Archive pour la catégorie 'ALgérie'

7 juillet, 2011

 

Algérie: Ce policier qui tabasse les manifestants…

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Comme tous les jeunes qui sont rentrés dans la police, ce jeune homme est certainement issu d’un milieu très défavorisé. Il est le résultat d’une série d’échecs: scolaire, familial, social, existentiel…

Il a été chômeur, hitiste, amoureux éconduit. C’est un naufragé de l’espoir. Il a été écrasé par le luxe des nouveaux riches, qui l’ont écrabouillé de leur morgue, avec leurs voitures rutilantes, leur fringues griffées, leur fric qu’ils jettent à pleines poignées sous son nez, dans les gasbathèques qui beuglent des tebrihetes.

Et il a ainsi navigué entre désillusion et frustration, peut-être même entre saouleries et bondieuseries. Allant des unes aux autres, à la recherche de rivages aléatoires, entre paradis artificiels et promesses de jardins peuplés de belles nanas.

Puis, il a réussi à se faire recruter dans la police. Du jour au lendemain, il est devenu quelqu’un. Il était respecté désormais, et même craint. Il a été surpris de découvrir que les autres, tous ceux qui le méprisaient lui témoignaient une considération dont il n’avait jamais osé rêvé. Il avait une arme à feu, et il ne ratait plus une occasion de l’exhiber, surtout quand il n’était pas de service. Surtout quand il se rendait dans les gasbathèques, où il ouvre ses bières avec le canon de son pétard.

Puis, il découvrit soudainement qu’il avait changé de camp. Il était passé naturellement dans celui des maîtres. Et même qu’il était devenu leur protecteur, leur rempart, contre ceux-là même qui étaient les siens. Et qu’il renie désormais.

Puis, comme un bonheur ne vient jamais seul, la « doula » s’était penchée avec sollicitude sur sa vie de tous les jours, et lui avait offert un salaire et des privilèges qui étaient supérieurs à des gens qu’il enviait, ceux qui avaient fait des études entre autres. Puis la « doula » chérie lui avait consenti une augmentation avec effet rétroactif de plusieurs années. Ce qui le fit bénéficier d’un pactole inespéré. Il s’est acheté une voiture neuve. Il avait bénéficié d’un logement, et il s’était marié dans une débauche de fantaisies en tout genre. Comme tout parvenu qui se respecte.

Le doute l’avait quitté, et il surfait sur la vague de la réussite sociale. Du moins celle qu’il avait toujours espéré. Et même plus. Puisque maintenant il peut taper sur ceux qu’il avait envié. Il était du bon côté du manche, et il n’allait pas se priver d’en faire un usage immodéré, contre tous ces va-nu-pieds qui osaient s’attaquer à la « doula », et qui menaçaient de le renvoyer à un statut de citoyen comme tout le monde, s’ils obtenaient cet Etat qu’ils revendiquaient. Un Etat sans abus, sans privilèges indus. Il leur en voulait d’autant plus que ces gêneurs qui le haïssaient n’avaient pas bougé le petit doigt lorsqu’il était lui-même dans la mélasse. Ah…ils voulaient donc le priver de ses attributs légitimes.

Ah…ils veulent s’attaquer à ses protecteurs, à ceux qui ont fait de lui un homme redouté, sollicité, envié…

Il ne le permettra pas! Non! Jamais!

Hier, pendant la décennie rouge, il n’a pas hésité à torturer, à violer, à tuer, et cela lui a procuré un plaisir insoupçonnable, un sentiment de puissance enivrant.

Il a vu couler un fleuve de sang, et ses oreilles ont été agréablement chatouillées par des cris de douleur, par des râles d’agonie. Et cela l’a lié à jamais à ses maîtres.

Aujourd’hui, son rôle est moins émoustillant. Il ne peut plus tuer qui il veut, ni violer des enfants, ni enlever des gens de chez-eux, pour les exécuter sur le bas-côté des routes. Ces gueux ont réussi à alerter les opinions publiques internationales, et le huis-clos n’est plus possible.

Mais il a encore de la marge. Surtout lorsque le maître lui permet de laisser libre cours à son énergie débordante. Ah…que c’est bon alors ! Avec quel enthousiasme il les tabasse, ces braillards ! Il charge sa matraque de toute sa haine pour cette populace, et de tout son zèle pour le maître, et il il y met tout son coeur. Il tape jusqu’à ne plus pouvoir, il vise les parties les plus vulnérables. Lorsqu’une arête de nez se brise sous son coup, ou que le sang gicle d’un crâne, ou que des dents explosent, il éprouve une jouissance qui le fait vibrer.

