Archive pour mars, 2011

un penseur, un militant de la langue berbère

21 mars, 2011

LA GRANDE POUBELLE Journal d’un ancien détenu politique en Algérie, de Smaïl MEDJEBER

un penseur, un militant de la langue berbère dans politique Clipboard01-175x300Les faits rapportés dans ce Journal ont eu lieu dans l’une des prisons d’Algérie d’horrible réputation : celle de Berrouaghia. Ils sont authentiques. Les personnages cités sont réels. Parmi eux, des personnalités connues, à l’instar de Me ALI-YAHIA Abdenour, l’un des fondateurs de la première Ligue Algérienne pour la Défense des Droits de l’Homme.

Dans son Introduction, Smaïl MEDJEBER fustige le pouvoir algérien qu’il qualifie de : « despotique, tyrannique, oppressif, répressif ».

Ce travail d’écriture, secret et dangereux pour l’auteur, avait été fait dans le seul but de témoigner, de déchirer le voile lourd et opaque qui pèse sur ce milieu carcéral infernal très fermé, verrouillé, hermétique ; de dénoncer les conditions carcérales inhumaines, la férocité de l’administration pénitentiaire et des
geôliers tortionnaires, sadiques, comme cet arracheur de poils des pubis aux détenus. Entre autres atroces sévices.

Il abordera aussi un sujet tabou : la souffrance sexuelle des détenus. On lira également, en documents annexes, des témoignages relatant le carnage qui avait eu lieu dans cette prison en novembre 1994. Faits dévoilés par l’Observatoire des Droits Humains en Algérie.

Cet ouvrage est, aussi, un devoir, une mission humanitaire très difficile mais accomplie à l’égard des détenus que l’auteur avait côtoyés dans cet enfer carcéral algérien. Pour ne pas les oublier et les décevoir.
PLANTU, par sa pertinente caricature, illustrant la couverture, nous montre La Grande Poubelle de l’extérieur, Smaïl MEDJEBER, par son émouvant Journal, nous la fait découvrir de l’intérieur…

L’AUTEUR :

Né en 195O en Kabylie (Algérie), Smaïl MEDJEBER est un penseur, un militant de la langue berbère de longue date. Détenu politique, condamné à mort, ayant subi d’atroces tortures, après onze ans et demi d’un horrible calvaire, il sera libéré grâce aux interventions d’ONG de défense des Droit de l’Homme et de Sa Sainteté le
Pape Jean-Paul II. Engagé, incorruptible, fidèle à ses convictions, prenant sa revanche contre le pouvoir algérien, il continuera son combat intellectuel en éditant et en dirigeant une revue culturelle. Dévoiler, aujourd’hui, son Journal écrit en prison il y a vingt cinq ans, est également une autre revanche vis-à-vis de ce même pouvoir dictatorial, briseur de vies.

Cet ouvrage de 410 pages, paru en janvier 2011, est disponible chez : L’Harmattan, Edition-Diffusion, 7, rue de l’Ecole Polytechnique 75005 Paris, Librairie L’Harmattan, 16, rue des Ecoles 75005, Paris
FNAC, GIBERT Jeune… Ou sur commande chez votre libraire habituel. Prix : 36 €

VIENT DE PARAITRE AUX EDITIONS L’HARMATTAN : LA GRANDE POUBELLE Journal d’un ancien détenu politique en Algérie, de Smaïl MEDJEBER

20 mars, 2011

 

 

Bernard Henri Lévy : “Mon ami Saïd Sadi, se fait insulter dans la presse”*

Le Caire, depuis la semaine dernière, pour tenter d’observer, à partir de son épicentre, l’incalculable séisme qui secoue le monde arabe. J’y reviendrai, bien sûr. J’y reviendrai dans le détail. Mais comment ne pas saluer, déjà, le formidable désaveu qui, de Bahreïn à Tripoli, d’Alger à Sanaa, aura été infligé aux tenants d’une Histoire immobile, vécue comme une fatalité, figée dans ses mauvais destins ? et comment, surtout, ne pas être sidéré par le courage de ces hommes et femmes qui affrontent, à mains nues, des forces de répression que le contre-exemple égyptien semble avoir décidé à ne rien céder du tout ? Ces révoltes arabes contre la dictature, il faut, pour le moment, les soutenir sans réserve.

Nouvelles, depuis Paris, de l’entrée en campagne officieuse d’un certain Dominique Strauss-Kahn. Et, en face, le très vilain murmure qui lui fait aussitôt écho. Les uns, à droite : cet homme sans terroir ni territoire, ce déraciné définitif, ce Français de papier qui n’a jamais appris à flatter le cul des vaches, que sait-il de la « France rurale » ? qu’a-t-il à nous dire de la France qu’on « aime bien » ? de quel droit prétend-il incarner le « pays réel » ? Les autres, à « gauche » : comment un directeur du FMI, exilé à Washington depuis quatre ans, familier de la haute finance, peut-il porter les couleurs de son parti ? incarner l’espoir des simples gens de son pays ? comment le nouvel homme à la vaisselle d’or, ci-devant affameur des « Pigs » (Portugal, Irlande, Grèce, Espagne), ne serait-il pas, le moment venu, l’allié objectif de l’« ordre libéral » ? Le double visage d’une « idéologie française » qui ne se lasse décidément pas de donner raison à ses pourfendeurs.

Je me souviens de Jean-Paul Dollé qu’un dernier carré d’amis – Roland Castro, Regis Debray, Gilles Hertzog, moi-même, d’autres… – enterraient, la semaine passée, dans le cimetière de Beaugency. N’a-t-il pas donné, à la fin des années 70, un livre qui s’appelait « L’odeur de la France » ? Et ne l’ai-je pas, ce livre, en pleine époque des nouveaux philosophes, moi-même publié ? Oui, bien sûr. Mais justement. Il était une fois une France dont l’odeur était aussi celle de ses œuvres les plus hautes. Il était une fois une patrie de l’idée, au parfum d’universalité, dont un postmaoïste pouvait rappeler qu’elle n’est jamais si grande que lorsqu’elle l’est pour tous les hommes. Il était une fois, oui, un philosophe et poète qui, quand il disait « la France », faisait venir à la pensée un peuple de communards, dreyfusards, maquisards dont un autre de nos amis, Pierre Goldman, dont il sera le biographe, évoquait l’infracassable grandeur. Quel recul. Quelle tristesse.

Et « La France moisie » de Philippe Sollers… Et cet article de 1999 auquel Sylvie Pierre-Brossolette, dans le film qu’elle consacre à l’auteur de « Paradis », ne peut manquer de faire allusion et que le télespectateur, plus de dix ans après, reçoit encore, hélas, 5 sur 5… On aimerait ne parler que du reste. On aimerait ne voir ni n’entendre que la beauté de ces images et l’impression qu’elles dégagent de jeunesse à volonté. Il faudrait pouvoir ne prêter attention, dans ce film, qu’à cette invention d’un style et, donc, d’une façon d’exister, à cette façon d’être habité par la lumière et la beauté de l’art et, par conséquent, du monde, qui sera l’autre « empreinte » de Sollers. Mais non. Epoque oblige. Misère de sa chambre d’écho et des miroirs hideux qu’elle nous tend. L’interminable glas du fascisme à la française.

Et le cas Jardin… Je n’ai pas lu le livre consacré par Alexandre Jardin à Jean Jardin, son grand-père, qui fut le collaborateur de Pierre Laval. Et je ne l’ai, ici, évidemment pas sous la main. Mais je repense à la violence ahurissante des réactions qu’il a suscitées. Je pense à ce torrent de fiel, ces insultes, ces faux témoins convoqués pour dire l’esprit de mesure de l’aïeul et la vilenie mercantile du petit-fils. Je réentends le glapissement des bien-pensants qui, furieux d’avoir perdu l’« enfant magique » d’autrefois et de retrouver, en lieu et place, un « procureur » acharné à « salir le nom des Jardin », nous resservent leur éternel couplet sur le pétainiste-résistant qui, d’une main, envoyait les juifs à la chambre à gaz et, de l’autre, prétendait en sauver quelques-uns. Peu importe, encore une fois, le livre. On a là un Français qui tente, avec probité, de vider l’armoire aux poisons familiale. On a, en face, la vieille meute affolée qui, parce qu’il prononce le mot mémoire, ne sait rien faire de mieux que sortir le revolver à injures. Eh bien, cela fait un contexte. Et même une atmosphère. dans politique 251

 

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En attendant, l’émir du Bahreïn tue. Le colonel Kadhafi lance son appel à la guerre civile et se conduit comme un boucher. L’un des rares opposants crédibles à la dictature Bouteflika en Algérie, mon ami Saïd Sadi, se fait insulter dans la presse de son pays et parfois, aussi, dans la nôtre. Et la puissance nucléaire du monde arabo-musulman – à savoir le Pakistan – commence de renverser ses alliances pour, dans l’indifférence générale, appuyer la Shura des Talibans, laisser les agents de l’Isi soutenir de plus en plus ouvertement le djihad et, last but not least, inviter près de 11 000 soldats chinois au Gilgit-Baltistan.Normal ? Pas tout à fait. Mais, sur cela aussi, je reviendrai.

Deux solutions, à partir de là. Soit l’effroi du capitaine Achab repensant à sa première baleine (pour moi, il y a quarante ans, déjà le Pakistan) et confronté à l’« horreur des abîmes » qui s’ouvrent à nouveau face à lui. Soit (et, à tout prendre, je préfère cela) l’increvable passion de Musil murmurant, à l’heure du plus haut péril : « allez, allez ! il n’y a que le tragique qui fasse penser ».

Bernard-Henri Lévy

par_ afh

20 mars, 2011
 dans politique shim_noir Sarkozy quitte l'Algérie sans s'excuser shim_noir dans politique
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12/06/2007
Sarkozy quitte l’Algérie sans s’excuser
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Nicolas Sarkozy a achevé mercredi à Constantine sa visite en Algérie, avec une condamnation ferme du colonialisme, mais sans présenter d’excuses, et en appelant l’Algérie à se « tourner vers l’avenir ».

« Beaucoup de ceux qui étaient venus s’installer en Algérie étaient de bonne foi. Ils étaient venus pour travailler et pour construire, sans l’intention d’asservir ni d’exploiter personne », a-t-il souligné, « mais le système colonial était injuste par nature et il ne pouvait être vécu autrement que comme une entreprise d’asservissement et d’exploitation ».

il n’a pas prononcé les excuses exigées par les Algériens pour les crimes imputés à la colonisation française, préférant les appeler à « tourner la page »: « Je ne suis pas venu nier le passé, mais je suis venu vous dire que le futur est plus important », a-t-il insisté. « Les fautes et les crimes du passé furent impardonnables. Mais c’est sur notre capacité à conjurer l’intolérance, le fanatisme et le racisme qui préparent les crimes et les guerres de demain que nos enfants nous jugeront », a-t-il ajouté.

Après son discours, il s’est offert dans les rues du centre de Constantine un chaleureux bain de foule avec Abdelaziz Bouteflika, accueilli par les vivats de la foule scandant « Bouteflika, un troisième mandat! » ou « One, two, three, viva Algérie! » Avant même la fin du voyage du président, l’Elysée l’a qualifié de succès, estimant, selon un de ses hauts responsables, « incontestable qu’une nouvelle page s’est ouverte ». « Sur la mémoire, chacun a fait un pas vers l’autre, les choses se sont vraiment stabilisées », a ajouté ce responsable.

bouteflika! un vulgaire incompétent !

