Archive pour février, 2012

MAFAI D’ÉTAT ? A TIZIOUZOU

29 février, 2012

Où EST L’ÉTAT ? A TIZIOUZOU

corruption MAFAI  D’ÉTAT ? A TIZIOUZOU dans politique

nouvceauwali dans politiqueTrafic d’influence, Conflits d’intérêts, Dilapidation des deniers publics, Bradage du patrimoine de l’État, Passation illégale de marchés publics, Détournement des deniers de l’État, Corruption, Hogra, etc…
Où est l’État ? Plus d’une décennie durant, les TIZIOUZAN se posent toujours la question. Les institutions de l’État ont connu une véritable déliquescence depuis la nomination de M. Abdelkader Bouazghi 
(toujours en poste  à la tête de la wilaya de TIZIOUZOU. C’est sous son règne qu’a commencé le bradage du patrimoine de l’État et l’attribution de la gare routière  à une association sans se soucier des lois de la république et du préjudice causé au trésor public. On raconte que ce personnage « préfabriqué » fait la pluie et le beau temps narguant responsable et élus. Pour qui
Le maire M. Naguim Kolli, président d’APC de Tizi Ouzou  qui règne sur APC de tiziouzou
Trafic d’influence,ET  Conflits d’intérêts, Dilapidation des deniers publics
Ceux qui se sont servis de cette catégorie sociale de la population comme devanture pour piller l’économie du pays rendront des comptes. Le président de cette association bénéficiant de certaines complicités s’est accaparé avec une extrême facilité de beaucoup de marchés publics et en toute illégalité, devenant l’un des personnages les plus riches de la wilaya de TIZIOUZOU. sont sidérés par son étalage ostentatoire !!M.
Comment de pauvres commerçants sont régulièrement présentés devant la justice et punis pour défaut de registres de commerce alors que les autorités de la wilaya de TIZIOUZOU attribuent des marchés publics à coup de milliards et sans registre de commerce ! Où sont les services de contrôle ?
Pauvre Algérie ! Qui la défend cette Algérie ? Où sont nos serviteurs et défenseurs de l’État ? Où sont les élus du peuple ? Où sont nos députés, nos sénateurs, nos élus APW et APC ? Où sont les « tahia Bouteflika ? Personne n’a rien vu et rien entendu .Il existe une poignée de responsables et d’élus honnêtes mais que peuvent-ils faire ?
Leurs voix sont vite étouffées par toute une faune de corrompus et d’affairistes.
Oui ! « Tahia Bouteflika » pour voler le peuple et saigner l’économie du pays, c’est l’image que véhiculent ces imposteurs ; fort heureusement le peuple sait faire la différence entre la direction du pays et à sa tête le président de la république le frère Abdelaziz Bouteflika et ces voleurs. Il y a quelques semaines dans un message adressé à la société civile, le président Bouteflika n’est pas passé avec le dos de la cuillère en accusant les responsables locaux d’avoir saboté son programme. Par ce message reçu cinq sur cinq par le peuple, le président Bouteflika a tenu à se démarquer publiquement de cette faune d’opportunistes et de corrompus sans foi ni loi. Ces individus ont causé trop de tort à l’Algérie, ils ont tenté de ternir l’image de nos institutions se prévalant d’une impunité illusoire. Ils se trompent lourdement, l’Algérie est forte par ses lois et ses institutions. La wilaya de TIZIOUZOU n’échappe pas à la règle. Depuis un plus d’une décennie une véritable maffia s’est constituée régnant sans partage sur les richesses de la wilaya. Investi de la confiance de l’État et du peuple, ils ont trahi cette confiance. Les récentes révélations faites par  info du  Mouvement algerien pour la Liberté et la Justice Sociale
Nos lecteurs sont restés sidérés. La population reprend confiance, l’Algérie n’a jamais été n’en déplaise aux opportunistes et autres corrompus,  une république couscoussière, elle est toujours là forte de ses lois et de ses institutions. Notre journal a révélé au grand jour la magouille, le trafic d’influence, les conflits d’intérêts, la dilapidation des deniers publics, le bradage du patrimoine de l’État, passation illégale de marchés publics, détournement des deniers de l’État, hogra…
Où était et où est l’État ? Des milliards sont partis en fumée…
L’ère de l’impunité est révolue. Le président de la république vient de la réaffirmer avec force, la loi sera appliquée dans toute sa rigueur. A bon entendeur !…
IRIS SAMY