Et après la relève, lorsqu’il se retrouve avec ses collèges, pour évoquer les faits d’armes des uns et des autres, au milieu de rires gras et de gloussements. Surtout lorsque dans le palmarès des tabassés figurent des femmes. Oh…le pied ! Un jour, il a lui-même fait pleuvoir une série de coups de matraque bien assénés sur la tête, et surtout les fesses, d’une femme qui avait osé insulter la « doula » sous son nez. Puis, aidé de ses collègues, ils l’avait traînée jusqu’au panier à salade. Là, Il l’avait alors abreuvé d’injures. Il lui avait dit des choses atroces, et il jouissait de la voir rougir.

Voilà ce qu’est ce jeune policier, et voilà son mode de fonctionnement. Une brute en un seul bloc, fruste et agitée de soubresauts malsains.

Le plus grand malheur est que cet élément des « forces de ‘lordre »  est jetable et immédiatement remplaçable. Les effectifs de police en Algérie sont parmi les plus étoffés du monde, en rapport au nombre de la population. Et le malheur est que les jeunes chômeurs qui sont en liste d’attente, pour un éventuel recrutement, se comptent par millions. On n’est pas sorti de l’auberge.

D.BENCHENOUF

4 juillet, 2011

Alger remet à Paris les documents administratifs des colons

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Les autorités algériennes ont remis à leurs homologues françaises près de 3 ,5 millions de photocopies du total des documents administratifs des cinq millions d’Européens inscrits aux différents services d’état civil ici en Algérie durant la période coloniale, sans que Paris ne livre, en contrepartie, à Alger les archives nationales tant demandées.

 

Le ministère français des Affaires étrangères et européennes a dit que l’opération de photocopier les registres d’état civil des Européens qui ont vécu en Algérie avant son indépendance constitue le fruit de la visite effectuée en Algérie par l’ancien président français Jacques Chirac en mars 2003. Cette visite a été couronnée par la signature d’un accord de principe visant à la coopération bilatérale des deux États à propos des archives relatives au passé commun, et ce sera sous l’égide des deux ministères des Affaires étrangères des deux pays.

Pour réussir ce projet, « l’Agence française de développement » a consacré des crédits notamment ceux destinés aux travaux d’archives sur l’état civil.

Il a également été affirmé qu’un accord avait été signé entre la Direction  française des  archives  et la Direction générale des archives nationales en mars 2009.

Afin de récupérer les documents égarés, la Direction des archives au ministère français  des Affaires étrangères et européennes se dit prête à signer un accord avec la Direction générale des archives nationales d’Algérie.

26 juin, 2011

Les proxénètes de la République

algérienne démocratique et populaire!!!

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C’est bien la première fois que M. Ouyahia ouvre la bouche pour dire enfin quelque chose d’à peu près vrai. Selon la toute dernière et doctorale sentence de notre distingué et non moins honorable Premier ministre, l’Algérie est devenue un immense « cabaret national » sans en préciser cependant ni les auteurs ni les animateurs.

Parce que dans l’entendement général algérien, cabaret veut dire tout simplement bordel et rien de moins. Parce que dans ces sympathiques endroits, les spectacles suggérés se résument tout simplement à de riches commerces variés du sexe, des alcools frelatés, des drogues à ciel ouvert, l’exhibition des richesses à coup de millions de rechqate, Ou Hadhi fi khater…! Les riches toilettes parisiennes de haut standing des sulfureuses hôtesses d’accueil, les exhalaisons rotés des nouveaux riches du pouvoir, beggara pour la plupart, aisés petits douaniers, flics véreux – c’est un pléonasme – trabendistes, directeurs et sous-directeurs, divisionnaires, gros militants du trio présidentiel, courtiers présidentiels et marchands d’influence en tous genres.

