Archive pour avril, 2011

16 avril, 2011
 
 
 
Pourquoi le mouvement tunisien n’est pas transposable en Algérie ???  http://www.bahdja.com/images/stories/news_ben_ali.jpg 


Ben Ali régnait en maître en Tunisie et la famille Trabesil

actionnait pratiquement tous les leviers du pouvoir.
Leïla Ben Ali régentait ce peuple paisible, au point qu’à la veille de sa fuite avec son époux vers l’Arabie Saoudite, elle s’est permise le luxe de se présenter en personne à la Banque Centrale Tunisienne pour réclamer qu’on lui remette sur le champ 1500 lingots d’or d’une valeur de 45 MILLIONS D’EUROS. Même que le directeur de la banque avait refusé dans un premier temps et la Régente-Leïla- avait fait intervenir son époux, qui aux dires de certains, avait refusé dans un premier temps et s’est plié en fin de compte aux désirs de son épouse.

Quelques jours plus tard, tous les visages se sont tournés vers l’Algérie et on pensait que la vague d’émeutes allait faire des émules, d’autant que dans la semaine qui avait précédé la fuite de Ben Ali, il y avait eu des émeutes en Algérie et il aurait été normal que l’Algérie s’embrase à son tour car le vent de la liberté avait effectivement soufflé sur tout le monde arabe.

Et pourquoi l’Algérie, ou plutôt le peuple algérien n’a pas trouvé le mouvement fédérateur pour accompagner le vent de liberté qui nous provenait de la Tunisie toute proche ???

Tout simplement parce que le gouvernement algérien avait bien pratiqué la leçon reçue par le colonisateur : « divisez pour mieux régner !… » En effet, souvenons qu’au lendemain de l’ouverture démocratique en Algérie en 1990, pas moins de 55 partis s’étaient déclarés. Pour un peuple de 30 millions à l’époque, il y avait une overdose d’opinions qui se sont noiyées elles-mêmes.

Mais, le frein systémique, j’allais dire qui empêche les Algériens de se fédérer vient du fait que quelques partis qui peuvent avoir une réelle emprise sur le peuple sont extrêmement antagonistes et pour  dire les choses clairement, si demain on devait assister à un réglement de compte en Algérie, le gouvernement aura le beau rôle car les aspirations des uns et des autres sont diamétralement opposées.

Pour faire court, le FIS est le RDC, pour ne citer que ces deux partis, ne pourront jamais, de notre vivant, se mettre autour d’une table pour fédérer un quelconque mouvement. Le premier, trop ancré en Kabile ne pourra pas jamais avoir l’aura pour rassembler suffisament de noms  pour contrer le gouvernement. Pour le FIS, tout a été dit avec son interdiction pure et simple du paysage politique algérien. 

Et pour preuve de ce j’avance, deux évenements viennent nous interpeller. Ali Bel Hadj a été très mal reçu par les émeutiers de Bab El Oued et en plus, une semaine plus tard, l’Etat algérien, buvant du petit lait à la suite de cette réaction, a inculpé Bel Hadj pour atteinte à la sûreté de l’Etat.

Pour le RCD, notre ami Saïd Sadi a tenté de provoquer une marche pour le 22 janvier qui s’est soldée par un grand couac. Tout simplement, pour les mêmes causes que l’on vient d’évoquer. Le peuple algérien, dans son ensemble ne s’identifie pas au RCD car ce dernier a été taxé, à tort ou à raison, d’être un mouvement purement régionaliste qui défend la cause Kabyle, l’Amaziguité et cela ne contribue pas à attirer la masse de jeunes qui ne veulent être ni des musulmans extrémistes ni de farouches défenseurs de la cause kabyle.

Enfin, n’oublions pas que le gouvernement algérien a les moyens financiers et humains pour contrer ce que se passe en Algérie. N’avons-nous pas appris cette semaine que l’Algérie vient de prendre option pour l’achat d’un MILLION DE TONNES DE BLE pour une valeur estimée à UN MILLIARDS DE DOLLARS !… à tel point que cela a désorganisé complétement le marché internationnal des cérèales parce que d’une part, ce n’est pas une période d’achat et d’autre  part, c’est un fait extrêmement rare qu’un seul pays lève comme cela, d’un coup de bagutette magique, une option d’achat ferme d’un million de tonnes de blé.

Il manque donc en Algérie, pour imiter d’une manière efficiente nos frères tunisiens, un mouvement fédérateur qui présentera un programme loin de toute contingence régionaliste, islamiste ou autre. 

Malheureusement, ce mouvement n’existe pas et même s’il y a eu par le passé des tentatives, elles ont été très vite étouffées par un gouvernement devenu expert en la matière. Un seul exemple m’interpelle : Khalida TOUMI-MESSAOUDI…. En voilà une qui aurait pu avoir un avenir prometteur pour les libertés et la démocratie. Madame s’était même permise d’être l’objet d’une émission célibrissime « La Marche du Siècle ». Je suis resté personnellement rêveur en l’écoutant nous embobiner dans les années 1990. N’a-t-elle pas écrit un livre explosif avec son amie Elisabeth Schemla, à tel point que je me suis dis : VOILA NOTRE KAHINA du 21ème siècle. Et qu’avons-nous constaté quelques années plus tard avec nos yeux ébahis. Le gouvernement a simplement nommé la khalida ministre et depuis….. Plus rien, tout va bien Madame la Marquise. Elle s’était même permis le luxe d’interdire des livres qui allaient être exposés à la foire du livre d’Alger. On l’avait surprise en pleine déconfiture dans l’affaire Khalifa lorsqu’elle avait accepté des milliards de l’ancien golden boy pour faire venir une chanteuse égyptienne.

