Bouaziz et les deux cités Amraoua et 11-Décembre, au niveau du carrefour qui dessert le centre-ville et la Nouvelle ville de Tizi Ouzou. Parmi les revendications principales des protestataires, la préservation des espaces verts de la cité, comme nous l’a expliqué un riverain, qui dira que « cela fait maintenant onze ans depuis que nous réclamons la préservation des espaces verts de notre agglomération mais en vain. Rien n’a été fait, ce qui nous a poussés à procéder à la fermeture de la route ». Et d’enchaîner : « Nous sommes fatigués de nous déplacer à chaque fois vers l’administration, c’est pourquoi, cette fois, nous avons demandé aux responsables de venir sur place pour que nous puissions réitérer nos doléances et exiger de régler ce problème une bonne fois pour toutes. Malheureusement, comme vous le constatez, personne n’est venu. Je tiens à ajouter qu’à chaque fois que nous obtenons gain de cause, l’administration n’applique pas cette décision. Elle veut nous étouffer et faire de notre cité une Casbah. »

L’administration contourne les décisions de justice

Pour rappel, les habitants demandent également la délimitation de leur cité. « Treize lots au total ont été attribués et construits frauduleusement sur un terrain qui appartient à la cité. Nous avons  été en justice et nous avons eu gain de cause mais à chaque fois l’administration contourne les décisions de justice. Aujourd’hui les gens n’en peuvent plus. Alors il ne nous reste que la rue pour réclamer nos droits”, conclut l’un des manifestants. Il précise enfin : « À Tizi Ouzou, il y a trop d’anarchie et d’abus de pouvoir de la part des autorités locales. Cette fois nous sommes déterminés à aller jusqu’au bout. » En vrai, la ville est cycliquement le centre de mouvements de contestation. Dans la journée de mardi dernier, une autre manifestation a été enregistrée au niveau de la rocade de Tizi Ouzou où les transporteurs de Boghni, qui réclament depuis quelque temps l’implantation d’une station fiable, ont procédé à la fermeture de ce tronçon d’autoroute.

Iris Samy

 

Assemblée communale de Tizi-Ouzou : un intérimaire « royal »

11 avril, 2012

 

Assemblée communale de Tizi-Ouzou : un intérimaire

Tizi-Ouzou ou le Col des Genêts n’est pas n’importe quelle ville. Et naturellement, sa gestion est plus politique qu’administrative.Le centre de Tizi Ouzou. Les intérêts sont trop importants à ce titre et la symbolique semble très élevée pour ceux et celles qui voudraient gérer une cité complexe. Mais la gestion d’une ville aussi sensible que Tizi-Ouzou ne peut être que collective. Dans ce cas précis, Mohand Belhadj ne peut être tenu, à notre humble avis, comme seul responsable d’une situation qui a trop perduré.

Cependant, la ville a besoin d’une bonne équipe gagnante , et surtout , d’un maire au-dessus du lot. Et contrairement aux écrits de la presse algérienne , ce n’est pas la population qui est soulagée du départ de Mohand Belhadj, mais plutôt, les clans et les intérêts trop divergents des partis politiques.

Il faut reconnaître que Mohand Belhadj est issu d’une grande famille (de Tizi et Ath Douala) qui s’est opposée vaillamment aux Français, au même titre que les Hammoutène. Ce sont d’ailleurs les deux familles que les armées françaises découvriront dès 1850 à Tizi-Ouzou.

Que les partis politiques crient à l’avènement de son départ c’est leur droit. Qu’ils se taisent devant le choix d’un intérimaire « royal », pose question ! De ce point de vue, il est important de savoir que son intérim est assuré par un certain Naguib Kolli, frère de Driss El-Kolli, ancienne vedette de la JSK, dont le père serait d’origine marocaine !

Mieux, à en croire les Tizi-Ouziens de vieille souche, des membres de la famille El-Kolli auraient été très liés à l’ancien président du Sénat, le défunt Mohamed Chérif Messaadia.