C’est en ces endroits lugubres que se traitent et se négocient, entre mandants étatiques et mandatés escrocs de juteux marchés et de non moins juteuses chippa, le tout égayé par les charmes irrésistible de jeunes et jolies péripatéticiennes, champagne et whisky coulant à flot et sachets noirs en dessous de table comme première avance. C’est cela le cabaret algérien selon la définition bien comprise du sieur Ouyahia. Et on ne peut pas dire que le très honorable Mister Ouyaya, enfant assidu de la maison brûlée, lui et ses ouailles servantes, comme leurs employeurs communs, soient étrangers au développement exponentiel de la dépravation nationale et de la « bordélisation » massive de l’Algérie. Car le seul développement connu, les seuls résultats avérés, remarquables et remarqués à mettre à l’actif des gérants de l’Algérie de MM Bouteflika et Ouyahia, c’est le développement vertigineux des phénomènes qui font de l’Algérie, selon l’arrêt sans appel de M. Ouyahia, « le plus grand cabaret (c’est-à-dire bordel) du monde… » Comme disait le ministre des Finances d’Henri IV, Sully «labourage et pâturage sont les deux mamelles de la France » Bien plus que la France de Sully, l’Algérie actuelle, celle de M. Ouyahia se targue d’un patrimoine honteux de trois mamelles infécondes : corruption, prostitution et drogues sont les trois mamelles, les trois constantes, du régime de Bouteflika et de son employeur le DRS.

Première mamelle ; la prostitution

En moins de 20 ans, la population prostituée (femmes et hommes) est passée de quelques milliers à des centaines de milliers actuellement (sondage Institut Abassa 2008) Ce phénomène est dû principalement à la paupérisation des populations déshéritées, à la mise au chômage forcé de plus de six cent mille salariés du secteur public (décidée sur injonction du FMI) à la vente bradée des entreprises du secteur public, à la chute drastique du pouvoir d’achat, à la fermeture des centaines de maisons closes autorisées, à l’apparition de maisons de passe clandestines dans toutes les villes et villages d’Algérie. Ceci est la première conséquence directe de votre politique puisque voilà bientôt vingt ans que vous êtes au pouvoir, M. Ouyahia. Si l’Algérie est devenue le plus grand bordel du monde à ciel ouvert selon votre propre appréciation, c’est que vous en êtes, par votre politique, par votre ignorance, par votre entêtement les seuls responsables. Tout autant, on ne peut en exonérer vos chefs ni votre bande organisée moins en gouvernement responsable qu’en association de malfaiteurs décriée par tous les Algériens honnêtes, c’est-à-dire la majorité.

Deuxième mamelle, la drogue

En matière de drogue, en moins de 20 ans l’Algérie de Bouteflika, d’Ouyahia et de « Belle-Khadem » est passée d’un commerce de quelques grammes à des dizaines de tonnes circulant et s’écoulant presque librement dans toutes les régions d’Algérie sans compter les drogues fortes incontrôlables (héroïne, cocaïne et psychotropes) qui, durant ces dernières années, ont fait leur entrée dans les cabarets, les bordels informels de Chadli et de Boutef, dans les lycées, l’université et les grands hôtels de passe. Vous êtes, vous M. Ouyahia et vos chefs, seuls responsables de cet empoisonnement massif de la société algérienne par des tonnes de drogues entrés clandestinement par notre frontière ouest sous le regard bienveillant et sûrement intéressé des hauts responsables chargés de la surveillance de nos frontières. C’est cet abandon-là et cette connivence diabolique (rappelez-vous ce général trafiquant de drogue à Oran) qui ont fait de l’Algérie «le plus grand cabaret du monde ».

Comment donc M. Ouyahia a-t-il le toupet, l’outrecuidance et la désinvolture de déplorer aujourd’hui, un désastre, un incendie qu’il a lui-même allumé et entretenu à ce jour ? Car, et on ne le rappellera jamais assez, c’est l’incompétence et l’inanité avérées de M. Ouyahia (nous avons décidé et signé ; Kararna oua M’Dhina !) l’insouciance et la démission permanente du Président, la grivoiserie et la rapacité infinie des ministres prédateurs et laudateurs, le silence complaisant et/ou intéressé du DRS, qui sont les seules causes de cette transformation d’un peuple naguère digne, fier et debout en pays du « plus grand cabaret du monde » selon la toute dernière humeur de M. Ouyaya au pouvoir depuis plus de 20 ans si on devait lui compter ses catastrophiques missions diplomatiques. Et dire que ce monsieur là, avec Belkhadem et même le manufacturier de H’rouz, Abou Yedjri, postulent à la magistrature suprême sans le dire tout en le disant. C’est cela aussi «le plus grand cabaret du monde » duquel, on retiendra forcément, à l’invite différée et subséquente de l’appréciation du chef du gouvernement qu’on a précédemment qualifié d’association de malfaiteurs qui pense, sans ouvrir les guillemets, que l’Algérie est devenue, sous sa direction, « le plus grand bordel du monde » Et il a raison de le rappeler avec force. Pourquoi ? Parce que les grandes institutions de l’Etat-Cabaret, par lui et ses congénères tripotées, triturées et enfin fabriquées à coups d’urnes truquées sont la première démonstration de cet Etat-bordel, de cet Etat-voyou. Prenons juste deux exemples : L’APN et le Sénat. Oublions ministres, CNES, walis, DG et PDG ; on les traitera dans une autre approche.