20 mars, 2011

4 Pourquoi Bouteflika fait-ilson “autocritique” ?

Quebouefchanteur.jpg léguera Bouteflika à l’Histoire de l’Algérie si dans quelques mois, pour quelque raison que ce soit, il ne soit plus en charge de la fonction présidentielle ? Les paragraphes qui précèdent fournissent une partie de la réponse.
Il existe plusieurs raisons qui lui ont fait aborder dans son discours le thème de la corruption et celui de l’échec économique.
• En légitimant la corruption par le recours au symbole du pot de miel, utilisé 30 ans plus tôt par Boumediene (sic!), il essaie d’anticiper et de rendre caduques les probables enquêtes qui ne manqueraient pas d’être ouvertes, sur son implication personnelle et celle de son clan dans le pillage de l’Algérie (dont l’affaire Orascom n’est qu’un infime volet). Dans ce cas, rien de mieux que de culpabiliser ‘tout le monde’ et espérer que cette question disparaisse des velléités d’une Cour des Comptes opportunément réinstallée.
Mais il fait là une erreur de fond : il y a dans ce pays suffisamment de patriotes honnêtes parmi les civils et les militaires, les politiques et les fonctionnaires qui seront indifférents à ses calculs.
• En semblant donner en pâture Temmar à la vindicte médiatique, il cible autre chose que cet ami qui lui est cher (avec Chekib Khellil et Zerhouni) : pour rien au monde il ne le renverrait comme un vulgaire incompétent ! D’ailleurs si c’était le cas, pourquoi ne l’aurait-il pas immédiatement déchargé de ses fonctions ? Pourquoi attendre ? En vérité il poursuit 2 objectifs. Le premier est d’éviter tout inventaire sur sa gestion (pleine de suspicions) qui a amené le pays à l’impasse dans laquelle il se trouve aujourd’hui ce qui pourrait l`empêcher de briguer un éventuel 3e mandat. Il parle déjà de `nouvelle stratégie pour l`Algérie` comme si de rien n`était ! Son autocritique, espère-t-il, sera suffisante pour ne donner aucune prise aux critiques sur son bilan catastrophique et pour faire oublier qu`il a maintenu coûte que coûte, 10 ans durant, des ministres à des postes-clés de l’économie, tous notoirement incompétents mais tous issus de sa région à seule fin de brader les actifs de l’Algérie. Mais maintenant que ses objectifs sont atteints, il n’hésitera pas à nommer un remplaçant factice à Temmar et qui ne soit pas de l’Ouest, histoire de noyer le poisson.
La deuxième raison est accessoirement (ou principalement) de couper la branche sur laquelle s’appuierait Ouyahia pour prétendre lui succéder dans quelques mois. En ne faisant que répéter ‘j’approuve le programme du Président Bouteflika’ y compris quand il n’était plus au gouvernement, Ouyahia se trouve la première victime (et non Temmar) du cynisme de Bouteflika et de son autocritique. La déclaration de ce dernier en effet prive Ouyahia de toute référence à un bilan économique positif de son action en tant que Premier Ministre pour légitimer demain sa candidature à la magistrature suprême. Il ne peut en cela aller à l’encontre du verdict de Bouteflika ! D`ailleurs il ne dit rien ! Monsieur Ouyahia, circulez, y a rien à espérer !

Débarrassé de Ouyahia qu’il sait tout à la fois plus intelligent, plus intègre mais trop complaisant pour prétendre diriger le pays, Bouteflika cherchera-t-il à placer quelqu’un d’autre ou se prépare-t-il tout simplement, après avoir été en charge de la fonction présidentielle, s’être enrichi à la russe (avec son clan) à aspirer à devenir un Président ?

La réponse n’est pas dans le marc de votre café …..

par_f H

20 mars, 2011

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Les citoyens Algériens et les démons du pouvoir. CES GENERAUX QUI GANGRENENT L’ALGERIE.

Comment Bouteflika a fait piller l’Algérie.

1. Un calcul froid

  Bouteflika, il faut le reconnaître, ne peut pas avoir réussi, sans un certain talent, à convaincre en 1999 quelques quarterons de généraux de lui confier les fonctions présidentielles et finir ensuite par les diviser afin d’obtenir le 2è mandat et peut être un 3è. Un talent tactique de joueur dominos dans un pays où pourtant les champions au jeu d’échecs ne manquent pas. A quel algorithme a14.jpg-t-il obéi pour parvenir à ses fins ? Et où veut-il aller maintenant? Sa métamorphose en ‘patriote alarmé par le pillage de son pays’ est-elle crédible ?
Son récent discours devant les chefs d’APC comporte deux éléments de réponse essentiels pour décoder la trame sur laquelle s’est appuyée son pouvoir et renforcée sa mainmise sur l’ensemble des rouage politiques, économiques, intellectuels, médiatiques et militaires du pays (n’en déplaise à ceux qui croient encore que ce sont toujours les généraux qui décident de tout !). Qu’en a-t-on retenu? A l’image de Louisa Hanoun et de l’ensemble de la presse nationale, tout le monde ‘se félicite’ de l’autocritique de Bouteflika sur son programme économique et l’aveu de son échec. Quel superbe précédent démocratique. Ils en viendraient presque, ces opposants à toute heure, à se mettre joyeusement au diapason de ceux qui n’arrêtent pas de réclamer un 3è mandat depuis le premier jour d’inauguration du 2è mandat.
Il ne fallait donc ‘que ça’ pour calmer leurs ‘ardeurs démocratiques’ et mettre en berne leur vigilance face au viol probable d’une Constitution et d’un pays qui n’en demandaient pas tant.
Oui, à l’évidence, Bouteflika semble bien connaître ce (son) peuple. A preuve, strictement personne n’a commenté cet autre message du même discours, relatif lui à quelque chose de plus critique: la corruption. ‘Tous les algériens’ a-t-il asséné – sûr de lui – ‘ont trempé leurs doigts dans le miel’. Faut-il être politologue ou psychologue pour traduire cette allusion ? Sûrement pas : alors osons une traduction plus explicite : ‘Si vous pensez que moi et mon clan avons volé (ce qu’il ne conteste pas !) êtes-vous sûr que chacun de vous – civils, militaires, hauts cadres et commis de l’Etat, fonctionnaires de base, Professeurs d’Université, journalistes, hommes, femmes – n’a absolument rien à se reprocher en la matière?’.

Il savait le bougre que personne n’oserait lever le doigt pour dire ‘moi Monsieur je n’ai pas volé : mes villas, mes appartements, mes lots de terrains, mes comptes en banques, mes facilités bancaires, mes centaines de conteneurs, mes usines de montage, mes comptes à l’étranger, tout cela est le fruit d’un labeur acharné !’. Il savait que personne n’oserait car la corruption en Algérie et sa ramification dans tous les gênes du pays est le résultat d’une approche pernicieuse, froidement pensée depuis le premier jour de son arrivée au pouvoir. Et son évocation dans ce discours ne doit rien au hasard. Elle obéit à un redoutable calcul, concomitant à celui qui a consisté à attendre 10 ans pour faire semblant de s’apercevoir que Temmar n’a rien fait que mettre l’Algérie à genoux, bradant ses meilleurs actifs et aggravant davantage sa vulnérabilité économique.
Ce calcul dont nous exposons en trois partie la trame avait pour maîtres d’œuvre Chekib Khellil et Temmar et avait été développé dés le début de son premier mandat afin de mystifier le pays et asseoir son pouvoir contre tous et en particulier les militaires.

2.Une loi pour légaliser
la corruption et le pillage du pays.

Lorsque Bouteflika fait appel à Chekib Khellil pour diriger l’Energie, il fait appel à un cadre de
la Banque Mondiale qui malgré 25 ans 15.jpgde service au sein de cette institution ne fait même pas partie du top management. Et pour cause, c’est un simple directeur de projet comme elle en possède des centaines. On ne lui connaît ni ouvrage reflétant son expérience de 25 ans sur la stratégie de développement des pays émergents, ni articles de référence dans les prestigieux journaux américains par exemple (puisque le siège de
la Banque Mondiale est situé à Washington DC), ni même une reconnaissance académique qui lui vaille des invitations – à l’instar de tous les grands directeurs de
la BM – dans les prestigieux forums ou universités, de par le monde, qui s’intéressent aux problématiques de développement.

Il n’apportera donc stricto-senso aucune valeur ajoutée à l’Algérie.
Mais si Bouteflika fait appel à lui et le maintient 10ans durant au même poste, ce n’est sûrement pas pour ses compétences. Ce critère n`est pas – loin s`en faut – sa préoccupation, comme le montrent les CV de sa `dream team`: Khellil, Temmar, Benachenhou, Medelci, Terbeche, Djoudi, etc`. Le Ministère de l’Energie n`a-t-il pas toujours été ‘une planque dorée’: le moins exposé aux résultats car poussé par les deux moteurs que sont Sonatrach et Sonelgaz?

Mais, au-delà de sa loi sur les hydrocarbures, Chekib Khellil apporte avec lui – tout de même – une expertise dont
la Banque Mondiale en est le creuset: l’art de la corruption légale. Car faut-il le préciser, selon son précédent Président Paul Wolfowitz : ‘Le temple planétaire de la corruption légale a pour quartiers généraux:
la Banque Mondiale’. Chekib Khellil va donc mettre en œuvre en Algérie la fameuse ‘clause d’urgence’ qu’il généralise dans tous les appels d’offres. Cette clause va constituer la colonne vertébrale et l’ossature du pillage du pays et la neutralisation voire l’asservissement de toutes les instances civiles et militaires du pays par Bouteflika. Portée par des travaux d’infrastructures, opportunément pharaoniques , en particulier pour Sonatrach, Sonelgaz, les télécoms et le BTP, la clause d’urgence devient l’eldorado pour tous les experts de la surfacturation. Quand des journalistes l’interrogent sur l’extrême abus constaté dans l’utilisation de cette clause, appliquée en permanence, Chekib Khellil répondit – rapporté par le Soir d’Algérie – à la marge : ‘le Ministère de
la Défense l’utilise tous les jours !’. Hors sujet ? Non, il y a un message subliminal dans cette réponse : ‘si vous sous-entendez que la clause d’urgence est un moyen de détournement de sommes colossales pour le clan de Bouteflika, sachez que les militaires s’en donnent à cœur joie aussi’! La réponse est une menace directe proférée à toute personne ou entité mal intentionnée !! Elle est d`ailleurs dans le même esprit que l’histoire du pot de miel de Bouteflika et dévoile le piège dans lequel il a voulu fermer tous ses adversaires.

Grâce à la clause d’urgence, Bouteflika trouve le moyen de ‘démocratiser’ le pillage de l’Algérie en prenant soin de ‘mouiller’ tout le monde, chacun à son niveau : ministres, généraux, cadres, fonctionnaires, ouvriers, etc. Toute personne évoluant à côté d’un pot de miel est ‘invitée’ tacitement à y tremper les doigts et pour les plus futés : les mains ! C’est à peine s’il ne théorise pas son approche envers les décideurs traditionnels : ‘pour que le peuple ne vous répète plus ‘min ayna jak hada’ en vogue dans les années 70/80/90, facilitez lui ‘l’accès au vol’ avec pour chacun sa quote-part en fonction de ses responsabilités et de ses capacités. Vous, moi et mon clan prélèverons nos 5 à 10% sur les contrats mirifiques à plusieurs milliards dollars que nous nous chargerons de lancer vite, massivement et continuellement, sous le prétexte que l’Algérie a un retard à rattraper ‘en tout’. Et les gueux qui constituent ce petit peuple le feront aussi à leurs niveaux, sans retenue et sans merci, ne vous inquiétez pas ! Et personne ne sera puni ou très peu. De temps en temps nous mettrons en prison quelque PDG – comme ceux de
la BADR ou d`Algerie Telecom – pour montrer qu`on a le sens de l`Etat mais que nous nous empresserons d`acquitter. Le procès Khalifa n’a-t-il pas révélé que de ‘hardis entrepreneurs’ s’associent avec des israéliens pour gagner douteusement des contrats en Algérie et transférer ensuite leurs revenus en France ? A-t-on cherché à enquêter? Que non ! Amar Saidani, ancien Président de l’APN – monument de la démocratie populaire (!) – architecte d’un détournement de plusieurs dizaines de milliards est-il été inquiété ? Absolument pas. C’est normal. Dans la logique de Bouteflika, s`attaquer aux malversations des ‘grosses pointures’ du système c’est se tirer une balle dans chacun de ses pieds. Leurs méfaits ne sont-ils pas le résultat logique de ses calculs ?