Voilà pourquoi le mouvement tunisien ne pourra jamais être transposé en Algérie et on restera hélas, sur nos faims, tant que les algériens ne suivornt pas un homme ou une femme, qui aura compris que le peuple algérien, peuple jadis valeureux , travailleur, a été mué par des manipulateurs de tous bords qui n’ont pas compris que le pouvoir en Algérie, a toujours été là où il est actuellement, c’est à dire dans les mains de militaires qui contrôlent jusqu’à la respiration de chaque algérien ou algérienne. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, le salut viendra sûrement de cette armée, de nouveaux gradés qui mettront en veilleuse leurs intérêts égoïstes pour comprendre que l’Algérie a besoin de tous ses enfants et qu’il faudra installer une nouvelle société où nepotisme, corruption, ben Hamisme… seront bannis à jamais. 

Je crains pour ma part, que je n’assisterais pas à cette rennaisance rêvée par tous. 59 ans, âge canonique me rappelle que je suis plus près de l’arrivée que du départ.

Badreddine BENYOUCEF,

15 avril, 2011

 

Les armées arabes, à quoi servent-elles ?

 

Le sommet réunit 14 chefs d'Etats, sur les 22 que compte la Ligue arabe. [Keystone]

Les révoltes démocratiques dans le monde arabe posent la question de la raison d’être des armées arabes, de ce qu’elles représentent réellement et de l’utilité de leurs budgets.

 

On peut dire que ces armées n’ont pas brillé dans les guerres qu’elles ont menées. Aucune armée arabe n’a remporté une guerre dans un conflit régional. La guerre Irak-Iran s’est terminée sans vainqueur ni vaincu. L’armée yéménite n’a pas pu résister, fin 1995, à l’armée du tout jeune État de l’Érythrée envahissant, à la surprise générale, les îles yéménites de Hanish. Dans les conflits régionaux, seul un acteur infra‑étatique, en l’occurrence le Hezbollah, a malmené l’armée israélienne. Mais force est de reconnaître qu’aucune armée arabe régulière ne peut remporter une guerre contre Israël en raison de son alliance stratégique avec les États‑Unis : toute défaite d’Israël est exclue, c’est en substance l’engagement américain (et occidental) à l’égard de la sécurité d’Israël.

 

Nombreux sont les États arabes, ceux du Golfe tout particulièrement, qui ont des armées dotées d’armements ultramodernes. Mais lorsque l’heure de vérité sonne (guerre du Golfe par exemple), c’est le parapluie américain qui les protège d’où l’interrogation sur leur raison d’être et sur leurs budgets pharamineux. Puisque ces États sont protégés par le parapluie militaire des États‑Unis et abritent leurs bases militaires pourquoi dépensent‑ils autant d’argent pour des armées qui ne servent pas ?

 

En fait, la mission réelle qui est leur est assignée est la protection des régimes en place et non celle des États. C’est donc une sorte de corps de police qui a pour nom armée. Mais cela n’explique pas pourquoi elles sont autant équipées, car la répression de la population locale n’a pas besoin d’armements sophistiqués, même si le cas du régime libyen semble indiquer le contraire, mais est‑ce une exception qui confirme la règle ? 

 

En réalité, cela peut s’expliquer par deux raisons. D’abord, une armée bien équipée est une question de prestige et, théoriquement, de dissuasion. On joue aussi sur les perceptions des autres indépendamment de la réalité de la préparation des forces et de leurs capacités d’action et de réaction. Ensuite, un certain nombre de contrats d’achats d’armements relèvent plus de contrats de complaisance, pour aider des amis au pouvoir en Occident notamment, que pour répondre à des besoins réels au plan opérationnel.

 

Quant aux autres pays, ils peuvent être classés en deux catégories. La première est celles d’États ayant une alliance stratégique avec les États‑Unis mais qui s’arment tout de même et construisent de réelles forces armées. C’est le cas tout particulièrement du Maroc et de l’Égypte dont chacun à ses propres considérations sécuritaires et perceptions de la menace. L’armement du Maroc est déterminé par le conflit du Sahara occidental et par la relation avec l’Algérie. Quant à l’Égypte, elle a une conception stratégique véritablement régionale : elle regarde notamment l’Iran, et de moins en moins Israël et la Turquie. Mais l’Égypte n’a pas les moyens de sa politique, d’où son recul sur la scène régionale.

 

La seconde catégorie est celle d’États n’ayant pas d’alliance stratégique avec les puissances étrangères et qui poursuivent une politique de sécurité nationale indépendante des parapluies étrangers et une politique d’armement soutenu. C’est le cas notamment de la Syrie, de l’Algérie et de la Libye (après la levée de l’embargo et avant la révolte). L’armement de l’Algérie est aussi lié à la relation avec le Maroc et celui de la Syrie aux relations avec Israël et la Turquie.

 

Toutefois, ces facteurs régionaux, arabes et moyen‑orientaux, n’expliquent pas tout. Ils peuvent même se révéler être l’arbre qui cache la forêt. A partir du moment où ces armées ne peuvent remporter de guerres au plan régional, elles deviennent de facto un fardeau économique (budget militaire colossal) et politique (outil de répression en cas de révoltes).