L’APN

Qu’est-ce que cette assemblée si ce n’est majoritairement un groupement de danseuses du ventre dressées aussi par la panse pour dire invariablement « Oui» par les bras invariablement orientés dans la direction pénétrante des instruments corrupteurs du pouvoir. Ces oiseaux là, d’une espèce volatile rare, ont voté une loi et son contraire (loi sur les hydrocarbures du Texan algérien devant livrer l’Algérie au Texas) Ces mêmes oiseaux de députés ont voté l’amendement qui donne la présidence à vie au président actuel ; les voilà maintenant avec de nouvelles génuflexions, pencher vers une possible limitation des mandats présidentiels. Ces gens-là, ces députés là, ces oiseaux là, ces danseuses-là rentrent tous les soirs chez eux, regardent leurs enfants et leurs saintes épouses les yeux dans les yeux, sans rougir, sans se rappeler, qu’ils sont les premières catins d’une république putassière, les tout premiers figurants du « plus grand cabaret du monde » c’est-à-dire bordelier tel que présenté par notre célébrissime et stupide chef de gouvernement qui ne se suffit pas d’être suffisant ; il est tout simplement débile.

Il n’en a même pas conscience. Normal, les fortunes et les notoriétés mal acquises empêchent de penser. Quel député gavé et engraissé à la manière des oies de Navarre (300 000 DA/mois sans compter les avantages périphériques faramineux, des Zahia X. et des Omra gratuites à gogo) refuserait de se transformer en danseuse du ventre et bien plus si affinité tribale, régionale et religieuses ? C’est pourquoi, les danseuses du ventre du pouvoir et accessoirement députés, voteront, sans état d’âme, toutes les lois, toutes les couleuvres bouteflikiennes qu’on leur proposera. C’est cela et seulement cela la république putassière du « plus grand cabaret du monde » construite ci-devant par le prédateur en chef de l’Algérie officielle, Ouyaya, qui se gausse à présent à railler ce qu’il a lui-même fabriqué ; l’Algérie putassière et corrompue jusqu’à l’os, l’Algérie des millions de chômeurs, l’Algérie du million de prostituées, l’Algérie des Harraga mangés par les sardines, l’Algérie des dirigeants voleurs et voyous y compris leur grand chef, ses amis et sa famille dont toute l’Algérie connaît les frivolités et les sarcasmes avec les deniers et les moyens publics.

Le Sénat

Comme l’a si bien rappelé le président de l’APN, M. Ziari, le Sénat algérien ne sert strictement à rien. Il est composé pour l’essentiel de personnages incultes, indolents, impotents et, pour l’essentiel, des rois fainéants qui passent leur temps à dormir dans les menuiseries faisandées du Sénat. Certains portent même des couches bébé pour contenir leurs incontinences diurnes. Les seules fois où ils ouvrent leur bouche en O, à la manière d’un cul de poule, c’est toujours pour dire oui. A l’exception de deux grands hommes, qui sont en fait deux femmes, Zohra D. et Zahia B. auxquelles il arrive parfois de dire « Non ». Sans plus. Sinon, tout le reste de ce poulailler jacasseur sans coq et sans personnalité, déféquant et pissant sur eux-mêmes, est tout simplement préparé et dressé par le ventre à dire « oui » par le bras et surtout par la bouche déformée en rond de O de cul de poulette. A voir en première lecture ces bouches béantes, ouvertes et ordonnées en trous acquiesçant et consentants à la position aplatie de dire oui à tout, oui au président monarque, oui à tous les mandats ad vitam aeternam, oui au démantèlement de Sonatrach au profit des Texans Bush et Ramsfield, oui à la réconciliation, oui à la libération de tous les égorgeurs de bébés, oui, oui, oui à tout ce qui sort des caprices séniles et de la bouche du président à vie.

Pour rester dans la lettre et l’esprit des états d’âme de notre remarquable chef du gouvernement qui qualifie avec mépris et forfanterie le pays qu’il gouverne « du plus grand bordel du monde » il nous faudra forcément insérer le comportement de nos sénateurs, au-delà de leurs conduites animalières de brouteurs et de mangeurs infatigables, étant entendu par ailleurs que canaille et racaille soutenantes se réconcilient toujours à la gamelle, il nous faudra donc insérer leur comportement dans la logique dite et décrétée par le chef du gouvernement, c’est-à-dire dans la logique d’une république putassière telle qu’il la qualifie lui même.