Les sans-papiers envahissent la Direction du Travail à Lille :

25 février, 2012
 
Évacuation musclée de la direction du travail occupée par les s ans-papiers 
PAR IRIS SAMY vendredi 24.02.2012, 
 
 Plusieurs sans-papiers ont été évacués manu militari par la police hier matin. PHOTO MAX ROSEREAU
Plusieurs sans-papiers ont été évacués manu militari par la police hier matin. 
L’occupation de la direction du travail, rue Gambetta à Lille, s’est conclue
de façon mouvementée, hier. Tout commence pourtant dans le calme. Peu après 10 h 15, 80 personnes envahissent pacifiquement les locaux, situés à deux pas de la préfecture, à l’appel du CSP 59 (comité des sans-papiers) et s’installent dans la cafétéria.
« C’est pour souhaiter la bienvenue à Sarkozy (dans la métropole hier) et lui rappeler que les sans-papiers sont toujours là , explique un membre du CSP. On réclame une régularisation pour tous afin de rentrer dans la légalité et d’accéder au droit du travail. On ne supporte plus le travail en cachette et de subir le poids des patrons. » Quelques sans-papiers, « travailleurs invisibles », sont restés devant l’immeuble, fermé. Karim, Algérien de 35 ans, à Lille depuis six mois, raconte sa vie de galère. « Je bosse au noir dans le bâtiment, payé en liquide. La rémunération varie, mais j’ai déjà travaillé sur des chantiers pour 25  E les 12 h de boulot par jour. C’est rien mais je ne veux pas voler, je n’ai pas le choix. » Sa vulnérabilité en fait la proie de tous les abus : « J’ai bossé huit jours en décembre, je n’ai toujours pas été payé. L’employeur me dit d’attendre. Je ne peux rien faire, il sait que je suis sans papiers… » Plus ou moins SDF, il dort où il peut : « Chez des amis, dans le métro… En janvier, j’ai passé la nuit sur un chantier avec deux couvertures, il faisait -7 °C. Mais je « préfère » la misère ici plutôt qu’en Algérie. » Pendant ce temps, à l’intérieur du bâtiment, les sans-papiers réclament une entrevue avec le préfet. « La police s’est présentée, on a décidé de rester jusqu’à ce que le préfet fa sse un geste, note Karim, porte-parole du comité. Il y avait des femmes, des enfants… »
Réactions indignées  
Vers 11 h 30, des renforts policiers arrivent pour évacuer tout le monde. Un à un, plusieurs sans-papiers, assis en se tenant les bras, sont expulsés sans ménagement. L’un d’eux porte des traces au visage : « J’ai été maltraité, j’ai reçu des coups, mes lunettes sont cassées… » Les pompiers le conduisent à l’hôpital pour des douleurs aux côtes. Une femme, après un malaise, est aussi hospitalisée. Finalement, les dizaines d’autres sans-papiers partent dans le calme et manifestent dehors. « On est déterminés, on n’a rien à perdre », souligne le porte-parole. Il fustige la « violence » de l’intervention policière.
Autre réaction indignée, celle de trois syndicats (CGT, SUD, SNUTEFE-FSU) de la direction du travail soutenant les revendications des sans-papiers : « Alertés par les cris, les agents sont sortis de leur bureau pour voir ce qui se passait et témoigner de leur solidarité. Ils ont été scandalisés par une telle brutalité. » La préfecture, elle, « rappelle qu’il s’agit d’une manifestation non déclarée » et « regrette que les manifestants n’aient pas accepté de mettre un terme à cette occupation de manière volontaire ».
L’après-midi, les sans-papiers sont allés à Tourcoing pour la venue de Nicolas Sarkozy, mais ont été bloqués par la police à la sortie du métro. Un rassemblement place de la République à Lille a signé la fin d’une journée agitée. • B. DU.
LIEN (cliquer ici)
 
