Archive pour janvier, 2012

Les Américains pissent sur les cadavres des résistants

17 janvier, 2012

 

jeudi 12 janvier 2012, Cliquer sur l’image pour voir la vidéo.


Les Marines US enquêtent sur une vidéo choquante en Afghanistan

 Les Américains pissent sur les cadavres des résistants  dans politique

 

WASHINGTON (Reuters) – Le corps des Marines américains a promis d’enquêter mercredi sur une vidéo montrant quatre hommes en uniforme de combat de l’unité d’élite américaine en train d’uriner sur les cadavres de trois combattants taliban en Afghanistan.

Le document, posté sur YouTube et d’autres sites, pourrait enflammer le sentiment anti-américain en Afghanistan et survient à un moment délicat du conflit, Washington s’efforçant de promouvoir des négociations de paix entre Kaboul et les insurgés avant le retrait graduel des troupes américaines du pays.

« Un tel acte aura un impact très, très négatif sur les efforts de paix », a déploré Arsala Rahmani, du Haut Conseil pour la paix mis en place par le président Hamid Karzaï.

« Avec une telle action, les taliban vont pouvoir recruter de jeunes gens et leur dire que leur pays est attaqué par des chrétiens et par des juifs et qu’ils doivent le défendre », ajouté Rahmani, premier responsable afghan à réagir à l’affaire.

Un porte-parole des taliban a toutefois déclaré que le scandale de la vidéo « ne nuira(it) pas » aux discussions amorcées.

Dans un communiqué, le corps des « US Marines » souligne que la vidéo n’a pas encore été authentifiée mais réprouve catégoriquement le comportement de ces hommes, dont l’un plaisante après avoir uriné sur un des corps. « Passe une bonne journée, mon pote », l’entend-on dire.

« Bien que nous n’ayons pas encore vérifié ni l’origine ni l’authenticité de cette vidéo, les actes observés ne sont pas conformes aux valeurs fondamentales (..) des Marines », a déclaré le corps d’élite dans un communiqué. « Cette affaire sera pleinement examinée. »

Deux responsables militaires américains, s’exprimant sous le sceau de l’anonymat, ont déclaré que la vidéo semblait authentique à première vue.

Un porte-parole du Pentagone, John Kirby, a déclaré que le département de la Défense avait été « profondément perturbé » par cette vidéo. « Quelles que soient les circonstances, dont nous savons qu’elles font l’objet d’une enquête, il s’agit d’un comportement monstrueux et inacceptable de la part d’un membre de l’armée », a-t-il ajouté.

A Kaboul, le commandement de la Force internationale d’assistance à la sécurité (Isaf) a dénoncé pour sa part des gestes « écoeurants » et « hautement répréhensibles ».

Phil Stewart, avec Mirwais Harooni à Kaboul ; Jean-Stéphane Brosse et Henri-Pierre André pour le service français

 

 

17 janvier, 2012

Une cyberguerre fait rage en Israël

 

vendredi 13 janvier 2012, par anonyme

 dans politique cyberguerre_13-1-2012-2cd43

vendredi 13 janvier 2012, par La Rédaction

Un vent de panique s’est abattu sur Israël. Il y a une dizaine de jours, un mystérieux hacker répondant au pseudonyme d’OxOmar a divulgué les numéros de cartes de crédit, leur code secret, les données personnelles, adresse, téléphone, de 14 000 Israéliens. Submergées par les appels de clients angoissés, les banques et les sociétés de crédit ont immédiatement réagi en suspendant, pour les personnes concernées, tous les achats effectués sur Internet et en annonçant que les cartes seraient remplacées dans les plus brefs délais. Au même moment, les hackers israéliens se sont mis au travail pour identifier l’ennemi.

Amir Fedida, un blogueur israélien, a révélé qu’il s’agissait d’un Saoudien résidant à Mexico, où il étudie l’informatique tout en travaillant dans un café. Au-delà de ces révélations, Fedida n’a pas épargné ses critiques à l’encontre d’OxOmar. « Pas très malin, ce hacker a commis plusieurs erreurs. Surtout, il est entré en contact avec des médias israéliens. Muni de l’adresse e-mail qu’il a utilisée, il ne m’a fallu que quelques heures pour atteindre non seulement l’homme, mais réunir pas mal d’informations disséminées sur le Web. Je n’ai eu qu’à les assembler, pièce par pièce, comme pour un puzzle. » Vrai ou faux ? Une chose est sûre : le Saoudien n’a attaqué qu’un seul site israélien, mal protégé : One.sport.

Deuxième épisode : un hacker israélien a décidé de riposter. Sous la signature de « OxOmer » ou « Omer Cohen d’Israël », un jeune de 17 ans, qui se dit à la tête d’une cellule de plusieurs personnes, a mis en ligne les numéros de cartes de crédit et certaines coordonnées personnelles de 200 ressortissants saoudiens ! Affirmant au passage détenir les noms, adresses, e-mails, cartes de crédit et codes secrets de 10 000 autres Saoudiens… « Je publierai tout en cas de cyberattaque importante contre Israël », a-t-il prévenu.

Une menace qui n’a pas tardé à faire réagir OxOmar, le premier hacker, qui, en retour, a publié les détails de 200 autres cartes de crédit israéliennes. Et a répondu à OxOmer : « J’ai vu que des imbéciles se sont vantés de m’avoir localisé : à Mexico, Riyad ou encore Dubai. Tout cela, c’est des conneries. Personne ne sera capable de remonter jusqu’à moi », a-t-il juré. Et d’expliquer qu’il a réussi à contrôler un certain nombre d’ordinateurs dans le monde, par le biais des adresses électroniques. « Ceux qui affirment m’avoir localisé ne sont, en fait, parvenus qu’à entrer dans un de ces ordinateurs », s’est-il défendu.

Quoi qu’il en soit, ces dernières cyberpéripéties ont, en Israël, eu un effet immédiat : mettre au premier plan du débat national le problème de la sécurité informatique civile. C’est-à-dire la protection des banques, mais aussi des grandes infrastructures du pays, comme l’eau, l’électricité, le gaz, le réseau routier, les transports en commun. Il y a quelques mois, le Premier ministre Benyamin Netanyahou avait annoncé haut et fort la création d’une « task force » à la présidence du Conseil, chargée de rassembler et de coordonner tout ce qui existe déjà dans ce domaine.

À ce stade, une seule chose a abouti : la nomination du patron de cette « task force ». Mais rien n’aurait été décidé en ce qui concerne ses compétences et son budget de fonctionnement. Dans le quotidien indépendant Haaretz, un responsable sécuritaire a même qualifié le projet de « bluff ». En réalité, seule l’armée s’occupe vraiment de cyberguerre. Chaque année, les renseignements militaires forment des centaines de recrues à la sécurité informatique. Et, tout récemment, trois cents jeunes Israéliens, particulièrement doués, ont rejoint le contingent. Selon le Jerusalem Post, ils devraient constituer une nouvelle unité de hackers. Ils ont du pain sur la planche. Ce vendredi, le site des pompiers israéliens a disparu, remplacé par ces mots : « mort à Israël ». C’était signé : les hackers de Gaza.

(13 janvier 2012 – Avec les agences de presse)