Archive pour juin, 2011

28 juin, 2011


Libye: le colonel Kadhafi, 42 ans de pouvoir, inflexible face aux raids


 
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Libye: le colonel Kadhafi, 42 ans de pouvoir, inflexible face aux raids
TRIPOLI – Mouammar Kadhafi gouverne la Libye d’une
main de fer depuis bientôt 42 ans et pourrait devenir lundi le deuxième
chef d’Etat poursuivi par la Cour pénale internationale après le
Soudanais Omar el-Béchir, plus de 3 mois après le début des raids menés
par une coalition internationale.
Faisant face à une
insurrection sans précédent qui dure depuis plus de
quatre mois, le colonel Kadhafi, 69 ans, plus ancien dirigeant arabe et
africain, s’accroche toujours au pouvoir, malgré la pression
internationale et les bombardements de l’Otan.Né,
selon sa propre légende, sous une tente bédouine dans le désert de
Syrte le 7 juin 1942, Mouammar Kadhafi, fils de berger de la tribu des
Gaddafa, reçoit une éducation religieuse rigoureuse avant d’entrer dans
l’armée en 1965. Il a 27 ans quand il renverse le vieux roi Idriss le
1er septembre 1969, sans qu’une goutte de sang ne soit versée. En 1977,
il proclame la « Jamahiriya », qu’il définit comme un « Etat des
masses » qui gouvernent par le biais de comités populaires élus, et
s’attribue le seul titre de « Guide de la révolution ». Son pouvoir reste
intact.  Son style de vie, ses tenues
traditionnelles, sa façon fantasque d’exercer le pouvoir sur cet immense
et riche pays pétrolier peu peuplé, apparaissent incongrus et
imprévisibles pour les Occidentaux, mais aussi pour les Arabes. 
En saharienne kaki, en uniforme militaire chamarré d’or ou en gandoura,
la robe des Bédouins, Kadhafi aime recevoir sous la tente, à Syrte ou
dans la cour de la caserne Bab El Azizia, à Tripoli.  
Séducteur, il apprécie la compagnie féminine. Entouré souvent par des
femmes en tenue de soldat, ses « amazones », il se nourrit frugalement,
notamment de lait de chamelle.   Personnage
théâtral, il se singularise par des actes et des propos qui ont amusé le
monde, distribuant les affronts à ses pairs arabes ou émettant des
théories très personnelles sur l’histoire et les hommes.  
Lors d’un sommet arabe en 1988, on le voit la seule main droite gantée
de blanc. Il explique qu’il veut ainsi éviter de serrer des « mains
tachées de sang ». Au sommet suivant, il se trouve à côté de l’ex-roi
saoudien Fahd. Fumant un gros cigare, il se tourne ostensiblement vers
son voisin chaque fois qu’il exhale la fumée.   Son
Livre vert, instituant la « Jamahiriya », affirme que la démocratie ne
peut être établie par les urnes. « Les élections, c’est une mascarade »,
dit-il.   Dans les années 1990, Kadhafi, affaibli
sur la scène mondiale, déçu par ses partenaires arabes, se tourne vers
le continent noir.   Elu à la tête de l’Union
africaine début 2009, il donne le ton de sa présidence en demandant à
ses pairs de l’appeler désormais « Roi des rois traditionnels d’Afrique ».
Après une année chaotique où ses prises de position dissonantes
brouillent l’image de l’institution, il cède la place au président du
Malawi.   Traité pendant des décennies de chef d’un Etat « terroriste »,
il décide de se réconcilier avec l’Occident.  
En 2003, à la surprise du monde entier, il annonce le démantèlement de
ses programmes secrets d’armement. Il reconnaît ensuite la
responsabilité de son pays dans les attentats contre un avion américain
au-dessus de Lockerbie, en Ecosse (270 morts en 1988) et un avion
français au Niger (170 morts en 1989), et verse des indemnisations aux
familles des victimes.   L’ex-paria s’ouvre enfin à
l’Occident. Kadhafi reçoit les dirigeants occidentaux, tandis qu’à
l’étranger on lui déroule le tapis rouge, comme à Paris et plus
récemment à Rome, suscitant des polémiques.   Fort
de son pétrole, il réussit en 2008 à solder son passé avec l’Italie en
obtenant des excuses et des dédommagements de Rome pour la période
coloniale.   Plus récemment, il fait plier la Suisse
qui lui présente ses excuses, un an après l’arrestation de son fils
Hannibal pour des violences sur ses domestiques.   Et il accueille
triomphalement Abdelbasset al-Megrahi, condamné pour l’attentat de
Lockerbie, libéré pour raison de santé.

26 juin, 2011

Les proxénètes de la République

algérienne démocratique et populaire!!!

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C’est bien la première fois que M. Ouyahia ouvre la bouche pour dire enfin quelque chose d’à peu près vrai. Selon la toute dernière et doctorale sentence de notre distingué et non moins honorable Premier ministre, l’Algérie est devenue un immense « cabaret national » sans en préciser cependant ni les auteurs ni les animateurs.

Parce que dans l’entendement général algérien, cabaret veut dire tout simplement bordel et rien de moins. Parce que dans ces sympathiques endroits, les spectacles suggérés se résument tout simplement à de riches commerces variés du sexe, des alcools frelatés, des drogues à ciel ouvert, l’exhibition des richesses à coup de millions de rechqate, Ou Hadhi fi khater…! Les riches toilettes parisiennes de haut standing des sulfureuses hôtesses d’accueil, les exhalaisons rotés des nouveaux riches du pouvoir, beggara pour la plupart, aisés petits douaniers, flics véreux – c’est un pléonasme – trabendistes, directeurs et sous-directeurs, divisionnaires, gros militants du trio présidentiel, courtiers présidentiels et marchands d’influence en tous genres.

C’est en ces endroits lugubres que se traitent et se négocient, entre mandants étatiques et mandatés escrocs de juteux marchés et de non moins juteuses chippa, le tout égayé par les charmes irrésistible de jeunes et jolies péripatéticiennes, champagne et whisky coulant à flot et sachets noirs en dessous de table comme première avance. C’est cela le cabaret algérien selon la définition bien comprise du sieur Ouyahia. Et on ne peut pas dire que le très honorable Mister Ouyaya, enfant assidu de la maison brûlée, lui et ses ouailles servantes, comme leurs employeurs communs, soient étrangers au développement exponentiel de la dépravation nationale et de la « bordélisation » massive de l’Algérie. Car le seul développement connu, les seuls résultats avérés, remarquables et remarqués à mettre à l’actif des gérants de l’Algérie de MM Bouteflika et Ouyahia, c’est le développement vertigineux des phénomènes qui font de l’Algérie, selon l’arrêt sans appel de M. Ouyahia, « le plus grand cabaret (c’est-à-dire bordel) du monde… » Comme disait le ministre des Finances d’Henri IV, Sully «labourage et pâturage sont les deux mamelles de la France » Bien plus que la France de Sully, l’Algérie actuelle, celle de M. Ouyahia se targue d’un patrimoine honteux de trois mamelles infécondes : corruption, prostitution et drogues sont les trois mamelles, les trois constantes, du régime de Bouteflika et de son employeur le DRS.

Première mamelle ; la prostitution

En moins de 20 ans, la population prostituée (femmes et hommes) est passée de quelques milliers à des centaines de milliers actuellement (sondage Institut Abassa 2008) Ce phénomène est dû principalement à la paupérisation des populations déshéritées, à la mise au chômage forcé de plus de six cent mille salariés du secteur public (décidée sur injonction du FMI) à la vente bradée des entreprises du secteur public, à la chute drastique du pouvoir d’achat, à la fermeture des centaines de maisons closes autorisées, à l’apparition de maisons de passe clandestines dans toutes les villes et villages d’Algérie. Ceci est la première conséquence directe de votre politique puisque voilà bientôt vingt ans que vous êtes au pouvoir, M. Ouyahia. Si l’Algérie est devenue le plus grand bordel du monde à ciel ouvert selon votre propre appréciation, c’est que vous en êtes, par votre politique, par votre ignorance, par votre entêtement les seuls responsables. Tout autant, on ne peut en exonérer vos chefs ni votre bande organisée moins en gouvernement responsable qu’en association de malfaiteurs décriée par tous les Algériens honnêtes, c’est-à-dire la majorité.

