Archive pour mars, 2012

Sans Papiers du CSP59 occupaient le siège de campagne de l’UMP

31 mars, 2012

Les 6 sans papiers arrêtes au local de l’UMP doivent être libérés!

Sans Papiers du CSP59 occupaient le siège de campagne de l'UMP  dans politique 07-03-14-sarkozy-lepen dans politiquecsp
Ce vendredi 30 mars 2012, une soixantaine de Sans Papiers du CSP59 occupaient le siège de campagne de l’UMP rue Solférino à Lille pour demander au Préfet de recevoir une délégation, pour dénoncer la coquille vide de la CODRESSE et exiger le droit à la défense argumentée des dossiers des sans papiers.
Vers 16h les forces de l’ordre ont évacué le local, après avoir fait usage des bombes lacrymogènes sur les personnes en soutien à l’extérieur. 7 camarades Sans Papiers ont été embarqués par les forces de police et un camarade Sans Papiers a été hospitalisé vers les urgences de l’hôpital Salengro au CHR de Lille.
Après une AG Place de la République à Lille, les Sans Papiers déterminés ont acté de se rendre en manifestation devant le Commissariat Central de Lille (Lille SUD) pour exiger la libération immédiate de leurs 7 camarades.
Les sans papiers se sont rassemblés devant l’hôtel de police à Lille Sud de 18H à minuit scandant les slogans exigeant la libération de leurs camarades. Un a été libéré vers 19H30. Les six autres sont maintenus en garde à vue.  Des élues (M.C. Blandin, Sénatrice, et H. Flautre, députée européenne) ont saisi le Préfet de la situation afin d’obtenir leurs libérations. La raison invoquée des  arrestations serait une plainte déposée par l’UMP. Les sans papiers sont formels : aucune dégradation ne peut être constatée dans le local occupé. Il y a donc trois hypothèses possibles sur ces arrestations :
 - la plainte de l’UMP ou/et du propriétaire, auquel cas il s’agit d’une procédure judiciaire qui ne nécessite pas la détention, mais une convocation au tribunal des personnes visées après notification de la plainte ;
- les arrêtés font l’objet d’une garde à vue pour séjour illégal : dans ce cas l’arrestation qui s’est faite après un tri des personnes est marquée d’un vis de procédure ;
- la préfecture et le procureur amalgament procédure judiciaire et administrative pour les maintenir en garde à vue, ce qui est de fait une soumission du pouvoir judiciaire au pouvoir politique.
Dans tous les cas il s’agit là d’une sombre instrumentalisation électoraliste par la criminalisation des sans papiers au profit du candidat-président Sarkozy. Que devient donc la neutralité de l’administration en période électorale ?
Les sans papiers arrêtés sont majoritairement des Algériens. La préfecture du Nord, qui n’hésite pas à expulser sans aucun respect des procédures légales, peut être tentée encore une fois de punir les arrêtés en demandant des laisser passer au consulat d’Algérie pour éviter le juge des libertés. L’état algérien peut il être complice de ces pratiques illicites mais fréquentes ?
Le CSP59 appelle tous les syndicats des aéroports de Lesquin, Roissy et Orly, tous les syndicats des ports de Marseille et Sète, tous les organisations démocratiques a empêcher la punition du ces courageux sans papiers qui ont osé occuper le local de campagne de l’UMP pour dénoncer la honteuse criminalisation dont les sans papiers font l’objet dans cette campagne électorale.
La seule réponse de l’UMP Sarkozy sera-t-il d’éliminer ceux qui ont le courage de montrer par leur action qu’ils n’ont rien à voir avec Merah, l’assassin de Toulouse et Montauban, sur lequel Le Pen a osé déclarer : « les Merah arrivent par bateaux entiers, par avions entiers » ?
Le CSP59 appelle le mouvement démocratique et syndical en Algérie a exiger du gouvernement algérien un acte de dignité face une éventuelle tentative d’expulsion manu militari. Il en est de même pour tout autre état en ce qui concerne les arrêtés de Lille.
Le CSP59 appelle à la mobilisation générale pour une « guérilla pacifique » jusqu’à la libération de tous les arrêtés par l’occupation de tous les bâtiments de l’état à toute heure, à tout moment et la place face à l’hôtel de police de Lille Sud tous les jours à partir de 18h jusqu’à la libération des sans papiers arrêtés.
Le premier rendez vous est ce samedi 31 mars à 17h, au parrainage républicain qui se déroule à la Maison de quartier de Lille Vauban à 17h (métro Port de Lille).
NB : nous venons d’apprendre le transfert des six au centre de rétention de Lesquin à 1H30 du matin, ce fait apparaitre le préfet comme un militant de l’UMP !
RASSEMBLEMENT TOUS LES MERCREDI PLACE DE LA REPUBLIQUE A PARTIR DE 18H : cerassemblement se déplacera de République à l’hôtel de police de Lille Sud.
Comité des Sans Papiers 59 – CSP59 : E-mail : csp59@wanadoo.frhttp://leblogducsp59.over-blog.com

