Assemblée communale de Tizi-Ouzou : un intérimaire « royal »

 

Assemblée communale de Tizi-Ouzou : un intérimaire

Tizi-Ouzou ou le Col des Genêts n’est pas n’importe quelle ville. Et naturellement, sa gestion est plus politique qu’administrative.Le centre de Tizi Ouzou. Les intérêts sont trop importants à ce titre et la symbolique semble très élevée pour ceux et celles qui voudraient gérer une cité complexe. Mais la gestion d’une ville aussi sensible que Tizi-Ouzou ne peut être que collective. Dans ce cas précis, Mohand Belhadj ne peut être tenu, à notre humble avis, comme seul responsable d’une situation qui a trop perduré.

Cependant, la ville a besoin d’une bonne équipe gagnante , et surtout , d’un maire au-dessus du lot. Et contrairement aux écrits de la presse algérienne , ce n’est pas la population qui est soulagée du départ de Mohand Belhadj, mais plutôt, les clans et les intérêts trop divergents des partis politiques.

Il faut reconnaître que Mohand Belhadj est issu d’une grande famille (de Tizi et Ath Douala) qui s’est opposée vaillamment aux Français, au même titre que les Hammoutène. Ce sont d’ailleurs les deux familles que les armées françaises découvriront dès 1850 à Tizi-Ouzou.

Que les partis politiques crient à l’avènement de son départ c’est leur droit. Qu’ils se taisent devant le choix d’un intérimaire « royal », pose question ! De ce point de vue, il est important de savoir que son intérim est assuré par un certain Naguib Kolli, frère de Driss El-Kolli, ancienne vedette de la JSK, dont le père serait d’origine marocaine !

Mieux, à en croire les Tizi-Ouziens de vieille souche, des membres de la famille El-Kolli auraient été très liés à l’ancien président du Sénat, le défunt Mohamed Chérif Messaadia.

Ceci explique cela. Tizi-Ouzou a besoin d’un enfant du pays, compétent et honnête et au-dessus de la mêlée. Outre ces références d’origine, nous savons bien qu’il existe un certain nombre de familles dont les arrière-grands-pères sont de véritables Turcs, parmi ceux qui voulaient, de force, s’imposer aux populations locales. Les Turkemani, Karamani, Zmirli, Koroglis comptent dans ce nombre sans oublier ceux des chefs locaux de partis, qui ont poussé le maire à quitter les lieux.

Saïd Bouteflika à la manoeuvre

Nous savons pertinemment que des personnes étrangères à la région occupent des postes importants dans l’administration, quand ils sont, en même temps, en contact direct avec Saïd Bouteflika… Il faut regarder plutôt vers les anciens walis qui ont fait leurs études au Proche-Orient (Ghozali et Kharroubi), natifs de la région, de surcroît, pour bien mesurer le sous-développement de la région et la détresse actuelle des habitants.

Il a été établi que des clans familiaux ont joué au pourrissement de la situation à la Mairie de Tizi-Ouzou. Ils ont manipulé les fonctionnaires de l’Etat civil, gangrené l’ambiance de travail et politisé à outrance les conditions d’une bonne gestion collective de la cité. Ces clans se retrouvent, de nos jours, éparpillés au sein du FLN et du RND. Ils ont tiré trop sur les cordes, au détriment d’une population tiraillée entre la ville d’origine et la nouvelle-ville ,créée par les walis sus-cités.

IRIS .Samy

 

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