 

Faibles face à l’ennemi extérieur, ces armées devaient logiquement se révéler fortes, ou du moins à la hauteur, pour réprimer des révoltes internes. Or, beaucoup d’entre elles ont montré leur incapacité à agir sur le cours des événements. A Bahreïn, c’est aux forces étrangères, saoudiennes en particulier, qu’on a fait appel pour réprimer la révolte populaire. Dans les autres pays, pour faire face aux révoltes, soit l’armée soit prend ses distances par rapport aux présidents précipitant leur chute (Tunisie), soit elle implose (Libye et plus au moins Yémen), même si en Libye il est difficile de parler réellement d’une armée.

 

L’état de déliquescence des armées arabes, révélée par les révoltes actuelles, explique en partie, l’absence de coups d’État dans le monde arabe ces dernières années : aucune armée n’est intervenue pour rectifier la trajectoire autoritaire du régime. Cela invalide aussi des analyses sur la puissance des armées et l’importance de leur arsenal. Des analyses destinées à amplifier la menace de ces armées pour justifier l’intervention étrangère (Irak) ou tout simplement à les empêcher de s’armer…

 

Mais tout est relatif car même avec cette déliquescence, ces armées demeurent un acteur majeur de ces crises : de par leur positionnement vis‑à‑vis des révoltes, elles scellent le sort des dirigeants (Ben Ali en Tunisie), elles leur permettent une sortie plus au moins acceptable (Moubarak en Égypte) ou elles leur permettent de gagner du temps (Ali Saleh au Yémen).

14 avril, 2011

Des baltadjia et autres harkis du système

229045_1371572862986_1641709808_852502_7705537_n dans drs.

Tout pouvoir politique illégitime qui refuse de se soumettre au verdict des urnes, en toute honnêteté et transparence, a besoin de harkis et baltadjia.

Un harki est un individu qui trahit sa communauté pour louer ses services à un pouvoir illégitime. Il peut le faire par inconscience, conviction ou appât du gain. Il peut être militaire (simple troupier ou officier) ou bien civil – de préférence diplômé d’une grande école étrangère pour donner plus de crédibilité aux mensonges et autres entourloupes du pouvoir qu’il sert. Sid-Ahmed Ghozali, qui a lui-même reconnu, en fin de carrière, avoir été un harki du système, est le parfait exemple de cette dernière catégorie de harkis. Comme SAG, un harki du système peut être toute sa vie harki sans le savoir.

Les harkis peuvent se constituer en parti politique et défendre en bloc les thèses du pouvoir illégitime, souvent afin de se venger ou se protéger d’un adversaire jugé plus dangereux pour eux que le pouvoir.

On peut aussi devenir harki par un processus graduel, un lent enlisement, comme c’est le cas des officiers de la SM recrutés dans les années 70 sous Boumédiène, convaincus qu’ils allaient servir la patrie et la défendre contre les complots de l’impérialo-sionisme, et qui se sont retrouvés vingt ans plus tard en train de pourchasser et torturer des dizaines de milliers de militants et sympathisants du FIS, Algériens comme eux.

On peut devenir harki à tout âge, quelque soient ses convictions politiques. Il suffit pour cela d’accepter de servir avec zèle – et non pas seulement pour gagner sa vie – un pouvoir illégitime. Après un certain temps passé au service de ce pouvoir et si on ne commet aucune faute – comme, par exemple, être soupçonné d’avoir de fréquentations douteuses, genre FFS ou FIS –, un harki devient partie intégrante du système. Il peut même devenir une tête pensante ou un décideur important au sein du système.

Tout comme le pouvoir illégitime, le harki du système se sent toujours menacé, en particulier par la «populace», imprévisible et changeante, prête à ressortir ses griffes dès qu’elle trouve des meneurs suffisamment résolus. Car le pouvoir illégitime ne peut être que tyrannique et oppresseur. Refusant toute opposition, toute forme d’alternance ou renouvellement, tout contrôle indépendant de lui, il ne peut générer que la médiocrité, la corruption et la prédation.

Si cette nomenclature, rapidement élaborée, est fidèle, nous devons hélas conclure que le nombre de harkis du système est aujourd’hui très élevé dans notre pays. Mais depuis qu’un vent de révolte s’est mis à souffler dans le Monde Arabe, le pouvoir algérien illégitime ne se sent pas suffisamment protégé par les centaines de milliers de harkis qu’il a patiemment et grâce à mille et un stratagème mis en place dans tous les secteurs d’activité et à tous les échelons. La «populace», toujours aussi volatile, risque aujourd’hui de se laisser tenter par l’aventure de la révolution et de suivre une jeunesse avide de changement dont les horizons sont bouchés. Ce maudit Internet avec ses forums et réseaux sociaux n’arrange pas les choses. Et cette Jazeera qui, à partir du minuscule émirat «moyenâgeux» du Qatar, veut donner des leçons en matière de révolution à la famille révolutionnaire algérienne inoxydable et increvable!

Oui, le pouvoir illégitime et ses harkis ont peur. Ils doivent très rapidement trouver une parade, s’ils ne veulent pas être emportés par la vague comme Benali et Moubârak. La solution qu’ils ont trouvée pour le moment leur est venue de Moubârak, justement : les baltadjia. Bien sûr, le pharaon déchu et ses moukhâbarât n’avaient pas eu le temps de tirer tout le profit possible de cette nouvelle tactique contre-révolutionnaire. Le DRS algérien, maître en matière de manipulation et d’infiltration de l’ennemi, réussira là où le pouvoir égyptien avait échoué.