Deuxième mamelle, la drogue

En matière de drogue, en moins de 20 ans l’Algérie de Bouteflika, d’Ouyahia et de « Belle-Khadem » est passée d’un commerce de quelques grammes à des dizaines de tonnes circulant et s’écoulant presque librement dans toutes les régions d’Algérie sans compter les drogues fortes incontrôlables (héroïne, cocaïne et psychotropes) qui, durant ces dernières années, ont fait leur entrée dans les cabarets, les bordels informels de Chadli et de Boutef, dans les lycées, l’université et les grands hôtels de passe. Vous êtes, vous M. Ouyahia et vos chefs, seuls responsables de cet empoisonnement massif de la société algérienne par des tonnes de drogues entrés clandestinement par notre frontière ouest sous le regard bienveillant et sûrement intéressé des hauts responsables chargés de la surveillance de nos frontières. C’est cet abandon-là et cette connivence diabolique (rappelez-vous ce général trafiquant de drogue à Oran) qui ont fait de l’Algérie «le plus grand cabaret du monde ».

Comment donc M. Ouyahia a-t-il le toupet, l’outrecuidance et la désinvolture de déplorer aujourd’hui, un désastre, un incendie qu’il a lui-même allumé et entretenu à ce jour ? Car, et on ne le rappellera jamais assez, c’est l’incompétence et l’inanité avérées de M. Ouyahia (nous avons décidé et signé ; Kararna oua M’Dhina !) l’insouciance et la démission permanente du Président, la grivoiserie et la rapacité infinie des ministres prédateurs et laudateurs, le silence complaisant et/ou intéressé du DRS, qui sont les seules causes de cette transformation d’un peuple naguère digne, fier et debout en pays du « plus grand cabaret du monde » selon la toute dernière humeur de M. Ouyaya au pouvoir depuis plus de 20 ans si on devait lui compter ses catastrophiques missions diplomatiques. Et dire que ce monsieur là, avec Belkhadem et même le manufacturier de H’rouz, Abou Yedjri, postulent à la magistrature suprême sans le dire tout en le disant. C’est cela aussi «le plus grand cabaret du monde » duquel, on retiendra forcément, à l’invite différée et subséquente de l’appréciation du chef du gouvernement qu’on a précédemment qualifié d’association de malfaiteurs qui pense, sans ouvrir les guillemets, que l’Algérie est devenue, sous sa direction, « le plus grand bordel du monde » Et il a raison de le rappeler avec force. Pourquoi ? Parce que les grandes institutions de l’Etat-Cabaret, par lui et ses congénères tripotées, triturées et enfin fabriquées à coups d’urnes truquées sont la première démonstration de cet Etat-bordel, de cet Etat-voyou. Prenons juste deux exemples : L’APN et le Sénat. Oublions ministres, CNES, walis, DG et PDG ; on les traitera dans une autre approche.

L’APN

Qu’est-ce que cette assemblée si ce n’est majoritairement un groupement de danseuses du ventre dressées aussi par la panse pour dire invariablement « Oui» par les bras invariablement orientés dans la direction pénétrante des instruments corrupteurs du pouvoir. Ces oiseaux là, d’une espèce volatile rare, ont voté une loi et son contraire (loi sur les hydrocarbures du Texan algérien devant livrer l’Algérie au Texas) Ces mêmes oiseaux de députés ont voté l’amendement qui donne la présidence à vie au président actuel ; les voilà maintenant avec de nouvelles génuflexions, pencher vers une possible limitation des mandats présidentiels. Ces gens-là, ces députés là, ces oiseaux là, ces danseuses-là rentrent tous les soirs chez eux, regardent leurs enfants et leurs saintes épouses les yeux dans les yeux, sans rougir, sans se rappeler, qu’ils sont les premières catins d’une république putassière, les tout premiers figurants du « plus grand cabaret du monde » c’est-à-dire bordelier tel que présenté par notre célébrissime et stupide chef de gouvernement qui ne se suffit pas d’être suffisant ; il est tout simplement débile.

Il n’en a même pas conscience. Normal, les fortunes et les notoriétés mal acquises empêchent de penser. Quel député gavé et engraissé à la manière des oies de Navarre (300 000 DA/mois sans compter les avantages périphériques faramineux, des Zahia X. et des Omra gratuites à gogo) refuserait de se transformer en danseuse du ventre et bien plus si affinité tribale, régionale et religieuses ? C’est pourquoi, les danseuses du ventre du pouvoir et accessoirement députés, voteront, sans état d’âme, toutes les lois, toutes les couleuvres bouteflikiennes qu’on leur proposera. C’est cela et seulement cela la république putassière du « plus grand cabaret du monde » construite ci-devant par le prédateur en chef de l’Algérie officielle, Ouyaya, qui se gausse à présent à railler ce qu’il a lui-même fabriqué ; l’Algérie putassière et corrompue jusqu’à l’os, l’Algérie des millions de chômeurs, l’Algérie du million de prostituées, l’Algérie des Harraga mangés par les sardines, l’Algérie des dirigeants voleurs et voyous y compris leur grand chef, ses amis et sa famille dont toute l’Algérie connaît les frivolités et les sarcasmes avec les deniers et les moyens publics.

Le Sénat

Comme l’a si bien rappelé le président de l’APN, M. Ziari, le Sénat algérien ne sert strictement à rien. Il est composé pour l’essentiel de personnages incultes, indolents, impotents et, pour l’essentiel, des rois fainéants qui passent leur temps à dormir dans les menuiseries faisandées du Sénat. Certains portent même des couches bébé pour contenir leurs incontinences diurnes. Les seules fois où ils ouvrent leur bouche en O, à la manière d’un cul de poule, c’est toujours pour dire oui. A l’exception de deux grands hommes, qui sont en fait deux femmes, Zohra D. et Zahia B. auxquelles il arrive parfois de dire « Non ». Sans plus. Sinon, tout le reste de ce poulailler jacasseur sans coq et sans personnalité, déféquant et pissant sur eux-mêmes, est tout simplement préparé et dressé par le ventre à dire « oui » par le bras et surtout par la bouche déformée en rond de O de cul de poulette. A voir en première lecture ces bouches béantes, ouvertes et ordonnées en trous acquiesçant et consentants à la position aplatie de dire oui à tout, oui au président monarque, oui à tous les mandats ad vitam aeternam, oui au démantèlement de Sonatrach au profit des Texans Bush et Ramsfield, oui à la réconciliation, oui à la libération de tous les égorgeurs de bébés, oui, oui, oui à tout ce qui sort des caprices séniles et de la bouche du président à vie.

Pour rester dans la lettre et l’esprit des états d’âme de notre remarquable chef du gouvernement qui qualifie avec mépris et forfanterie le pays qu’il gouverne « du plus grand bordel du monde » il nous faudra forcément insérer le comportement de nos sénateurs, au-delà de leurs conduites animalières de brouteurs et de mangeurs infatigables, étant entendu par ailleurs que canaille et racaille soutenantes se réconcilient toujours à la gamelle, il nous faudra donc insérer leur comportement dans la logique dite et décrétée par le chef du gouvernement, c’est-à-dire dans la logique d’une république putassière telle qu’il la qualifie lui même.

Donc, à voir l’usage qu’ils font invariablement de leurs bouches articulées en O béant, ouvertes à tout vent et à toute pénétration, on aurait tendance à croire qu’ils font à Boutef et à ses parrains, des câlins buccaux qui rappellent étrangement ce que l’honorable Mme Dati confond avec inflation. Et, avec cela, nos très honorables sénateurs n’ont pas du tout le sentiment de vivre dans une république dépravée et dévoyée telle que la raconte et la qualifie notre interminable et stupide premier ministre. Avec tous ces écarts et incongruités de nos supposés gouvernants, je n’oserai pas, loin s’en faudrait, les qualifier d’imbéciles ou de sots ; ce serait inapproprié et pas assez fort. Pourtant, il me suffirait de quelques mots pour qualifier sans regrets leurs comportements vis-à-vis d’un peuple et d’une nation. N’étaient ma culture et mon éducation, je les aurais volontiers qualifiés de fils de p., de chiens ou de voyous sans foi ni loi. Je ne le ferai pas ici. Je laisse aux lecteurs le soin de le faire et de se faire une opinion sur cette gente gouvernante qui souille l’Algérie depuis cinquante ans.