 IRIS SAMY

 

 

 » …Nous sommes tous d’origine étrangère » Christine Boutin, ancienne ministre de Sarkozy , Présidente du Parti Chrétien Démocrate.

26 mars, 2012


Claude Guéant, le ministre de l’Intérieur français, qui commentait en direct l’opération.
On l’aura remarqué, les médias lourds français, télévisions en tête, ont rappelé des dizaines voir des centaines de fois les origines algériennes du terroriste Mohamed Merah alors que ce dernier est Français né en France de parents Français. Mais en quoi sa prétendue algérianité serait-elle explicative, justificative ou responsable de son comportement criminel ? En rien. Sens suggéré  de cet ultra et violent racisme non dit : un Français pur beurre, c’est-à-dire un Français normal ou, comme il se dit sous cape, un « vrai » Français,   ne saurait être criminel, terroriste ou même délinquant (dixit, Zemmour dans une grande émission télé :  « … la délinquance est le propre des arabes et des noirs… » Notons au passage que le sieur Zemmour au patronyme si peu Français, oublie ses grandes origines étrangères et berbères en particulier. Autre sens suggéré et non dit puisque évident (c’est cela le racisme naturel) un « vrai Français » est incapable de commettre des crimes aussi odieux! Tiens donc! Et ces dizaines d’assassinats sales et odieux commis en France  par « des vrais Français de souche » ? Et ces milliers et millions de Maghrébins, d’Africains, de Kanaks de vietnamiens torturés, massacrés, vendus en bétail humain par ces « vrais Français de souche » ? Et ce poignard de Jean-Marie Le Pen à quoi servait-il sinon à lézarder à vif ses victimes vietnamiennes et algériennes, jusqu’à la mort. Oui, M. Jean Marie Le Pen a été un criminel de guerre comme l’ont été avant lui des milliers d’autres « vrais Français de souche » exécutant pour les nazis les sales corvées en massacrant ce que la haute France avait de plus beau : ses patriotes et résistants à la barbarie nazie.

Trouvez autre chose messieurs, trouvez une autre explication que l’origine algérienne de Mohamed Merah pour justifier sa sortie de la normalité humaine. Cherchez plutôt du côté de son cursus social, professionnel et familial dans lesquels l’Algérie ou l’Islam n’ont rien à voir. Dans son vécu comme dans histoire, Merah est entièrement et totalement Français. Son formatage et son façonnage il les doit exclusivement à la société française dans le bien comme dans le mal. Il faut assumer cela et comprendre définitivement que les exclusions mènent toujours aux mêmes catastrophes extrêmes, aux mêmes horreurs. Il faut vite prévenir ces journalistes français, peut-être inconscients – c’est la moindre des hypothèses – que le racisme le plus violent n’est pas celui qui se décline en stupides insultes de caniveaux du genre « Y a trop d’arabes, de noirs etc… » ou cet autre racisme ordurier  » …sale bougnoul, sale négro, sale feuj … » Ces racismes là ne me dérangent pas. Ils sont immédiatement repérables et identifiables. La France et les Français sont bien dotés pour combattre et contenir ce racisme simplet et ordurier. C’est l’autre racisme qui m’inquiète. Ce racisme permissif et pernicieux qui se cache dans le naturel et l’ordinaire du langage quotidien. Qui se cache aussi et surtout dans le langage des médias dits lourds qui façonnent et orientent les opinions.

A l’adresse de mes confrères Français, je pose tranquillement cette question : pourquoi dans le traitement de l’actualité liée à la délinquance, la petite comme la grande, rappelle-t-on systématiquement l’origine étrangères et exclusivement quand il s’agit de Maghrébins, de noirs et de musulmans en général ? Jamais quand il s’agit de délinquants français d’origine portugaise, espagnole, italienne ou tout autre origine européenne ?