Souvenez-vous donc de ces hommes montés sur des chevaux et dromadaires qui avaient surgi au milieu des manifestants du Caire pour les attaquer à coups de sabres. C’étaient les baltadjia. La «populace» qui attaque la «populace». Les 3râya qui éliminent d’autres 3râya. L’idée est géniale : il suffit de quelques centaines de milliers de dinars distribués à une centaine de jeunes paumés qui rongent leur frein dans un quartier populaire pour disperser une marche d’intellectuels idéalistes qui se prennent pour des révolutionnaires.

Tout compte fait, en y réfléchissant bien, il se pourrait bien que ce soit le DRS algérien qui ait soufflé l’idée des baltadjia aux moukhâbarât de Moubârak. Au moment où la jeunesse des grandes villes algériennes s’était soulevée le 5 janvier dernier, les télévisions françaises, entre autres, avaient à plusieurs reprises montré des groupes de jeunes de Bab-El-Oued, armés de sabres, qui criaient « Dawla islâmiyya blâ mâ nvotiw ». Du pur DRS!

Pour combien de temps encore le pouvoir illégitime d’Alger sera-t-il protégé par ses harkis et ses baltadjia? Quelques mois?

Attention, Monsieur Ouyahia, la «populace» algérienne est imprévisible et à trop jouer avec le feu…Posté

par Rédaction LQA Adel H.

13 avril, 2011

Des espoirs com(me) promis ?

  dans politique

Dur, dur de réussir une campagne électorale en ces temps de suspicion et de ras-le-bol ! Pour le citoyen blasé qui en a vu d’autres, les flots de paroles débités par les candidats à la présidence de la république est un refrain archiconnu où la démagogie figure en bonne place. Surtout quand ces candidats répètent à tout bout de « chant » qu’ils parlent… sans démagogie aucune.

 

Chacun des concurrents prétend détenir la panacée qui sortira le pays de la crise et, partant, apporter au citoyen le bonheur tant espéré. Chacun y va de son slogan et de ses tirades pour convaincre ou vaincre les…

 

Mais les compatriotes et les concitoyens, qui sont loin d’être des convaincus, n’ont pas manqué de relever ce qui suit :

 

- Les candidats disent que la démocratie est une longue marche, alors qu’eux, se sont déjà lancés dans une course effrénée pour avoir le « Koursi » ! Une seule pensée les taraude : « Cours si… tu veux gagner ! »

 

- Les candidats dénoncent tous la langue de bois, alors qu’eux, pour écarter leurs adversaires, n’hésitent pas à utiliser la langue… de Boa.

 

- Les candidats disent tous qu’ils pensent à demain, alors qu’eux, songent plutôt à embaumer et à… panser à deux mains pour avoir aujourd’hui.

 

- Les candidats demandent cyniquement aux électeurs de leur accorder du crédit, alors qu’ils savent bien que le pauvre citoyen pauvre ne sait plus où donner de la… dette.

 

- Les candidats prétendent avoir trouvé la meilleure voie pour le pays, alors qu’en réalité, ce qui les intéresse c’est plutôt la voix de l’électeur qu’il réclame à haute voix.

 

- Les candidats, s’adressant aux femmes, parlent de la réalité de la mère alors que la citoyenne, elle, nage toujours dans l’amère réalité.

 

Oui, depuis toujours on a pris les voix des électeurs ; oui, depuis toujours on a dit aux citoyens que c’est le Peuple qui est vraiment Élu (cubration) ; Oui, depuis toujours on a dit, on a redit, sans rien dire ;

 

Depuis l’indépendance, le pays a connu six chefs d’état. Cette fois sera-t-elle la bonne ? Sept fois ? Peut-être...

poste par iris samy

13 avril, 2011

Marche réussie des étudiants à Alger Un camouflet pour le pouvoir et une leçon pour l’opposition

http://www.leparisien.fr/images/2011/04/12/1404955_photo-1302608339143-1-0_640x280.jpgLes étudiants ont réussi ce mardi 12 avril à briser un tabou : celui d’organiser une manifestation pacifique de protestation dans la capitale. Au delà de l’exploit – ce n’était pas arrivé depuis la marche des aarouch en 2001 – cette manifestation apporte le camouflet le plus cinglant aux autorités.

 

Depuis des années, le pouvoir interdit les marches à Alger sous prétexte qu’elles risquent de porter atteinte à l’ordre public et à la sécurité dans la capitale, notamment à cause du terrorisme résiduel dans le pays. Même lorsqu’il a décidé de lever l’état d’urgence en février dernier, le gouvernement a maintenu cette interdiction de principe des marches à Alger. Les militants de la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD) et autres chômeurs en ont fait les frais.

 

Aujourd’hui, même si quelques affrontements ont eu lieu entre les forces de l’ordre et les manifestants, les étudiants ont montré que l’on peut organiser une manifestation à Alger sans dérapages. Sans qu’elle ne dégénère en émeute. Évidemment, l’absence de groupes de « jeunes patriotes » venus provoquer les manifestants a sans doute aidé à ce que le calme règne à peu près tout au long de la marche. Les étudiants ont montré leur maturité en mettant en place un service d’ordre, qui a fait tampon à plusieurs reprises entre les cordons de police et les autres manifestants. A partir d’aujourd’hui, les autorités auront plus de difficultés à justifier l’interdiction des marches à Alger par des raisons de sécurité.