Déclaration de protestation des syndicats CGT, SUD, FSU des agents de la Direction Départementale
BRUTALE EXPULSION DE TRAVAILLEURS SANS PAPIERS DANS LES LOCAUX DE L’UNITE TERRITORIALE NORD-LILLE (DIRECCTE NPDC)
Aujourd’hui 23 février 2012, quelques dizaines de femmes, d’hommes et d’enfants sans papiers sont entrés pacifiquement et courtoisement dans les locaux du ministère du Travail, rue Gambetta à Lille pour en occuper la cafétéria et demander une entrevue au préfet. La seule réponse, du préfet a été d’envoyer immédiatement les services de police qui se sont attachés à les expulser brutalement. Alertés par les cris, les agents du ministère sont sortis de leur bureau se rendre compte de ce qui se passait et témoigner de leur solidarité. Ils ont été scandalisés par une telle brutalité dans la réponse et dans les méthodes :
- une personne a été trainée dans les escaliers, certains policiers n’hésitant pas à lui écraser les mains pour le faire avancer,
- d’autres ont tenté d’arracher un enfant des bras de sa mère,
- cette violence a provoqué un malaise chez une femme enceinte nécessitant l’intervention urgente des pompiers.
Face à une telle violence, les travailleurs Sans Papiers sont finalement sortis des locaux aussi pacifiquement qu’ils y étaient entrés.
Les organisations syndicales CGT, SNUTEFE-FSU et SUD sont outrées par un tel déploiement des forces de Police dans les locaux mêmes de l’administration du Travail, chargée de la protection des travailleurs avec ou sans papiers.
Nous condamnons l’attitude du Préfet qui a préféré la violence au dialogue demandé par les Sans papiers.
Nous soutenons entièrement le combat et les revendications des travailleurs sans-papiers.
A Lille, le 23 février 2012
 
 
 

Marrane Le Pen cherche une idée pour s’en sortir?

24 février, 2012
Des Paroles et des Actes ce jeudi soir : Marrane Le Pen cherche une idée pour s’en sortir
inv

22/02/2012
Des Paroles et des Actes ce jeudi soir : Marrane Le Pen cherche une idée pour s'en sortir
Ira ? Ira pas ? Marine Le Pen ne cesse de faire monter les enchères concernant sa venue sur le plateau de l’émission « Des paroles et des actes », diffusée sur France 2 jeudi soir. Présentée par David Pujadas, l’émission devait initialement confronter Marine Le Pen (en invitée principale) à Jean-Luc Mélenchon (dans le rôle de contradicteur), selon le principe de l’émission et comme ce fut le cas des débats entre François Hollande et Alain Juppé le 26 janvier et entre François Fillon et Martine Aubry le 2 février dernier.Mais cette fois, ça ne passe pas. La candidate du FN n’a pas hésité à faire savoir qu’elle refusait de débattre avec le candidat du Front de gauche. Ses arguments ? Se retrouver face à un homme qui l’a « entre autre traitée de “semi démente” », de « chauve-souris », de « barbare », de « fasciste », déclaré qu’elle était « bête », « stupide » et qu’il allait lui « pourrir sa campagne ». Mais pas que. Marine Le Pen refuse surtout de se voir cantonnée à des débats avec Jean-Luc Mélenchon préférant être confrontée à des représentants du PS et de l’UMP avançant l’idée que placée par les sondages en troisième position de l’élection présidentielle, il serait légitime qu’elle débatte avec des représentants des « grands candidats».Exigences qu’elle a fait valoir dans des « négociations » avec France 2. La candidate a en effet fait une contre-proposition quant à l’organisation de l’émission en proposant d’être confrontée à un représentant de l’UMP, un du PS et Jean-Luc Mélenchon (soudainement l’idée de s’adresser à quelqu’un qui l’insulte n’étant plus si gênante). Dont acte, la rédaction en chef — qui refuse le terme de « négociations » — indique « avoir écouté ce que Marine Le Pen avait à dire comme pour toute préparation d’émission ». Dès mardi soir, la chaine a donc précisé que « Des paroles et des actes » — en plus des interventions des chroniqueurs Nathalie St Cricq, François Lenglet et Fabien Namias — comporterait cette semaine deux débats : un premier, opposant Marine Le Pen au conseiller spécial de Nicolas Sarkozy Henri Guaino suivi d’un face-à-face Le Pen-Jean-Luc Mélenchon.Insuffisant pour Marine Le Pen qui a réitéré, dès ce matin, son refus par un communiqué dans lequel elle affirme que France 2 rompt « avec tous les usages » en lui « imposant » ce débat.