Expliquez-moi pourquoi dans le dire et parler quotidien des journalistes français on dit toujours le Français Zidane en oubliant systématiquement ses origines algériennes, en oubliant ses cinq mille ans d’Histoire berbère qu’il porte, en ignorant ses milliards de musulmans et de non musulmans qui l’adorent, expliquez-moi pourquoi vous lui tricotez toujours et seulement un utérus hexagonal chantant et élevant la seule France qui gagne à chacune de ses apparitions. La seule fois où il redeviendra pour vous enfin algérien c’est quand il perdra la boule en en donnant une plus grosse au grand et minable Materazi. C’était bien la seule fois, Chirac en tête, qu’on rappelât le sang bouillonnant de son algérianité avec cette attention toute française d’ajouter et de corriger aussi qu’il était seulement Kabyle. Comme si sa kabylité devait taire ou amoindrir son algérianité ou son arabité. Sachez amis Français, vous qui aimez diviser les Algériens en Kabyles et Arabes, sachez que depuis Tarek Ibn Ziyad et ses lieutenants Ifrane et Yezdia, les deux seuls enfants de la reine juive algérienne et berbère, El-Kahina, les berbères algériens, unis dans l’honneur et la bravoure, comme Zidane, ont conquis et séduit reines et princesses de l’Europe, par le cœur, par le talent par la beauté et l’amour. Ce sont bien des Berbères, comme Zidane, qui ont conquis et séduit l’Europe, France en tête, par le talent, la foi, la science et le don de soi. Ce sont bien des Berbères qui ont christianisé et évangélisé la France par ses missionnaires anonymes d’abord, ces religieux venus du Sud, par ses trois papes berbères – Victor 1er, Miltiade et Saint Gelasse 1er – et par ses deux cents évêques et cardinaux berbères qui ont donné à la Gaulle païenne sa première religion monothéiste. Qui ont transformé les fêtes païennes de Rome et de la Gaulle des Lupercales en Saint Valentin, la première fête de l’amour et du cœur ? C’est un pape Berbère ; Saint Gelasse 1er. Qui a traduit et latinisé l’évangile et la messe ? C’est un pape Berbère, Victor 1er.

Qui a appris au Gaulois et aux celtes à se chausser, à se tenir droit, à tenir une arme, à ne plus fuir devant un Romain, à se battre, à traverser les Alpes, à se battre et à vaincre ? C’est un Berbère, Hannibal, qui a mis Rome, ses empereurs, ses généraux et ses consuls à ses pieds dans les batailles de Trebbia, de Trasimène et de Cannes.

Qui a apporté à la Gaulle  les premières paroles du Christ, ses premières messes et ses premières prêches en latin ? Des Berbères bien sûr. Des siècles durant après avoir porté auparavant, en Europe, le saint message de Sidna Moussa, Moïse, et fait porter aussi, par leurs descendance, quatorze siècles plus tard le message humaniste, fraternel et divin de Sidna Mohammed par vous appelé Mahomet.

Alors de grâce mes amis et frères Français, cessez de dire systématiquement le Français Zidane, le Français Benzema quand il marque un but, le Français Bourras quand il gagne, sinon dites aussi le Français Platini, le Français Ribéry ou le Français Laurent Blanc, ce qui ne se dit jamais. Comme il se dit couramment le Franco-musulman, le franco-algérien, le franco-marocain, le franco-tunisien. Pourquoi ne dit-on jamais le franco-juif ? Le franco-chrétien ? Le franco-athée ? Le Franco-communiste ? Le franco-facho ? Le franco-catho ? Comme on dit et écrit couramment, le sens commun l’ayant banalisé depuis longtemps en CQFD la forme et le style, le français-musulmans et plus couramment encore, en style allusif et codé que tout le monde comprend à la première syllabe, le quartier, la banlieue, les jeunes ; comprendre par ces codes les arabes et les noirs sans que les qualités furent prononcées ; c’eut été un pléonasme. On n’écrit plus les arabes et les noirs de banlieues déshéritées. Non, c’est trop long. Les seuls mots de jeunes ou de banlieues ou de quartiers suffisent pour situer le groupe social dont il s’agit. Des délinquants de toue évidence. C’est ainsi que fonctionne généralement le discours de la presse grand public.