 

L’autre enseignement s’adresse cette fois aux autres forces sociales et politiques qui tenteront à l’avenir d’organiser des manifestations. Les étudiants ont fait la preuve que le nombre, la détermination et l’organisation prennent le dessus sur les obstacles dressés par les autorités contre les marches. Ceux qui accusent le dispositif policier d’être responsable de l’échec des marches devront dorénavant trouver une autre excuse.

poste.par iris samy

13 avril, 2011

Methodes” et coups tordus des services algériens (DRS)

Publié  par abdoumenfloyd

 

“Methodes” et coups tordus des services algériens (DRS)

Nous avons reçu cette lettre d’une personnne, dont nous nous sommes assurés de l’identité, mais qui veut garder l’anonymat. Elle éclaire, d’un jour nouveau, pour ceux qui ne connaissent pas les méthodes du DRS, la façon avec laquelle les services secrets algériens “expédient” les “Affaires”.

Lettre à la Rédaction

Barcelone, 30 Novembre 2008

Depuis un certain temps, je lis sur vos colonnes tout ce qui a trait à l’affaire Mecili.
Le Gouvernement algérien gagnerait beaucoup en crédibilité s’il se décide à mettre la lumière une fois pour toutes sur cet assassinat d’un homme politique appartenant au Front des Forces Socialistes (FFS) à l’époque des faits.

La version qu’il s’agit là d’un coup tordu des services secrets algériens de l’époque, censés de protéger l’Etat et non de poursuivre les citoyens, est elle vraiment dénuée de toute crédibilité?

Je vous livre ici certains faits qui se sont produit dans les relations entre l’Espagne et l’Algérie, à cette même époque, et qui pourraient jeter quelque lumière sur ces zones d’ombre. Sur les méthodes des services algériens.

Au début du printemps de 1986, à l’époque où Charles Pasqua était ministre de l’Intérieur français, et le général Lakehal Ayat Medjdoub chef des Services secrets algériens, le numéro Un de l’organisation terroriste ETA, Domingo Iturbe Abasolo, dit Txomin, fut expédié de France vers le Gabon.

Il était en résidence surveillée en France, mais Pasqua, pour des raisons obscures, décida de l’envoyer à Libreville. Il y passa quelques mois. Aucun pays ne voulait de lui.

À la grande surprise des Autorités espagnoles, au début Septembre les Services algériens lui offrent l’hospitalité qu’il accepte.

Ce fut là une opération savamment préméditée et orchestrée. Il y aurait beaucoup à dire sur ces “coopérations” entre la France et l’Algérie.

Du jour au lendemain, le régime algérien de l’époque disposait d’un “jocker” qui pouvait être utilisé pour faire pression sur le Gouvernement espagnol.

Dans quel but?

Alger voulait renégocier les prix du gaz, mais Madrid ne voulait rien savoir. Tous les moyens étaient donc justifiés. On pouvait utiliser la tête du terroriste le plus recherché en Espagne, pour “convaincre” le Vice-président espagnol de l’époque, Alfonso Guerra, de renégocier le gaz et céder aux exigences du fournisseur.

Pour que le message envoyé à Madrid eusse plus de poids, les Services du général Lakehal Ayat séquestrèrent un journaliste espagnol qui se rendit à Alger en vue de faire un reportage sur l’affaire Txomin, une semaine durant.
Une fois que Madrid accepta les demandes algériennes, Alfonso Guerra se rendit à Alger en Décembre, et la crise du gaz se débloqua.

Le régime algérien manifesta alors toutes ses “bonnes dispositions” et organisa des rencontres entre les Autorités espagnoles et la direction de l’ETA dans quelque villa de service.

Mais le dénouement de l’affaire fut surprenant. Pour le moins qu’on puisse dire. Le hasard faisant bien les choses. Si tant est que le hasard existe, dans ce genre de situations:

Le premier Mars 1987, une fois rétablies les relations avec l’Espagne et renégocié le prix du gaz, Txomin mourra dans un accident de voiture dans les environs d’Alger.
À croire qu’il ne servait plus à grande chose. A-t-il été “périmé”, pour reprendre ce terme du jargon DRS?

A.B.

12 avril, 2011

 

La situation humanitaire des harragas « migrants » tunisiens en Italie et France s’est fortement aggravée.

 

 

 

harraga

Sans ressources, sans nourritures et sans documents
officiels (près de 90% n’ont pas pu conserver leurs passeports) ils se
trouvent livrés à eux même sans possibilité de prendre les transports.
Cette situation catastrophique a été crée par l’attitude scandaleuse du
gouvernement français qui refuse d’appliquer les accords qu’il a lui-même signés.
Après les rroms

le gouvernement français jette son dévolu sur les migrants tunisiens en bafouant même les accords de Schengen.
Les harragas sont harcelés par des spéculateurs mafieux qui leur demandent de
verser entre 150 et 600 euros pour traverser la frontière italo-française.
La F.T.C.R. demande aux autorités consulaires de faciliter l’octroi des
passeports aux nouveaux migrants arrivés de Lampedusa et de les exonérés de
la taxe sur les passeports de 60 euros.
La F.T.C.R. dénoncent à nouveaux les mesures illégales prises par le
gouvernement français contre les migrants tunisiens titulaires d’un document
légal de séjour prévu par la législation européenne. Certains immigrés
souhaitent repartir en Tunisie mais ne peuvent disposer des aides mises enplace.
La F.T.C.R. est en contacte avec les autorités consulaires tunisiennes à Gennes, Nice et à Paris pour faciliter l’aide aux migrants tunisiens. Les mesures prises par les autorités italiennes tardent à se concrétiser, le premier rendez vous est fixé au 18 avril 2011.
La F.T.C.R. demande que le statut avancé en cours de négociation entre la
Tunisie et l’Union Européenne comporte obligatoirement une clause garantissant
la liberté de circulation pour les citoyens tunisiens.
La F.T.C.R. lance un appel aux forces démocratiques françaises et italiennes
pour un grand rassemblement à la frontière italo-française pour garantir le
droit des migrants tunisiens et mettre fin aux harcèlements policiers et aux
mesures illégales du gouvernement français.