L’organisation de l’émission pourtant, à un jour de l’émission, n’a que peu de chances d’évoluer. Reste à savoir donc quelle attitude adoptera Marine Le Pen au moment de débattre avec le candidat du Front de gauche. La candidate du Front national évoque une « surprise du chef ». Refusera-t-elle de parler répétant en boucle « je ne débattrais pas avec quelqu’un qui m’insulte ». Quittera-t-elle le plateau ? « Si elle veut quitter le plateau, ou qu’elle ne vient pas, nous avons prévu d’interviewer Jean-Luc Mélenchon, c’est elle qui se prive de lui répondre » ajoute le rédacteur en chef de l’émission Gilles Bornstein. Il n’est pas certain que Marine Le Pen gagnerait à déserter une émission en se positionnant comme une « victime des médias ». Une chose est sûre, après cette organisation compliquée, France 2 a peu de soucis à se faire sur l’audience de l’émission de demain. Comme on l’a vu ce week-end avec l’émission « On n’est pas couché », dans laquelle son invitation, et la polémique qui l’a précédée, ont fait exploser les audiences.

inv
Ira ? Ira pas ? Marine Le Pen ne cesse de faire monter les enchères concernant sa venue sur le plateau de l’émission « Des paroles et des actes », diffusée sur France 2 jeudi soir. Présentée par David Pujadas, l’émission devait initialement confronter Marine Le Pen (en invitée principale) à Jean-Luc Mélenchon (dans le rôle de contradicteur), selon le principe de l’émission et comme ce fut le cas des débats entre François Hollande et Alain Juppé le 26 janvier et entre François Fillon et Martine Aubry le 2 février dernier.Mais cette fois, ça ne passe pas. La candidate du FN n’a pas hésité à faire savoir qu’elle refusait de débattre avec le candidat du Front de gauche. Ses arguments ? Se retrouver face à un homme qui l’a « entre autre traitée de “semi démente” », de « chauve-souris », de « barbare », de « fasciste », déclaré qu’elle était « bête », « stupide » et qu’il allait lui « pourrir sa campagne ». Mais pas que. Marine Le Pen refuse surtout de se voir cantonnée à des débats avec Jean-Luc Mélenchon préférant être confrontée à des représentants du PS et de l’UMP avançant l’idée que placée par les sondages en troisième position de l’élection présidentielle, il serait légitime qu’elle débatte avec des représentants des « grands candidats».Exigences qu’elle a fait valoir dans des « négociations » avec France 2. La candidate a en effet fait une contre-proposition quant à l’organisation de l’émission en proposant d’être confrontée à un représentant de l’UMP, un du PS et Jean-Luc Mélenchon (soudainement l’idée de s’adresser à quelqu’un qui l’insulte n’étant plus si gênante). Dont acte, la rédaction en chef — qui refuse le terme de « négociations » — indique « avoir écouté ce que Marine Le Pen avait à dire comme pour toute préparation d’émission ». Dès mardi soir, la chaine a donc précisé que « Des paroles et des actes » — en plus des interventions des chroniqueurs Nathalie St Cricq, François Lenglet et Fabien Namias — comporterait cette semaine deux débats : un premier, opposant Marine Le Pen au conseiller spécial de Nicolas Sarkozy Henri Guaino suivi d’un face-à-face Le Pen-Jean-Luc Mélenchon.Insuffisant pour Marine Le Pen qui a réitéré, dès ce matin, son refus par un communiqué dans lequel elle affirme que France 2 rompt « avec tous les usages » en lui « imposant » ce débat.