Ceci explique cela. Tizi-Ouzou a besoin d’un enfant du pays, compétent et honnête et au-dessus de la mêlée. Outre ces références d’origine, nous savons bien qu’il existe un certain nombre de familles dont les arrière-grands-pères sont de véritables Turcs, parmi ceux qui voulaient, de force, s’imposer aux populations locales. Les Turkemani, Karamani, Zmirli, Koroglis comptent dans ce nombre sans oublier ceux des chefs locaux de partis, qui ont poussé le maire à quitter les lieux.

Saïd Bouteflika à la manoeuvre

Nous savons pertinemment que des personnes étrangères à la région occupent des postes importants dans l’administration, quand ils sont, en même temps, en contact direct avec Saïd Bouteflika… Il faut regarder plutôt vers les anciens walis qui ont fait leurs études au Proche-Orient (Ghozali et Kharroubi), natifs de la région, de surcroît, pour bien mesurer le sous-développement de la région et la détresse actuelle des habitants.

Il a été établi que des clans familiaux ont joué au pourrissement de la situation à la Mairie de Tizi-Ouzou. Ils ont manipulé les fonctionnaires de l’Etat civil, gangrené l’ambiance de travail et politisé à outrance les conditions d’une bonne gestion collective de la cité. Ces clans se retrouvent, de nos jours, éparpillés au sein du FLN et du RND. Ils ont tiré trop sur les cordes, au détriment d’une population tiraillée entre la ville d’origine et la nouvelle-ville ,créée par les walis sus-cités.

IRIS .Samy

 

5 août, 2011

Algérie-Affaire bois-des-Pins:Un crime écologique pour satisfaire un beggar du système !

http://www.elwatan.com/images/2011/08/02/bois-des-p_586691_465x348.jpg

2 août 2011. Bois des Pins, à Hydra. Il est 10h. Les 120 arbres dont cinq centenaires ont disparu, laissant place à des eaux usées qui jaillissent de partout, attirant de jour les moustiques alors que de nuit, les habitants ont droit aux odeurs les plus nauséabondes. Des engins assurent sans arrêt le transport du tuf de la colline où le fameux projet de construction d’un parking sera réceptionné. Le tout encerclé par un impressionnant dispositif policier mobilisé sur les lieux pour assurer la poursuite des travaux.
Tout a commencé hier, à 8h du matin, lorsque de jeunes de la cité Bois des Pins s’en sont pris aux ouvriers assurant les travaux de construction du parking qui a pris la place de l’un des rares poumons de la capitale qui demeurait encore debout. Les protestataires qui n’ont pas fait preuve de violence à l’égard des ouvriers les ont tout simplement priés d’arrêter les travaux et quitter les lieux. La police qui a, depuis le début du conflit, installé un dispositif H24 sur place n’a pas tardé à intervenir et les affrontements ont repris de plus beau, même si la situation n’a duré qu’un bref instant. Le comité des sages du quartier a fini par raisonner tous ces jeunes qui juraient de mettre le feu partout.
A 10h, le calme était déjà de retour, mais les agents de la police antiémeutes continuaient d’arriver en force. Pour cette fois-ci, la police de Hydra a dû faire appel aux renforts du 6e arrondissement. Les agents du rétablissement de l’ordre public ont aussitôt encerclé les lieux avant de prendre position sur les terrasses des six immeubles que compte la cité. Les habitants qui attendaient l’arrivée des deux moudjahidate, en l’occurrence Djamila Bouhired et Fettouma Ouzegane, assistaient au spectacle à partir des cages d’escalier des immeubles. Il est 13h. La chaleur de plomb qui s’impose sur les hauteurs de la capitale ne fait qu’accentuer l’odeur des eaux usées qui jaillissent de partout. Les engins ont, selon les habitants, agi sans prendre acte des plans du quartier et c’est pratiquement toutes les conduites d’égouts, endommagées, qui refoulent aujourd’hui au pied des immeubles. «Nous vivons dans un climat insupportable. Alors qu’avant, on respirait l’air pur des 120 arbres qui ont été massacrés, aujourd’hui nous respirons les odeurs les plus nauséabondes et la présence des cafards et des moustiques s’est considérablement accrue. Pour l’abattement d’un arbre, la loi prévoit 10 ans de prison, 120 arbres ont été déracinés au su et au vu de tout le monde et personne n’a réagi», lance un habitant. Les deux moudjahidate n’ont pas, en effet, tardé à arriver, Fettouma Ouzegane en premier et ensuite Djamila Bouhired. «Il est inadmissible que les travaux se poursuivent alors que l’affaire est actuellement en justice. Mais lorsque des gens aux épaules larges sont derrière, on peut toujours enfreindre la loi», ont-t-elles clamé dès leur arrivée.
M. M.