Pour illustrer un peu le propos fort juste de Yannick Noah, le plus aimé des Français « Quand je gagne, je suis le Français Yannick, quand je perds, je redeviens le Camerounais Noah », je voudrais juste rappeler une observation faite sur une télé française d’information en continu, BFMTV, pour ne pas la citer. Durant une semaine, cette télé a bassiné ses auditeurs sur l’imminente victoire du Français Jean Marc Mormeck  au dernier championnat du monde de Boxe. J’ai noté 47 fois le rappel de la nationalité française du boxeur noir. Mais, dans la seconde, oui dans la seconde où le boxeur français fut terrassé par le boxeur ukrainien, la même commentatrice sportive de BFMTV se mit à parler de la cuisante et lamentable défaite du Guadeloupéen Mormeck. Lamentable !

Et si Mohamed Merah avait viré vers un talentueux destin de grand footballeur, d’artiste ou d’acteur comme Dany Boon (Daniel Hamidou  pour ceux qui ne savent pas) ou Kad Merad (Kaddour pour ceux qui ne savent pas) ou d’homme politique du talent de Montebourg, aurait-on rappelé ses origines algériennes ? Pas sûr.

Je ne finirai pas mon intervention sans étayer et illustrer le propos de Mme Christine Boutin, ancienne ministre du logement de M. Sarkozy que je cite en exergue et dont je partage totalement la droiture morale sans appartenir aucunement à ses inclinations politiques.

La cinquième république française de De Gaulle à Sarkozy en passant par Pompidou, Giscard d’Estaing, Mitterrand et Chirac a employé plus de 70 ministres dont 26 étaient d’origine étrangère. Ce qui fait la grandeur et la richesse de la France. Mais quels sont les ministres d’origine étrangère que la grande presse française, télévisions en tête, a évoqués ou présentés en tant que ministres français d’origine étrangère ? Aucun !

Racisme latent

A-t-on une seule fois entendu parler en France des origines irlandaise, polonaises, roumaines, arméniennes, israéliennes, hongroises, espagnoles, italiennes, russes, lettonienne de certains hauts responsables politiques français ? Les seuls ministres français dont on évoque souvent, un peu trop souvent, les origines étrangères sont les ministres arabes ou apparentés. Dati en tête, en rappelant des dix et des cents, tantôt sa marocanité ou son algérianité, tantôt sa famille des quartiers, Fadhéla Amara dont on ne dira que son Algérie des voyous ou ses frères alors que c’est une femme talentueuse et brillante, Jeannette (Djennate) dont rappellera le seul mérite d’être fille de harki alors qu’il s’agit d’une femme d’honneur et de classe, de Azouz Begag qu’on présente toujours comme l’égorgeur de mouton dans les baignoires alors qu’il est dans la vraie vie un fin sociologue, un écrivain affirmé et un très bon cinéaste. Il y en a bien d’autres, par dix, par cent et par mille que je n’ai pas cités ici et dont la grande presse française a souligné l’originalité, c’est-à-dire l’anormalité suggéré d’être cadre supérieur d’appartenir anormalement à la société française.

Exactement comme on le fait aujourd’hui pour dire que Mohamed Merah n’est pas Français, n’est pas tout à fait ou complètement français, donc n’est pas des nôtres. Il est nuisible, mauvais et dangereux parce qu’il contient des gênes algériens ; la pire des horreurs et des tares héréditaires. Voilà en gros ce que dit la presse française dans ce cas précis de racisme latent et dormant. Disons tranquillement et simplement à nos frères et amis Français : Mohamed Merah est né Français, il a vécu Français et il est mort Français. Son destin et son parcours misérables n’ont rien à voir avec son algérianité que vous lui attribuez et qu’il n’a jamais eue. Sauf à penser comme Marine Le Pen qui tient si bien de son père ou comme Zemmour, que la criminalité est une affaire de gêne et d’hérédité raciale. Quelle horreur ! Alors Messieurs les journalistes français, vous qui êtes comme toujours les premiers à tirer et les derniers gagner, commencez par vous corriger un peu. Apprenez à écrire le « Le Français Merah, l’Algérien Zidane et la sublime constantinoise Adjani » SVP n’oubliez pas d’écrire l’immortel et immense Algérien ; le petit Pierre, Ghenaïssia de son nom, juif algérien de Ténes, mort les armes à la main pour la libération de son pays ; l’Algérie. J’assume et revendique totalement l’algérianité de Pierre Ghenaïssia comme vous devriez assumer la francité, même exécrable, de Mohamed Merah ; un Français odieux. Un Français odieux. Ça existe, non ? C’est cela le seul destin des hommes braves et ordinaires. Est-ce trop vous demander ?