L’organisation de l’émission pourtant, à un jour de l’émission, n’a que peu de chances d’évoluer. Reste à savoir donc quelle attitude adoptera Marine Le Pen au moment de débattre avec le candidat du Front de gauche. La candidate du Front national évoque une « surprise du chef ». Refusera-t-elle de parler répétant en boucle « je ne débattrais pas avec quelqu’un qui m’insulte ». Quittera-t-elle le plateau ? « Si elle veut quitter le plateau, ou qu’elle ne vient pas, nous avons prévu d’interviewer Jean-Luc Mélenchon, c’est elle qui se prive de lui répondre » ajoute le rédacteur en chef de l’émission Gilles Bornstein. Il n’est pas certain que Marine Le Pen gagnerait à déserter une émission en se positionnant comme une « victime des médias ». Une chose est sûre, après cette organisation compliquée, France 2 a peu de soucis à se faire sur l’audience de l’émission de demain. Comme on l’a vu ce week-end avec l’émission « On n’est pas couché », dans laquelle son invitation, et la polémique qui l’a précédée, ont fait exploser les audiences.

IRIS SAMY

inv

13 février, 2012

Algérie: décès du général Mohamed Lamari, ancien homme fort de l’armée

 

Lundi 13 Février 2012

 

Algérie: décès du général Mohamed Lamari, ancien homme fort de l'armée
L’ancien homme fort de l’armée algérienne, le général à la retraite Mohamed Lamari est décédé lundi à Biskra (420 au sud d’Alger), selon une source gouvernementale.Le général Lamari est mort d’une crise cardiaque à l’hôpital de Tolga, près de Biskra, où il avait été admis à la suite d’un malaise, a indiqué cette source confirmant une information du quotidien arabophone Ennahar sur son site internet.Cet ancien officier de l’armée française, formé à l’accdémie militaire de Moscou, avait nommé chef d’état-major de l’armée algérienne en 1993 au moment où les violences des groupes islamistes armés étaient à leur paroxysme en Algérie.Le général Lamari a démissionné en août 2004 de son poste de chef d’état-major de l’armée, trois après l’élection du président Abdelaziz Bouteflika pour un deuxième mandat.

Dans le cercle très restreint des « décideurs » militaires algériens, Mohamed Lamari tenait une place à part : celle du « patron » de l’armée dans un pays où une poignée de généraux a toujours détenu la réalité du pouvoir. Nombre d’observateurs à Alger avaient vu alors dans son départ l’opportunité pour le chef de l’Etat de conforter sa position face à l’armée, considérée 40 ans durant comme la véritable détentrice du pouvoir en Algérie, imposant traditionnellement son candidat à la présidence de la République.

Sa démission était considéré comme une victoire pour Bouteflika et son clan. Le général Lamari a pesé de tout son poids pendant une décennie sur la vie politique de l’Algérie.

Né en juin 1939 à Alger, Mohamed Lamari avait tout d’abord exercé les fonctions de commandant de la 5e région de Constantine (nord-est), avant de devenir commandant en chef des forces terrestres.

Il occupa cette fonction jusqu’en 1992, date à laquelle il devint pour quelques mois le conseiller du ministre de la défense de l’époque, Khaled Nezzar.

En septembre de la même année, il prit la tête d’un corps spécial anti-terroriste formé des élites de l’armée, de la gendarmerie et de la police chargé de la lutte contre les islamistes armés, jusqu’à sa nomination au poste de chef d’Etat-major de l’armée.

IRIS SAMY

9 février, 2012

Guerre à vendre

Auteur de l’article

Bernard Pinon

Bernard Pinon

Informaticien et ex prof de maths, né en 1959, passionné de musique et de philosophie, accro à la gamberge et à la cibiche, et auteur de romans en quête d’éditeur.

Rappelez-vous, c’était il n’y a pas si longtemps. Un infâme despote, pourtant démocratiquement élu, faisait la une des journaux. 

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Il oppressait une minorité ethnique, tirait sur son peuple, muselait la presse et tenait son pays d’une main de fer en jouant sur le nationalisme le plus ranci. On parlait de charniers, de crimes de guerre quand ce n’était pas contre l’humanité. Les droits de l’homme étaient bafoués. On voyait des images atroces de massacres en boucle à la télé. Des associations humanitaires tiraient le signal d’alarme et évoquaient le « droit d’ingérence ». On monta à la tribune de l’ONU pour réclamer une intervention militaire. Et justement, ça tombait bien, l’OTAN avait dans sa boutique un plan d’action tout prêt.