1 juillet, 2011

Révélations sur les pratiques de certains managers de Djezzy

 dans corruption

 

Hier, les ingénieurs du département maintenance d’Oran ont organisé une première réunion et ils ont décidé de passer à l’acte et d’eteindre les sites. Attendons-nous donc à un mouvement les jours prochains au sein de cet opérateur.

On possède des dossiers importants sur ce qu’on aime appeler les managers. Des noms, des vidéos, des photos seront insérés incessamment. Un Algérien lambda sera surement choqué par l’attitude de ces vendus qu’on aime nommer « managers ». Les managers de Djezzy sont la honte du pays ! Une véritable risée ! Une imposture ! Les vidéos montrent à tels points ces « managers » sont prêts à n’importe quoi pour plaire à leurs supérieurs Egyptiens, le génie algérien a transformé cette appellation en Egypchiens après les violentes attaques de ces derniers contre surtout nos valeureux martyrs qui sont traités de tous les noms de oiseaux. Les prochaines vidéos qu’on ne tardera pas à mettre sur le net étalent des « managers » Algériens « loués » leur femme à leur supérieur pour un plaisir charnelle d’une nuit. Qui ose encore parler de l’existence de managers dignes à Djezzy ? On lance un appel aux spécialistes des sciences humaines afin de s’intéresser aux changements des comportements au sein de cette entreprise égyptienne. Dès qu’un Algérien accède à un poste de responsabilité, il se métamorphose complètement, pourquoi ? Est-il causé par le phénomène de la haine de soi ? Sommes-nous vraiment un peuple fier ou juste des paroles en air ? L’éternel blabla ? Bref,pour être plus précis, d’importantes révélations surviendront et on laissera nos citoyens juger.

Des ex-cadres de notre armée au service des Egyptiens

A Djezzy on entend parler que tel ou tel personne était commandant ou colonel au sein l’armée nationale populaire (ANP). La plupart de ces ex-cadres supérieurs de notre ANP supposée être digne héritière de l’ALN (armée de libération nationale) sont de simples agents de sécurité au service d’un investisseur étranger ! L’ANP comme son nom l’indique est présumée être au service du peuple algérien pas le contraire. Alors l’image que donne ces « ex-hauts cadres » qu’on aime appeler « les clowns » de l’armée et totalement le contraire, ils donnent une image très détestable de l’ANP. Ils sont pour la plupart des mouchards, affamés, plein s de haine envers les simples employés algériens ! On veut savoir est ce que l’ANP paye la retraite de ces clowns ? De quel droit ils s’acharnent sur les jeunes employés algériens ? De quel droit ils utilisent encore leur carrière militaire qui est supposée être derrière eux ? On lance un appel aux valeureux hommes de notre l’ANP et surtout les hommes intègres du DRS afin de lancer une enquête sérieuse afin de débusquer cette honte. Ces clowns donnent une image très détestable de notre ANP ! Sincèrement notre image de notre armée a totalement changé à cause de ces énergumènes qui aiment se présenter comme des ex-hauts cadres de l’ANP ! La honte ! On commence à comprendre maintenant pourquoi le terrorisme sévi depuis plus de vingt ans et il est encore là et il risque de ne plus disparaitre.
Pauvre Algérie ! Pauvre Algérie ! Un ex-commandant de l’ANP qui est prêt à exécuter n’importe quelle sale besogne juste pour satisfaire son chef égyptiens n’est il pas une insulte envers la mémoire de notre un million et demi de valeureux martyrs ? On est prêts à aider les éventuels enquêteurs du DRS.

