Archive pour la catégorie 'Bouteflika'

Retour de Bouteflika en Algérie

18 juillet, 2013

Retour de Bouteflika en Algérie

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La diffusion de ces fausses images a été dénoncée par les chaines Européennes, à l’image de France 24. L’acte d’Ennahar TV démontre ses limites, son manque de professionnalisme et surtout l’impunité dont elle jouit.


Certains journalistes-opportunistes et zélés continuent de prendre les algériens pour des imbéciles. La chaîne de la télévision d’Ennahar-TV, qui excelle dans l’intox et la manipulation, n’a pas trouvé mieux pour essayer de berner l’opinion algérienne sur le véritable état de santé du chef de l’état que de montrer d’anciennes images de Bouteflika lors de son retour en Algérie avant-hier.

 

Des images qui datent de 2005. Les téléspectateurs n’en ont pas cru leurs yeux lorsqu’ils ont vu ces images, soi-disantes, exclusives, diffusées sur cette chaîne. On peut y voir Bouteflika descendre tout seul de l’avion d’Air-Algérie à l’aéroport de Boufarik en bonne santé, alors que ce dernier est rentré en un fauteuil roulant.

 

La diffusion de ces fausses images a été dénoncée par les chaines Européennes, à l’image de France 24. L’acte d’Ennahar TV démontre ses limites, son manque de professionnalisme et surtout l’impunité dont elle jouit. Le message que renvoit ces fausses images d’Ennahar TV, a eu exactement l’effet de contraire de ce que voulaient les responsables de cette chaîne. Les algériens ont bien compris que Bouteflika se trouve toujours dans un état grave. Les images que la chaîne étatique, l’ENTV, l’ont bien démontrées. Bouteflika assis sur un fauteuil roulant, dans un état cadavérique, n’a même pas pu bouger ses lèvres.

 

Les responsables d’Ennahar, qui ont démontré hier que leurs journalistes n’ont pas d’éthique journalistique, comme cela a été rapporté par Tamurt dernièrement, n’en sont pas à leur première sortie. Lors du soulèvement du peuple Libyen contre le tyran Kadafi en 2011, alors que comme tout le monde savait que Bouteflika soutenait le dictateur, le journal Ennahar avait publié des photos des têtes d’êtres humains présentés comme des militaires de Kadafi décapités par les rebelles. Ces photos, après vérification, datent de 2003 lors d’une bataille rangée entre bandes rivales de trafic de drogue en Colombie. La surenchère a été dénoncée par la presse du monde entier et par les réseaux sociaux.

par Youva Ifrawen

par  SAMY IRIS

7 juillet, 2011

Réformes politiques de Bouteflika : une reproduction des expériences du passé

 dans Bouteflika

Manifestation pour le changement, le 12 février 2011

Les choses sérieuses vont commencer bientôt pour le pouvoir. Ayant lancé, au début du mois de mai 2011, le processus « de réformes politiques », le président Abdelaziz Bouteflika passe à une étape supérieure en vue de réaliser ses promesses. Selon notre confrère « El Khabar », le chef de l’Etat a réuni, jeudi 23 juin, les présidents des institutions constitutionnelles afin d’entamer la réflexion sur la mise en œuvre des propositions de la classe politique nationale sur « les réformes politiques ».

« Cette réunion a eu lieu à la résidence d’Etat, Dar El Mefti à Alger. Le président Bouteflika a convoqué le président du conseil de la Nation, Abdelkader Bensalah, le président du conseil constitutionnel, Boualem Bessayah, le président de l’Assemblée populaire nationale, Abdelaziz Ziari, le premier ministre, Ahmed Ouyahia et le représentant personnel du chef de l’Etat, Abdelaziz Belkhadem », précise El Khabar dans son édition du lundi 27 juin. La réunion aurait duré plusieurs heures et elle a été consacrée spécialement à l’examen des dossiers relatifs aux « réformes politiques ».

Mais le pouvoir a-t-il la volonté d’aller plus loin dans sa démarche d’introduire « des réformes politiques » ? La question demeure posée, d’autant que la manière de faire jusque là est décriée par l’opposition. La révision des textes législatifs régissant la vie politique en Algérie, à savoir la constitution, la loi sur les partis, la loi électorale et la loi sur les associations proposées par Abdelaziz Bouteflika ne suscite pas trop d’intérêt.