Bizarrement à cette époque la presse non occidentale faisait entendre une histoire très différente, mais ce n’était là bien entendu qu’une propagande de pays alliés au tyran. Très vite, l’opinion se rallia à la nécessité d’une opération militaire dans un but humanitaire. On détruisit donc les infrastructures du pays avec des bombes humanitaires, et on découvrit à cette occasion une nouvelle expression : les « dégâts collatéraux ». Quelques milliers de morts humanitaires plus tard, le pays fut envahi et occupé humanitairement, et le tyran fut trainé devant un tribunal pénal international avec des chefs d’accusations couvrant des milliers de pages. Justice allait pouvoir être faite, et on montra des scènes de liesse à la télévision. La démocratie était en marche et un candidat pro-européen et libéral était en tête de course. Mission accomplie, et on pensa à autre chose.

Mais les juges devant lesquels le tyran se présentait, au lieu de considérer la condamnation comme allant de soi, se mirent, quelle drôle d’idée, à vérifier les chefs d’accusation. Pendant des années, ils convoquèrent des dizaines de témoins, épluchèrent des milliers de pages de documents, écoutèrent attentivement les arguments de la défense, et se retrouvèrent devant une situation bien gênante, car aucune des accusations portées sur le tyran n’était fondée. La seule conclusion possible était de reconnaître l’innocence de l’accusé malgré le risque de scandale que cela pouvait entrainer. Fort heureusement, Milosevic eut l’élégance de mourir avant la fin du procès. Certaines mauvaises langues dirent même qu’on l’avait un peu aidé.

Cela aurait pu, cela aurait dû faire la une des journaux, entrainer un débat : comment avait-on pu être berné à ce point ? Mais non. Après tout, le pays avait rejoint le giron européen et découvrait les joies du libéralisme donc tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Et déjà, un nouveau méchant du jour faisait la une des journaux.

C’était un vrai méchant, celui là, dictateur belliqueux à la gâchette facile qui n’avait pas hésité à tirer sur son peuple, pire encore, à en gazer une partie. Et en plus avec la tête de l’emploi. Pire encore, il cuisinait des armes de destruction massive dans sa cave et des armes chimiques dans des camions. Il hébergeait des terroristes d’Al-Quaida et préparait en douce des attentats meurtriers en occident. Le président américain ne manquait pas lorsqu’il parlait de lui d’évoquer le 11 septembre au point qu’on finit par croire que c’était ce tyran qui en était l’instigateur. Son secrétaire d’état monta à la tribune de l’ONU avec une présentation PowerPoint™ et un tube à essai pour nous prouver qu’une intervention militaire était incontournable pour préserver la sécurité du monde libre. Et justement, ça tombait bien, l’armée américaine avait un plan de guerre tout prêt. Il ne lui manquait qu’un peu de renfort que, cette fois-ci, elle eut quelque peine à trouver.

Bizarrement, la presse non atlantiste faisait entendre une histoire un peu différente, comme quoi ce pays ne présentait pas une si grande menace que ça, mais il s’agissait certainement d’un point de vue tout à fait biaisé. L’opinion américaine et celle de nombreux pays européens réclamaient la guerre. N’allait-on pas apporter la démocratie à ce peuple sous le joug ? On détruisit donc le pays démocratiquement, préservant les infrastructure pétrolière mais pas les richesses historiques de l’ancienne Sumer, le berceau des civilisations, et on découvrit à cette occasion une nouvelle expression : le journalisme « embedded » qui nous permit de voir de jolies images de pyrotechnie sur nos écrans. Quelques centaines de milliers de morts démocratiques après, le pays fut envahi et occupé, et on vit des scènes de liesse sur nos écrans. Le président américain déclara que la mission était accomplie. Le pays allait découvrir les bienfaits de la démocratie libérale. Hussein fut arrêté et cette fois on ne commit pas l’erreur de trop vérifier les chefs d’accusation : il fut rapidement pendu haut et court.