Ainsi le prix du pétrole aidant, Bouteflika se prend à considérer qu’il peut tout acheter : les projets, les consciences nationales et internationales, de furtifs et futiles rendez-vous (Eva Joly, Steve Balmer (???), Jean Pierre Elkabach, etc..) et même, croit-il, les performances des athlètes. Ne leur promet-il pas des récompenses mirobolantes s’ils décrochaient des médailles aux JO de Pékin? Exactement ce que fait Omar Bongo depuis 25 ans : une fortune à vie pour toute médaille rapportée. Dans ce pays corrompu jusqu’à l’os, l’heureux gagnant n’a pas encore pointé à l’horizon et le peuple gabonais n’a pas fini d’attendre que son drapeau se hisse dans une enceinte olympique. Quant aux athlètes algériens, ils ont réussi – sans l’argent de Bouteflika – à devenir champions olympiques et champions du monde (à l’image de Boulmarka et de Morcelli) en pleine décennie noire, sans avoir d’autre idéal que celui de leur pays.
Ce qu’ ignore Bouteflika, pour qui le destin a toujours servi des plats préparés – à l’image de ces collégiens qui passent de classe en classe grâce au copiage et au piston, donnant l’illusion qu’ils sont de bons élèves, jusqu’au jour où le baccalauréat les bloque à jamais – la performance est le résultat d’un travail sérieux, de l’abnégation et de la lucidité. En sport comme en politique.
Comment s’étonner alors que face à cette corruption, sciemment instituée comme une méthode de gestion politique, aucune entreprise internationale ne fasse bénéficier l’Algérie des innombrables délocalisations qu’elles opèrent à tout crin ?

par_FH

20 mars, 2011

La chute des tyrans : Des peuples qui se hâtent vers leur avenir

 dans politique Ghermoul-150x150Abdelaziz Gharmoul (Ecrivain, journaliste)

L’Histoire ne pardonne pas, une règle de laquelle les pouvoirs arabes ne semblent pas avoir tiré grand-chose.

Toutes les leçons des expériences qui se sont répétées sur plusieurs générations n’ont été intégrées qu’au moindre degré dans le monde arabe. Aussi, dans cette partie du monde, l’homme tend-il à répéter les erreurs de l’histoire comme s’il était à chaque fois le premier à les commettre et comme si, pour lui, l’Histoire n’était pas faite pour le punir au bout du compte pour ses erreurs – une punition assortie d’humiliation dans certains cas, tel que ce fut le cas pour quelques tyrans. De grâce, alors, observons bien ! L’histoire est en train de refaçonner aujourd’hui la vie des Arabes, vie jusque-là figée depuis des siècles. Ces événements, dont le souffle circule encore et dont vous suivez partout où vous êtes, ces événements qui meublent l’espace des médias de faits très chauds et qui, surtout, transforment le décor politique et parfois social de certains pays du Moyen-Orient et du Maghreb, ne sont pas de simples événements éphémères d’une réalité chancelante.

Non, c’est l’Histoire qui s’ébranle et secoue ces régions comme un séisme, pour recomposer l’écorce terrestre tectonique sous les pieds des peuples, afin que ces derniers se pressent vers leur avenir avec des pas (qu’ils veulent être) sûrs et mieux orientés. Comme nous l’enseigne l’Histoire, quand ils n’en peuvent plus de leurs conditions de vie, les peuples inventent de leur sang les voies vers ce qu’ils considèrent comme un avenir meilleur pour eux. Qu’on regarde avec des yeux bien ouverts ce spectacle sanglant et qu’on se pose les questions nécessaires pour se guérir du vieux doute qui hante nos âmes inquiètes ! Nous devons reconnaître que notre génération éprouve un certain bonheur en regardant ce mouvement, un mouvement que nous avons toujours souhaité — non sans avoir souvent œuvré pour qu’il se produise et ce, depuis qu’ils ont pris conscience qu’ils n’y avait pas d’avenir à l’ombre des systèmes politiques et sociaux archaïques qui les étouffent.

Nous devons, là, rendre hommage aux efforts de toutes natures commis par quelques individus issus du milieu traditionnellement appelé «l’élite». Un travail discret, accompli parfois dans le compromis, parfois en composant avec «l’état de fait», avec moins de satisfaction et beaucoup de déception, mais un travail qui a convergé vers ce qui éveillera la conscience des gens et donner les fruits que nous savourons aujourd’hui.

L’effet tunisien

Toutefois, le déclenchement de ce que nous appelons désormais «la révolution arabe» n’aurait pas pu avoir lieu sans le changement du mode de vie dans l’esprit de la nouvelle génération d’Arabes et ce, grâce à la télévision et à l’Internet précisément. Les télévisions non gouvernementales ont fait muter le mode de vie dans les mentalités arabes modernes, et l’Internet a favorisé et stimulé la communication entre tous ceux qui veulent changer «la vie de chien» qu’ils mènent sous leurs régimes pourris. Le modèle tunisien qui sera pris comme exemple dans la plupart des pays arabes nous en donne la meilleure illustration.

Ce qu’on appelle aujourd’hui «l’effet tunisien», qui s’est propagé dans l’espace profond arabe comme une bouffée d’oxygène supplémentaire, a sonné le glas du système politique arabe désuet qui a jusque-là opprimé  les peuples, les privant de liberté, bafouant leur dignité, les poussant, jour après jour, durant cinquante ans, à se résigner à vivre de peu, en assiégeant leur vie d’un mur de dogmes gardé par des partis, des associations composées sur mesure et par des services de sécurité, des vassaux de tous bords, ainsi que par un vaste marché de corruption où s’achètent et se vendent les consciences avec argent, services ou allégeance (les tyrans arabes en sont arrivés jusqu’à offenser, insulter leur peuple, à l’instar du président algérien, Bouteflika, qui traitera les Algériens de «paresseux et de nains», ce à quoi des intellectuels lui avaient répondu, au demeurant, avec moquerie : «Le Président veut commander le peuple de Suède.» Et un des manifestants yéménites dira que «le régime veut changer de peuple», pour paraphraser dans l’humour le fameux slogan «Le peuple veut changer de régime», scandé par les révolutions arabes).

«L’effet tunisien» s’est répandu en temps voulu, faisant plus que défier le système politique en place. Le soulèvement tunisien a su profiter des leçons des soulèvements traditionnels, des manifestations, des grèves et des désobéissances aux gouvernants, qui avaient envahi certains pays arabes au cours des décennies précédentes sans grandes conséquences positives concrètes pour les peuples, ni amorce réelle de mécanismes efficaces afin de corriger les politiques et les situations. Cette révolution a finalement brisé le miroir déformant qui renvoyait un faux éclat du système, allant ainsi à l’essence, à la mobilisation concrète des sentiments d’injustice, d’humiliation, de marginalisation, ainsi que du rejet chez les gens de vivre sous le joug sécuritaire. Elle a transformé en quelque sorte ce qui était naguère un refus individuel en un refus collectif. Elle a fait plus pressante l’alerte aux peuples, toutes classes et convictions politiques confondues, que le peu de vie possible était devenu impropre à vivre, et qu’une fin noire les menaçait. La cause profonde dans l’affaire étant la marginalisation de la majeure partie du peuple par une politique de la corruption et du clientélisme.

La colère arabe

La vie glisse peu à peu dans la futilité et le non-sens dans le monde arabe. «L’effet tunisien» a mobilisé ce qui reste de la volonté d’exister, volonté manifeste à travers la souffrance et le désespoir agité des gens à changer leur destin, sous le carcan de l’état d’urgence, des lois d’exception et de la gestion policière de leurs sentiments et moyens de subsistance. En mettant en avant le terme de «rupture» dénué de tout qualificatif, il a ainsi voulu mettre un terme à l’usage des vocables qui ont perdu leurs sens face à l’entêtement des régimes, tels que «réformer», «revendications sociales», «participation au pouvoir», «élections libres et démocratiques»… termes dont se gargarisaient certaines élites plus comme un souhait que comme une volonté, ce qui renforçait le régime et le protégeait contre une opposition radicale que le mot «rupture» incarne.

On ne peut pas comprendre la raison de la révolution arabe sans connaître l’Histoire de sa colère. Depuis  que les idéologies ont perdu de leur éclat au milieu des années 1980 (avec les suites qu’on connaît, comme la chute du Mur de Berlin), on allait assister à l’irruption des révoltes pour le pain, contre le chômage, pour l’amélioration des conditions de vie, etc. Ces soulèvements ont touché l’Egypte, la Tunisie, la Syrie, le Maroc, entre autres pays arabes. En Algérie, particulièrement, ils aboutiront à la révolution dite «Révolte d’octobre 1988» qui a renversé la tête du système sans pouvoir aller jusqu’au bout, c’est-à-dire renverser le régime tout entier et tracer une nouvelle voie pour l’avenir du pays.

En cette période, sensible dans l’Histoire du monde arabe, les régimes ont pris le-devant, changeant les instruments de leur protection ainsi que le discours du parti unique au pouvoir – en qui personne ne croyait – par des services de sécurité bien entraînés dans la lutte contre les émeutes (et pas seulement les émeutes). La vie du citoyen arabe deviendra un dossier déposé sur les étagères des bureaux de renseignements.

L’exemple algérien sera celui qui suscitera le plus d’attention. La réaction du pouvoir, blessé et mis dans un état lamentable, sera implacable. Il a construit une façade de démocratie et lâché, d’une manière bien étudiée, quelques libertés fondamentales qui donneront vite lieu à l’anarchie. Pour survivre longtemps finalement, il a livré le pays au fléau du terrorisme, une mécanique de la violence qui a emporté plus de deux cent mille Algériens et occasionné des dommages inestimables dans l’infrastructure, ainsi que des maladies profondes dont cette génération ne peut s’affranchir. Le pouvoir a  depuis survécu 23 ans et continue d’empoisonner la vie des générations futures. La leçon de l’expérience algérienne a été retenue par les nouveaux révolutionnaires, particulièrement en Tunisie et en Egypte, qui sont en train de poursuivre leur combat à leur manière afin que le chemin de l’avenir ne soit pas ensanglanté sous leurs pas comme ce fut le cas de l’Algérie alors exténuée.

Remarquons que tous les présidents des régimes ont répété comme des perroquets les mêmes menaces : «Nous ou le désordre». Manifestement, l’exemple algérien sanglant n’était pas absent de leur conscience – le régime était resté, et le désordre s’était répandu  ;  –  c’est pour cela que les peuples arabes en révolte ces jours-ci ont choisi une autre voie : celle de la rupture. Aujourd’hui, en analysant les choses de sang-froid, on s’aperçoit que les régimes policiers brandissent les slogans de «valeur républicaine», de «démocratie», de «libertés fondamentales», de «l’indépendance de la justice», ils ont même créé, ici et là, une opposition sur mesure. Evidemment, cela n’a pas fait sortir leurs peuples respectifs du désespoir, du mal-vivre, de l’injustice, de l’ignorance, du chômage, de l’opinion unique et de la mauvaise répartition des richesses. Cela n’a pas fait reculer les innombrables problèmes de logement, de santé, de scolarisation, d’environnement.

Nul ne s’écriera : «Ah, quelle contradiction !»

La révolution tunisienne est venue lever le couvercle sur le grand fossé qui sépare le pouvoir du peuple et sur le brisement du miroir déformant qui renvoyait de la Tunisie l’image du modèle en matière de développement, de démocratie «version arabe», et de réélection de président à la demande de son peuple avec ses crève-la-faim, ses chômeurs et ses ignorants. Pendant qu’ils subissaient les tirs à balles réelles à cause du simple fait de manifester, aucun parmi ces révoltés ne pensait que sa vie sous l’abus et l’imposture valait mieux que sa mort, et c’est là le paroxysme de la certitude dans le cœur du vivant, et particulièrement dans celui de tout Arabe aujourd’hui.

Jetons à présent un dernier regard à l’image du régime arabe dans le miroir en train de partir en éclats. Ce régime arabe… républicain – comme c’est étrange – est présidé par un militaire au grade de colonel ou de général. Et quand il se trouve qu’un pays arabe porte au-devant de la scène, sous telle ou telle pression internationale, un président «civil», celui-ci sort obligatoirement du manteau des militaires et avec leur total consentement, c’est dire que l’institution de la Présidence n’est en réalité qu’une annexe du ministère de la Défense. Mais paradoxalement, ce président, élu «démocratiquement» obtient, en vertu du titre qui lui est accordé, d’être le chef suprême des forces armées et le chef du Haut conseil de la sécurité nationale, le premier magistrat du pays, le président honorifique du Parlement, c’est lui qui désigne les chefs de l’armée et des services de sécurité, les ministres, les ambassadeurs, les directeurs des entreprises publiques, les walis, les directeurs généraux des partis de l’alliance gouvernementale. A ces tâches que même les dieux grecs réunis seraient incapables d’accomplir à la fois, il faut ajouter celles de directeur de rédaction de toute la presse écrite et audiovisuelle de l’Etat et  de cheikh de tous les clans et zaouias ettourouqiya.