On se demande comment les Algériens gardent encore leurs puces Djezzy ?

Le patron de Djezzy Sawaris a montré une haine incroyable, après la rencontre de football historique, contre tout ce qui est Algérien. Qu’attend-nous encore d’un pays qui a traité nos chouhada de « Lakit » (bâtards) ». on lance un appel sincère au peuple algérien afin de se passer de leurs puces Djezzy et choisir d’autres opérateurs. On doit montrer à cette meute de chiens soutenue hélas par des ex-hauts cadres de notre armée populaire nationale qu’on un peuple digne et fier ! Ensemble on va mettre cet opérateur à genou !

Les employés des départements techniques doivent commencer l’opération sabotage

Après avoir surexploité les différents employés des différents départements techniques de Djezzy, plusieurs ont laissé leur vie en accomplissant leur mission, le « top management » de cette entreprise tente de marginaliser les gens du technique, pour eux leur mission est terminée et ils sont bons à être jetés dans la sale poubelle de cette entreprise qui ne cesse de montrer son visage cruel. Les hommes et les femmes des départements techniques doivent commencer sans aucun état d’âme, l’opération sabotage. Au lieu de construire un site, il faut le détruire. L’opération est simple, cinq minutes suffisent pour mettre cette entreprise à genou et c’est au « top mangement » de la remettre sur les rails. Il faut rendre à césar ce qui appartient à césar.

Ces managers qui ont des entreprises sous -traitance

Ce sous titre mérite plusieurs pages à lui seul, on ne va pas s’étaler aujourd’hui mais on va juste dire quelques bribes d’information, une manière de bien préparer nos managers « intègres » à bien se défendre. Un grand nombre de ces managers, donneurs de leçons pour la plupart, ont des entreprises qui sous traitent avec Djezzy. Ces managers « saints » utilisent les équipements et les ressources humaines de l’entreprise pour accomplir les tâches qui sont attribuées à leurs entreprises de sous-traitance. Plusieurs de ces entreprises portent des noms de leur femme ou d’autres proches. Une pratique chère aux plus grands voyous ! Plusieurs de ces entreprises-fantoches sont utilisées dans l’opération de blanchissement d’argent. Le reste des « petits » managers profitent de tout, bons d’essence, voitures d’entreprise, formations bidons, …. La liste est longue et on reviendra avec plus de détails

Ces ingénieurs qui ont laissé leur vie pour Djezzy

Plusieurs ingénieurs ont laissé leur vie en accomplissant leur mission sur terrain, le travail de terrain est très dangereux, mais notre presse refuse d’en parler. La dernière victime fut un ingénieur du département maintenance qui a décédé en accomplissant son boulot dans l’une des wilayas de l’ouest. Personne n’a évoqué ce cas ! Pourquoi ? On reviendra avec plus de détails sur ce malheureux événement. On tient à rendre hommage à tous les martyrs d’Orascom Telecom Algérie. On lance un appel pour la énième fois à notre presse afin de s’intéresser aux victimes de Djezzy.

L’étrange omerta des médias nationaux sur les exactions de Djezzy

Pourquoi notre presse nationale ne parle pas des différents abus de cette entreprise mafieuse ? Pourquoi ne parle pas de ces employés qui meurent en accomplissant leur mission ? Pourquoi notre presse nationale n’évoque pas les nombreux licenciements abusifs au sein de cette entreprise ? Pourquoi ? Pourquoi ? On n’arrive pas à comprendre et surtout on refuse de croire que notre presse, qui a pourtant payée un lourd tribut pour son existence, a vendu son âme pour quelques pages de publicité. On refuse encore de le croire mais on a vraiment peur d’abdiquer à la tentation d’admettre que n’y a pas de presse libre en Algérie

Un groupe d’employés de Djezzy

 

 

29 avril, 2011

 

L’APN et l’impossible lutte contre la corruption

 

Chronique (Jeudi 28 Avril 2011)

 dans corruption 20110428

Par : Mustapha Hammouche

“Le mécanisme d’évaluation par les pairs” de l’Union africaine avait déjà fait sourire plus d’un. L’institution suppose que les dirigeants africains, globalement acquis à la pratique de l’enrichissement des clans, puissent se désolidariser d’un des leurs et lui refuser le quitus de la gestion éthique des affaires de son État.