M. Abassa

France : un ministre du gouvernement Sarkozy emploie une sans papier

19 mars, 2012

France : un ministre du gouvernement Sarkozy emploie une sans papier dans Claude Guéant

Une dizaine d’heures de ménage par semaine, une rémunération en grande partie en liquide et une seule feuille de salaire en quelques mois.

 Pierre Lellouche Pierre Lellouche, secrétaire d’Etat au Commerce extérieur, est soupçonné d’avoir employé une jeune femme mauricienne sans papiers sans la déclarer. C’est Libération qui porte l’accusation ce lundi. Le ministre s’est reconnu dans le documentaire Les sans-papiers de la République diffusé sur Canal + le 2 avril, et dont Libération s’était fait l’écho dans ses colonnes. Pierre Lellouche, qui n’était pas cité dans le documentaire, a choisi de riposter en se dévoilant, pour mieux essayé de se dédouaner. « Elle travaille chez moi depuis quelques mois, et je l’ai toujours déclarée. J’ignorais qu’elle était en situation irrégulière », soutient-il auprès du journal. Mensonge du secrétaire d’Etat cher à Sarkozy. La Mauricienne a été déclarée… le lendemain de la diffusion du documentaire de Canal+, comme en attestent cinq bulletins de salaire, d’octobre 2011 à février 2012, tous datés du 3 avril.

Un membre du cabinet de Pierre Lellouche s’attribue alors l’erreur: « Tout est de ma faute », indique-t-elle à Libération, « j’ai été négligente. J’ai envoyé les déclarations Urssaf en retard ». Cependant, d’après la CGT Paris, la jeune femme n’est pas employée depuis « quelques mois » comme le prétend le secrétaire d’Etat, mais depuis 2009 et « sous alias ». Cette « technique très répandue chez les sans-papiers » consiste à « déclarer une personne en règle, celle-ci reversant ensuite la somme en liquide à celle qui a effectivement travaillé », explique Libération.

Pierre Lelouche dément formellement ces allégations. « Toute cette histoire n’est qu’une manipulation grossière dont on voit bien la finalité à une semaine de l’élection présidentielle », proteste-t-il. « Comment pourrait-on imaginer qu’un homme public comme moi prendrait le risque de ne pas déclarer sa femme de ménage, tout ça pour 160 euros par mois ? »

La CGT n’entend pas en rester là, et envisage d’intenter une action devant les prud’hommes pour « non-versement des cotisations salariales lié au travail dissimulé ». Quant à la jeune femme, sa demande de régularisation est en cours d’examen. Et après dix ans de présence de présence sur le territoire, sa requête pourrait bien être validée.

Iris Samy

 

Indignation contre rancune groupée

13 mars, 2012

Ben Bella-Kafi-Bennabi contre Abane, les raisons occultes de la haine

 