Un changement du système

« Le problème n’est pas dans les textes, mais dans leur application », rappelle la plupart des représentants de la classe politique ayant été reçus par l’instance de consultations sur les réformes politiques. Certains d’entre eux ont même cloué au pilori le système en le qualifiant « de défaillant ».

Ces derniers s’alignent carrément sur les positions des partis (RCD, FFS) et des personnalités nationales ayant rejeté la démarche du pouvoir dès son annonce. « Le changement à l’intérieur du système ne résout pas la crise nationale. Seul un changement de système est capable de mettre l’Algérie sur les rails de la démocratie », tranche l’opposition.

Elle plaide, dans ce sens, pour une Assemblée constituante et l’ouverture d’un débat général sans exclusive en vue de mettre en place les bases d’une véritable démocratie. Cette demande ne semble pas tomber dans l’oreille des tenants du pouvoir pour le moment. Ceux-ci s’obstinent à appliquer les mêmes recettes qui ont prouvé leurs limites par le passé.

Les expériences de 1989 (révision de la constitution qui a consacré l’ouverture politique) et de 1994 (dialogue national) ont permis au régime politique de se maintenir, sans donner l’occasion aux partis politiques de s’épanouir. La démarche d’aujourd’hui risque d’aboutir au même résultat.

Qu’en pensez-vous ?

IRIS/SAMY

23 avril, 2011

ACCUSÉE DE SOUTENIR LE RÉGIME DE KADH  ’Algérie dans le guêpier libyen

Medelci met à nu les visées du CNT libyen

Accusée par les insurgés libyens d’aider Kadhafi, l’Algérie a certes démenti, mais pas avec suffisamment de fermeté, disons avec une certaine mollesse. Vraies ou fausses, les accusationsAccusée par les insurgés libyens d’aider Kadhafi, l’Algérie a certes démenti, mais pas avec suffisamment de fermeté, disons avec une certaine mollesse. Vraies ou fausses, les accusations pleuvent. Au tout début du conflit libyen, des officiers pilotes opposés à Kadhafi ont affirmé devant les caméras de nombreux médias arabes et anglo-saxons avoir vu des avions algériens livrant des armes au régime de Khadafi. L’Algérie encaisse et ne dément pas. Ensuite, ce sont des chefs de l’opposition armée qui, à leur tour, ont réitéré ces accusations, affirmant que l’Algérie a aidé à transporter des «mercenaires» africains en Libye. D’autres se sont fait plus précis, assurant avoir tué 15 Algériens à Ajdabiya et en avoir capturé trois ! Ni l’identité de ces «morts» n’a été révélée, ni des images montrant ces prisonniers n’ont été diffusées, alors que les insurgés libyens s’étaient fait un principe d’exhiber devant des caméras occidentales des «mercenaires africains». Seules images à l’appui de leurs accusations, cette vidéo diffusée par les insurgés sur la toile, reprise par Al Jazeera, montrant un jeune gravement blessé, soigné dans un hôpital de Benghazi, comme étant un «mercenaire » algérien ! La Libyan Human Rights Solidarity (LHRS), ONG basée à Genève en Suisse, va plus loin : citant une copie du mémorandum adressé par le CNT à la Ligue arabe, documents à l’appui, elle parle de 15 vols effectués par l’Algérie ! Curieux que l’Otan, qui surveille de jour comme de nuit le ciel libyen décrété «zone d’exclusion aérienne», ne les ait pas interceptés ou abattus ! En bref, de jour en jour, la liste des accusations s’allonge, avec chaque jour de nouvelles charges contre l’Algérie, seul pays accusé publiquement par le président du CNT, Mustapha Abdeljalil, le 11 avril dernier, de soutenir Kadhafi. Et que dire de cet entretien téléphonique révélé par le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, au cours duquel Mourad Medelci lui a assuré que l’Algérie n’a pas aidé le régime de Kadhafi contre le CNT ! De fait, l’Algérie s’est retrouvée dans une position d’accusée et contrainte de démentir, voire de se justifier. Sans convaincre. Au point où le ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci, s’est vu obligé de monter au créneau pour opposer publiquement «un démenti catégorique à ces allégations infondées», qualifiant d’acharnement irresponsable «la campagne visant à impliquer l’Algérie dans un prétendu parrainage d’activités de mercenariat en Libye». A l’évidence, avant que la polémique n’enfle à propos de la Libye, la diplomatie algérienne, pour ne pas dire le pouvoir politique, au nom de la «non-ingérence dans les affaires internes» des pays tiers, dissimulait difficilement son embarras sur ces révolutions arabes qui ont emporté Ben Ali et Moubarak et menacent Bachar Al- Assad et Abdellah Ali Saleh. Les Tunisiens, par exemple, ne comprennent pas le peu d’empressement du pouvoir algérien à admettre que la Tunisie de Ben Ali, «c’est fini» ! S’agissant de la Libye de Kadhafi, qui n’a pourtant pas cessé de créer des problèmes à l’Algérie quand en avril 2006, le guide libyen avait lancé à partir de Tombouctou au Mali un appel aux populations du Sahara pour fonder un grand ensemble sahélo-saharien englobant le Sud algérien, le pouvoir algérien a choisi de regarder ailleurs ! Pire, des journalistes d’ Echourouk qui avaient évoqué cette affaire ont été condamnés par la justice algérienne sur plainte de Kadhafi !Au lieu de prendre la mesure des évolutions du monde arabe, voire d’anticiper les évènements, en Tunisie d’abord, puis à l’égard de la Libye, l’Algérie de Bouteflika s’est entêtée à ne pas comprendre qu’une lame de fond populaire est en train de secouer les pays arabes et maghrébins. Elle ne semble pas du tout avoir réalisé que la donne a changé, que la configuration géopolitique arabe n’est déjà plus et ne sera plus la même dans les mois à venir, que le temps des autocrates, celui de ces sommets arabes, ridicules du point de vue du fond et de la forme, appartient d’ores et déjà au passé ! De ce fait, aux yeux de nombreux libyens et de démocrates arabes, les inquiétudes algériennes concernant l’Aqmi s’approvisionnant en armes en Libye, n’ont guère convaincu. Une chose est sûre, l’image de l’Algérie dans le monde arabe en sort écornée. A terme, c’est le crédit hérité de notre guerre de libération nationale qui risque à jamais d’être compromis. Car, désormais, ce sera la révolution tunisienne qui servira de référent aux peuples arabes et non le million de martyrs algériens de la guerre de libération nationale. Ce temps-là est fini.
Hassane Zerrouky