 

Elle ne peut, en fait, constituer qu’une instance d’autoévaluation forcément complaisante destinée à contrarier le constat éclatant des institutions internationales, ONG et autres experts sur l’effet désastreux de la nature prédatrice de la plupart des régimes africains sur le développement de leur pays.
Les parlementaires africains n’ont donc pas voulu être en reste des pouvoirs réels ; ils ont institué, eux aussi, un “mécanisme” continental de blanchiment moral : “Le réseau parlementaire africain de lutte contre la corruption.”
Et comme, bien entendu, il compte une section algérienne, censée exprimer l’engagement de notre Parlement dans la lutte contre le fléau des détournements et malversations, celle-ci a organisé, avant-hier, la présentation du dispositif légal et judiciaire de répression de la corruption en Algérie. Mais, sans donner d’explication sur l’écart entre la richesse de cette armada juridique et l’explosion des faits de corruption au cours d’une décennie fertile en produits législatifs et réglementaires et en incantations autour du thème de la moralisation de la gestion des deniers publics.
“Dès 1999, le président Abdelaziz Bouteflika avait fait part de sa détermination à lutter contre la corruption”, déclare, à cette occasion, un vice-président de l’Assemblée nationale.
Cette détermination a été apparemment sans effet, voire
d’effet contraire à sa finalité, puisque le même vice-président reconnaît une augmentation significative du phénomène dans notre pays.
Discourir sur les moyens de lutte contre la corruption après avoir rejeté une proposition d’enquête sur l’ampleur et les causes d’un fléau qui sanctionne le développement national et menace la cohésion sociale ne peut constituer qu’un subterfuge de… détournement de l’attention populaire sur un phénomène qui hypothèque le développement et le progrès politique du pays. Alors que la question est de s’expliquer sur la recrudescence du pillage politique des ressources nationales, l’APN, organe de contrôle de l’usage de la richesse nationale, s’interdit le diagnostic et pérore sur le remède.
Au-delà de la fonction mystificatrice de ces “mécanismes” continentaux, il serait irréaliste d’attendre des systèmes africains qu’ils s’investissent dans l’abolition de ce qui est le fondement de leur survie : la maîtrise de la répartition de la rente. Leurs personnels y sont attachés parce qu’ils leur assurent une permissivité envers les pratiques prévaricatrices.
Dans ce domaine comme dans d’autres, la loi, si pertinente soit-elle, est sans effet sur la logique systémique. Faute de justice indépendante, elle est neutralisée ou actionnée en fonction de la volonté politique. Elle sert à monter la garde sur le domaine de corruption qui sera alors sélectivement ouvert aux appétits autorisés.
La corruption n’est pas un phénomène parapolitique ; c’est une composante du système politique.

M. H.

29 avril, 2011

Ouyahia, Zerhouni, Belkheir et les autres….

Publié  par IRIS SAMY

 

Ouyahia, Zerhouni, Belkheir et les autres….

Il existe, chez certaines personnes, une curieuse disposition de l’esprit. Le sentiment et la conviction profonde qu’elles ne font rien de mal, même si leurs actes, ou leur passivité, engendrent des souffrances infinies à un grand nombre de gens. Ils ne veulent rien entendre sur leurs propres turpitudes, et lorsque celles-ci leur sont rappelées, ils se convainquent que ce ne sont là que paroles de gens envieux, ou du moins d’une multitude imbécile, qui ne peut pas s’élever à leur niveau, qui ne peut pas comprendre, que le journaleux qui a osé les vilipender est un agent à la solde d’un clan adverse.