La grande supercherie en tout cela est que toutes les nominations qu’il effectuera ici ou là ne seront pas commandées par les degrés de compétence ou poids historique et social des candidats, ni même par des nécessités d’équilibre politique, mais par les besoins de l’allégeance au pouvoir, par le régionalisme et le népotisme, des critères aux points calculés avec une précision mathématique par les services de renseignement. Aussi, après s’être rodé à la gouvernance et avoir éliminé tous ceux dont l’allégeance pour lui était douteuse, ce président a tout le pays entre ses mains, devenant un petit dieu, doté de privilèges et de prérogatives de dieux, se prélassant dans le paradis que lui a annoncé sa religion, ayant tous les pouvoirs sur les âmes et les biens de son peuple. Et pour sauvegarder tout cela, il est prêt à tirer avec les blindés et les avions sur ce peuple, comme c’est le cas actuellement en Libye.

Cette démocratie là s’illustre d’une manière burlesque : c’est le président qui distribue les rôles entre les partis, c’est lui qui fabrique l’opposition «responsable», c’est lui qui invente et met en place les associations de la société civile, selon ce que les conditions permettent, c’est lui qui, d’un moment à l’autre, corrompt le peuple en soutenant les prix des produits de consommation et ce, afin d’éviter les contestations contre la cherté de la vie. Le reste du visage de cette démocratie s’illustre par quelques journaux non modérés et quelques plumes subversives par hasard tolérées.

Ridicule ! Et l’image serait presque complète si l’on y ajoutait les tâches colossales de premier magistrat du pays, à savoir répartir entre les juges les sanctions retenues par avance contre les désobéissants à punir, et s’appliquer à lire les rapports sécuritaires chaque matin : «Tout va bien monsieur le Président. Le pays tourne à merveille. Les gens glorifient votre nom !» Cette image simplifiée, et pouvant paraître naïve à certains égards, est celle que reflète le miroir des régimes arabes qui, à ce tournant décisif de l’Histoire, est en train de se briser sous les pieds des peuples qui avancent à grande hâte vers leur avenir. Ces révolutions, qui seraient, selon une conception traditionnelle, non organisées, parce que démunies de leadership et de discours de feu à l’ancienne, ont été, à bien voir, plus mûres et plus intelligentes que les tentatives de révolution qui les ont précédées et qui ont toutes avorté. La nouvelle génération a compris que l’ère des leaderships et des personnalités exceptionnelles qui initient et guident des renversements fait désormais partie d’un passé exécré, et que l’organisation sous forme de partis politiques ou syndicale ne conduit pas à une rupture avec le régime en place, mais qu’au contraire, elle peut le raffermir davantage et augmenter sa prudence.

La revendication par la rue

Que ce soit en Tunisie ou en Egypte (où ils ont mieux concrétisé ce mode de lutte), les jeunes insurgés ont choisi la voie la plus simple et la plus efficace : s’accorder autour de demandes de principe définies et occuper la rue jusqu’à leur satisfaction et ce, quels que soient la situation et le nombre de victimes. Pour eux, c’était le moyen ultime pour sauver leur vie de l’insignifiance : le départ du président en exercice, la destitution du gouvernement, la dissolution du Parlement, l’élaboration d’une nouvelle Constitution et l’organisation d’élections libres et démocratiques. Donnant ainsi la meilleure synthèse revendicative qui puisse être formulée par une révolte populaire, demander ensuite des comptes aux corrompus, juger ceux ayant profité du pouvoir, récupérer les fortunes volées par les clans du pouvoir et qui s’entassent dans des banques occidentales, donc des revendications bien définies, essentielles. Un esprit on ne peut plus pragmatique que celui manifesté par ces jeunes aux mains et aux cerveaux purs de la fange nauséabonde de la politique arabe.

Par cela, ils ont mis à nu, notoirement et à jamais, le régime arabe. Ils ont fait en sorte que s’affiche la réalité que ceux qui nous gouvernent sont des despotes et qu’ils sont de simples bandes de malfrats, ligués pour piller les richesses publiques et non pas des chefs comme ils prétendent l’être. Ces jeunes révoltés ont demandé alors à ce qu’ils soient jugés devant les tribunaux comme de banals criminels. C’est là que «l’effet tunisien» semble avoir déclenché une dynamique  historique qui est venue tirer le peuple arabe de son état de léthargie et faire jaillir en lui cette volonté de vivre librement, volonté qu’il portait en lui et qui fut tant réprimée par les systèmes politiques qui les commandent depuis des décennies.

Fini donc à jamais le despotisme autocratique ; finie à jamais l’idée de la transmission du pouvoir de père en fils à la manière syrienne, comme si l’on voyait en la République une propriété familiale ; fini à jamais ce jeu pervers de diviser le peuple en tribus et en clans comme au Moyen-Age ; finis à jamais le parti unique, l’opinion unique et la peur qu’on distribue à tous. Ainsi, les souffrances ont-elles unifié les peuples sur une voie nouvelle du rêve d’un avenir meilleur. Une question importante s’impose ici : comment ces régimes n’ont-ils pas vu venir leur fin ? La réponse est peut-être simple : l’absence chez eux d’une vue historique. Le pouvoir s’étant entouré, voire assiégé, de systèmes de sécurité ayant toutes les latitudes pour contenter le président, y compris par le mensonge, afin de préserver leurs  privilèges auprès de lui. Tout ce qu’il (le Président) disait était juste, tout ce qu’il commettait était bien, et il était juste et bien qu’il fût au-dessus de la loi et au-dessus du peuple, qui, malgré lui, l’avait élu. Mais ce président ne pouvait pas être au-dessus de l’Histoire, l’Histoire qui a fait que son régime et d’autres de même nature soient impitoyablement poursuivis pour leurs actes, à la fin de leur vie

19 mars, 2011

L’arabo-islamisme du clan d’Oujda: une idéologie qui vise à effacer l’histoire de la révolution algérienne

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De fait, on a affaire à une mise à l’écart, voire une occultation certaine de l’histoire récente de l’Algérie, plus encore de la mise en place d’un processus d’effacement, de la mémoire des Algériens, de l’événement le plus fondamental de leur histoire :La révolution algérienne de 1954-62. Comment expliquer ce processus d’occultation de la révolution algérienne? Son explication est dû, en grande partie, au fait que les hommes qui ont pris le pouvoir en Algérie n’ont pas participé à la révolution algérienne.En effet, Ils étaient installés au Maroc et en Tunisie aux frontières algéro-tunisienne et algéro-marocaine.

Bien que le pouvoir fasse remonter aux Oulamas de Ben Badis, l’origine de l’idéologie arabo-islamique qu’il a mis en place depuis 1962, il existe, en réalité, une grande différence entre les deux. L’arabo-islamisme d’Ibn-Badis était une doctrine fondamentalement algérienne, ancrée sur l’environnement algériens, une réalité qui s’est traduite dans un des points mentionnés dans leur slogan :L’Algérie est ma patrie, ainsi que par l’engagement des Oulamas dans la lutte contre le colonialisme, notamment en dénonçant la politique assimilationniste de l’Etat français qui visait à faire des Algériens des français. L’algéro-islamisme des Oulamas se concrétisa encore plus fortement à partir de 1954 par leur ralliement à la lutte de libération nationale et leur adhésion, lors du congrès de la Soumam, à la charte du même nom. De fait, le concept d’arabo-islamisme tel que développé par les Oulamas était, on peut dire, un concept d’essence algérienne. Cette tendance s’est maintenue jusqu’en 1962.

Après cette date, l’idéologie arabo-islamique, élaborée par le pouvoir algérien, allait connaître une évolution diamétralement opposée. En effet, contrairement à la doctrine de Ben Badis dont le centre de gravité était l’Algérie coloniale et la révolution algérienne, l’arabo-islamisme du pouvoir puisera ses références en dehors de cette période. Ses contours, en ce qui a trait à l’identité de l’Algérie, seront puisés dans le passé lointain : Ainsi, le programme de Tripoli(1962), la Charte d’Alger (1964)de même que la charte nationale (1976) expliquent certains aspects de l’évolution de l’Algérie en faisant un retour dans le passé lointain. Ces documents mentionnent, en effet, que c’est à partir du VIIème siècle et par le biais de la pénétration arabe que vont intervenir en Algérie  »des mutations profondes » et une fusion de l’Algérie avec la civilisation arabo-islamique.Cette tendance à se référer à des événements situés en dehors de la période révolutionnaire d’avant 62, est une constante dans les chartes définissant l’identité algérienne. De fait, ce qui frappe à la lecture de ces chartes ce n’est pas ce qui est dit, mais ce qui ne l’est pas, à savoir, l’histoire récente de l’Algérie, autrement dit, les luttes du peuple algérien face au colonialisme et surtout la révolution de 1954-62. Une occultation favorisée aussi, dans certains cas, par les contraintes de l’heure, comme par exemple, les événements de 1981 en Kabylie.Le  »printemps berbère » va, en effet, donner lieu à des débats (charte de 1986) sur l’identité algérienne, débats, qui donneront lieu à un léger changement dans la formulation, de l’idéologie arabo-islamique, mais qui ne remettront pas en cause la tendance à la mise à l’écart de la révolution algérienne.En effet, alors qu’à l’époque de Houari Boumedienne, les Algériens étaient des Arabo-musulmans, sous l’époque de chadli »Les Algériens sont des Amazighs arabisés par l’islam ».

Cette référence au caractère amazigh de l’Algérie mettra-t-elle au premier plan la particularité de l’Algérie et par là-même sa propre évolution historique?. Non. Car celle-ci est diluée dans le vaste ensemble arabo-islamique.Un aspect ressortant dans les documents sur l’arabo-islamisme et réaffirmé récemment par l’ex-président Chadli qui déclare ce qui suit :  » Sur le plan culturel, nous appartenons à la même histoire, à la même culture, à la même civilisation arabo-musulmane. Et cette appartenance culturelle et civilisationnelle s’étend de l’est à l’ouest du monde arabe ». De fait, l’introduction de la nuance amazigh aurait pu donner à penser que le pouvoir algérien mettait en place un arabo-islamisme d’essence algérienne, avec comme élément essentiel la société algérienne formée à partir de la révolution algérienne. Mais ce n’est pas le cas. Car, comme l’ont démontré Dahbia Abrous et Salem Chaker,(De l’antiquité au Musée :Berbérité ou la in-nomable…google.com),l’amazighité est une référence aux Amazighs dans le passé lointain.De fait, l’histoire mise en valeur n’est pas celle des Algériens, caractérisés d’Amazighs, présents sur le territoire algérien avant 1962, et à la base de la naissance de l’Algérie actuelle. En effet, l’arabo-islamisme sous Chadli, repris aussi par Bouteflika, tous deux nés, par ailleurs, en dehors de l’Algérie,le premier en Tunisie et le second au Maroc, occulte, mettent à l’écart la révolution algérienne de 1954-62.Les référents, l’histoire popularisée, diffusée et enseignée, les personnages à mettre en valeur sont des personnages arabes, étant nés et ayant vécu au Moyen-orient ou du moins, quand ils étaient issus de l’espace algérien, dans des périodes sans aucun lien avec la révolution algérienne. De fait, on a affaire à une mise à l’écart, voire une occultation certaine de l’histoire récente de l’Algérie, plus encore de la mise en place d’un processus d’effacement, de la mémoire des Algériens, de l’événement le plus fondamental de leur histoire :La révolution algérienne de 1954-62. Comment expliquer ce processus d’occultation de la révolution algérienne? Son explication est dû, en grande partie, au fait que les hommes qui ont pris le pouvoir en Algérie n’ont pas participé à la révolution algérienne.En effet, Ils étaient installés au Maroc et en Tunisie aux frontières algéro-tunisienne et algéro-marocaine.