 

 

 

 

20 avril, 2011

Léve la téte ou baisser la tête monsieur le président

Léve la téte ou baisser la tête monsieur le président abdelaziz bouteflika

Permettez-moi de vous exposer une situation fort préoccupante au niveau de la direction des impôts de M’sila. En effet, celle-ci a fait l’objet de plusieurs lettres ouvertes dans les quotidiens EL-CHAAB et EL YOUM, et ce, au courant de la période septembre à novembre 2000. Ces lettres, au nombre de quinze (15) ont le même style et le même contenu. Leur but apparent est d’humilier et discréditer les cadres exerçant au niveau de cette structure. Et par la même porter atteinte à la crédibilité de l’administration publique.

Le silence et l’absence de réaction officielle de la part de notre hierarchie a mis de l’huile sur le feu et le doute s’est amplifié. L’attaque sauvage a alors servi les parties vers qui le doigt est pointé et qui sont derrière la publication de ces lettres.

Devant cette situation critique, une réunion s’est tenue le 16 novembre 2000, ayant regroupé les cadres de l’administration, les membres de la section syndicale et les représentants de la confédération de bureau de M’sila. Une copie du P.V de réunion vous a été adressée. Les préoccupations essentielles qui ont été soulevées lors de cette réunion sont les suivantes:

- Etude de la situation et des problèmes vécus par les fonctionnaires de l’administration des impôts de M’sila.
- Le comportement incorrect et inhumain des vérificateurs dépéchés par l’administration centrale en vue de mener des enquêtes policières envers les responsables des services locaux.
- Etude de la situation des fonctionnaires limogés dans le cadre de cette campagne.
- Les dépassements et comportement non administratif et immoraliste du directeur des impôts.
- La diffusion d’un communiqué dans les journaux.