Et s’ils persévèrent avec tant d’aveuglement dans leurs vilenies, c’est parce qu’il y a un total décalage entre leurs actes et ce qu’ils pensent eux-mêmes d’eux-mêmes . Si tant est qu’ils y pensent. Une sorte d’attitude schizophrénique. Il faut dire aussi que leur entourage, flagorneur et opportuniste à l’excès, contribue, pour une large part, à les entretenir dans l’idée qu’ils sont des génies incompris, qu’ils sont de grands hommes, qu’ils ne font rien de mal, qu’ils sont enviés, jalousés. Curieusement, et contrairement à ce qu’ils croient et à ce qu’on leur fait croire, ils sont tous d’une intelligence très médiocre, en même temps qu’ils sont tous très imbus d’eux-mêmes, à un point où ils dégoulinent de suffisance. Il n’y a qu’à observer la mine renfrognée, le regard hautain et le rictus amer de Zerhouni, pour mesurer toute leur prétention et toute leur vanité.
Ainsi, ces dirigeants qui se sont imposés à nous, qui se sont partagé notre pays et le droit sur nos vies, comme autant de territoires de chasse, et qui sans aucune légitimité, ni aucun mérite, baignent néanmoins dans un état d’esprit, une sorte de monde parallèle, où ils s’imaginent qu’ils trônent en hommes d’exception sur des peuplades qui ne les méritent pas. Jamais, à aucun moment, ils ne sont habités par le doute sur eux-mêmes, sur leurs capacités, sur leur utilité.
.
Prenons l’exemple d’Ahmed Ouyahia. Voilà un homme à l’intelligence très moyenne, vraiment très moyenne, sorti du rang, et que des circonstances particulières ont mis sur le chemin de gens qui dirigent le pays. Il a été récupéré par la sécurité militaire pendant qu’il faisait ses études à l’ENA.

Il effectua son service militaire, en mode civil, à la présidence de la république, où il se forgea définitivement, auprès de ses nouveaux employeurs, la réputation de l’agent totalement dévoué à ses chefs, dénué de tout scrupule, capable d’exécuter n’importe quelle mission, aussi amorale soit-elle, avec un excès de zèle rare. Ces dispositions allaient lui permettre de gravir, de façon fulgurante, tous les échelons de la hiérarchie et de gagner l’estime de ses chefs. Il fut bombardé chef du gouvernement, et on le mit à la tête d’un nouveau parti, le RND, sorti du chapeau, du jour au lendemain. Le RND. Ce parti qui supplanta le FLN, et qui rafla la majorité parlementaire et municipale, à la faveur de la plus grande fraude électorale que connut le pays depuis son indépendance. Cette méga arnaque électorale de 1997, décidée par les généraux janviéristes, et dont l’exécution sera confiée à Ouyahia, mettra à contribution tous les walis, tous les chefs de Daïra et tous les corps sécuritaires. Ce sera le baptême du feu de Ouyahia. Il montra tout son talent en organsinant et en réussissant une fraude qui consacra dès lors la totale main mise de la junte sur la totalité du pouvoir. Il n’allait pas s’arrêter en si bon chemin. Il usa de ses fonctions de chef du gouvernement et de chef du plus grand parti du pays pour donner des gages de fidélité à ses chefs. Il leur ouvrit encore plus grandes qu’elles n’étaient, les portes de l’enrichissement frauduleux, réservé à un groupe de grands initiés. Il consolida sa carrière, ses états de service et sa réputation en brisant des milliers de carrières et de vies, en enfonçant davantage les algériens dans la misère et le malheur.