Aux oubliettes

Plus encore. Après avoir constitué ce qu’on a appelé  »l’armée des frontières » et être entrés en Algérie en 1962, Ces hommes, Marocains et Tunisiens, pour la plupart, connus sous le nom de  »clan d’Oujda », ont pris le pouvoir par les armes. De fait, leur provenance de l’extérieur, leur enlevait, aux yeux du peuple algérien, toute légitimité révolutionnaire.Il fallait donc, pour eux, faire oublier ce fait en éliminant, d’abord, les symboles de cette révolution et ensuite, en élaborant une idéologie appropriée à cette réalité.L’acte premier a été l’assassinat des révolutionnaires de la première heure, comme par exemple, Krim Belkacem et Khider.Dans un second temps, il fallait mettre dans l’oubli les luttes nationalistes et la révolution de 1954.Houari Boumedienne a été le premier artisan de ce plan.Et pour cause. La révolution algérienne représentait un mouvement auquel il n’avait pas pris part, un fait que lui-même a, tacitement, reconnu au tout début(1962) en plaçant et en soutenant comme président Ahmed Ben Bella, une ‘’personnalité historique’’ qui allait lui donner à lui et au clan d’Oujda une légitimité qu’ils n’avaient pas. Ce clan va, en toute logique, planifier l’effacement de l’esprit des Algériens, la référence à la révolution algérienne afin de faire oublier sa provenance de l’extérieur de l’Algérie. Il fallait, de ce fait, mettre tous les référents de cette révolution de côté et fabriquer une idéologie excluant la révolution algérienne. Cette idéologie, connue sous le nom d’arabo-islamisme, présentés au début comme un mouvement de renaissance de l’islam et de la langue arabe (charte de tripoli, 1962 et charte d’Alger, 1964) ainsi que d’unification du monde arabe, va, en puisant ses référents hors la période 54-62, viser à l’occultation de la révolution algérienne.

19 mars, 2011

Une constituante ou une destituante? Par Mohamed ABASSA

Par

 

 

 

 

 

Une constituante ou une destituante? Par Mohamed ABASSA

 

Changer le régime ou de régime ? Peut-on attendre de ce régime qu’il s’auto-nettoie ? En d’autres termes, peut-on demander à un général corrompu de lutter contre d’autres généraux corrompus ? Peut-on demander à un Président corrompu de lutter contre des membres de sa famille et ses amis corrompus ? Alors que faire ? Une constituante à la clé, ici et maintenant ? Qui énoncera cette constituante ? Le pouvoir en place ? L’opposition ? Quelles oppositions ?

Un proverbe de ma grand-mère dit « Quand le faussaire échoue avec toute sa panoplie sophistiquée d’instruments d’effraction, il essayera en dernier recours la queue du rat pour forcer une serrure» C’est tout dire de l’impuissance et du désarroi qui gagent les gouverneurs paniqués de l’Algérie. Ils s’essayent à présent aux tout derniers subterfuges pour se maintenir à tout prix au pouvoir. Même la queue du rat ou la folie payée des baltaguis, mais aussi, en raclant dans le fonds tari des vieilles réformettes de la papy-cratie et de la généralo-cratie. Tout y passe : y compris le mépris stalinien du peuple supposé toujours dormant et consentant. C’est une coutume politique bien de chez nous ; une culture atavique de sacripants, de malotrus en déroute croyant dominer et asservir un peuple sans repère ; des forçats, sans but assigné. Les voilà, ces tenants du pouvoir, qui mentent à tout va, à tout vent et qui, en définitive, sont épuisés de finir le registre de leurs propres mensonges et de leur propre triche. Il ne leur reste rien comme arguments. Que des mensonges. De vrais arracheurs de dents.  C’est exactement ce qui leur arrive maintenant. En vrai maquignons négociant le peuple en bétail,  voilà ce régime par ses pratiques d’un autre âge devenu sénile, obsolète et cliniquement mort. Il  s’entête depuis plus de cinquante ans à durer et perdurer à force de confondre deux choses fort simples : la gestion du pouvoir et la gestion de l’Algérie. La confusion entre ces deux notions a justifié et justifie toujours la détention abusive, exclusive et excessive du pouvoir pour une meilleure gouvernance de l’Algérie, disent-ils. Les sots. Ce qui est stupidement faux. Non qu’ils fussent spécialement sots mais bien plus à force de nous faire croire et accroire qu’ils ne le sont point. Du vrai délire. Depuis cinquante deux ans, (depuis 1958 exactement et l’assassinat programmé de Abane) par vagues successives et sous des costumes différents, leur discours politique n’a pas changé en disant, sur l’essentiel, à peu près les mêmes choses ; des inepties que le peuple n’avale pas, n’avale plus :« Oui hier, nous avons fauté, menti, demain, après demain, la prochaine fois on fera mieux… » En fait, chaque nouvelle année, chaque nouvelle promesse, ils feront pire. Pire que le pire. De vrais arracheurs de dents. Souvenez-vous : 1970 devait être l’année du décollage économique, on a eu les Souk-El-Fellah et ses queues interminables pour arracher sa ration de patates et d’œufs. Un vrai cirque. Les années 8O devaient être celles du bonheur buccal par les bateaux du PAP, on a eu droit aux mitrailleuses et aux chars tirant en vrai sur des enfants aux bras nus. Plus de mille morts d’Octobre. Pouvoir assassin a été lâché pour la première fois par un peuple groggy découvrant les horreurs d’un pouvoir fou, totalement irresponsable, massacrant des enfants en colère. C’était le temps et la gouvernance folle de Chadli.  En même temps ou concomitamment, on a eu droit aussi, dans la même ère,  à l’apparition massive des gueux devenus milliardaires par la rapine et la prébende au sommet. Des petits comptables de banlieues, des ronds de cuir véreux devenus par la seule khatfa, ultra milliardaires. Des doubles dieux.

Les années 90 devaient être celles du plein emploi et d’une vie meilleure ; on a eu droit au sang et au sang par rivière, on a eu en sus la cessation de paiement de l’Etat algérien et, in fine, livré  pieds et poings liés à un minable sous-directeur du FMI et aux multinationales qui le pilotaient. La grande cata que M. Chadli et sa clique ne revendiquent même pas comme bilan aujourd’hui. Ils se vautrent dans l’oubli. Ne parlez jamais de corruption dans certaines grandes tentes politiques algériennes comme il est inconvenant de parler de corde dans la maison d’un pendu. Chadli et sa bande ont bien mis l’Algérie à genoux et en faillite. Et, en plus, comble du comble, ils voulaient offrir l’Algérie au FIS. L’armée de Nezzar a dit non. Avait-elle raison ? Oui. Oui massivement OUI puisqu’il fallait sauver l’Algérie d’un Tsunami islamiste, même si, ce faisant, les généraux en poste et leurs servants et sous-servants, ministres en tête,  préservaient aussi leurs milliards, leurs palais et leurs rentes prébendières. Toute l’Algérie le sait. Ce n’est pas M. Rahmani ou son chef, le sergent du Palais, qui m’en démentiraient ici. Bien sûr, je n’évoque pas ici M. Ouyahia ; son grade et sa proximité au général en chef sont bien plus importants.

Dans le même registre, les années 2000, l’Algérie devait être, toujours par le même discours et la même promesse de nos arracheurs de dents, un pays prospère et développé du niveau de l’Espagne ou de la Corée du Sud. Quelle hérésie et quel culot de ces cancres gouvernant par l’hystérie et le verbe creux ; à l’excès. Encore du mépris pour une population décrétée populace, invariablement crédule et naturellement inculte. Les milliers voire les millions de discours officiels préfiguraient par le mensonge, par la dérision et la ruse, la triche et, surtout, par la rapine et la haute corruption d’Etat, cette Algérie heureuse et prospère que personne, vraiment personne, à part eux les régnants et leurs descendances, n’a jamais vue, n’a jamais vécue. Au grand jamais. Rien de cela, que du bluff ; de l’esbroufe de charretiers.  Que des malheurs cumulés et des enrichissements vertigineux qui donnent le tournis. Sans compter l’arrogance extravagante, entre autres, d’un Chakib Khelil, plus que jamais arrogant, qui éclate de rire quand des journalistes algériens, outrés, lui demandent s’il craignait un peu la justice algérienne pour les montagnes de milliards qu’il a détournés. Non, pas concerné lâche-t-il ! C’est Koi ça hurle-t-il ! Mettez dix et tirez ! Je vous merde… Allez au diable ! Vive la crapule de Bush et  la CIA qui ont fait de ce petit individu une grosse patate à fric qui a fait si mal à l’Algérie. Comme son ami l’employeur, Bouteflika pour ne pas le citer, il ne sera jamais jugé. Alors que le rétablissement de l’ordre moral devrait commencer par cela ; punir les voyous qui ont mis l’Algérie à genoux.

la junte militaire au pouvoir en Algérie.

18 mars, 2011

 Groupes Islamique Armée

( Organisation Écran pour les Généraux Algérien)

 

la junte militaire au pouvoir en Algérie. dans politique 001

LE FIS :

    Juin 1990:     Le Front Islamique du Salut ( FIS ) remporte les premières  élections communales de l’Algérie indépendante,  depuis 1962, les maires et les présidents des A.P.C ( Assemblée populaire Communale ) étaient choisi par le comite central du partie Unique (FLN),  le scrutin organisé cette année par le pouvoir en place,  avait pour objective officiellement de continuer le processus démocratique, entamé deux ans auparavant, par l’avenue du multipartisme sur la scène politique algérienne, mais officieusement de confirmer l’assisse du partie islamiste le FIS, crée en septembre 1989 et dirigé par cheikh Abassi Madani et Ali Belhadj, les décideurs  a leur tête Larbi Belkheir, qui était le directeur de cabinet du président Chadli, souhaitaient renforcer la crédibilité du FIS parmi la population Algérienne, ils voulaient que l’opinion publique international sache que l’islamisme est fortement implanté en Algérie et que les conséquences de cette présence, pouvait influencer toute la région,  si la classe politique laïque et démocratique et l’armée Algérienne n’empêcherait pas cette montée de l’intégrisme en Algérie, alors ce pays pourrait devenir un autre Iran, mais cette fois, au porte de l’Occident.

la nouvelle constitution de Février 1989, approuvé par le conseil de la nation, sous le gouvernement de       Kasdi Merbah,  ouvre la scène politique national  aux multipartisme, ce qui offre la possibilité a des groupes et des organisations a caractère islamique, de se doter d’une représentation officiel d’ordre politique et dont les membres peuvent siéger au conseil de la nation, a terme ils pourront  agire directement sur les textes et les lois qui régissent la république, en siégeant à l’assemblée national. Les services secrets  de l’époque                ( D.C.S.A ) ont avertis les autorités, des conséquences de cette légalisation soudaine et instantané, en effet les rapports transmis,  indiquaient que des groupes islamistes radicaux implantés, un peu partout dans le pays, en particulier dans l’ouest et au centre du territoire, pouvaient intégrer le futur partie islamiste et risquent d’être représentés d’une  manière officiel  dans les assemblés nationales ( APW, APC, Mairies,  Préfecture et conseil de la nation ).

cette légalisation du courant extrémistes intégriste en Algérie, aura des conséquences  graves, selon ces même rapports, sur l’avenir proche du pays, les dirigeants de l’époque ignorèrent ces rapports et n’y prêtèrent pas intention, comme s’il voulaient que ce scénario catastrophe, supposés par les services secret, se réalise.

 Après les élections communales, le processus électoral suivait son chemin,  le nouveau gouvernement dirigé par le premier ministre Sid Ahmed Ghozali  après la démission de Mouloud Hamrouche en Juin 1991,          se hâtait a préparer les premières  élections législatives de l’Algérie indépendante, les démocrates, a leur tête, le Dr Said SAADI, le chef du Rassemblement pour la démocratie et la Culture ( RCD ) et le MDA de l’ancien président Ben BELLA, affichaient, haut et fort, leur peur et leur crainte de  l’avancé spectaculaire du courant islamique dans le pays et l’influence du FIS sur la population algérienne, il n’y avait pas de doute, que  les prochains rendez vous électorales seront remportes ,haut la main, par le partie islamique, surtout que le pouvoir en place, ne semblait pas inquiet par les résultats des élections communales et  ne faisait rien pour empêcher ou du moins freiner, la progression des islamistes sur la scène politique nationale,  bien au contraire, il semblait encourager ce courant politique, en lui facilitant au maximum ces activités subversives et la vulgarisation de sa propagande, en effet,  les autorisations d’organisations de meeting étaient obtenus facilement et simplement via une demande verbale ,les tracts et les documents subversifs ne posait plus de  problèmes pour les autorités qui nous avaient habitué, aux censures et aux restrictions des libertés de paroles  les   dirigeants du parie islamiste étaient les premiers a en profiter, en grand dame des autres parties politiques,  étonnés par cette complicité  du pouvoir de l’époque,  pour les observateurs attentifs  de la scène politique Algérienne, il n’y avait pas de doute :

Le pouvoir Algérien de l’époque, voulait que le FIS remporte les élections législatives du 

26 décembre 1991

L’objectif inavoué de Larbi Belkheir, qui était le vrai président de l’état et qui manipulait Chadli a tour de bras,  était de crée une crise politique  pour la république Algérienne, une menace pour sa constitution et ces valeurs, son but, était de mettre en péril les bases même de l’état Algérien, c’est a dire, ces principes républicaines, démocratique et populaire, comme elle a été établit lors de la déclaration historique du               1 novembre 1954 déclaration faite par le partie révolutionnaire le FLN, la crise ferait basculer  le pouvoir aux mains des militaires, gardiens des principes de la république.  

l’Actuel chef de cabinet de Bouteflika,  pour mette a exécution sans plan machiavélique, utilisait  les islamistes, il décida de lancer un parti islamiste sur la scène politique récemment ouvert au multipartisme, tout en étant  infiltrés de l’intérieur par des agents  au service du pouvoir puis faciliter  l’intégration du partie parmi la population qui dans son écrasante majorité ne voulait plus parler du FLN,  les Algériens qui était dégoûtés par presque 30 années de main mise totale du partie unique,  vomissaient ces dirigeants.  le FIS, fut crée par un groupe d’intellectuels islamistes a leur tête  Cheikh  Abassi Madani, un proche du régime, en effet,  les nombreux séjours en prison de cheikh Madani pendant les années 80, ont  ramollie sa conviction religieuse et atténuer son intransigeance pour la charia et la dawaa  islamique, surtout, qu’il étais connu pour sa naïveté et sa confiance aveugle aux gens qui l’entourent. 