Par la suite, une seconde réunion générales s’est tenue le 26/11/2000, en présence du secrétaire national du syndicat ; lors de cette réunion beaucoup de problèmes créés par le directeur. Et ce, en raison du manque de tact de ce dernier, pour ne pas dire manque d’éducation. Ce qui a amené le secrétaire national à suspendre la séance pour éviter la catastrophe…

Nous, l’ensemble des cadres, nous sommes profondément touchés et totalement déçus par l’attitude adoptée jusqu’ici par notre direction générale qui n’accorde aucune importance aux évènements qui se sont passés et n’a jamais pris en charge les problèmes soulevés dernier P.V de la dernière réunion.

Le dernier déplacement de Monsieur (D.A.M)a été encore une fois une nouvelle déception pour l’ensemble du personnel, parce qu’il n’a abouti à aucun résultat qui mérite d’être souligné.

Il est important de vous signaler que l’ambiance générale ainsi que les conditions de travail au niveau de cette structure ont atteint un stade de dégradation et de pourrissement très avancé. A tel point qu’un grand nombre de cadres ont préféré la fuite et beaucoup parmi eux choisissent la décharge des postes de responsabilités où ils n’y trouvent plus aucun respect ni dignité.

Les relations de travail sur fond de malaise, de paroles impolies, dégradantes, de remarques désobligeantes, et parfois même inhumaines de la part du directeur n’incitent personne à travailler comme d’habitude. Le pire est que le directeur se comporte ainsi avec tous, sans exception. Cela va de l’agent de sécurité (ou portier) au cadre… Personne n’y échappe. Il s’emporte pour un rien, oubliant qu’il est directeur et dans une administration !!! Il se met dans tous ses états pour le plus insignifiant des motifs, ne controlant pas son langage et allant jusqu’à manquer de respect pour son interlocuteur.des impôts… Pourtant le fonctionnaire en question est réputé pour être poli, ayant du bon sens. Mais le directeur s’est adressé à lui d’une telle façon (insultes, langage grossier qu’on ne pourrait citer ici, par pudeur), et cela a dégénéré en bagarre…

Ces dépassements et les repressions émanant du directeur, par abus de pouvoir, font que l’ambiance de travail dans la direction est devenue invivable. Les conséquences sont désastreuses pour le moral des fonctionnaires et pour le travail à produire.

Devant cette situation alarmante où se débat cette administration devant l’incapacité du directeur à diriger une administration ayant l’ampleur de celle de la direction de M’sila ; et devant le silence incompréhensible de l’administration centrale, il est urgent d’agir.

Au vu de ce qui précède, nous vous demandons votre intervention auprès de qui de droit afin de trouver une solution prompte et équitable.

Par ailleurs, nous vous invitons à nous rendre visite, à la direction, afin de constater par vous-même ce qui s’y passe. Nous mettons un grand espoir en la confédération.

Avec nos remerciements anticipés, veuillez croire, monsieur le président, en l’expression de mes respects.

7 avril, 2011

 

Bouteflika : Le mandat de trop!!!

http://www.elwatan.com/images/2011/04/06/bout-une_411097_465x348.jpgLe président Bouteflika est apparu en forme à Tamanrasset, marchant à pas vifs dans les rues de la capitale de l’Ahaggar. Tout semble avoir été fait pour que cette image soit parfaitement visible à la télévision officielle qui a expédié des équipes entières au Sud pour «couvrir» l’événement.

L’ENTV a diffusé, mardi 5 avril au soir, de longues minutes de ce qui est appelé « le bain de foule», exercice préféré du locataire d’El Mouradia. Pourtant, cela fait plus de sept mois que Bouteflika n’a pas fait de déplacement à l’intérieur du pays. A Tamanrasset, il n’est resté que deux heures. Cela tranche avec ses  longues visites qui duraient deux jours à l’intérieur du pays avec une cinquantaine de points à «inspecter». Durant ces sept mois, le chef de l’Etat a limité ses activités aux audiences réservées aux visiteurs étrangers et aux Conseils des ministres. Pas plus.
Bouteflika, qui adore les discours fleuves à l’ancienne, ne parle presque plus. A Tamanrasset, sa voix était à peine audible lorsqu’il a évoqué la possibilité de créer «une mégapole» dans l’Ahaggar. Il était assis lors des explications sur le projet du transfert d’eau In Salah-Tam. Ce n’est pas dans ses habitudes. Le président de la République délègue ses représentants pour lire des textes en son nom dans les conférences et les rencontres depuis plus d’une année.
Des rumeurs ont couru ces dernières semaines sur un état de santé en détérioration. Les éclipses de cet homme de 74 ans ont renforcé l’idée que Bouteflika n’est plus en mesure d’avoir le même dynamisme qu’en 1999, année de son arrivée au pouvoir.

