Le pouvoir réveille ses pions en Kabylie

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les pions tenue une autre réunion au bureau de Khalida Toumi qui a regroupé Abdelmajid Sidi Said, Amara Benyounes, Ould Ali Lhadi sous la bienveillante attention du colonel Alili, ancien du DRS qui s’était illustré par de scabreuses manipulations lors des évènements tragiques de 2001 qui avaient mené à l’émergence du mouvement des arouchs.

Son activisme avait été durement dénoncé à l’époque dans divers canaux de communication proches des milieux de l’opposition. Peu habitué à affronter les interpellations, surtout quand elles sont publiques, l’homme en avait conçu un lourd dépit et envoya force messages aux opposants, leur jurant qu’ils se méprenaient sur ses véritables intentions. C’est la première fois qu’il réapparait dans une opération politique « chaude ».

 

L’ordre du jour de la réunion portait sur la manière de contrer les dénonciations dont sont l’objet en Kabylie ceux que l’opinion régionale appelle malicieusement la Bande des Quatre et, surtout, de contenir le réveil soudain de certains membres des arouchs qui affichent une hostilité inattendue contre Bouteflika.

 

Avant la réunion, Benyounes avait préconisé de soudoyer les éléments les plus virulents, Toumi a proposé les moyens des réseaux de son relais local Ould Ali et Abdelmadjid Sidi Said avait garanti la mise à disposition de certains « syndicalistes ». Pour des raisons inexpliquées, la corruption qui avait servi à gérer et à manipuler le providentiel mouvement qui avait permis de perturber la Kabylie pendant deux ans n’a pas été à la mesure des attentes des 4 compères. Ils ont donc décidé d’alerter les hauts responsables du DRS qui n’ont pas montré, pour l’instant, une grande précipitation à désamorcer les invectives ciblant le chef de l’Etat.

 

L’atmosphère était tendue car les 4 partenaires se surveillent comme chien et chat. Toumi n’a jamais apprécié Benyounes qui le lui rend bien, pour des questions vénales, Ould Ali est resté en froid pendant des mois avec le clan des Benyounes et Sidi Said a toujours veillé à maintenir une certaine distance avec des individus dont il connait le rejet en Kabylie. Pour rassurer le groupe, le colonel Alili, cherchant probablement à se remettre dans les circuits des services, s’est prévalu de sa capacité à maitriser les acteurs à l’origine de la campagne lancée contre le clan présidentiel. Ces derniers jours, la maison de la culture de Tizi Ouzou, centre névralgique de l’entrisme bouteflikien en Kabylie, accueille de frénétiques réunions et visites. Dans cette agitation un peu désordonnée, la remarque de ce chef de Daira qui a longtemps servi dans la région et qui y a gardé un pied à terre mérite d’être entendue: « quand le pouvoir réveille ses pions en Kabylie, c’est qu’en général, ça va bouger à Alger ».

samy iris

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