MALGRE LES PROTESTATIONS LE RAPATRIEMENT FORCE DES HARRAGAS CONTINUE A
LAMPEDUSA
La délégation de la F.T.C.R. et l’association membre RISOM nous informe que
Suite a une mascarade par laquelle les autorités ont essaye de faire croire
qu’il a été procède a une reconnaissance et a un examen individuel des
rapatries près  de 80 migrants ont été placé dans un avion sur
l’aéroport de Lampedusa en partance vers la Tunisie. Il a été  pourtant
établi de manière incontestable qu’il n’en rien : Le vice consul Walid
Hajem s’est contenté de faire une visite éclaire au centre sans prendre la
peine d’entrer dans la salle où étaient retenus les rapatriés ; il n’a
donc pu en reconnaitre formellement aucun. D’ailleurs les rapatriés
n’ayant pas rencontré d’autorités consulaires  étaient persuadés
qu’il n’allait pas être rapatriés et sont monté dans l’avion tranquillement.
Nous sommes d’autant plus troublé que le vice consul tunisien était accompagné par un homme d’affaire s’appelant Sami Trabeslsi de Palerme dont les liens obscures avec le pouvoir de l’ancien dictateur Ben Ali et le consulat Palerme et les milieux d’affaires siciliens sont depuis plusieurs
d’années dans les conversation des tunisiens du sud de l’Italie.
Ulcérés par l’attitude des autorités italiennes et tunisiennes les
tunisiens de Lampedusa se son révoltés et ont brulé le centre de rétention.
Pour contacter notre délégation : Omeyya Seddik 0039 3496741014
pour la FTCR le président Tarek BEN HIBA POINT DE VUE DU RD Maintenant que les choses sont claires, votre organisation, cher Tarek, doit joindre ses efforts pour trouvre les vraies solutions chez nous et non ailleurs où nos enfants seront toujours les mal venus!

par. Tarek BEN HIBA

12 avril, 2011

Les chameaux et les dromadaires

Affaire Khalifa en France: non-lieu et incompétence territoriale requisCorruption Algerie, Affaires en justice en Algérie

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Six ans après le début de l’instruction sur la déconfiture des sociétés du groupe Khalifa en France, le parquet de Nanterre a requis un non-lieu partiel et soulevé l’incompétence territoriale du tribunal pour juger cette affaire. En novembre 2003, l’information judiciaire confiée à une juge d’instruction avait été ouverte par le parquet notamment pour

Au-delà de la catharsis collective qu’il offre, en ces temps de sécheresse politique durable, le « procès du siècle » dégage une forte impression de déjà vu, qui ne rassure ni sur son impartialité ni sur sa crédibilité, contrairement à ce qui se murmure ici et là.

C’est vrai, les différents protagonistes de cette « affaire » et notamment les plus proches collaborateurs de Rafik Abdelmoumène Khalifa, ont dénoncé, pèle mêle, la majorité de ceux et de celles qui ont profité outrageusement de sa générosité criminelle en contrepartie de services activement ou passivement rendus.

C’est vrai, plus de 4 000 personnes ont été auditionnées en trois ans d’instruction laborieuse, 104 ont été formellement accusées, à un titre ou à un autre et 150 avocats algériens et étrangers mobilisés pour défendre ceux, qui avec leurs complices, ont dilapidé des milliards en dinars et en devises étrangères.

C’est vrai, de hauts et petits fonctionnaires, des ministres en fonctions, d’anciens ministres et probablement même un ancien premier ministre, M. Ahmed Ouyahia, en l’occurrence, ont été ou seront appelés à la barre pour témoigner ou s’expliquer sur les accusations graves dont ils ont clairement fait l’objet de la part de certains inculpés.

C’est vrai, Transparency International et l’Association algérienne de lutte contre la corruption se sont félicitées de l’atmosphère dans laquelle le procès s’est déroulé jusqu’à présent.

Mais les médias, les opinions publiques nationale et internationale ne semblent pas se contenter du coté apparent de l’iceberg et donnent déjà libre cours à leur imagination fertile pour élaborer toutes les supputations et les conjectures possibles sur le coté immergé de « l’iceberg Khalifa ».

Les peines, forcément différenciées, qui seront prononcés à l’encontre des uns, ne feront certainement pas taire les cris et chuchotements concernant les autres, c’est-à-dire, ceux que le procès actuel aura épargnés ou laissés en filigrane car ils se trouvent, pour l’instant, « du bon coté de la barrière » et escomptent tirer, à court terme, quelques dividendes de ce procès, qui finira par éclabousser toute la classe politique algérienne et par ternir davantage l’image du pays, hélas régulièrement cité, ces dernières années, parmi les pays les plus corrompus au monde.

Le pire n’excuse pas le mauvais, comme dirait Nourredine Boukrouh, dont les analyses « pointues » commencent à manquer au paysage médiatique algérien, de même que la fausse modestie a souvent servi d’alibi grossier à l’incompétence.
A chacun son jour.
Comme les frères Kéramane, aujourd’hui ; dans 10 ans, tout au plus, les frères A, B ou C seront, à leur tour, livrés en pâture aux médias et à la même Justice, impassiblement au service des plus forts du moment et les « affaires », à peine évoquées aujourd’hui, dont on a un avant-goût révélateur de temps à autre, deviendront, sans état d’âme, les nouveaux « scandales du siècle ». Ainsi tourne la roue de l’Histoire implacable.