En quelques mois, le FIS acquis une base populaire confortable,  juste après les élections  communales, il commence a revendiqué le pouvoir, et a exiger plus de concession de la part du pouvoir, il organisa,  une grève général en juin 1991, pousse, peut être, par un clan du pouvoir,  les émeutes  déclenches comme en octobre 1988, par des casseurs au services de Belkheir & Co, pour crée le chaos et l’anarchie, et les troubles, conduirent a un échec cuisant de la grève, les deux leaders du FIS furent  arrêtes, incarcérés et condamnés a 12  ans de prison ferme, les militants du front islamique du salut en colère et sentant la trahison,  constituèrent une résistance armée, des petits groupes  ( des Katibats ) on vus le jour tout au long de la deuxième moitié de l’année 1991, et ça bien avant l’arrêt du processus électorale. car Belkheir voulait être prêt pour le jour J qu’il préparait minutieusement depuis octobre 1988. 

Les premiers groupes islamistes armée, telle que le MIA ( Mouvement islamique armée ) qui a vu le jour en 1990 étaient  dore et dèja infiltrés par des éléments des services secrets, ils devaient surtout pas être trop autonomes, car cela pouvait constituait, un risque réel et un sérieux obstacle pour la suite du plan de Belkheir.

    26 Décembre 1991 : les élections législatives se déroulent normalement sans aucun incidents, le soir des rumeurs faisait état de l’écrasante victoire du Front Islamique du Salut, le lendemain les journaux confirment que le FIS a remporte la majorité absolue des siéges de la première assemblé populaire, issu des scrutins pluralistes en Algérie. le ministre de l’intérieur, un certain Larbi Belkheir, annonce, lui même, le soir du 1er tour les résultats provisoire des élections législatives. le ras de marée provoque par le FIS, emporta tout les siéges sur son passage, ne laissant que quelques mandats au FLN et le reste, au doyen des partie de l’opposition, le Front des Forces Socialiste ( FFS ) du vétéran de la guerre de libération  Hocine Ait H’med.

les résultats officiel du 1er tour des élections furent confirmés, le 29 décembre 1991 par le premier  ministre, de l’époque, Sid Ahmed Ghozali en directe sur la télévision national ou il annonça, sans cacher sa déception, les résultats du scrutin remporte, haut la main, par le FIS.

commença, alors en  coulisses  de la présidence et du MDN ( Ministère de la défense  nationale ), des contactes entres les dirigeants politique ( RCD, Hamas, MDA, PT ….etc ) et les militaire, ces derniers jurent qu’il ne laisseront pas l’Algérie aux mains des  » intégristes » islamistes et qu’ils « défendront » les principes de la république, les généraux assurent leur interlocuteurs  que démocratie sera « sauvegarder » , même si cela doit se faire par des méthodes non démocratique, et bien sûr, ce qui devait arriver arriva.

le 11 Janvier 1992 :  les résultats du premier tour des élections législatives sont annulée, ainsi que l’organisation du deuxième tour, prévu initialement, le 16 Janvier,  l’armée déclare l’état d’exception  et le président Chadli Benjdid est informe par les généraux Lamari et Nezzar qu’il est destitué, depuis ce jour, l’Algérie vit sous un régime militaire couvert par des institutions civils. le plan de Belkheir a été mené jusqu’au bout, les acteurs qui ont participe a cette stratégie :

 les militants islamistes, les dirigeants politiques, le peuple Algérien  et même le président Chadli ont compris qu’ils ont été manipule par des hommes qui tirent les ficelles de derrière le rideau et qui tiennent les règnes du pouvoir, depuis la mort du président Boumediene.    

    Dés l’annonce de l’arrêt du processus électoral, des militants islamistes déçus, trahis et en colère, on envahis les rues  des principaux villes Algérienne pour protester contre cette décision inconstitutionnel et injuste, une machine de répression, bien huilé, se met en marche  pour étouffer dans l’Oeuf, toute contestations et réprimer toute  rebellions, en réalité le but des généraux putschiste  est de pousser ces militants de base du partie islamique  à prendre les armes et à constituer une résistance armée a partir des maquis du pays, l’objectif machiavélique des décideurs, était que ces islamistes, trahis et déçus, choisissent entre les prisons du sud du pays  ou les organisations « terroristes  » selon les termes de la junte militaire, les putschistes en quête de légitimité  et de  prétexte de frappe, ont ordonné  la répression des manifestations et des protestations qui ont éclate spontanément, après l’arrêt du processus électoral .

pour cela, une  grande rafle a l’échelle national, fut organise par les différents corps de sécurité, et qui consistait a ramasser le plus de militants islamistes possible et de les envoyés vers les camps de concentration dans le sud du pays. tous ceux qui militaient dans le partie islamique vainqueur des élections législatives était arrêtés, incarcérés puis envoyée sans jugement aux prisons ou vers les camps de détention du sud.

 

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des milliers de personnes, parmi eux des dirigeants du FIS, mais aussi des députes, des maires fraîchement élus  et de simple militants adhérents aux partie islamique, ont étés pris dans la plus grande rafle jamais organisé en Algérie, entre Janvier 1992 et juillet 1993 , plus de 10 000 personnes ont séjournes dans les camps de détention au fin fond du Sahara Algérien,  la  plupart étaient  torturés ou subissaient des séances d’interrogatoire musclé, les plus chanceux était   envoyés a Serkadji ou a la prison de la capital  sans êtres jugé ou condamnés.

Au 1er Avril 1992 plus de 7000 personnes, ont étés arrêtés par les services de sécurité et les services secrets qui se sont transforme en services de répression, arrêtés sous le chef d’inculpation  « sympathies islamiste ».  la plupart d’entre eux seront relâché en novembre1995 quand Zeroual, fût élu, a la magistrature suprême. 

les  rares dirigeants du FIS et les militants du partie dissous qui ont échappe a la rafle des services de sécurité ont décider, a contre coeur ,de rentrer dans la clandestinité et  de rejoindre les maquis et les groupes armés active depuis fin 1991,exactement,  comme l’avaient prévu les généraux Criminel et Harkis. ils ont étés pousses par les décideurs inculte et athées   qui  trouvaient la,  le prétexte de mener une guerre contre le  terrorisme  » islamiste » pour « défendre » la république.

Combien d’Algérien dans la fleur de l’Age, a été contraint,  par un pouvoir  totalitaire, représente par des généraux  criminel,  a  quitter sa famille et ses amis et  rejoindre le mouvement armée   aux  maquis ?

Combien de citoyen Algérien a du céder aux pressions et harcèlements des services de sécurité et n’ a eu autre choix que de sacrifier sa vie et ses rêves et prendre les armes, malgré lui, contre les autorités de son pays, alors qu’il ne prétendait qu’a vivre dans la paix et la prospérité ?

 

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 LA CRÉATION DU GIA :

A la fin de 1992, les services secrets  Algérien  dirigé par le général Mohamed Médiene dit Tewfik, pensent qu’il est temps de lâcher le monstre, la décision de crée le GIA, fût prise par les membres du cabinet noir dirigé par Belkheir ,  Tewfik charge le commandant Guettouchi et le capitaine Djaafar, deux officiers du service manipulation et infiltration de la DRS, de former le premier noyau  du groupe islamique armée, comme on témoignera, quelques années plus tard, le colonel Habib Semraoui sur la chaîne arabe  EL Jazeera,  le premier escadron du GIA, voit donc  le jour, à l’intérieur de la caserne de Dely Ibrahim. les communiques des service de sécurité imputent a Mansouri Meliani, la création du premier noyau du GIA, ce dernier sera exécute après une condamnation a mort, en 1993, par la cour spécial d’Alger.

Au  milieu de l’année suivante, ces même services,  recensé plus de 700 éléments armée dans les maquis. le monstre qu’ils ont crée a enfanter d’autres monstres, quand aux autres groupes islamique armées, ils ont étés crées par des dirigeants du partie dissous ou par des élus,  poussés a prendre les armes et  a  employer la violence, le plus important en nombre et en armement est l’Armée Islamique du Salut ( AIS ) dirigé par Madani Mezrag,  ces groupes ou « Katibat » étaient, au début, autonome et ne possédaient pas de direction, chaque groupe était dirigé par  un émir, assistait par des lieutenants et la plupart ne dépassait pas en nombre plus de 30 ou 35 éléments. 

Les services des généraux  Tewfik et Smain, ont depuis la victoire du FIS dans les élections locale,  infiltrés les groupes  Armées  pour contrôler les opérations de représailles et la violence qui s’en découlera, ils savaient que ces groupes composés en majorité par des islamistes convaincus et farouchement opposés au régime militaire, devaient être surveillés et contrôlés, surtout pendant les premiers mois qui ont suivie le putsch ou la situation sécuritaire et politique n’était  pas encore contrôlée par les généraux putschistes.

le général Smain, fut charge par ces supérieurs hiérarchique, de choisir  parmi l’élite des membres des corps de sécurité, des hommes pour  infiltrer  les groupes armée, les plus dangereux de l’époque, les maquisards  dirigé par   Abdelhak Layada,  dont il était considéré, comme  le deuxième émir du « GIA » après Meliani  mais   après quelques mois d’activité terroriste , en 1993, il fut arrêté au Maroc et extrade vers l’Algérie la même année, lors de l’enlèvement des trois fonctionnaires du consulat de France en Algérie, en octobre 1993,  son successeur a la tête du GIA , a exiger sa libération, afin de  relâcher les ressortissants Francais, le command islamiste,  fut abattu après quelques jours, et Layada restait en prison,  cette opération a été organisé, en réalité, par nos services  secret  pour mobiliser l’opinion international et surtout la classe politique Française,  qui se méfiait a  l’époque du régime Algérien.

Les premiers groupes du GIA, était, comme,  on l’ a reporter plus haut, autonomes et n’obéissait a aucun chef, c’est pour cela, que les premiers attentats et opérations terroriste perpétrés contre les membres des services de sécurité, étaient  revendiqués par plusieurs groupes ou cellules, mais dés fois,  n’était pas revendiques du tout,   il n’y avait pas durant  les premiers mois de la crise, une direction au GIA, l’absence de hiérarchie et d’une structure organisée, facilita l’infiltration des services de sécurité, parmi les groupe armée, jusqu’a la désignation de Si Ahmed Mourad alias Djafar el Afghani a la tête du GIA en Mai 1993. les premiers communiqués du groupe islamique armée paraissait a Londres, dans les colonnes du quotidien arabophone El Hayat.  le journal du GIA avait pour titre  « El Ansar »,  était signé a l »époque par cette émir, le quotidien   siégeant  dans la capital Britannique, continue toujours, a publier les communiqués du GIA, qui sont en faite les communiques de la  DRS.

Le général Lamine Zeroual  fut désigné ministre de la défense, pour remplacer le Général Nezzar,(1991 -1993 ) qui souffrait d’un concert des intestins et qui a du prendre sa retraite, en Juillet 1993,  dés sa nomination, il entrepris des contactes dans le secret, avec les dirigeants  du partie dissoue,  à la prison militaire de Blida, en septembre, il adresse une lettre signé de sa main, au chef du GIA, ou il lui demande de proclamer la trêve général et sans conditions, préalable a tous dialogue politique, c’est le cheikh Hocine Slimani, un religieux respectée par tous les factions des groupes islamique et résidant a Médéa, qui  joue le rôle d’ intermédiaire dans cette correspondance entre Djaffar El Afghani et le ministre de la défense.