Troisième mamelle, la corruption

La corruption est la marque de fabrique première et le label caractéristique de ce pouvoir dont la plupart des dirigeants, président en tête, civils et militaires, sont trempés jusqu’à l’os. Nul besoin d’énumérer la longue liste des scandales de détournements et de malversation que la presse nationale étale à longueur d’année. Selon les estimations d’experts étrangers bien au fait de la corruption en Algérie (Sherpa et Transparency International) la prévarication coûterait entre 5 et 8 milliards/an à l’économie algérienne. Elle serait le fait principal de dirigeants d’entreprises publiques et de hauts responsables civils et militaires.

Cette corruption, comme la drogue et la prostitution, a connu une progression fulgurante. Dans les années soixante, la corruption s’exprimait en milliers de dinars. Aujourd’hui, elle s’exprime en milliers de milliards. Dans les années soixante, un citoyen indélicat a été fusillé pour avoir volé un million de DA (affaire SNTR) Aujourd’hui, sous la direction des hauts responsables du « plus grand cabaret du monde » un haut responsable porteur d’un mandat national, avoue publiquement dans un tribunal de la RADP qu’il a produit de faux documents pour favoriser le détournement de douze mille milliards de centimes au détriment d’une institution publique. Quelques jours plus tard, il est reçu et félicité par le président de la RADP. Bienvenue au club des ripoux ! On comprend pourquoi ces gens là ne quitteront jamais le pouvoir de leur propre gré ; au moins pour une raison : les placards de la Ripoublique sont si pleins, si puants, si sales qui leur faut absolument les maintenir fermés le plus longtemps possible. Car, pour bien moins que cela, des petites rapines de wali, l’ex président tunisien et sa légère épouse risquent le peloton d’exécution ou la pendaison. C’est pourquoi les hauts responsables de la RADP tremblent à l’idée de voir chuter les dictatures arabes. Parce que leur tour ne sera pas loin dans ce «plus grand cabaret du monde » Dès lors, on comprend bien pourquoi le chef du «plus grand cabaret du monde » se console si mal à croire tout seul que la situation algérienne n’a rien à voir avec les révolutions arabes. L’Algérie et les Algériens c’est une simple affaire de semoule et de sucre dit-il; une simple affaire de bouffe, hurle-t-il ! Vraiment ? C’est aussi une affaire du « plus grand cabaret du monde » dont les principaux dirigeants connus ne diffèrent en rien des voyous proxénètes.

M. Abassa

21 juin, 2011

Enfumades des grottes de la Dahra à

Mostaganem : découverte des ossements d’algériens asphyxiés par le colonel français Pélissier

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Cent soixante six ans après la sombre des grottes du Dahra dans une région située dans l’extrême est de la wilaya de Mostaganem (à 80 km du chef-lieu de wilaya), des ossements des algériens asphyxiés dans ces grottes ont été découverts.

 

Le colonel Pélissier n’hésite pas à asphyxier le 20 juin 1845, plus de 1200 personnes, hommes, femmes et enfants et vieillards  des Ouled Riah, qui s’étaient réfugiées dans les grottes de Ghar-el-Frechih dans le Dahra (triangle Ténès, Cherchell, Miliana).

 

Le 20 juin au matin, la grotte est cernée. Mais les Français ne pouvaient avancer davantage. Ils étaient accueillis à coups de fusils. On donna de l’artillerie, avec des obusiers de montagne, en vain. Vers 10 heures, le colonel Pélissier, ordonna à la troupe de couper du bois et de ramasser de la paille dans les champs alentours où murissaient les moissons. Par paquets, ces combustibles étaient entassés aux deux entrées de la grotte et l’ordre fut donné d’y mettre le feu. Un officier espagnol qui fut témoin des faits rapporte dans les colonnes d’un journal madrilène, l’Heraldo, que le feu eut d’abord du mal à prendre « à cause d’un grand amas d’eau que l’on supposait exister à l’entrée des grottes ». Le témoin poursuit : « Vers une heure, on commença à jeter à l’ouverture de l’Orient des fagots qui, cette fois, prirent feu devant les deux ouvertures, et par une circonstance singulière, le vent chassait les flammes et la fumée à l’intérieur… de sorte que les soldats purent pousser les fagots dans les ouvertures de la caverne, comme dans un four ».Comme dans un four !

Un soldat rapporte dans une lettre à sa famille : « …Le feu fut alimenté toute la nuit…Voir, au milieu de la nuit, à la faveur de la lune, un corps de troupes françaises occupé à entretenir un feu infernal ! Entendre le sourd gémissement des hommes, des femmes et des animaux ; le craquement des rochers calcinés s’écroulant !… »

Le lendemain, après être entré dans la grotte, il rapporte les scènes suivantes : « A l’entrée gisaient des boeufs, des ânes, des moutons ; leur instinct les avaient conduits à l’ouverture pour respirer l’air qui manquait à l’intérieur. J’ai vu un homme mort, le genou à terre, la main crispée sur la corne d’un boeuf. Devant lui était une femme tenant un enfant dans ses bras. Cet homme avait été asphyxié, ainsi que la femme, l’enfant et le boeuf, au moment où il cherchait à préserver sa famille de la rage de cet animal(…) On a compté 760 cadavres »

Témoignage confirmé par l’officier espagnol: « Le nombre des cadavres s’élevait de 800 à 1000. On en sortit de la grotte environ 600, sans compter tous ceux qui étaient entassés les uns sur les autres, comme une sorte de bouillie humaine, et les enfants à la mamelle presque tous cachés dans les vêtements de leurs mères.»

 

Cette année, des chercheurs à  l’Université de Mostaganem ont découvert lors de leur visite dans la région où le colonisateur français a perpétré l’un de ses ignobles crimes contre l’humanité,  des os, des crânes et des ustensiles des algériens qui ont été cruellement tués par asphyxie dans les grottes de Ghar-el-Frechich.

Cette visite conduite par des chercheurs de l’université de Mostaganem entre dans le cadre des préparatifs du colloque national sur les carnages commis par le colonisateur français en Algérie. Cette occasion se veut être un projet ambitieux visant à restaurer la mémoire algérienne en faisant la lumière sur la page « noire » marquée par la brutalité du colonisateur français et ses crimes et carnages commis  en Algérie.

17 juin, 2011

Alain Juppé en Algérie: « embellie » des relations franco-algériennes

http://www.google.com/hostednews/afp/media/ALeqM5hzBD8F33mH75ep8b9Bxpvi3eZg4w?docId=photo_1308237166222-1-0&size=lALGER — Le chef de la diplomatie française Alain Juppé a appelé jeudi à Alger à ne « pas ressasser indéfiniment » le passé colonial mais à se concentrer sur un avenir mutuellement bénéfique, en plein climat d’ »embellie » des liens franco-algériens.

Premier ministre des Affaires étrangères français à se rendre en Algérie depuis 2008, M. Juppé a été reçu « chaleureusement » par ses hôtes, son homologue Mourad Medelci, le Premier ministre Ahmed Ouyahia et le président Abdelaziz Bouteflika qui l’a invité à déjeuner, selon son entourage.

Avec M. Bouteflika, l’entretien a été « excellent, long et tous les sujets abordés ont été approfondis », a-t-on indiqué de même source, et « cela confirme bien l’embellie des relations franco-algériennes ».

Les deux parties ont toutefois des « approches différentes », selon les mots d’un diplomate algérien, sur certaines questions dont la Libye qui a largement été évoquée.

Alger soutient la feuille de route de l’Union africaine, recommandant une solution négociée au conflit, tout en ayant approuvé la résolution 1973 du Conseil de sécurité qui a imposé une zone d’exclusion aérienne en vue de la protection des populations civiles locales. Mais il n’a jamais demandé le départ de Kadhafi et juge que l’Otan outrepasse son mandat.

« Quand un chef d’Etat utilise ses canons et ses armes contre la population, il doit partir ». Il « a perdu toute légitimité », a noté M. Juppé lors d’un point de presse conjoint avec M. Medelci.

« L’intervention militaire en Libye n’est pas une fin en soi », a-t-il souligné en rejoignant l’Algérie favorable à une « solution politique ».

Le chef de la diplomatie française a souligné que son pays avait des « relations très étroites » avec le Conseil National de Transition (CNT) libyen qu’il a été le premier reconnaître.

L’Algérie ne lui a pas emboîté le pas. Elle attend les décisions de la Ligue arabe et de l’Union africaine, a rappelé M. Medelci.