12-03-2012
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Par Amirouche Yazid
En revisitant des écrits et des déclarations du penseur algérien Malek Bennabi (1905-1973), Bélaïd Abane, professeur de médecine, diplômé de sciences politiques et passionné  d’histoire,  propose à ses lecteurs un autre portrait que celui qu’on connaissait  du concepteur de la «colonisabilité». Paru aux éditions Koukou, le livre de  Bélaïd Abane taille un profil autre de Malek Bennabi, notamment ce qu’il pensait de la Révolution algérienne et de ses acteurs, particulièrement Abane Ramdane. Au passage, sont revues et davantage expliquées les positions et les attitudes du Ben Bella et Kafi à l’égard d’Abane Ramdane et bien d’autres faits marquants de la Révolution. Dans un livre au titre interdisant l’indifférence, Bélaïd Abane, qui n’est pas à son premier ouvrage sur les questions d’Histoire, «convoque» aussi deux autres figures de la guerre de Libération – Ali Kafi et Ahmed Ben Bella – qui seraient du bord opposé à celui des «Soummamiens» dont Abane Ramdane était  l’incarnation. Le titre, qui annonce en effet  la tonalité du contenu, renvoie à une opposition, une rivalité, une incompatibilité. Le tout enveloppé dans une indignation sans concession.«Ben Bella-Kafi-Bennabi contre Abane, les raisons occultes de la haine», peut se décliner aussi comme un tableau de détestation. L’auteur annonce ainsi, dans l’avant-propos, que «mort et réduit à néant, Abane est poursuivi jusqu’au bout de la mort, sa mémoire accablée d’injures et chargée de maints griefs inédits. La ficelle diabolique, toujours la même – Bennabi, Kafi et Ben Bella – dont la haine vouée à Abane n’a d’égale que leur frustration dont ils le tiennent pour le coupable idéal – est, qu’au-delà du ridicule et de l’invraisemblable de leurs allégations, il puisse en rester quelque chose pour toujours». Il note, en se référant à William Shakespeare et son Hamlet que cette technique est bien connue pour son efficacité, tant il est vrai qu’«il n’est point de vertu que la calomnie ne sache atteindre». Mais dans des mots de précision, Bélaïd Abane écrit que «l’objet de ce livre n’est pas de contester à quiconque le droit de critiquer Abane ou qui que ce soit d’autre, dans le domaine des idées, de l’action ou de la stratégie». Pour cela, ajoutera-t-il, en parlant d’Abane Ramdane : «Quelle que soit l’appréciation que l’on porte sur son itinéraire militant et son apport à la Révolution, on ne peut nier qu’il ait fortement marqué la lutte de Libération nationale durant ses premières années». Et une fois la précision établie, l’auteur monte au front pour annoncer la couleur de son ouvrage : «Nous sommes également là pour freiner les ardeurs malintentionnées de tous ceux qui confondent la critique doctrinale saine et nécessaire avec le commérage et la détraction gratuite, fielleuse et sans risque, ou profèrent des ragots dont la dialectique repose sur des raccourcis du genre «c’est ce que m’a dit untel auquel untel a dit». Et à ce propos, le livre de Bélaïd Abane cible directement Malek Bennabi, «ce lilliputien de la Révolution algérienne plein d’une suffisance médisante (qui) avait la rancune particulièrement tenace». Il a été ainsi fait état d’«allégations et de jugement à l’emporte- pièce» commis par l’intellectuel Malek Bennabi. Le premier impair signé par ce dernier, c’est quand il écrivait que «Georges Habbache dans le processus révolutionnaire palestinien et Abane Ramdane, dans le processus algérien sont… des erreurs introduites de l’extérieur : des erreurs induites». 
Antinomie de projets L’auteur riposte en situant Bennabi dans la cause nationale en relevant, avec sarcasme, que «telle était la recette tardive du conseilleur non payeur, confortablement installé à Chérisy, loin du bouillonnement nationaliste qui avait enfiévré nos élites politiques depuis 1930. Loin de la lame de fond révolutionnaire qui déferle sur le pays d’Algérie depuis le 1er novembre 1954». Bélaïd Abane déterre également cette conclusion de Bennabi, par ailleurs assimilée à une «insanité» et selon qui «Abane Ramdane s’est prêté au jeu de l’illusionniste pour décapiter la Révolution de la direction qui avait lancé son volant le 1er novembre 1954, pour usurper son 
pouvoir et tenter de l’utiliser contre la Révolution elle-même». La réaction de l’auteur face à cette «insanité» fut virulente et cinglante. Il s’est imposé d’abord des interrogations. Comment expliquer un tel égarement intellectuel ? Comment analyser pareil dégazage où la perfidie le dispute à la mauvaise foi, venant de quelqu’un qui n’avait même pas daigné se mouiller le bout du cinquième doigt ?  Doit-on incriminer son ignorance crasse des événements et des hommes qui ont pris en main le sort du peuple algérien depuis les années 1920 ? Doit-on imputer le déversement fielleux de Bennabi à sa haine et sa rancune concentrées sur la direction intérieure, tout particulièrement sur Abane, qu’il rendra probablement responsable de son sort anonyme ? Formel, l’auteur estime qu’«il y a certainement tout cela à la fois». Il rappela,  à ce propos, que «Abane Ramdane a valorisé, à travers le Congrès de la Soummam, la démarche politique aux dépens  de l’esprit militaire et non pas de l’action militaire». Mais l’ouvrage «Ben Bella-Kafi-Bennabi contre Abane» ne nous renseigne pas seulement sur  ce que pensait Bennabi de Abane Ramdane, si tant est que les rapports entre le duo Ben Bella-Kafi et l’enfant de Azouza sont de notoriété publique, avec procès à l’appui. Il révèle, selon l’auteur, le mépris qu’il vouait à Messali, Boudiaf, Debaghine et les autres qu’il qualifiait de «zaïmillons». Même attitude de mépris également exprimée à l’égard de Frantz Fanon, Mustapha Lacheraf, Mohand Cherif Sahli et autres Jean Amrouche que Bennabi étiquetait d’«intellectomanes». A propos de Ben Bella et Kafi, l’auteur signe que «les deux hommes incarnèrent l’Etat algérien dans des circonstances troublées». Riche en informations et en documents, le livre- son auteur ne souhaite pas l’assimiler à un pamphlet – mérite bien le détour. Il traduit  une  profonde et néanmoins patente  indignation  contre les pourfendeurs d’Abane. Un livre à lire.
A. Y.  