Donc, à voir l’usage qu’ils font invariablement de leurs bouches articulées en O béant, ouvertes à tout vent et à toute pénétration, on aurait tendance à croire qu’ils font à Boutef et à ses parrains, des câlins buccaux qui rappellent étrangement ce que l’honorable Mme Dati confond avec inflation. Et, avec cela, nos très honorables sénateurs n’ont pas du tout le sentiment de vivre dans une république dépravée et dévoyée telle que la raconte et la qualifie notre interminable et stupide premier ministre. Avec tous ces écarts et incongruités de nos supposés gouvernants, je n’oserai pas, loin s’en faudrait, les qualifier d’imbéciles ou de sots ; ce serait inapproprié et pas assez fort. Pourtant, il me suffirait de quelques mots pour qualifier sans regrets leurs comportements vis-à-vis d’un peuple et d’une nation. N’étaient ma culture et mon éducation, je les aurais volontiers qualifiés de fils de p., de chiens ou de voyous sans foi ni loi. Je ne le ferai pas ici. Je laisse aux lecteurs le soin de le faire et de se faire une opinion sur cette gente gouvernante qui souille l’Algérie depuis cinquante ans.

Troisième mamelle, la corruption

La corruption est la marque de fabrique première et le label caractéristique de ce pouvoir dont la plupart des dirigeants, président en tête, civils et militaires, sont trempés jusqu’à l’os. Nul besoin d’énumérer la longue liste des scandales de détournements et de malversation que la presse nationale étale à longueur d’année. Selon les estimations d’experts étrangers bien au fait de la corruption en Algérie (Sherpa et Transparency International) la prévarication coûterait entre 5 et 8 milliards/an à l’économie algérienne. Elle serait le fait principal de dirigeants d’entreprises publiques et de hauts responsables civils et militaires.

Cette corruption, comme la drogue et la prostitution, a connu une progression fulgurante. Dans les années soixante, la corruption s’exprimait en milliers de dinars. Aujourd’hui, elle s’exprime en milliers de milliards. Dans les années soixante, un citoyen indélicat a été fusillé pour avoir volé un million de DA (affaire SNTR) Aujourd’hui, sous la direction des hauts responsables du « plus grand cabaret du monde » un haut responsable porteur d’un mandat national, avoue publiquement dans un tribunal de la RADP qu’il a produit de faux documents pour favoriser le détournement de douze mille milliards de centimes au détriment d’une institution publique. Quelques jours plus tard, il est reçu et félicité par le président de la RADP. Bienvenue au club des ripoux ! On comprend pourquoi ces gens là ne quitteront jamais le pouvoir de leur propre gré ; au moins pour une raison : les placards de la Ripoublique sont si pleins, si puants, si sales qui leur faut absolument les maintenir fermés le plus longtemps possible. Car, pour bien moins que cela, des petites rapines de wali, l’ex président tunisien et sa légère épouse risquent le peloton d’exécution ou la pendaison. C’est pourquoi les hauts responsables de la RADP tremblent à l’idée de voir chuter les dictatures arabes. Parce que leur tour ne sera pas loin dans ce «plus grand cabaret du monde » Dès lors, on comprend bien pourquoi le chef du «plus grand cabaret du monde » se console si mal à croire tout seul que la situation algérienne n’a rien à voir avec les révolutions arabes. L’Algérie et les Algériens c’est une simple affaire de semoule et de sucre dit-il; une simple affaire de bouffe, hurle-t-il ! Vraiment ? C’est aussi une affaire du « plus grand cabaret du monde » dont les principaux dirigeants connus ne diffèrent en rien des voyous proxénètes.

M. Abassa

21 juin, 2011

Enfumades des grottes de la Dahra à

Mostaganem : découverte des ossements d’algériens asphyxiés par le colonel français Pélissier

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Cent soixante six ans après la sombre des grottes du Dahra dans une région située dans l’extrême est de la wilaya de Mostaganem (à 80 km du chef-lieu de wilaya), des ossements des algériens asphyxiés dans ces grottes ont été découverts.

 

Le colonel Pélissier n’hésite pas à asphyxier le 20 juin 1845, plus de 1200 personnes, hommes, femmes et enfants et vieillards  des Ouled Riah, qui s’étaient réfugiées dans les grottes de Ghar-el-Frechih dans le Dahra (triangle Ténès, Cherchell, Miliana).