Pour le Sahel, zone d’intérêt commun, M. Juppé a longuement félicité Alger pour sa collaboration militaire régionale contre Al-Qaïda du Maghreb islamique (Aqmi) et la criminalité, illustrée par une réunion récente à Bamako et une autre en septembre à Alger.

« Nous sommes tout à fait disponibles pour participer à cette coopération », d’autant, a-t-il dit, qu’il y a « une volonté accrue de travailler ensemble au Sahel ».

La France, qui a d’importants intérêts dans la région, est « la cible prioritaire des menaces terroristes », a-t-il rappelé. Quatre Français sont entre les mains d’Aqmi depuis le 16 septembre et d’autres ont été enlevés ou tués.

Le développement d’un partenariat économique a dominé les discussions sur le bilatéral, dans la foulée de la mission réussie de l’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin chargé par le président Nicolas Sarkozy d’aplanir les dossiers en suspens dans ce domaine.

Elle s’est achevée par un forum qui a rassemblé plus de 600 entreprises fin mai. Du jamais vu à Alger. Et douze gros dossiers en suspens ont aussi été quasi-réglés.

M. Juppé y voit le « renforcement d’intérêts mutuels » dans un climat « de franchise et d’amitié résolument tourné vers la construction d’une relation franco-algérienne de plus en plus confiante et amicale ».

Mais il n’a pu réprimer un mouvement d’humeur après la énième question de la presse sur la repentance de la France pour son passé colonial en Algérie. « Nous n’allons pas ressasser indéfiniment » cette période de l’Histoire, a-t-il répondu.

Le maire de Bordeaux s’est ensuite rendu à Oran, ville de l’ouest algérien jumelée avec la sienne pour y rencontrer le wali (préfet), le maire et de jeunes Algériens avant de repartir en fin d’après-midi à Paris.

11 juin, 2011

Le recteur de la mosquée de Paris soutient Hortefeux Le jeu trouble de Dalil Boubakeur!!!

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Indésirable en Algérie quand il était en fonction, l’ancien ministre français de l’Intérieur, Brice Hortefeux, a reçu une incroyable bénédiction de Dalil Boubakeur, le recteur de la Grande-Mosquée de Paris.

Alors que toute la France progressiste s’est mobilisée contre les propos racistes de
M. Hortefeux qui lui ont valu d’être condamné en première instance, le dignitaire religieux a volé à son secours, lors de son procès en appel, jeudi, à Paris. Un an après le jugement du tribunal correctionnel qui a condamné M. Hortefeux à 750 euros d’amende, la cour d’appel de Paris s’est, à son tour, penchée sur les paroles litigieuses prononcées par le ministre alors qu’il posait avec un jeune militant, Amine, né de père algérien, lors de l’université d’été de l’UMP, en septembre 2009. Sur une vidéo publiée par lemonde.fr, une militante expliquait à M. Hortefeux qu’Amine mangeait du cochon et buvait de la bière. Et le ministre de rétorquer : “Ah, mais ça ne va pas du tout, alors, il ne correspond pas du tout au prototype !”
Dans un second temps, il ajoutait : “Il en faut toujours un. Quand il y en a un, ça va. C’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes.” Pas plus qu’en première instance, les juges n’ont pu entendre les explications du ministre, absent à l’audience. Ils ont, en revanche, reçu deux témoignages nouveaux : celui du recteur de la Grande-Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, et du président de l’Institut musulman d’Auvergne (IMA), Karim Djermani, venus attester des convictions antiracistes de M. Hortefeux.
Sans s’avancer sur le terrain de la moralité du prévenu, l’avocate générale a requis la relaxe sur un fondement essentiellement juridique : à ses yeux, la 17e chambre correctionnelle ne pouvait, comme elle l’a fait, requalifier le délit d’“injure publique” reproché à M. Hortefeux en injure non publique — passible d’une simple contravention de 4e classe — car la partie civile à l’origine des poursuites, le Mrap, ne peut agir en justice qu’en matière de délit. Sans exclure que les propos de M. Hortefeux aient pu être “mal ressentis et perçus comme vexatoires” par la communauté musulmane, la représentante du parquet général a appelé les juges à se demander si le caractère injurieux des propos était “suffisamment explicite” pour être condamné.
Sur ce point, la conviction de M. Boubakeur est faite : ces propos ne sont “pas spécialement d’un racisme extraordinaire”.
“Si, dans le métro, un quidam disait la même chose, vous diriez : ça n’est pas grave ?” l’a interrogé, un rien surpris, le président de la chambre, Alain Verleene. M. Boubakeur ne s’est pas démonté, il a même une théorie appuyée, dit-il, sur son expérience de médecin pour expliquer les saillies de l’ancien ministre : il s’agit d’un “automatisme de la parole” de la part d’un homme politique “imprégné” à son corps défendant par “la société de consommation” et ses slogans publicitaires restés dans la mémoire collective comme “un verre, ça va, deux verres, bonjour les dégâts”.
Cette automatisme “inconscient” n’est “pas révélateur d’une attitude personnelle” de Brice Hortefeux dont le recteur de la Grande-Mosquée a salué les actions en faveur de l’Islam en France et l’attitude toujours “bienveillante, ouverte, favorable” vis-à-vis de la communauté musulmane.
Selon des indiscrétions obtenues par Liberté, ce soutien n’a rien de spontané et devait, dans un premier temps, prendre la forme d’un écrit adressé au tribunal. Mais l’ex-ministre, proche de Nicolas Sarkozy, s’est déplacé, mardi soir, à la Mosquée de Paris pour demander au recteur de se déplacer au tribunal. Y a-t-il une contrepartie à ce soutien ? Si c’est le cas, elle ne profitera pas à la communauté musulmane de France, assure, en fin connaisseur de la mosquée, un fidèle qui invite à observer l’agenda du chef de l’État pour les mois prochains. Nicolas Sarkozy, qui n’apprécie pas particulièrement Dalil Boubakeur, pourra lui accorder une audience et le gratifier de quelque récompense. Attendons. Au rassemblement de Lille la semaine dernière, Dalil Boubakeur avait épinglé à son veston la Croix de la Légion d’honneur et le drapeau algérien. C’est sur lui que mise Halim Benatallah pour encadrer la communauté algérienne en France.

Par : Yacine S.

6 juin, 2011

Opinion : quand jugera-t-on Bouteflika et sa bande ?
 dans politique 0acomreshufflea23