«En 93, il a payé l’US Chaouia pour battre la JSK !»

5 mars, 2012
Sport | «En 93, il a payé l’US Chaouia pour battre la JSK !»

JS Kabylie L’ex capitaine Miloud Iboud lance de graves accusations contre Hannachi 

Par IRIS SAMY
«En 93, il a payé l’US Chaouia pour battre la JSK !» dans politique

L’ex- capitaine de la JSK, Miloud Iboud, a donné hier une conférence de presse au niveau de la salle Iboudrarene sise à Anar Amellal. µ

Une rencontre que l’ancien libéro international des Canaris a mis à profit pour répondre aux attaques dont il a fait l’objet de la part du président de la JSK, Hannachi. D’emblée, Iboud a annoncé l’ordre du jour de sa conférence : «Si j’ai convoqué cette conférence, c’est pour répondre aux mensonges qui ont été colportés à mon encontre. Ce sont des attaques sur lesquelles je ne peux me taire. Le premier mensonge et celui de l’argent du transfert de Moussa Saib, le second c’est mon passage à la présidence et le troisième est que Hannachi n’a pas 48 ans à la JSK, comme il le prétend. Il m’a traité de chien et d’aboyeur, c’est indigne de la part du président d’un grand club comme la JSK, c’est une honte !», dira Iboud avant d’entrer dans les détails : «Voila maintenant près de quinze ans que l’on m’accuse d’avoir pris l’argent du transfert de Saib. Jusque là, je n’ai pas voulu donner trop d’importance à cette affaire, mais aujourd’hui, elle prend tellement d’ampleur que je ne peux me taire. Donc, j’ai apporté la preuve irréfutable que je n’ai pas reçu, et encore moins pris cet argent. J’ai une attestation qui le prouve et je la remettrai aujourd’hui à la presse pour qu’elle l’a rende publique et que les gens sachent la vérité»

«Il a une dent contre les joueurs du Jumbo Jet»