 

Le 20 juin au matin, la grotte est cernée. Mais les Français ne pouvaient avancer davantage. Ils étaient accueillis à coups de fusils. On donna de l’artillerie, avec des obusiers de montagne, en vain. Vers 10 heures, le colonel Pélissier, ordonna à la troupe de couper du bois et de ramasser de la paille dans les champs alentours où murissaient les moissons. Par paquets, ces combustibles étaient entassés aux deux entrées de la grotte et l’ordre fut donné d’y mettre le feu. Un officier espagnol qui fut témoin des faits rapporte dans les colonnes d’un journal madrilène, l’Heraldo, que le feu eut d’abord du mal à prendre « à cause d’un grand amas d’eau que l’on supposait exister à l’entrée des grottes ». Le témoin poursuit : « Vers une heure, on commença à jeter à l’ouverture de l’Orient des fagots qui, cette fois, prirent feu devant les deux ouvertures, et par une circonstance singulière, le vent chassait les flammes et la fumée à l’intérieur… de sorte que les soldats purent pousser les fagots dans les ouvertures de la caverne, comme dans un four ».Comme dans un four !

Un soldat rapporte dans une lettre à sa famille : « …Le feu fut alimenté toute la nuit…Voir, au milieu de la nuit, à la faveur de la lune, un corps de troupes françaises occupé à entretenir un feu infernal ! Entendre le sourd gémissement des hommes, des femmes et des animaux ; le craquement des rochers calcinés s’écroulant !… »

Le lendemain, après être entré dans la grotte, il rapporte les scènes suivantes : « A l’entrée gisaient des boeufs, des ânes, des moutons ; leur instinct les avaient conduits à l’ouverture pour respirer l’air qui manquait à l’intérieur. J’ai vu un homme mort, le genou à terre, la main crispée sur la corne d’un boeuf. Devant lui était une femme tenant un enfant dans ses bras. Cet homme avait été asphyxié, ainsi que la femme, l’enfant et le boeuf, au moment où il cherchait à préserver sa famille de la rage de cet animal(…) On a compté 760 cadavres »

Témoignage confirmé par l’officier espagnol: « Le nombre des cadavres s’élevait de 800 à 1000. On en sortit de la grotte environ 600, sans compter tous ceux qui étaient entassés les uns sur les autres, comme une sorte de bouillie humaine, et les enfants à la mamelle presque tous cachés dans les vêtements de leurs mères.»

 

Cette année, des chercheurs à  l’Université de Mostaganem ont découvert lors de leur visite dans la région où le colonisateur français a perpétré l’un de ses ignobles crimes contre l’humanité,  des os, des crânes et des ustensiles des algériens qui ont été cruellement tués par asphyxie dans les grottes de Ghar-el-Frechich.

Cette visite conduite par des chercheurs de l’université de Mostaganem entre dans le cadre des préparatifs du colloque national sur les carnages commis par le colonisateur français en Algérie. Cette occasion se veut être un projet ambitieux visant à restaurer la mémoire algérienne en faisant la lumière sur la page « noire » marquée par la brutalité du colonisateur français et ses crimes et carnages commis  en Algérie.