Voilà ce que rapporte in extenso le quotidien algérien El-Watan à propos de l’assainissement de la vie publique en Egypte post-dictature «L’ex-ministre égyptien des Finances, Youssef Boutros Ghali, a été condamné hier par contumace à 30 ans de prison pour corruption. Boutros Ghali, recherché par Interpol, a également écopé d’une amende de 70 millions de livres (plus de 8 millions d’euros). Il a été reconnu coupable d’avoir utilisé des voitures retenues par la douane et d’avoir utilisé les ressources de son ministère dans le cadre de sa campagne pour les dernières législatives, à l’automne 2010. Le tribunal pénal du Caire l’a condamné à15 ans de prison pour avoir utilisé une centaine de voitures dont six de luxe pour son usage personnel… » Pour les mêmes motifs, Moubarek et ses fils, ainsi que l’ex-dictarion Ben Ali et son épouse seront bientôt jugés. Ils risquent le peloton d’exécution ou la pendaison se dit-il à Tunis et au Caire. Mais rien de cela à Alger. Et pourtant…
De toute évidence, ces mêmes griefs sont opposables, en plus grave, à la majorité des hauts responsables politiques et militaires algériens dans l’exercice ordinaire et cardinal de leurs fonctions de chefs. En cinquante ans de pouvoir absolu, ils ont mis un pays riche et prospère en faillite et en détresse. Ils ont massacré plus de trois cent mille algériens et fait fuir à l’étranger plus de cinq cent mille autres dont deux cent mille cadres supérieurs. Aucun autre pays au monde n’a réussi cette prouesse diabolique et maléfique. Un Nuremberg algérien s’en trouverait dès lors largement justifié. Et pour cause !
Dans une Algérie normale et morale, c’est-à-dire débarrassée de la racaille qui la gouverne aujourd’hui, nombre de ces dirigeants seraient condamnés à la peine de mort ou à la prison à perpétuité. Il serait long et fastidieux d’énumérer tous les crimes et délits commis par tous ces hauts dirigeants en poste ainsi que ceux, non moins graves, de leurs commis et servants et servantes à leur service. Un jour ou l’autre, même si ce n’est qu’une affaire de temps, tous auront à répondre des crimes suivants dont ils assumeront la pleine et entière responsabilité:
- Crimes de guerre et crimes contre l’humanité de 1958 à 2011. Ils sont nombreux et atroces. Ils sont aussi graves sinon pires que ceux de la colonisation.
- Dilapidation et détournements massifs de deniers publics. Pour simple rappel, M. Bouteflika, alors ministre des AE, a été formellement condamné par la Cour des comptes (arrêt du 8 août 1982) pour détournement frauduleux de l’équivalent de 300 milliards de centimes vers des banques suisses (UBS) au détriment du Trésor algérien
Grâce à la magnanimité, dit-on,(ou la complicité de Chadli ?) non seulement il ne remboursera pas la totalité de la somme volée mais se fit restituer ses villas de Sidi Fredj et celle d’El-Biar, Dar Ali Chérif) Il reçut même, cerise sur le gâteau, ou, plutôt, gâteau sur la cerise, plusieurs années de salaires et de primes de rappel. C’est l’Algérie ; plus on vole, plus on est reconnu. Regardez l’exemple du double dieu ; le plus grand voleur d’Algérie ; un minable comptable de banlieue devenu par la grâce des mafias et des généraux de l’ombre, deux fois plus grand que Dieu. Quel juge jugera un jour cet escroc ? Ceux qui le connaissent bien disent qu’il est capable de corrompre et d’escroquer Dieu ; alors un petit juge ! Il n’est strictement rien devant son pouvoir corrosif et corrupteur à l’infini. Il débauche et corrompt à la pelle colonels et généraux qu’il débauche et emploie ou soudoie, eux-mêmes, leurs familles, leurs maîtresses. Qu’importe, l’argent volé jeté aux corrompus rapporte bien plus et bien mieux que les cadeaux offerts aux corrompus. C’est ainsi que fonctionne l’Algérie de Bouteflika. Et, tenez-vous bien, c’est un ami très proche et donc forcément associé, le général Touati, un ancien gendarme de la France coloniale, qui va conduire les réformes avec Bensalah pour instaurer la démocratie en Algérie. Du délire à l’état pur. Comment se peut-il que les tueurs de l’Algérie, les tueurs de la démocratie, les voleurs de l’Algérie, les détourneurs de l’Algérie, les escrocs, les imposteurs, les porteurs de grades et d’autorité volés, qui ont ravagé et détruit l’Algérie, comment donc se peut-il que ces délinquants, multi récidivistes s’autoproclament aujourd’hui, sauveurs de cette même Algérie par eux détruite et ravagée. Quel tribunal, quel juge va-t-il leur rappeler aujourd’hui et demain et pour toute l’éternité qu’ils ne sont que des criminels, de grands criminels de droit commun acteurs et/ou complice de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité et aussi de grands voleurs détourneurs de privilèges et de biens publics. Accepteriez-vous un débat public sur la question messieurs les voleurs de l’Algérie ? N’importe quel juge vous enverrait en prison pour l’éternité au terme de ce débat avec, en tête, votre chef de bande ; le président de la RADP.
- Corruption active et passive dans la conduite des grands chantiers étatiques (affaires Sonatrach, BRC, autoroute Est/Ouest, pêche du thon, FNDA, vaccins H1N1, métro d’Alger, etc… etc…) où sont impliqués directement des hauts responsables civils et militaires dont des amis, parents et protégés du président. Sa responsabilité directe et personnelle ne peut pas ne pas être engagée. Devant quelle juridiction en répondra-t-il ? Le ministre de la Justice, garde des sceaux, membre actif du clan et du douar, est le premier violeur récidiviste des lois de la République. Devant quelle juridiction ces délinquants répondront-ils un jour ?
- Utilisation illégale et frauduleuse des moyens publics et étatiques au profit exclusif du candidat Bouteflika lors de ses trois mandats présidentiels gagnés comme nous savons ; par le mensonge et la fraude. C’est tout le parc automobile public soit plus de deux mille voitures, des avions, des autobus d’entreprises publiques, des fonctionnaires, walis, chefs de daïra, des employés municipaux, soit des dizaines de milliers de salariés, payés par le contribuable, qui ont été détournés et mobilisés au service des campagnes présidentielles de Bouteflika. On n’évoquera pas ici les détournements scandaleux des chaines de radio et de télévisions, et des dizaines de journaux publics et privés, payés et financés par le contribuable, pour soutenir le candidat Bouteflika. Ce thème a fait l’objet d’une communication que j’ai faite au rapporteur de l’ONU, M. De Larue, venu enquêter sur l’état des droits de l’homme en Algérie. Il en a été choqué. Il l’a écrit.
- Alors, si nos honorables juges algériens devaient un jour s’inspirer des critères de jugement de leurs pairs égyptiens pour juger et condamner l’ex-ministre égyptien des finances à 30 ans de prison pour l’usage illégal de six voitures, selon cette échelle de jugement, M. Bouteflika et sa bande, comme Médof, devraient être condamnés à des siècles de prison. Avec comme circonstance aggravante, lui, Médof, a ruiné des individus et des entreprises. Eux, Bouteflika et ses servants, ont ruiné et détruit tout un pays, tout un peuple ; dans une totale impunité. Médof, lui, est en prison, eux sont toujours aux commandes. Ma conviction ? comme Benali, comme Moubarek, El-Assad ou Saleh, ils répondront de leurs actes ; ils répondront de leurs méfaits et de leurs trahisons devant Dieu et les Hommes. Ils paieront en voyous, ce qu’ils ont fait subir aux hommes de droiture et d’honneur. Eux comme les nabots régnants d’Algérie, avec leurs montagnes d’argent, leurs hôtels, leurs immeubles, leurs actions en bourse ne leur serviront à rien. Ils seront saisis comme ceux de Ben Ali, de Moubarak ou de Bokassa. Leurs descendances héritières, milliardaires par la sueur et les biens d’autrui, bâtards pour la plupart, seront bannies et maudites pour l’éternité. Tous les Algériens le savent et le disent dans l’attente désespérée d’une justice.
- Quelles peines seront prévues pour ces hauts responsables civils et militaires, en poste ou à la retraite, qui ont jeté des millions d’Algériens et d’Algériennes au chômage sur les ordres du FMI, à la prostitution, à la Harga avec mort et souffrances atroces assurées, à l’immolation par le feu, au suicide quotidien, à la folie, à la misère et la faim, à la mal-vie ? C’est vous les gouvernants actuels qui êtes seuls responsables des souffrances hurlées tous les jours par le peuple. Plus de 2000 harraga sont morts rejetés en déchets humains par la mer. Des milliers d’autres sont portés disparus à ce jour. Leurs mamans et les leurs les pleurent et les attendent tous les jours. Qui répondra de ces crimes horribles ? Seul le pouvoir en place est responsable de cette déchéance, de cet anéantissement total portant tout un peuple à l’exil et à l’errance désespérée pour rechercher ailleurs son bonheur et son pain. Honte à vous régnants incultes. Et dire, l’ignorance et l’inculture aidant, qu’ils n’ont même pas conscience de leur incurie et des ravages qu’ils ont commis. Normal, dans leur totalité, ils sont ignorants ; ils sont insensibles aux détresses des autres. Ils vivent tous dans le lucre cloîtrés et enfermés. Ils feignent ne pas savoir que c’est la gouvernance de Bouteflika, de son clan et de leurs protecteurs communs, de leurs pratiques de l’exclusion qui sont seules responsables de cette catastrophe nationale. Ils en répondront un jour ou l’autre devant une justice et des juges enfin libérés des voyous régnants qui les commandent en les engraissant comme des veaux, moins bien que les prostituées qui participent à la gouvernance d’un régime dissolu et dépravé.
- N’importe quelle justice normale, n’importe quel tribunal de première instance locale, régionale, nationale ou internationale est en mesure d’inculper les principaux responsables avec à leur tête le chef de la république, pour les motifs avérés suivants :
- Non-assistance à peuple en danger de mort.
- Tirs à balles réelles sur des manifestants pacifiques désarmés revendiquant leurs droits.
- Violences, tortures et agressions délibérées de la police du pouvoir sur des protestataires pacifiques revendiquant leurs droits citoyens.
- Dilapidation massive des deniers publics pour acheter la paix sociale et tenter de corrompre la société algérienne en négociant avec l’argent du contribuable, le silence de ses élites (écrivains et journalistes véreux, corrompus de tous bords, élus locaux et nationaux, policiers, députés et sénateurs, cadres supérieurs, syndicats maison, associations bidon, baltaguya élevés et dressés au biberon du pouvoir, prêts à mordre au sifflet des maîtres régnants.
- Détournements de biens publics au profit personnel des dirigeants de l’Etat algérien. Rares sont les dirigeants algériens propriétaires de biens immeubles hérités de leurs familles. A titre d’exemple, tous les biens meubles et immeubles de M. Bouteflika, comme ceux de son clan, en Algérie comme à l’étranger, proviennent directement ou indirectement, de l’héritage de la mamelle étatique algérienne. Tous ou presque, ont acquis villas, appartements, terrains, terres agricoles, locaux commerciaux, crédits à fonds perdus, licences et franchises en tous genres, d’une manière mafieuse et frauduleuse et, le plus souvent, au dinar symbolique pour cacher l’ignominie. Aucun juge honnête et indépendant, bien instruit de ces graves manquements connus de tous les Algériens, ne leur évitera la peine capitale ou la perpétuité. Parce que l’Algérie, au plus haut niveau de l’exercice du mandat politique, est gouvernée, pour l’essentiel, par des voyous dont la seule et unique préoccupation est l’enrichissement personnel, l’amoncellement de privilèges illimités au mépris du droit, de la loi et de la simple morale. Il est bien connu que des hauts dirigeants algériens se sont accaparés, en plus de la rapine de biens immobiliers ordinaires, de musées, de voies et jardins publics, d’édifices classés, d’écoles, de dispensaires, de maisons de jeunes. Plus de dix mille locaux publics à usage social ou administratif ont été privatisés, au dinar symbolique, au seul profit des dirigeants de l’Etat algérien, de leur famille et de leurs amis. Quel juge jugera cette forfaiture ? L’affectation du Club des Pins 1 et 2 et Moretti en sont la dernière preuve. Aucun Algérien n’est autorisé à entrer dans ces espaces à l’exception des chiens errants, des hommes du pouvoir et des Zahia D locales. Selon les témoignages précis d’un ami, il est plus facile d’obtenir le visa d’entrée en France que celui d’entrée au Club des Pins. C’est pourquoi, les Algérois, qui n’ont jamais connu cet apartheid, pas même aux pires moments de la colonisation, appellent cet endroit squatté par les servants et servantes du pouvoir, le Club des chiens. D’autres l’appellent le Club des Chiennes. Parce que Khalida s’y rend souvent ; la nuit. Quel juge jugera cela, jugera cette flétrissure ?
- M. Abdelaziz Bouteflika a usé et abusé de sont statut de président de la République pour nuire aux intérêts de l’Etat et du peuple algérien. Sur la base de preuves concrètes, précises et vérifiables, sur la base de témoignages de hauts responsables encore vivants, pour peu qu’ils gardent encore le courage de parler librement, je peux prouver que M. Bouteflika a agi contre l’intérêt national en forçant et en violant la loi algérienne pour attribuer la première licence de téléphonie mobile à ses amis émiratis et égyptiens dont je citerai à ce stade les fils Moubarak et leur mère Suzanne Suarez (Sawariss) Je citerai aussi l’ami personnel et ex-employeur de M. Bouteflika, M. Chorrafa, un Emirati bien connu dans le monde des affaires, comme chasseur de primes et de marchés juteux. Dans cette affaire, le peu de faits graves que je révèlerai sont suffisants pour me convoquer par n’importe quel tribunal algérien pour plus de précisions soit pour m’inculper pour outrage et diffamation à chef d’Etat soit pour inculper le président de la République Algérienne Démocratique et Populaire pour forfaiture et haute trahison. Je prends ce défi et l’assumerai pleinement. Je possède toutes les preuves documentaires, graphiques, orales et techniques pour prouver que le président de la RADP a fauté et trahi volontairement le pays qu’il croit être le sien. Quel justice ou quel juge Algérien me suivra dans ma quête impossible du propre et du vrai ? Pour commencer, qu’ils répondent d’abord, eux-mêmes ou leurs servants, à mes accusations précises. Pour rappel, ils n’ont jamais opposé le moindre argument, la moindre réplique à mes accusations précises antérieures sur le même sujet. Je sais exactement pourquoi ils se taisent et se murent dans le silence. Je pourrais bien évidemment fournir d’autres preuves bien plus compromettantes pour le Président de la RADP et son clan.
 

