Methodes” et coups tordus des services algériens (DRS)

Publié  par abdoumenfloyd

 

“Methodes” et coups tordus des services algériens (DRS)

Nous avons reçu cette lettre d’une personnne, dont nous nous sommes assurés de l’identité, mais qui veut garder l’anonymat. Elle éclaire, d’un jour nouveau, pour ceux qui ne connaissent pas les méthodes du DRS, la façon avec laquelle les services secrets algériens “expédient” les “Affaires”.

Lettre à la Rédaction

Barcelone, 30 Novembre 2008

Depuis un certain temps, je lis sur vos colonnes tout ce qui a trait à l’affaire Mecili.
Le Gouvernement algérien gagnerait beaucoup en crédibilité s’il se décide à mettre la lumière une fois pour toutes sur cet assassinat d’un homme politique appartenant au Front des Forces Socialistes (FFS) à l’époque des faits.

La version qu’il s’agit là d’un coup tordu des services secrets algériens de l’époque, censés de protéger l’Etat et non de poursuivre les citoyens, est elle vraiment dénuée de toute crédibilité?

Je vous livre ici certains faits qui se sont produit dans les relations entre l’Espagne et l’Algérie, à cette même époque, et qui pourraient jeter quelque lumière sur ces zones d’ombre. Sur les méthodes des services algériens.

Au début du printemps de 1986, à l’époque où Charles Pasqua était ministre de l’Intérieur français, et le général Lakehal Ayat Medjdoub chef des Services secrets algériens, le numéro Un de l’organisation terroriste ETA, Domingo Iturbe Abasolo, dit Txomin, fut expédié de France vers le Gabon.

Il était en résidence surveillée en France, mais Pasqua, pour des raisons obscures, décida de l’envoyer à Libreville. Il y passa quelques mois. Aucun pays ne voulait de lui.

À la grande surprise des Autorités espagnoles, au début Septembre les Services algériens lui offrent l’hospitalité qu’il accepte.

Ce fut là une opération savamment préméditée et orchestrée. Il y aurait beaucoup à dire sur ces “coopérations” entre la France et l’Algérie.

Du jour au lendemain, le régime algérien de l’époque disposait d’un “jocker” qui pouvait être utilisé pour faire pression sur le Gouvernement espagnol.

Dans quel but?

Alger voulait renégocier les prix du gaz, mais Madrid ne voulait rien savoir. Tous les moyens étaient donc justifiés. On pouvait utiliser la tête du terroriste le plus recherché en Espagne, pour “convaincre” le Vice-président espagnol de l’époque, Alfonso Guerra, de renégocier le gaz et céder aux exigences du fournisseur.

Pour que le message envoyé à Madrid eusse plus de poids, les Services du général Lakehal Ayat séquestrèrent un journaliste espagnol qui se rendit à Alger en vue de faire un reportage sur l’affaire Txomin, une semaine durant.
Une fois que Madrid accepta les demandes algériennes, Alfonso Guerra se rendit à Alger en Décembre, et la crise du gaz se débloqua.

Le régime algérien manifesta alors toutes ses “bonnes dispositions” et organisa des rencontres entre les Autorités espagnoles et la direction de l’ETA dans quelque villa de service.

Mais le dénouement de l’affaire fut surprenant. Pour le moins qu’on puisse dire. Le hasard faisant bien les choses. Si tant est que le hasard existe, dans ce genre de situations:

Le premier Mars 1987, une fois rétablies les relations avec l’Espagne et renégocié le prix du gaz, Txomin mourra dans un accident de voiture dans les environs d’Alger.
À croire qu’il ne servait plus à grande chose. A-t-il été “périmé”, pour reprendre ce terme du jargon DRS?

A.B.

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