28 avril, 2011

Algérie : Visite guidée chez les tontons

Makroute Par Mohamed ABASSA

Par

Algérie : Visite guidée chez les tontons Makroute Par Mohamed ABASSA

Ce que je m’en vais vous conter n’est ni une blague ni une anecdote. C’est un fait avéré et vérifiable qui s’est passé dans un lieu dit appelé El-Gaâda, quelque part entre El-Bayad et Ain-Sefra, dans le Sud Ouest Algérien. Mon histoire renseigne avec précision sur les techniques de fraudes électorales des tontons Makroute du pouvoir algérien. Ce lieu dit, El-Gaâda, n’est rien d’autre qu’un arbre magique et immense qui a élu domicile depuis des siècles en cet endroit désertique et hostile. Il offrait l’ombre, l’eau et les rencontres entre nomades, transhumants et divers voyageurs. C’est en cet endroit, El-Gaâda, que cet arbre solitaire et somptueux, un superbe arganier, dont les huiles sacrées rendent nos femmes plus belles et plus épanouies, retenait et, aussi, rassemblait des gens de tous commerces, de tous genres, de tous métiers et de toutes aventures, traversant la région: éleveurs, bergers, transporteurs, nomades, transhumants, commerçants, voyageurs, tous s’arrêtaient à El-Gaâda pour une petite quête de repos forcé, d’alliances, de ripailles, d’épousailles arrangées, d’affaires et d’ententes entre tribus éloignées et souvent rivales. A El-Gaâda, entre Ain-Sefra et Mecheria peut-être, tout s’arrangeait autour d’un thé expédié, d’une zetla collective, d’une prière rattrapée,  d’un méchoui improvisé, d’un procès négocié, d’une résolution forcée d’un dignitaire FLN peu reconnu en quête de mandat, de sollicitations de courtiers avérés véreux- c’est un pléonasme-  pour leurs entrées avec les autorités locales et buccales (banquiers locaux, APC, Daïra, Wilaya, Kasma, et tout le tutti-quanti corruptible et corrompu du coin et de la capitale) qui règlent les problèmes des indigènes à l’aune de l’épaisseur du sachet en plastic noir.  A El-Gaâda, entre Méchéria, El-Bayadh et Aïn-Sefra, comme dans tous les autres lieux dits où les Algériens se rencontrent, pour acheter un troupeau, un camion, une vierge de la tribu des Beni-Régnants, un juge, un wali, ou même une chèvre, il fallait prouver sa crédibilité en montrant l’épaisseur de sa bourse de plastic noir. C’est le seul rite reconnu de la sainte Algérie corrompue par le haut et maintenant par le bas. C’est cela l’assise et la notoriété d’El-Gaâda et de toute les contrées d’Algérie en Souk, en Zouk et en conclaves de maquignons pressés,  où tout s’achète, où tout se vend, même l’honneur des tribus vendant ou achetant, c’est selon, des vierges confinées dans la blancheur de l’ombre, des chèvres en liberté, des ânes faméliques, des chameaux de boucherie, des camions volés et des walis jetables, parfois des ministres vendant licences et divers agréments de la république des quatre saisons. C’est la réputation d’El-Gaâda, en ce lieu dit perdu du triangle Mecheria, El-Bayad, Ain-Sefra, comme il en existe beaucoup sur nos vastes  millions de Km2 de notre belle république dévoyée.

Mais là n’est pas mon histoire ; elle ne finit pas ici, au contraire, elle commence en ce terrible bled concentré de toutes les Algérie réelles et profondes.

En ce jour là, à El-Gaâda, un vendredi, grand jour de marché et de grosses affluences, un événement habituel et cyclique s’y produisit : un gros et violent vent de sable qui dura presque une éternité ; dix minutes de désastres et de désolations. Seuls l’arganier, les chameaux, les ânes, les moutons et les humains en sortiront indemnes et intacts de cette violente tornade des sables. La résilience botanique a sauvé l’arbre. L’instinct, l’endurance et l’expérience ont sauvé les animaux. Et devinez par quoi fut sauvé l’homme, l’humain ? Par le burnous pardi !  Cet habit millénaire des berbères du Sud si utile en ce genre de circonstance. Et à la fin du cataclysme désastreux, quand les voyageurs sortirent leurs têtes des capes et du burnous de survie, ils ne virent que ruines et désastres autour d’eux ; un vrai champ de bataille: échoppes, tentes et mobiliers de fortune disparus, aspirés par la tornade, camions et voitures couchés, bêtes affolés, bergers hurlants encore des noms et des ordres inconnus, enfin tous les ingrédients de l’apocalypse de la minute d’après. Mais pas seulement. Ils ne virent pas que cela. Ils virent pire ; ils virent le sublime et le fantastique comme l’incroyable. En ouvrant leur burnous, leurs oreilles et leurs yeux, ils entendirent de partout des suppliques et des appels pathétiques de Allahou Akbar ! Allahou Akbar ! Et, en effet, en levant bien haut leurs yeux vers le ciel, au dessus de l’arganier, un spectacle féérique et inimaginable s’offrait à eux. Un immense nuage bleu, des milliers de papillons bleus flottaient là haut, très haut au dessus de leurs têtes. Personne ne savait de quoi était faite cette nuée, cet immense nuage mystérieux fait de petites choses volantes bleues qui tremblaient dans le ciel. Le miracle dura tout de même quelques longues minutes. Chacun des voyageurs alla de son explication. Des sauterelles bleues venues du Sahel cria quelqu’un. Non, des extra-terrestres venus voler nos moutons, corrigea un autre ! Mais non, mais non criait un transporteur du nord, plus malin que les autres, c’est tout simplement un mirage qui nous transpose ici le bleu du Chott Ech-Chergui.  Le gros nuage bleu flottait et dansait toujours au dessus de leurs têtes sans que personne ne trouva d’explication plausible à ce mystère qui avait tout l’air d’être divin. Par peur et par foi, presque tous criaient Allahou Akbar ! Allahou Akbar ! Les bras étirés vers le gros nuage de ces petites choses flottantes. Mais au fur et à mesure que le vent baissait, le nuage se rapprochait de la terre, se rapprochant des hommes en délivrant enfin les tout premiers indices, les premiers échantillons de ce mystère. C’était tout simplement de petits papiers bleus, des bulletins de vote, qui se répandaient par vagues successives se déposant aux pieds des voyageurs ébahis rendant la place plus bleue que le ciel. Tous ces bulletins ou presque étaient au nom des candidats du parti de feu Chikh Mahfoudh NAHNAH, l’actuel MSP, lors des législatives de mai 2002. Et l’on s’en doute un peu, il n’a pas manqué de plaisantins islamistes sur place pour haranguer les foules et les prendre à témoins sur ces dons du ciel, cette grâce divine qui inonde la terre de bulletins gagnants islamistes.