Le DSK algérien
- Ce qui nous amène, bien naturellement, à parler d’une autre amoralité, un peu plus intime du Président de la RADP sans jamais attenter à sa vie privée ou à son image de personne aussi privée et protégée. Cependant, je ne m’interdis pas non plus de relater avec prudence les gorges profondes algéroises, oranaises, kabyles et aussi constantinoises. C’est que dans toutes les chaumières et bordels informels d’Algérie parlent, peut-être avec excès, des frasques connues du président. Et si l’on devait retenir un petit centième de ce qui se raconte dans les bars d’Alger et de Navarre ( Navarre étant les prolongements parisiens d’Alger) on est forcément contraint de croire que DSK est un petit stagiaire comparé aux prouesses racontées ou reconstituées de Boutef dans ses rapports aux femmes. Le tout Alger en parle. Un avocat algérien, bien installé à Paris, sur un ton sarcastique et détaché, par l’humour, m’a lâché avec certitude que si la justice américaine devait être appliquée à Bouteflika pour les mêmes griefs qu’à DSK, notre honorable et distingué président serait condamné à trois siècles de prison. Quel juge algérien sur la base des témoignages de sa femme de ménage, agressée, attouchée ou caressée par Boutef, viendra inculper le Président de la RADP. De l’impensable. Ce que mon ami avocat de Navarre ajoute pour conforter sa sentence. Sais-tu l’ami combien de viols forcés ou consentis (il n’y a jamais de viols consentis) ont fabriqué par la braguette du prince, de ministrettes de canapé, d‘ambassadrices, de directrices, de conseillères, des, des et des des… Je ne te parle pas l’ami de toutes les Zahia D qui s’échangent les numéro de portables du président de la RADP dans les bistrots et bordels clandestins d’Alger et de Navarre. Voulez-vous devenir ministre, propriétaire d’appartement à Paris ou fonctionnaire ou correspondante de presse algérienne à l’étranger, faire nommer votre frère, mari ou amant, appelez Catherine ou Kheira; elle vous donnera le bon numéro du président. Faites des petits câlins numériques et un peu plus si affinités et, en retour, exigez ce que vous voulez. Un appartement dans le 16ème par exemple, un crédit ANSEJ, un poste de Wali, de commissaire, de sénateur du tiers présidentiel. Appelez Zahia ; vous aurez tout. Ça se passe comme ça chez le président de la RADP dit mon ami avocat algérien de Navarre. C’est ainsi et seulement ainsi qu’on devient DG, PDG, conseiller, ambassadeur et ministre en Algérie. L’attraction du divan et du lit est bien plus forte que tout autre mérite. Mme Eva Joly, en visite officielle en Algérie, a failli en faire les frais. Elle a dénoncé publiquement les comportements obscènes du président en poste de la RADP. Hélas, elle n’a pas déposé plainte. Elle aurait pu le mettre en prison au moins pour dix ans. Dans ma conviction intime, après avoir entendu les témoignages de dizaines et dizaines de femmes, de simples employées, de cadres supérieures, d’amis et confrères témoins des mêmes récits, je suis en état d’affirmer ici, que M. Bouteflika dans l’exercice de sa fonction présidentielle a usé et abusé de sa fonction pour séduire, abuser, violer et obtenir des plaisirs sexuels non consentis en contrepartie d’avantages matériels et professionnels immérités. Cette réputation de dragueur violeur, il la traîne depuis son arrivée au pouvoir en tant que ministre en 1963. Elle m’a été confirmée à plusieurs reprises par son compagnon de vie au Maroc et en Algérie, Chérif Belkacem, Si Djamal, qui avait déploré en son temps, que l’Algérie soit dirigée (je le cite) « par un voyou de hammam »
- Quel juge, quelle justice, quel pouvoir va chercher dans ces eaux là ? Assurément aucun. Qui jugera Bouteflika ? Qui jugera Chadli ? Qui jugera Boumédiène ? Qui jugera Ben Bella ? Personne.
- En attendant, mourrons de souffrances et de dépit de voir les tueurs connus de l’Algérie venir au chevet de sa mort. Un tueur ne peut jamais donner la vie. Même quand c’est Bensalah, au pouvoir de tous les pouvoirs depuis plus de 40 ans, et le général Touati, le Mokh du pouvoir, tiennent la chandelle d’un pouvoir cliniquement mort. Oui, le pouvoir de Bouteflika et de ses protecteurs du DRS est vraiment mort. A quand son procès et son enterrement dans la poubelle de l’histoire ? Juste une affaire de temps. Avant lui, bien des dictateurs, bien plus coriaces et tenaces, ont été jetés dans les égouts et les caniveaux des révoltes populaires. Le dictarion et sa bande n’y échapperont pas. Juste une affaire de temps.
Par Par M. Abassa  