«Concernant mon passage à la présidence de la JSK, on essaye de faire croire que la JSK avait joué, à cette époque, la relégation. Aujourd’hui, je viens démentir ce mensonge et j’ai le classement de 92/ 93 en ma possession. la JSK a terminé à la 3e place. A cette période, il s’est passé beaucoup de choses que je n’ai jamais voulu dévoiler, mais aujourd’hui, j’en fais la révélation. Cette année là, on jouait le titre et Hannachi a tout fait pour priver la JSK du sacre. C’était lors d’un match décisif face à l’US Chaouia. Il est venu, ce jour là, avec deux de ses amis et il a payé l’équipe de l’US Chaouia pour nous battre. Il a préféré le MCO à la JSK. Il dit qu’il a 48 ans à la JSK, c’est archifaux et c’est une tromperie. Durant la période du Jumbo Jet, il n’a été ni joueur ni dirigeant du club, et je ne vois pas comment il a calculé 48ans. Hannachi ne fait pas partie de l’histoire du Jumbo Jet il a une dent contre les joeurs qui y ont évolué et c’est la raison qui explique son animosité et sa haine envers les joueurs qui composaient cette grande équipe. Il n’a jamais organisé un jubile pour les anciens joueurs. Tout ce qui a été fait dans ce sens, à savoir les jubilés de Belahcene, Bahbouh, Annane, Meghrici et autres, a été l’oeuvre d’associations. Pour ce qui est de la décoration de certains anciens, il n’a jamais pris cette initiative auparavant. Il a fallu qu’il apprenne que j’ai été honoré par le CRB pour se mettre à distribuer des médailles et des casquettes. Au moment où des dirigeants de clubs parlent de projet sportif, d’infrastructures et d’organigramme, lui parle de véhicules et de terrains. En 18 ans de règne, il n’a rien fait pour mettre le club à l’abri des besoins. Pendant 18 ans, les joueurs étaient hébergés à Amraoua et il n’a jamais pris la précaution de construire un hôtel, comme d’autres clubs l’ont fait, l’USM Blida, par exemple. Lui, il a préféré terminer sa résidence pour ramener les joueurs et les héberger. Ceux qui disent aujourd’hui que s’il part la JSK va couler, il n’ont pas vraiment tort au fond, car, en effet, s’il arrive quoi que ce soit, c’est le retour à la case départ pour la JSK.

«Où sont passés les 400 milliards qu’il a utilisés en dix huit ans ?»

«Il n’a rien investi et on se demande où sont passés les 400 milliards qu’il a utilisé en dix huit ans. Pendant toutes cas années, s’il avait mis de côté un milliard par an, il y aurait de quoi construire un hôtel et d’autres structures. Il a préféré attendre 2012 et faire appel à des Espagnols pour construire un hôtel. C’est navrant. Il parle de terrain depuis des années, un terrain qu’il n’a jamais fructifié. Tout comme le cercle du club qui est fermé. Il offre des primes de signature faramineuses chiffrées à coups de milliards et il ne peut dégager un million de Dinars pour acheter une machine à café, des tables et des chaises. C’est toutes ses erreurs à répétitions qui me poussent à dénoncer sa mauvaise gestion. C’est malheureux que depuis 22 ans, la JSK n’a pas remporté la Champion’s League, alors qu’avec des moyens rudimentaires, nous avions réussi, par le passé, à nous offrir deux trophées dont le dernier a été acquis hors de nos frontières. Ce que nous voulons, et c’est mon rêve à moi, est que la JSK redevienne ce qu’elle était auparavant. La JSK est grande et il lui faut de très grands hommes. Il faut en finir avec le bricolage. Il faut appeler à une reconstruction du club afin de lui donner une grande dimension sur le plan national et international. Pour cela, il lui faut de solides fondations qui lui permettront de retrouver son statut et d’aller de l’avant ».

«Qu’ont-ils fait quand Hannachi avait déclaré qu’il n’y avait pas d’hommes à Tizi-Ouzou ?»

 

«Pour ce qui est du comité de sauvegarde de la JSK, il a été créé pour s’attaquer aux anciens joueurs qui ne veulent que du bien pour leur club. Je me demande où étaient ces gens quand Hannachi avait déclaré qu’il n’y a pas d’hommes à Tizi-Ouzou. Comment, peuvent-ils se prétendre crédibles, alors que certains ont été cités pour occuper des postes au sein du club au lendemain de la réunion. Pour terminer, je voudrais soulever un autre point qui me tient à cœur, à savoir la composante de l’AG. Avec tout le respect que je dois à ceux qui y siégent actuellement, il faut revoir cette composante. Les anciens joueurs et dirigeants devaient être membres d’office de l’AG et il faudrait associer, ensuite, d’autres personnes. Il faut une AG crédible, capable de défendre les intérêts du club et de décider, en toute transparence, de voter ou non les bilans présentés. Il faut en terminer avec ses AG qui passe en 7 minutes. La JSK a besoin d’une composante forte qui fait passer l’intérêt du club avant toute autre considération. Pour ce qui me concerne, je continuerai à dénoncer la mauvaise gestion et je suis en droit de demander des comptes. J’ai joué et j’ai grandi au sien de ce club. Je n’ai jamais porté un maillot autre que celui de la JSK et personne ne m’empêchera de défendre ses intérêts. Concernant les supporters, il faut se respecter l’un l’autre. Ils sont une partie prenante du club et ils ont leur mot à dire, surtout que leur équipe va mal».