Selon , Ali Benhajar le chef de la LIDD, ( la ligue islamique pour la dawaa et le djihad ) l’émir du GIA, demande a son tour, au général Zeroual, d’ordonner la libération des dirigeants  du Front Islamique du Salut , Abassi Madani et Ali Benhadj. le 30 janvier 1994, Zeroual est nomme président  de l’état Algérien suite a une conférence national, le 22 février, Abdelkader Boukhamkham et Ali Djedi, sont libérés de prison, les négociations  entre la présidence,  une fraction de l’armée et l’émir du GIA commence  a porter ses fruits, mais c’était sans compter avec les Belkheir& Co qui une résolution pacifique du conflit et la fin du terrorisme, n’arrange pas leurs affaires, eux qui vivent sur les retombes de la violence et de la guerre.

le 26 février 1994, le chef du GIA, est encercle dans une maison dans les hauteurs d’Alger et abattu par les forces de sécurité, mais les contactes entre les deux parties partie continuent jusqu’a l’été 1994, entre les dirigeants du FIS  libérés de la prison militaire de Blida et le président Zeroual, même si  Cherif Gousmi  qui a succédé a Djafar el Afghani a la tête du GIA, ne reconnaissait plus le rôle dirigeant du partie dissoue, il souhaitait que les négociations se fassent directement avec son « majliss el Chourra » du groupe armée. quelques mois après,  les contactes cessèrent sous les pressions  des généraux qui menaient des opérations anti-terroristes dans les maquis contre les groups armées.   en juin 1994, Gousmi fut abattu, a son tour,  par les services de sécurité dans une opération minutieusement préparée par les services secrets dirigé par Tewfik et Smain ou plusieurs chef et lieutenants  de Gousmi  furent abattus sauf un, le N°3 du GIA fraîchement débarque au maquis, un certain Djamel Zitouni, la nouvelle recrue de la DRS.

 

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Djamel Zitouni

 

Djamel Zitouni, a été repère, parmi les milliers de prisonniers incarcère dans les camps de détention du sud, en 1994, les agents de Smain l’ont pris en flagrant délit de pratique homosexuel, il menace de le balancer au niveau du centre de détention, a moins qu’il accepte de coopérer avec les services secrets, Djamel Zitouni, un jeune islamiste de  25 ans,  commence sa carrière d’indics, en informant les agents de la DRS,  après avoir infiltres les groupes armées dans la maquis, il grimpe rapidement les échelons de la hiérarchie et devient, en  un temps record, l’un des lieutenants de l’émir du GIA, Cherif Gousmi.

l’année 1994, a vu une recrudescence sensible des attentats terroristes et des opérations armée des groupes islamique, les civils, qui ont étés jusqu’a lors épargné, devienne des cibles privilégiés pour les GIA, le peuple Algérien ne comprend plus ce qui se passe, pris en otage entre la répression aveugle et disproportionnés  des forces de sécurité et les groupes armées islamique, qui s’attaquent maintenant a la population.

En Juillet 1994, les services de sécurité, portaient un coup dur a la direction du GIA en réussissant  a abattre  dans une opération prépare des mois a l’avance, l’émir du GIA et plusieurs de ces proches lieutenant, parmi les  rescapés de cette opération, ou l’armée a mis tous ces moyens, on retrouve, comme par hasard, le jeune Djamel Zitouni, le N°3 du GIA, le miraculé s’autoproclame, quelques jours plus tard,  émir nationale du Groupe Islamique Armée et aucun lieutenant n’ose l’affronter. 

C’était un coup de maître des services manipulation et infiltration, de la DRS, qui avaient réussi a placer, en quelques mois seulement, un de ces agents a la tête du groupe islamique armée,  le plus féroce et le plus sanglant, qu’a connu le pays. si jusqu’a ce jour les groupes armée au maquis, était infiltres par quelques hommes de Tewfik et Smain, a partir de l’été 1994, les services secrets algérien, avait la main mise totale sur les GIA en Algérie. Djamel Zitouni recevait ces ordres de l’agent traitant qui lui a été désigné, un certain  colonel Tartague, qui était sous les ordres directe de Smain Lamari, chef de la DCE ( Direction du contre espionnage ) et sous directeur de la DRS.    

Le nouveau chef du GIA, au service de la junte militaire, décida de faire le ménage chez lui, il ordonna d’abattre tous les chef du maquis, pour les remplacer par les hommes du service opérationnel de la DRS, il  appliqua sans discuter,  la  stratégie des généraux : terroriser les populations par une violence aveugle pour faire baisser un rideau de plombs sur l’Algérie, et faire regner la terreur et la peu dans le coeur des Algériens les directives  que recevait  Djamel Zitouni était clair , imposer par la terreur, le dictat des groupe armée, dans cette esprit,  l’émir du GIA rendait licite, en Décembre 1994, part une fatwa spéciale,  le sang des civils hommes, femmes et enfants sur tout le territoire, sous le prétexte que les Algériens soutiennent le pouvoir en place, les Algériens se retrouvaient tout a coup pris en étau entre les compagnes d’exactions et de répressions  des forces de sécurité d’un côté et les incursions meurtriers des éléments du G.I.A, de l’autre.      des milliers de civils furent égorgés, mutilés ou abattues par balles par les groupes islamique armées ou par  les membres des services de sécurité du COLAS ( Centre opérationnelle de la lutte anti-subversifs  ) dirigé par le général major Mohamed LAMARI.  

Le GIA en France !

    pour les généraux maffieux et criminel, la guerre contre le terrorisme, doit être exporté en France, pour des raisons évidentes, obtenir le soutien des dirigeants français, ils voulaient faire impliquer la société française et particulièrement la  classe politique française dans leur lutte contre le phénomène  du terrorisme islamiste, en effet, si l’intégrisme islamiste menace tous le monde,   un front international s’érigera contre cette menace, c’est dans cette objective, qu’une opération préparer par Ali touchent, un autre agent islamiste au services de la DRS et exécuté, officiellement par le GIA de Zitouni,  a été mené le 3 Août 1994, a la cité Ain Allah à Alger ou cinq gendarmes Français ont trouvé la mort.

 le 26 Décembre 1994, un Avion d’Air France, a son bord 232 passagers,  est pris en otage  par un commando du GIA, sur le tarmac de l’aéroport Houari Boumediene,  deux français et un vietnamien furent exécutés par les islamistes armée,  avant que le groupe d’intervention français le G.I.G.N., prennent d’assaut l’Airbus d’Air France à Marseille et mettent fin a la prise d’otage, en abattant  les quatre  membres du commando, ce fût, la première et la dernière prise d’otage d’un avion dans un aéroport Algérien.

les Français, sont projetés de plein fout dans le quotidien tragique Algérien, ils se sentent  maintenant impliqués dans le drame qui se déroule de l’autre côté de la rive méditerranée, malgré cette vague d’attentats qui touchent les intérêts française et attribue aux islamistes,  des intellectuels et des hommes de culture Français, se  lèvent  pour crier haut et fort, leur condamnation, des méthodes inhumain  et sauvage employés par le régime militaire au pouvoir en Algérie, ils désaprouverents les conditions inhumaines de détention dans les camps du sud et le  non respect du pouvoir algérien  des droit de l’homme, la société française a condamné l’emploie exécive de la force contre les islamistes, même si les hommes politique français, eux, hypocrites et opportunistes, dans leur majorité, soutenaient le régime des généraux putschiste. les décideurs, non satisfait de la réaction de la société Française, décident de frapper fort en plein  capital de l’hexagone.

le 11 Juillet 1995 :  l’imam Sahraoui, de la mosquée de Paris, un des anciens dirigeant du FIS et exilé en France, est mitraille  dans les rue de Paris, le 25 juillet,  une bombe explose dans une rame du  RER à la Station  St Michèle; en plein  capitale, le bilan est lourd, 8 morts et plus de 150  blessés. suivie de l’attentat  du RER à la station Musée d’Orsay puis l’attentas raté contre le TGV Lyon -Paris en enfin l’attentat de la station maison- Blanche,  la vague d’attaques durera jusqu’au mois d’octobre. les attentas furent revendiqué des la fin du mois de juillet par le GIA, mais la DST ( Département du Surveillance du Territoire ) charge de l’enquête, sentait la manipulation et l’implication des services secrets Algérien, même si ces dernier proposèrent leur  aide a leur homologues français.

Les enquêteurs de la DST  et la DGSE  ( Direction Général de la Sécurité Extérieure )  identifièrent Boualem  Bensaîd  et Smain Ait Ali Belkacem  Abdesslam comme les poseurs de bombe de la station St Michel et Ali Touchent comme le cerveau des attentats, mais ce dernier, se trouvait en Algérie et il était  également recherche par les autorités de ce pays.

après une chasse l’homme, qui dura presque trois mois,, les gendarme français ont réussi a démanteler le reste de la cellule terroriste, au mois d’octobre, en abattant Kamel Kalkal, le dernier membre du group envoyé par le chef du GIA pour commettre les attentas de Paris. les services secrets Francais, qui n’avait pas de doute sur l’implication directe de la DRS, dans cette vague d’attentats, ont dés les premiers jours  compris le message envoyé par Alger. les généraux « insistait » sur le soutien de Matignon a leur régime, sinon, il auront a déplorer  d’autres victimes française, moins d’une année plus tard, sept moines du monastère de « Tibhirine » dans la wilaya de Medéa (a 80 Klm au sud d’ALger ) furent enlevés, séquestrés puis décapités par un group armées, l’opération fut revendiqué, bien entendu, par l’émir du GIA, Djamel Zitouni.

Les généraux harkis et maffieux, fort du soutien de la France et de ses alliées, intensifièrent  les opérations de répression envers les populations civils et a sympathie islamiste, les algériens ne comprennent plus ce qui leur arrive, mal menés  d’un côte par les groupes islamiques armée et de l’autre par les forces de sécurité, le cauchemar algérien venait de commencer.

entre 1993 et 1997, plus de 100 000 morts, la plupart parmi les population civiles, des enfants, des femmes des vieillards, sans distinction d’age  ou de sexe, sans parler des milliers de disparus enlevés par les forces de sécurité. le GIA frappait partout dans les villes ( les attentats  aux voitures piéges ) mais aussi dans les villages et les hameaux ( incursion terroristes, embuscades, routes et terrain minée ), c’était les années obscures et sanglant du terrorisme en Algérie, le carnage se déroulait, aux nez et a la barbe de l’Europe, dont les état membres, soutenait le régime militaire d’Alger.

L’AIS :

     plusieurs organisation terroriste activait a l’époque  ont été crée suite a des cession  avec l’organisation principale qui était le GIA,   telle que :

la LIDD ( ligue Islamique pour la Dawaa et le djihad )  de Ali Benhadjar qui opérait au centre du pays  ( Medéa, Chelf, AinDefla, Blida,  ) le FIDA ( Front Islamique pour le Djihad en Algérie ), qui étai spécialisé dans les assassinats des intellectuels, les savants  et les journalistes Algériens, mais il y avait surtout, l’AIS ( l’Armée islamique du Salut ) qui se présentait comme le bras armée du Front Islamique du Salut, cette organisation dirigé par Madani Mezrag  dans les monts de Médea et Ain Defla,  étés infiltrés par les services secrets Algérien, en 1995, Madani Mezrag fut capture lors d’une opération de ratissage, menés par les forces combinée de l’ANP, il fut envoyé à la caserne de Dely Ibrahim ( QG de la DRS ) dans le beau lieu d’Alger, ou il fut « travaille » et « retourne » par les services du général Smain, puis réaffecté au maquis.

L’AIS et le GIA sous la main mise des généraux, ces derniers pouvait des lors régnait en maître absolue sur tous le pays, plus rien ne pouvait les empêcher d’appliquer leur stratégie machiavélique, même pas, le général Zeroual , qui fut le premier président Algérien élu  par suffrage universel, mais qui n’avait pas les prérogatives d’un vrai président et surtout, il ne disposait pas du soutien des officies supérieurs de l’ANP,  dont la plupart, étaient tous acquis aux thèse de Belkheir & Co et ceux qui ne l’étaient pas , furent envoyés a la retraite anticipé.  