3 juin, 2011

Vendredi 3 juin 2011 

Libye:Bernard-Henri Lévy transmet un message des rebelles libyens à Netanyahu

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L’écrivain français Bernard-Henri Lévy a indiqué qu’il avait transmis un message du Conseil national de transition (CNT), organe politique de la rébellion libyenne, au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu lors d’une rencontre jeudi à Jérusalem.

L’écrivain français Bernard-Henri Lévy a indiqué qu’il avait transmis un message du Conseil national de transition (CNT), organe politique de la rébellion libyenne, au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu lors d’une rencontre jeudi à Jérusalem.

« J’ai communiqué au Premier ministre un message verbal de ce Conseil, dont le point essentiel est que le futur régime libyen sera un régime modéré et anti-terroriste, qui aura le souci de la justice pour les Palestiniens et de la sécurité pour Israël », a affirmé M. Lévy à l’AFP.

Selon ce message, « le futur régime libyen entretiendra des relations normales avec les autres pays démocratiques, y compris avec Israël », a précisé l’écrivain, en provenance de Misrata, une ville rebelle située à l’est de Tripoli.

Interrogé sur la réaction du Premier ministre, l’écrivain-philosophe a répondu qu’il « n’a pas semblé surpris par le message ».

De son côté, M. Netanyahu a « exprimé son appréciation pour la décision du président et du gouvernement français d’intervenir contre la Libye » lors d’un entretien avec le ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé, selon un communiqué de son bureau.

« Kadhafi a un lourd passé de soutien au terrorisme international et de recours à la terreur contre son peuple. Il n’a jamais été un ami d’Israël ou du peuple juif et Israël ne regrettera certainement pas de le voir disparaître de la scène », ajoute le communiqué.

Un porte-parole de M. Netanyahu a confirmé à l’AFP que le Premier ministre avait reçu dans la matinée l’écrivain français.

Fervent soutien de la rébellion contre le régime de Mouammar Kadhafi, M. Lévy s’est déjà rendu à de nombreuses reprises en Libye depuis le début soulèvement le 15 février.

Il a joué un rôle important auprès du président Nicolas Sarkozy dans ce dossier. La France a été le premier pays a reconnaître le CNT et a été à l’initiative de l’intervention militaire internationale en Libye.

3 juin, 2011

La guerre secrète de l’alliance israélo-saoudienne

 

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Comme le dit un vieux proverbe chinois, une crise peut –être utilisée comme une opportunité par certains.

 Tel Aviv, Wasghington et l’OTAN prennent avantage du tumulte dans le monde arabe. Non seulement ils luttent contre les aspirations des peuples arabes, mais encore ils manipulent le paysage géopolitique arabe comme partie de leur stratégie de contrôle de l’Eurasie.

Conflits sectaires en Egypte: moyens d’affaiblir l’état égyptien

L’Egypte est dirigée par une junte militaire contre-révolutionnaire. Malgré la reprise de confiance en soi du peuple égyptien, le vieux régime est toujours en place. Toutefois, ses fondations sont de plus en plus fébriles à mesure que le peuple égyptien devient plus radical dans des exigences. Tout comme dans l’ère Moubarak, le régime militaire du Caire autorise également le sectarisme à se développer à travers le pays dans un effort de créer une division dans la société égyptienne. Au début 2011, quand le peuple égyptien a pris d’assaut les bâtiments gouvernementaux, des document secrets furent découverts qui montra que le régime était derrière les attaques contre le communauté chrétienne d’Egypte.

Récemment, de soi-disant extrêmiste salafistes ont attaqué des minorités égyptiennes incluant des chrétiens, mais aussi des musulmans chi’ites. Les chefs et activistes égyptiens des communautés Copte et Chi’ite montrent du doigt la junte militiaire du Caire, Israël et l’Arabie Saoudite. La junte militiare égyptienne, Tel Aviv et la maison des Saouds sont tous parties prenantes d’une alliance inquiétante. Ce groupe est la colonne vertébrale de la structure impérialiste américaine dans le monde arabe. Ils sont dépendant de Washington. Ils ne prévalent que dans la mesure où les Etats-Unis demeurent dominants dans l’Asie du Sud-Ouest et en Afrique du Nord.

Les Al-Saouds œuvrent maintenant avec Washington en Egypte pour établir un gouvernement islamique supposé. Ceci s’opère à travers le financement et l’aide apportés par la maison des Saouds à des partis politiques. Les nouveaux mouvements soi-disant salafistes sont des exemples primordiaux de ceci. Il apparaît également que la confrérie des Frères Musulmans ou du moins quelques branches de celle-ci aient été soudoyées.

L’alliance israélo-saoudienne  et les politiques de la division


Les liens de la maison des Saouds et Tel Aviv sont devenus de plus en plus visibles et envahissants depuis ces récentes années. Cette alliance israélo-saoudienne existe au sein d’un contexte d’une alliance Khaliji-Israël plus vaste. L’alliance avec Israël est formée à travers une coopération stratégique entre les familles régnantes saoudiennes et les royautés arabes du golfe persique. Ensemble, Israël et les familles dirigeantes Khaliji forment une ligne de front pour Washington et l’OTAN contre l’Iran et ses alliés régionaux. L’alliance agit également pour Washington à déstabiliser la région. Les racines du chaos en Asie du sud-ouest et en Afrique du Nord sont avec cette alliance Khaliji-Israël.

En accord aves les Etats-Unis et l’Union Européenne, c’est cette alliance formée par Israël et les chefs Khaliji qui a œuvrée à créer des divisions ethniques entre les Arabes et les Iraniens, des divisions religieuses entre les musulmans et les chrétiens et des divisions confessionnelles entre les sunnites et les chi’ites. C’est la politique de division ou “fitna” qui a aussi servie a maintenir les familles régnantes Khaliji au pouvoir et Israël à sa place. Israël et les familles régnantes Khaliji ne pourraient pas survivre sans la fitna régionale.

La maison des Saouds et Tel Aviv sont les auteurs de la division Hamas-Fatah et de la rupture de Gaza avec West Bank, Ils ont œuvré ensemble en 2006 durant la guerre contre le Liban avec un objectif, celui d’écraser le Hezbollah et ses alliés politiques. L’Arabie Saoudite et Israël ont également coopéré à la propagation du sectarisme et de sa violence induite au Liban, en Irak, dans le golfe persique, en Iran et maintenant en Egypte.

Israël et les monarchies Khaliji servent Washington et son projet ultime de neutraliser à terme l’Iran et ses alliés, ainsi que toute forme de résistance contre les Etats-Unis en Asie du sud-ouest et en Afrique du Nord. C’est pourquoi le pentagone a armé lourdement Tel Aviv et les royautés Khaliji. Washington a aussi élaboré un bouclier de missiles pointé sur l’Iran et la Syrie en Israël et dans les nations arabes du golfe.

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Iranophobie

L’alliance entre les familles Khaliji et Israël a été instrumentale pour créer une vague d’iranophobie dans le monde arabe. L’objectif ultime de cette iranophobie est de transformer l’Iran aux yeux de l’opinion publique arabe en un ennemi des peuples arabes, en cela distrayant l’attention des vrais ennemis du monde arabe, à savoir les puissances néo-coloniales qui occupent et contrôlent les territoires arabes.