La logique, voire même la sagesse aurait voulu que le « courage » politique qui a présidé à la conception et à l’adoption de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale, très clémente à l’égard des terroristes et leurs comparses, fût accompagné d‘une amnistie économique et fiscale, au profit de ceux et celles qui, à tort ou à raison, ont été condamnés pour crimes économiques.

Contrairement à ce qu’avancent les démagogues et les opportunistes de tous bords, l’aisance financière de notre pays pourrait permettre au gouvernement algérien d’effectuer ce geste audacieux, aux retombées hautement positives, à moyen et long terme, pour la cohésion sociale et la stabilité politique du pays, également vitales à la poursuite de sa croissance économique et de son développement, d’autant plus que la montée en puissance régionale de notre pays suscite chez certains de nos voisins du Nord et du Sud de la Méditerranée, qui constituaient des sanctuaires pour les terroristes, des inimitiés à peine voilées.Des fléaux sociaux comme la drogue et l’immigration clandestine, dont l’Algérie devient un pays de transit et de destination finale, constituent des menaces aussi sérieuses que la corruption sur la société et l’économie algériennes, fragilisées par des décennies de bureaucratie et de terrorisme.Une amnistie générale permettra à notre pays d’aller irréversiblement de l’avant et de na pas replonger, dans quelques années, dans des querelles byzantines dues à l’interprétation de certains aspects de son passé, qui n’ont jamais été abordés et définitivement assumés. En effet, il n’y a rien de plus dangereux que ce jeu de pendule permanent, entre le passé et le présent ou le recours systématique au passé pour justifier le présent ou l’avenir.Une véritable réconciliation nationale doit être globale sinon elle sera partielle, partiale et boiteuse, c’est-à-dire inopérante.La rancune aveugle et le populisme rend ridicule.L’histoire du chameau qui se moquait de la bosse du dromadaire qu’il avait croisé sur son chemin est au moins aussi connue que celle de l’arroseur arrosé ou du pompier pyromane. poste par.iris samy

 

11 avril, 2011

Lorsque le DRS joue sur du velours

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poste par .Radjef Saïd

Peut être celui qui a interrogé les morts et les cimetières sans  trouver nulle trace de la nation algérienne, n’est pas coupable de penser ainsi.

Apres une éclipse qui aura duré quelques semaines, le pouvoir refait surface par le biais de son chef du gouvernement Ahmed Ouyahia. Ce dernier, certain que le vent du changement s’est apaisé, multiplie les déclarations pour montrer l’image d’un pouvoir serein et à l’écoute des  attentes du peuple. Néanmoins, la prudence est de rigueur : il n’est que de se rappeler que voici à peine quelques semaines l’ardeur du changement qu’a susciter la chute brutale des présidents tunisien et égyptien chez la jeunesse algérienne. Ouyahia sait que le peuple veut le changement. Il sait également l’idée peu reluisante qu’a la majorité écrasante des algériennes et des algériens de son régime. Il sait aussi que l’incapacité de l’opposition a décrire et à transcrire dans les faits ses revendications, a dépasser ses querelles pour conscientiser au sens révolutionnaire la jeunesse et a créer les passerelles entre les différents mouvements de protestation joue en la faveur du système et risque de faire rater au peuple le coche du changement.

Il a raison de penser ainsi. Les élites algériennes n’ont pas su tirer profit de la ferveur de « la révolution du Jasmin » qui a suivi la chute du régime de Benali en Tunisie et qui a entraîné quelques jours plus tard celle du régime Moubarek  en Egypte. L’opposition algérienne n’a pas su battre le fer quand il était chaud, quand la contestation s’était emparée d’une partie de l’ANP, quand les chefs de l’armée et leurs affidés, drapés dans la peur et l’angoisse, craignant la colère de la rue, redoutant d’être chassés, effrayés de rendre des comptes, épouvantés par les tribunaux, se cantonnaient dans un silence et se préparaient à prendre la fuite  a grandes enjambées. Le peuple était prêt pour le changement mais l’opposition, empêtrée dans des querelles infantiles,  a failli une fois de plus à ses engagements et au rendez vous de l’histoire.

Sans dire un seul mot au peuple depuis des lustres, Bouteflika a cédé à toutes les revendications pour acheter la paix sociale aux généraux détenteurs du pouvoir, minimiser les tensions sur le front social pour permettre au DRS de tourner les flottements de l’opposition à son profit et la colère de la rue à son avantage, notamment en ridiculisant l’opposition à travers les échecs successifs de la CNDC. Rarement les clans qui composent l’oligarchie militaro financière qui retient en otage le pays depuis 1957, n’ont été aussi unis et solidaires qu’aujourd’hui, et jamais l’opposition n’a été aussi faible, crédule, dispersée, vaniteuse, infiltrée, noyautée et sans imagination que maintenant. Cette incapacité à mobiliser, prouve de façon éclatante que l’opposition refuse de regarder l’avenir ; qu’elle est inapte a occuper le terrain et investir le champs politique. Prisonnière d’un nationalisme paternaliste et condescendant, elle ne ressent plus ce que ressent le peuple. Sinon comment expliquer l’aptitude de ce pouvoir gérontocratique à se maintenir et à maintenir tout le monde sous sa botte ?