A l’époque, l’ancien ministre des Affaires étrangères de Houari Boumediène donnait l’impression de pouvoir surmonter montagnes, plaines et mers pour être un Président «à part entière».  Il se plaignait d’avoir laissé «les pouvoirs de Franco (dictateur espagnol)» en quittant les palais d’Alger en 1979, après la mort mystérieuse du colonel Boumediène, pour retrouver «les prérogatives de la reine d’Angleterre». Le temps a passé et Bouteflika, qui a déjà consommé deux mandats de cinq ans, a confié à Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre français, qu’il avait plus de convictions que de forces.
L’état de santé de Bouteflika, entouré d’un silence opaque, a alimenté les discussions des dîners des ambassadeurs et des hommes d’affaires ces trois dernières années. La maladie, toujours inconnue, de Bouteflika a même occupé un petit espace dans les câbles diplomatiques américains partiellement révélés par WikiLeaks. Les médecins français, qui suivaient le dossier de Bouteflika, ont bien gardé le silence. Malgré cela, Bouteflika, qui ne semble pas faire confiance au système de santé algérien, s’en est séparé. En juin 2009, les autorités algériennes avaient montré un certain «agacement» devant l’intérêt des partenaires étrangers pour l’état physique du chef de l’Etat. Presque une année après, Ahmed Ouyahia, Premier ministre, s’était trouvé obligé également de démentir «les rumeurs» sur la maladie présidentielle. Des rumeurs qualifiées «d’abjectes» visant à «déstabiliser le moral de la population».

Pas moins ! Bouteflika, le premier concerné, ne disait rien. Pas même son frère, Saïd, ou son entourage. Les Algériens n’ont pas le droit de savoir. Tout se gère en milieu fermé. Et les rumeurs continuent de meubler les vides politiques algérois : atrophie musculaire, cardiopathie, insuffisance rénale, ulcère, aphonie… seraient à l’origine de l’affaiblissement de Abdelaziz Bouteflika. Mais rien n’indique que l’homme souffre d’une de ces maladies en l’absence de bilan médical crédible. Un câble de l’ambassade US datant de 2007, révélé par WiliLeaks et repris par l’agence Reuters, a évoqué «un cancer» «actuellement en rémission» qui fait souffrir le premier magistrat du pays.

Un autre câble, datant de janvier 2008, rapportant une discussion entre l’ancien ambassadeur américain à Alger, Robert Ford (actuellement en poste en Syrie) et son homologue Bernard Bajolet, revenait aussi sur la situation médicale du chef d’Etat algérien. Bernard Bajolet, visiblement bien informé, avait tenu ces propos : «La santé de Bouteflika est meilleure et il pourrait vivre encore plusieurs années. Son rétablissement et son regain d’activité lui donnent plus de marge de manœuvre sur l’armée.» Autrement dit, si l’état de santé de Bouteflika se détériore, «la marge de manœuvre» se rétrécit ! Une maladie-enjeu ? 

En 2006, Bouteflika disait : «Je suis un homme comme les autres. C’est évident que si j’avais des problèmes de santé, je devrais rentrer chez moi définitivement.» Cinq ans après, Bouteflika, qui entame l’an III de son troisième mandat, n’est pas rentré chez lui «définitivement» ; est-ce à dire qu’il «pétille» de santé ? «Tout le monde sait que j’ai été malade et que j’ai dû subir une sérieuse convalescence. Mais maintenant, j’ai repris mes activités normalement et je ne pense pas que cette question devrait engendrer des commentaires ou des calculs qui sont plus ou moins imaginaires», déclarait encore Bouteflika à l’agence Reuters en mars 2008. Toutes ces déclarations ont été faites avant les révoltes en Tunisie, en Egypte et le départ de Zine Al Abidine Ben Ali et Hosni Moubarak. Des dictateurs «délogés» malgré leur bonne santé…

par_ el watan