L’iranophobie est une opération psychologique (psyop), un instrument de propagande. L’objectif stratégique est d’isoler l’Iran et de redessiner le paysage géopolitique de l’Asie du sud-ouest et de l’Afrique du nord. De plus, l’iranophobie a été utilisée par les familles Khaliji, des Emirats Arabes Unis à l’Arabie Saoudite au Bahreïn, comme un prétexte à la répression de leurs propres peuples qui demandent des libertés fondamentales et des droits démocratiques dans ces royautés.

L’alliance du 14 Mars au Liban, qui est un ramassis de clients américano-Khaliji et d’alliés d’Israël, a aussi utilisé l’iranophobie et la “politique de la division” pour essayer d’attaquer le Hezbollah et ses alliés politiques au Liban. Là encore l’objectif est d’affaiblir de de minimiser les liens libano-iranien et libano-syrien.

L’alliance du 14 Mars, spécifiquement le “Mouvement pour le futur” contrôlé par Hariri, a importé au Liban les combattants soi-disant salafistes du Fatah Al-Islam avec l’objectif de les voir attaquer et combattre le Hezbollah. Le mouvement pour le futur a aussi eu un rôle dans le projet israélo-américano-saoudien de déstabiliser la Syrie et ainsi de l’éliminer du bloc de la résistance.

Article original en anglais : The Secret Wars of the Saudi-Israeli Alliance

Traduction : Résistance 71


Mahdi Darius Nazemroaya
est un spécialiste du Moyen-Orient et de l’Asie centrale. Il est un chercheur associé au Centre de Recherche sur la Mondialisation (Mondialisation.ca)

2 juin, 2011

 

Quand les ennemis de la démocratie d’hier se mettent à défendre les droits du peuple!

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L’annonce des « réformes profondes » en Algérie a permis à l’ancien personnel politique, ayant notamment empêché le processus démocratique, de revenir sur la scène politique. Depuis 1992, le pays vit une crise politique abyssale. Et l’arrivée de Bouteflika au pouvoir, le 15 avril 1999, n’a fait qu’envenimer la crise. Bien qu’il ait gouverné avec une constitution limitant le nombre de mandat présidentiel à deux, le chef de l’État, au mépris de toute l’opinion nationale et internationale, décida en novembre 2008 d’abroger la loi lui interdisant de briguer un troisième mandat. Résultat des courses : le président algérien ne quittera pas le pouvoir que dans un cercueil, pour paraphraser Albert Memmi. Par ailleurs, le vent de liberté qui a soufflé sur les pays de l’Afrique du nord a menacé le pouvoir de Bouteflika. Il trouve alors la parade en promettant notamment des réformes profondes. Bien que le proverbe dise « il vaut mieux tard que jamais », il n’en reste pas moins que les personnes chargées du dossier ou celles consultées laissent l’observateur dubitatif. En effet, l’éradicateur Mohamed Touati est chargé de seconder l’enfant du système Ben Salah dans l’accomplissement de cette mission. Quant aux invités, leurs noms évoquent beaucoup d’amertume pour leur gestion de la crise des années 1990. Ainsi, dans une déclaration, publiée par TSA, Khaled Nezzar estime qu’« Il [le dispositif mis en place par Bouteflika] est susceptible de hisser la République algérienne au niveau d’un État de droit attendu depuis l’aube de l’indépendance ». Du coup, les usurpateurs du pouvoir, qui sont à vrai dire à la tête de l’État depuis 1962, se réveillent en 2011 pour se rappeler de la nécessité d’édifier un véritable État. Toutefois, en dépit de la procédure suscitant méfiance et désaffection, les mêmes personnes, qui ont berné le peuple, jurent que cette fois-ci c’est le moment approprié. Mais que vont nous proposer ces décideurs ? Une chose est certaine : le pouvoir ne doit pas changer de main. En tout cas, les Algériens ne sont pas dupes. Ils n’oublient pas de si vite sur quoi déboucha la promesse d’organiser des élections « libres et honnêtes », en 1991. Et la personne qui dirigeait le gouvernail de la nation à ce moment-là ne fut autre que Khaled Nezzar. En intervenant militairement pour arrêter le processus démocratique, ce général à la retraite se demande aujourd’hui le sens à donner au « non aboutissement de nos aspirations vers plus de liberté et vers une quête d’une meilleure gouvernance… » Or, en 1992, l’Algérie aurait eu peut être la chance de rentrer définitivement dans une ère de démocratie. Cependant, et il faut apporter un bémol, les vainqueurs ne pouvaient pas être tous considérés comme des anges ou des chantres de la démocratie. Et les Algériens auraient probablement souffert de leur gouvernance. mais au moins, dans ce cas là, le choix du peuple aurait été accepté, bien qu’il ait pu déboucher sur de multiples restrictions. Et après tout, le peuple est souverain, dit-on. Cependant, en lisant les propositions de Nezzar, on pourrait se demander comment l’Algérie n’ait pas pu se démocratiser plus tôt ? En effet, la quatrième proposition du général est formulée de la manière suivante : « La primauté de la légitimité pour toute question touchant au temporel et aux droits du citoyen ». Hélas, celui qui fait cette proposition a quitté le pouvoir. Mais au moment où il fut aux responsabilités, il avait opté pour une gouvernance ne laissant aucun espace à l’opposition de s’exprimer. En somme, si le pouvoir a la volonté de changer quoi que se soit, il faudra d’abord qu’il se remette en question. Les Algériens, depuis 1962, n’ont jamais exercé véritablement leur droit de choisir eux-mêmes leurs responsables. Ainsi, la meilleure réforme est avant tout l’organisation des élections libres en Algérie, et ce en dehors de toute contrainte. A ce moment-là, les nouveaux représentants du peuple choisiront la nature du système. Et l’Algérie retrouvera toute sa splendeur.
Par Ait Benali Boubekeur

1 juin, 2011

 

France-Front National : L’obsession de l’Algérie

 

http://www.francesoir.fr/sites/default/files/dynimagecache/0-300-976-693-494-351/jeanmariemarine.jpgLa lettre adressée mardi par Marine Le Pen aux députés de gauche et de droite est destinée volontairement à choquer. Le FN se « rediabolise

La lettre que vient d’adresser la présidente du Front national aux 577 députés (de gauche comme de droite) et que est doublement significative.

Elle confirme que l’avocate Marine Le Pen a l’art de la « com ». Elle sait comment s’y prendre pour faire parler d’elle et de son parti. Elle n’est pas du genre à se faire oublier. Elle sait exploiter les sujets de controverses et de polémiques. Ainsi voit-on clairement, à la lecture de sa lettre, le parti qu’elle tire de la poisseuse affaire des jeunes footballeurs à double nationalité qui a occupé l’actu (sans conclusions claires) il y a quelques semaines. En tout cas, au vu de l’écho que rencontre la présidente du FN dans les médias depuis six mois, elle aurait du mal à se faire passer pour une « victime ». Sous l’angle de la « com », c’est fait : dans un autre registre que son père, elle lui est supérieure.

Seconde leçon : la fille et le père ont beaucoup plus de points communs (politiques) que Marine Le Pen ne l’admet. Certes, cette dernière – sous couvert de « dédiabolisation » – a écarté les « provocs » et parfois les injures dont son père raffolait. Et, avec elle aux commandes, l’antisémitisme du FN -jusqu’à preuve du contraire- a disparu. Mais, sur le fond, quand elle évoque, pour mettre en cause ce qu’elle appelle la « double allégeance », le scénario d’une intervention militaire française (« sous la bannière de l’Otan ») en Algérie, c’est le même discours, les mêmes références. Et, au fond, la même obssession : l’immigration. De même, quand elle met en cause – sans le nommer, mais c’est transparent – Frédéric Mitterrand qui, du fait de ses racines, bénéficie de la double nationalité (française et tunisienne), on croit entendre Jean-Marie Le Pen. La seule « différence Marine », c’est qu’elle se réfère, elle, à l’Etat. Son père aura été, lui, un libéral autoritaire – mais un libéral d’abord. Et l’Etat lui importait peu.

Pourquoi Marine Le Pen, pour relayer un débat qui existe, hausse-t-elle soudain le ton ? En choisissant de heurter sciemment et violemment des milliers et des milliers de Français patriotes – algériens ou pas – qui sont soudain montrés du doigt. Seule hypothèse : sa cote a fléchi un peu dans les sondages, et elle tiendrait plus que tout à ne pas paraître trop… « convenable ». Elle aurait donc choisi de se « rediaboliser ». Un changement de stratégie ?

 

source france soir