Les intellectuels, pour la plupart discrédités, n’ont pas su ou pas pu servir de guide et de modèle à une jeunesse qui ne demande qu’à s’épanouir. Outre les visions erronées qu’ils ont de leur société, ils ont été incapables de former des militants conscients de leurs responsabilités historiques, de canaliser et de transcender cette énergie pour la mettre au service du pays et des citoyens. La corruption, le mensonge et la violence que sont les instruments de gestion de ce pouvoir inique et cynique, n’expliquent pas tout. Il y a un problème plus profond et plus douloureux qui fait que l’opposition préfère dévorer ses meilleurs éléments en les sacrifiant sur l’autel du mensonge ; qui fait que l’algérien d’une façon générale, accepte sans broncher la domination, l’asservissement et la servilité. Pour quelques titres insignifiants et quelques misérables privilèges, il se dépare de sa grandeur morale et de sa dignité pour se prêter à toutes les forfaitures, à toutes les trahisons et à toutes les turpitudes que lui imposent les pires criminels et les pires ennemis de l’intelligence et du savoir.

N’a-t-on pas vu des députés du parlement croupion applaudir le reniement de la constitution pour permettre à un vieillard sénile et mégalomane d’extorquer à la république un troisième mandat ? Comment le changement peut-il arriver à ses fins alors que les partis ont tous aujourd’hui la tête tournée aux prochaines élections locales et générales ?  A ce jour, alors que des milliers de jeunes prennent le chemin de la harga ou a défaut s’immoler en guise de protestation contre le régime en place,  on ignore les dispositions et les moyens que compte mettre en œuvre l’opposition pour mettre un terme à un système qui fonctionne depuis 1957 selon un code non écrit qui définit l’Algérie comme un bien privé entre des clans très restreints ayant tissé leur toile d’araignée au niveau de toutes les institutions. Pourtant, les réseaux de communication ne manquent pas.

Tant que les émeutes qui éclatent par ci par là  sont délimitées dans un périmètre social, le DRS arrive toujours à les circonscrire en jouant sur du velours. Seule la jeunesse, en particulier les étudiants, peut sonner le glas de ce régime en revendiquant un changement politique. Malheureusement, le DRS qui n’ignore pas cette menace –cette réalité-, a déjà pris les devants et à inscrit à son compte toutes les revendications légitimes, allant jusqu’à proposer la fameuse constituante si chère Hocine Ait Ahmed, en suscitant des débats houleux  au sein même des partis de l’alliance présidentielle.


11 avril, 2011
 

 

 


Un tyran est mort avant même de commencer à régner !

 

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Les morts ne peuvent pas changer.
Ils ont gâché toutes les chances qui étaient passées
Pendant qu’ils calculer combien ils pouvaient gagner
Et combien il faudrait tuer
Pour garder le pouvoir qu’ils avaient usurpé.Pour fructifier nos richesses et fortifier notre sécurité
Nous avons crée un laboratoire spécialement dédié
À la destruction de tout ce qui pourra nous gêner
Dans notre ascension vers les cimes élevées
Ces cimes où nous pouvons respirer l’air frai et purifié

Un mensonge de cinquante ans doit être respecté
Sinon ceux qu’ils l’ont semé ne pourront plus rien récolter
Nos mensonges ont été gracieusement rémunéré
Nous ne pouvons les lâcher et s’en séparer
De peur de gouter aux affres de la pauvreté

Nous avions massacré, torturé et assassiné
Dans le silence lourd et chaud de l’été
Dans la nuit froide de l’hiver de chaque année
Dans les villes, les villages et les forêts
Tout le monde savait mais personne n’avait témoigné

Nous ne pouvons pas accepter de céder
Cette gloire dont nous sommes enrôlés
Tout ces titres et toutes ces noblesses que nous avions usurpés
Tout ces milliards de dollars que nous avions amassés
Et, cette belle constitution que nous avions maintes fois violé

Nous ne pouvons pas dissoudre cette assemblée
Qui vote sans chercher à critiquer ou à rejeter
Ces lois que nous cessons de copier et ou d’importer
De ces pays avec lesquels nous avions crées des liens d’amitiés
À condition de faire tout ce qu’ils décideront de nous dicter

L’Algérie est cette belle princesse généreuse et bien dotée
Elle ne pourra s’offrir qu’à ceux qui acceptent de la maltraiter

Les prétendants sont nombreux mais rares sont ceux qui arrivent à l’approcher
Elles se donnent avec facilité mais comme la vie dans son carnet tout est noté
Nous l’avons trouvé, nous tétons son sein et nous n’arrivons pas à se contenter

Pourquoi changer ? Pourquoi effacer cinquante ans de tranquillité?
Pourquoi bouleverser cette situation qui nous a tant et tant comblé ?
Nous mangeons, nous buvons, nous dormons et nous f…r..q…. à satiété !
Nous n’avons jamais suer, nous n’avons jamais tellement penser
Nous avons mené la vie de ces rois qui avaient régné allongés !

Cinquante ans à téter le pétrole et â respirer le gaz de cette générosité
Que nous avions cru facile à consommer, à digérer et à évacuer
Cinquante ans à entasser les échecs et à avancer sans regrets
Car nous ne pouvions s’arrêter au risque que tout ce que nous avions volés
Apparaissent aux yeux de ce peuple que nous avions à jamais ignorés

Venez nous déloger de cette tour où nous sommes enfermés
Elle est devenue un lieu où le vice ne veut plus rien lâcher
Venez nous délivrer de ce pouvoir pervers qui nous a possédé
Récupérez votre bien avant que la destruction ne revienne pour tout emporter
Vous et nous et la survie de cette terre qui reste encore très convoitée

par _IRIS SAMY

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