- Dieu nous aime dit-il ; nous sommes les meilleurs musulmans d’Algérie. La preuve, Dieu et la grâce divine nous restituent par le ciel ce que les autres nous ont volé par les urnes. Il allait poursuivre son exposé sur cette mystique offrande de Dieu aux ouailles du MSP quand une voix rauque d’un vieux routier lui coupa net le sifflet et la parole…

- Depuis quand camarade Dieu possède des imprimeries pour fabriquer des bulletins de vote et vous les envoyer en exclusivité par le ciel ? Silence glacial ; l’explication religieuse comme celle du laser divin du 5 juillet ne tenait pas.

Et comme toujours, la vérité et l’explication viendront d’un enfant sans âge. Il pouvait avoir 12 comme 18 ans. Il dit :

- Non tonton, ce n’est pas Dieu qui a envoyé ces papiers du ciel. Moi je suis berger mais tous les vendredis, je deviens cafetier,  marchand de beignets et de cigarettes comme de nombreux cousins et amis ici. Je connais bien ce coin. Voyez-vous cette caisse, une urne comme vous dites vous, eh bien c’est mon outil de travail. C’est là où je stocke ma marchandise et mes beignets… Savez-vous où je l’ai-je trouvée cette caisse de vote ? A cent mètres d’ici, juste derrière ce monticule. C’est là que sont venus des gens costumés, armés, portant des caisses comme la mienne chargées de bulletins de toutes couleurs. Mais leur dernière livraison, il y a quelques jours, ils n’ont vidé que des caisses avec des bulletins bleus. Juste après leur départ, moi et mes amis, on est passé juste après eux pour être les premiers à déterrer ce qu’ils avaient mal enfoui dans le sable. Ça nous sert d’emballage pour les cacahuètes et les beignets. Tenez, je vous offre ce cornet d’amandes. En défroissant l’emballage, vous remarquerez qu’il s’agit d’un bulletin de vote du RCD. Les bulletins du FLN sont plutôt rares par ici…

- Explique-nous maintenant petit futé, comment ces bulletins enfouis dans le sable, se sont retrouvés dans le ciel ?

- C’est très simple, après la violente tornade de tout à l’heure, la force du vent a déterré les enfouissements et aspiré tous les bulletins dans le ciel. Ils auraient pu atterrir plus loin…

- Mon grand-père, racontera le gamin, a vécu le même événement lors des élections présidentielles de novembre 1995. Mais cette fois-ci, il n’y avait que Chikh Nanah en l’air… Mon grand père raconte aussi, qu’à la même place et sous le même arbre d’El-Gaâda, dans les années quarante, le vent de sable était si puissant, la spirale si violente qu’elle aspira une chèvre entière qui s’est mise à voler toute seule dans les grands airs au grand émerveillement des nomades éblouis. Personne ne croira leur récit. D’où l’expression populaire qui affirme depuis « Maâza law Tarett » C’est une chèvre, même si elle vole.

A propos, savez-vous comment la halte d’El-Gaâda s’appelle aujourd’hui ? Je vous le donne en mille. GAADETT NAHNAH. N’y voyez surtout aucun rapport avec les quotas pré-décidés des urnes, l’enfouissement des contenus des urnes et le mauvais travail de faussaires des Tontons Makroute de papy DOK. Ce ne sont que de simples reflexes ataviques de malgaches stagiaires. De simples coïncidences entre des tripoteurs professionnels d’urnes, des croyances populaires bien ancrées et les échéances électorales annoncées gagnantes à tous les coups.

M.A