Pourtant tous ceux qui connaissent Ouyahia et qui l’ont approché de suffisamment près pour pouvoir se faire une idée sur son profil psychologique, parlent de lui comme d’une personne affable, attentive, soucieuse de plaire. Dans l’impression qu’il donne sur sa propre personne, il semble être de bonne foi. Il n’a jamais donné l’idée d’être un tant soit peu troublé par sa mauvaise conscience pour tout ce qu’il a entrepris de vil et de haïssable. Toutes les actions qu’il a menées, toutes aussi condamnables les unes que les autres, ne sont pour lui, qui a une si haute idée de lui-même, que des passages obligés, de la haute politique, des manœuvres subtiles, pour un grand dessein : Son propre destin national. Car Ouyahia croit sincèrement et profondément que tout ce qui contribuera à faire de lui le chef de l’Etat algérien, ne peut être que noble et grand. Il ignore ou feint d’ignorer qu’il n’est qu’un outil entre les mains des vrais maîtres du pays, que ceux-ci ne l’ont agrée que parce qu’ils estiment qu’il leur est profitable, qu’ils ne le soutiennent que parce qu’ils sont convaincus qu’il ne représentera jamais le moindre risque pour leur main mise sur le pays, qu’ils le tiennent pour un personnage de moindre importance. Pourtant, Ouyahia, dont la culture générale est incroyablement en dessous de la moyenne, qui est plus rusé qu’intelligent, et plus suffisant que sûr de lui même, mais dont la conscience est totalement atrophiée, est, pour lui-même comme pour les gens qui constituent son entourage, un homme tout ce qu’il y a de normal.

Sauf que ces hommes normaux là sont à l’identique des fauves dans une jungle. Les sentiments qu’ils peuvent éprouver, et la perception des phénomènes qu’ils vivent sont construits autour de la nécessité de survie, dans un monde où les êtres humains, vraiment normaux, n’ont pas leur place. Dans cette jungle là, de grands fauves et de charognards, la prédation, la survie et la reproduction sont les seules choses vraies. La conscience, les principes et les valeurs n’y ont cours qu’en termes de discours vides de sens. Ces prédateurs ne savent pas ce qu’est aimer, avoir des élans du cœur, et encore moins compatir. Ces gens là ne calculent pas le mal qu’ils font aux autres. Ils tracent leur route dans la chair vive de la nation. Tout naturellement et en toute bonne conscience. Comme une chose qui va de soi. Comme un loup tranche la gorge de sa proie. Sans plus d’état d’âme.

 

29 avril, 2011

Un général trafiquant de drogue

Un général trafiquant de drogue

par kabylieazouzanet

Un colonel du DRS emprisonné et radié de l’armée pour avoir dévoilé l’implication du général Kamel Abderrahmane et d’autres officiers de l’armée dans un vaste trafic de drogue.

Ce qui se passe en Algérie relève tout simplement de la fiction. Le colonel Kada Hezil, officier du département de Renseignements et de Sécurité, est de ceux qui ont le courage d’accomplir la véritable mission pour laquelle il s’est engagée dans les rangs de ces services qui a pour vocation de dénoncer tout ce qui nuit à la sécurité du pays. A commencer par la dénonciations des activités illégales et déshonorantes des généraux qui n’ont que trop souillé l’honneur de l’institution militaire.

En mars 2001, il envoie au président de la république un volumineux dossier accompagné d’une lettre dénonçant un grand trafic de drogue dans l’ouest du pays. Dans ce trafic dirigé par un célèbre baron de la drogue, Ahmed Zendjabil, est impliqué le chef de la 2ème région militaire qui n’était autre que le général major Kamel Abderrahmane.

Alors qu’il était attendu du magistrat suprême du pays que soit ordonné l’ouverture d’une enquête judiciaire, au nom du peuple algérien victime du fléau mortel de la drogue, en laisse en liberté le général trafiquant et on condamne l’officier qui l’a dénoncé à deux ans de prison ferme. Cette condamnation est, évidemment, accompagnée d’une radiation des effectifs de l’armée de l’officier d’honneur. Pourtant le dossier présenté par le colonel Kada Hezil est le fruit d’investigations sérieuses menées par un corps qui dispose de tous les moyens pour être pris au sérieux. Malheureusement, en Algérie on continue de couvrir les indélicats et punir les hommes honnêtes qui servent loyalement leur pays.

Kada Hezil, un officier qui fait honneur à l’armée algérienne