Etrangement, on ne trouva pas trace de ces fameuses armes de destruction massive qui constituaient le principal chef d’accusation contre Hussein, et on vit bien que les libérateurs se souciaient plus de remettre en marche la pompe à pétrole que les pompes à eau. Quand aux scènes de liesse, on découvrit qu’elles avaient été montées de toute pièce. Cela aurait pu, cela aurait dû entrainer aux Etats-Unis et chez leurs alliés un vaste débat : comment a t-on pu se laisser berner à ce point ? Et pour quel résultat ? Mais non, l’actualité était ailleurs, dans les derniers exploits sportifs et les frasques des vedettes à la mode, qui intéressent bien plus les gens que ces histoires de gosses qui crèvent empoisonnés par l’uranium appauvri des obus.

On aurait pu croire qu’après cela, les gens seraient devenus plus méfiants : trompe-moi une fois, honte sur toi, trompe-moi deux fois honte sur moi. Que nenni. L’histoire se répéta avec un nouveau méchant du jour. Il s’agissait cette fois d’un dictateur d’opérette dont on oublia bien de mentionner qu’il était parvenu à hisser son pays au meilleur niveau de vie de toute l’Afrique. Là encore on en fit l’incarnation du diable, qui tirait sur son propre peuple, muselait l’opposition et la presse et refusait de s’endetter comme tout pays civilisé le fait. Tout juste si il ne mangeait pas des enfants au petit déjeuner. Les têtes parlantes de nos étranges lucarnes étaient unanimes, qu’ils soient journalistes chroniqueurs ou philosophes de salon : une intervention militaire humanitaire et démocratique était nécessaire. On monta à la tribune de l’ONU pour démontrer le bien fondé de l’affaire. Et justement, ça tombait bien, l’OTAN avait un plan militaire tout prêt en réserve. On peut remercier les militaires d’être prévoyants.

On ramena donc humanitairement et démocratiquement le pays au moyen-âge, accompagnant les courageux opposants dans leur lutte contre le despote qui fut en toute justice torturé à mort. Et, miracle démocratique, on aida ces opposants à constituer un nouveau gouvernement dont les premières mesures furent de créer une banque centrale indépendante affiliée à la Banque des Règlements Internationaux à Berne pour que le pays puisse s’endetter normalement, et au passage à instaurer des lois qu’on dit inspirées de la sagesse du prophète, ce qui valut à notre BHL national le surnom de « Charia Express », prouvant au passage qu’il restait quelques dents dans la mâchoire des Guignols. Il y eut bien cette fois quelques voix discordantes, mais les seules qu’on entendit à des heures de grande écoute furent celles de deux avocats sulfureux que le chroniqueur maison couvrit généreusement d’insultes.

On aurait pu croire qu’après cela, les gens se seraient posés des questions, qu’il y aurait eu des débats vifs sur le bien fondé de l’intervention. Pensez-vous. Et déjà se pointait un nouveau méchant du jour avec cette fois une surprise car on s’attendait à voir le président Iranien comme nouvelle cible mais le président Syrien lui vola la vedette. Et c’est reparti comme en quarante, avec les mêmes recettes : massacre du peuple, martyr des opposants et peut-être charniers, qui sait. Là encore, la presse non occidentale donne une version très différente de l’histoire, parle d’agents provocateurs et de mercenaires étrangers, mais ce n’est là bien sûr que propagande éhontée que nos média si objectifs dénoncent courageusement en nous montrant des images d’atrocités à la provenance mal identifiée mais certainement crédible. Là encore, on pérore à la tribune de l’ONU pour exiger qu’on légitimise une intervention militaire humanitaire, démocratique et juste pour protéger ce peuple opprimé en détrônant à coup de bombes le tyran sanguinaire. Et justement, ça tombe bien, l’armée américaine et l’OTAN ont dans leur stocks un plan d’attaque ciselé de longue date si on en croît le général Wesley Clark.

Mais la presse s’est tellement fait le véhicule de mensonges dans le passé qu’elle a dû certainement se montrer cette fois-ci plus prudente, donc on y croit. Encore. Toujours. Le marketing de la guerre est maintenant bien rôdé et fonctionne à plein régime. La Syrie sera détruite et l’Iran suivra. On y mettra en place un régime probablement islamiste mais compatible avec les intérêts économiques et géostratégiques occidentaux. Par contre, les gentils despotes tels que la monarchie Saoudienne n’ont aucun soucis à se faire et peuvent continuer tranquillement d’opprimer les femmes et d’assassiner les opposants : eux sont docilement à notre côté. Bonne gerbe à tous.