Après deux ans, de bon et loyaux services et après avoir réussi a  crée un atmosphère de terreur  et de peur parmi la population Algérienne, l’émir national du GIA, Djamel Zitouni, fût liquide par ses lieutenant – agents des services secrets en septembre 1996 dans un pseudo règlement de compte entre les chef des groupes armées,  il fut remplace par un autre sous agent de Smain, un certain  Antar Zouabri.

 

Le GIA de ANTAR ZOUABRI :

Né en 1970, a Haouch El- Gros, dans la ville de Boufarik ( a 35 Km  a l’Ouest d’Alger ),  Antar Zouabri, un jeune islamiste d’un niveau de  6éme année,  fut arrête dans une opération  des services de sécurité, au début de l’année 1993, après un interrogatoire forcée, il a été recrute comme informateur ( un indique ) infiltrés dans les groupes islamique armés., Dès mars 1993, Antar se signale par un premier crime: il assassine les époux Saheb, un couple de militants communistes et ingénieurs agronomes, après avoir prouve sa loyauté envers les maquisards en dirigeant plusieurs attentats terroristes contre les membres des services se sécurité, il grimpa rapidement les échelons, aidés par les compagnes médiatiques des pseudos journalistes du CCD   ( Centre de Communication et  de diffusion ), il s’échappe, in extremis, a plusieurs embuscades, tendu par les éléments des services de sécurité, un jour,  il fut capture par erreur, lors d’un ratissage des force de l’ANP, dans les monts de Chlef, après avoir décliner sa véritable identité,  il fut relâche, le lendemain et escorte jusqu’au maquis. quand Djamel Zitouni fut liquidé par ces bras droit, le 14 juillet 1996, Zouabri fut désigné émir national du GIA, après un mini congrès du conseil consultatif du GIA , dans les maquis de Sidi Bel Abbès et aussi dans  les bureaux du DRS à Dely Ibrahim !

 Le nouveau émir du GIA poursuivait la politique de terreur de son prédécesseur, il redoubla même les actes de violence gratuite et aveugle contre les populations démunis et isolés,  le 22 février 1997, il proclame ‘l’embrasement général’, Zouabri  intensifia la compagne de terreur, en perpétuant  des attentats a la voiture piégées dans la capital et sa beau lieu, narguant même les membres des services de sécurité, en leur tendant des embuscades et des guet-apens, sans que ces derniers ne puissent lui mettre la main dessus, ni même  localiser sa cachette, Antar Zouabri est devenu au milieu de l’année 1997, l’ennemi public N°1 des autorités algérienne, il étais décrit comme un chef barbare, sanguinaire, cruel  et  assoiffé du sang des algériens, touts les attentas et les attaques terroristes lui étaient attribués, l’exode des populations vers les grandes villes accentuaient  l’atmosphère de peur et d’effroi qui régnait dans les zones rurales, les gens fuyait leurs maisons et leurs villages, en constatant l’impuissance et l’incapacité des force de sécurité de les protéger.

En effet Antar Zouabri, activait a l’Ouest d’Alger de la frontière Marocaine jusqu’a a capitale Algérienne, les attaques  étaient perpétrées  surtout contre les hameaux et les villages isolés dans les maquis, et dont les habitants, ne disposait pas d’armes pour se défendre contre les incursions régulières des groupes armées

1997, Une année meurtrière  :

L’apogée  de sa compagne de terreur, fut atteint, comme on l’a dit,  pendant l’année 1997, plus de 12 000 personnes furent assassine, cette année la, par les hordes sauvages des GIA, sans compter les blesses et les dégâts matériels, au même moment,  la tension était a son paroxysme, entre le clan Belkheir et celui du président Zeroual, après avoir mis en échec  la tentative de réconciliation national qu’avait entame le président, deux ans auparavant, en menant  des négociations secrètes avec les dirigeants du partie islamique dissoue,   les généraux maffieux,  ont décider d’exploiter la violence envers les Algériens pour régler leur différent avec Zeroual et ces amis, il décidèrent de  lui assainir des coups afin de le pousser a la soumission ou la démission, ils ne se génèrent pas d’utiliser  la violence contre les algériens pour arriver  a leurs fin, n’ont ils pas crée le GIA pour cette raison ?

deux jours avant les terribles massacres de Errais à Sidi Moussa  ( a 20 Km  a l’ouest d’Alger ),  le chef            d’ état major de l’ANP, le général Mohamed Lamari, ordonna aux troupes, de ne pas quitter les garnisons à partir de 22 h, sous peine  de graves représailles envers les contrevenants, et cela jusqu’a nouvel ordre.

Le 28 août : Un effroyable massacre fut commis au quartier Errais situé à Sidi Moussa,  des hommes puissamment armés, débarquent à 23 h 45 d’un convoi de camions à quelques centaines de mètres d’un campement militaire, et procèdent à une véritable boucherie. Plus de 300 citoyens sont tués et 200 autres blessés. Les membres des groupes armés portaient pour certains des cagoules et d’autres de fausses barbes, selon de nombreux témoignages concordants de survivants. Ils étaient munis de kalachnikovs sur lesquelles étaient fixées des torches électriques, de poignards de « commandos » et de haches. 

Sept jours plus tard 

le 5 septembre : plus de 70 personnes, femmes, enfant et vieillards, furent massacres dans le quartier populaire de  Sidi Youcef  a Beni Messous dans la beau  lieu d’Alger, la plupart des assaillants portés des tenus militaires et se déplaçaient en camions, ce secteur de la capitale est le siége de plusieurs casernes militaire, dont celle des forces spéciale de l’ANP, le massacre, s’est déroule pendant plus d’une heure sans que  les services de sécurité n’interviennent.     

Le 22 septembre :  Un  terrible massacre, fut commis par les groupes armés islamique, cette fois ci, au quartier populaire de Bentalha, dans la beau lieu est d’Alger, plus de 400 citoyens massacres à  la hache et au couteau, et 120 blessés,  les survivants du massacre qui ont réussi a atteindre la caserne la plus proche     ( a quelque centaines de mètres ) ont étés repousse par les militaires qui n’ont pas voulue intervenir, car selon eux, ils ont reçu des ordres de l’état major  de la 1er région militaire, de ne pas quitter les casernes à         partir de 22 h.   les policiers et les G.L.D des  quartiers voisins  venu secourir les victimes ont été refoulé  par des militaires qui ont bouclé tous le quartier,  plusieurs rescapes, disent avoir vu un hélicoptère survolant le ciel de Bentalha pendant la durée de la tuerie.

 

pourkoi     massacre

 

    le lendemain, toute la presse national est unanime, le GIA de Antar Zouabri, vient de frappé aux portes d’Alger,  de manière  forte et sanguinaire, les populations civil et innocentes.  le chef du groupe armée, le plus meurtrier est aussitôt devenu l’homme a traquer et a abattre, sa tête est mise a prix pour  450 millions de centimes, mais des interrogations  apparaissent  et des  questions  commencent a être posé  et le doute s’installe dans les esprits,   les témoignages des rescapes des tueries s’orientent vers la même théorie, les tueries de Errais et de Bentalha ont étés perpétrés par des éléments des forces spéciales  de l’Armée Algérienne,  ou par des unités affilés a celle ci.   c’est a dire que la haute hiérarchie militaire a  ordonné ces carnages contre la population. la question  « qui tu qui ? » fait son apparition sur la scène politique national, a partir du mois de  novembre 1997, particulièrement quand des officiers supérieurs de l’armée Algérienne et des services secrets réfugiés en Europe,  confirment l’implication des services secrets dans les massacres des civils en Algérie, depuis les  années 1994.

Les témoignages  concordants de ces officiers déserteurs, corroborent les dires et les témoignages des rescapes des grands massacres de Errais, Beni Messous et de Bentalha, c’est un  tournant dans la guerre que mènent  les généraux  Maffieux Harkis et Criminel contre les algériens.

 

enterrement

 

Pour la première fois, depuis le coup d’état de Janvier 1992, on commence a douter de la responsabilité du pouvoir militaire dans le drame que vit l’Algérie, et de l’implication des généraux dans les grand massacres commis par les GIA,  c’est  la première fois, qu’on met en cause publiquement, les généraux algériens, d’être derrière le terrorisme et  la violence qui frappe le pays. des rumeurs circulent  sur les  vrais commanditaires  des assassinats et des meurtres de civils, mais aussi, des hommes politiques, de médecins, des journalistes et des savants algériens. en effet des officiers, tell que le capitane Hocine Ouguenoun de la DCSA, ( ex SM )  révèlent  dans des interviews accordés a la presse a scandale occidental, comment le GIA a été crée par les services secrets Algérien et comment les autres groupes islamistes  étés infiltrés et  manipulé, des le départ, par les services secrets Algérien, dirigé par les généraux Tewfik et Smain et comment Djamel Zitouni a été recrute pour accomplir les attentats de Paris en 1995 et discréditer l’image des islamistes dans le monde.  Malheureusement , les titres algériens, accordent peu de crédit a ces révélations, la presse national, qui a payer le pris fort au terrorisme, en sacrifiant le meilleur de ces hommes et femmes,  depuis l’arrêt du processus électorale  et le début de la crise, sont devenu peu a peu les complices de ce régime, ils ont étés manipulé par la junte militaire et ses relais et infiltrés  par les agents du CCD (Centre de communication et de la Diffusion), dirige par le Colonel Tahri Zoubir, ce dernier  reçoit ses ordres directement du général Tewfik, chef de la DRS. 

Sinon, comment expliquer aux lecteurs, qu’aucune enquêtes, sérieuse, n’a été réalisé sur les grands massacre et tueries dans la beau lieu d’Alger, la classe politique Algérienne de l’époque, complice elle aussi des généraux, était également  manipulé et sous la main mise du pouvoir en place. craignant d’être démasqué,  le pouvoir algérien rejeta toutes demandes des ONG et des organisations des droit de l’homme  et des gouvernements membres de l’union européenne, d’enquêter sur les massacres, telle que  ‘Humain rights » ou « Amnesty International », sous prétexte du refus des autorités  d’ingérence dans les affaires internes de l’Algérie, les ONG demandait l’envoie des commissions d’enquêtes, pour faire toute la lumière sur  les commanditaires et les responsables des assassinats a grandes échelles des civils, et des actes de violence, commis aussi bien par les membres des  services de sécurité que  par les groupes armées islamique. Au même moment, l’AIS, déposait les armes, après deux ans de  tractations entre les services dirigé par le général  Smain ( la DCE ) et les hommes de Madani Mezrag, le chef de l’Armée Islamique de Salut, qui travaillait avec les services secrets, depuis 1995 en réintégrant le maquis,  Mezrag s’est charge de la réhabilitation de ces lieutenants et de ses bras droit,  il  a complètement changé le doctrine   du groupe en effet, le conseil consultatif de l’AIS qui recevait ces ordres de l’instance exécutoire de l’étranger du FIS, dirige par Rabah Kebir et Anour Haddam , ne reconnaissant plus cette direction en exil,le chef de l’AIS ne prêtait plus allégeance qu’aux dirigeants historique du partie dissous, c’est a dire Abassi Madani et Ali Belhadj, mais puisque, c’est derniers étaient emprisonnés,  il ne  pouvaient pas lui transmettre leurs directives,  Madani Mezrag avait dés lors les main libres et se considérait comme  le premier responsable l’AIS, donc le dernier mot lui revenait,  il prétextait toujours du fait que Ali Belhadj  a appeler a plusieurs reprise  à la poursuite du « Djihad » en Algérie et qu’il a approuver, dèja,  les attentats et les opérations terroristes menée par les groupes armées . 

Le 1er Octobre 1997, l’AIS accepte de cesser toute activité terroriste et subversif contre l’état, c’est le cesser      le feu, la presse Algérienne se félicite de la réussite des négociations entre le bras armée du FIS et l’armée Algérienne et rappelle a celle ci, que le GIA, de Antar Zouabri, refusent la loi de clémence initié par le président Zeroual et qu’il faut donc, éradiquer les  groupes armés et éliminer leur chef. Pendant l’année suivante, le conflit entre le clan Belkheir et celui de Zeroual se poursuivait et avait même atteint, un niveau dangereux, Belkheir ne voulait plus de Zeroual à la présidence de la république et puisqu’il n’étai hors de question d’assassiner un autre président algérien,  les généraux décident, cette fois, d’employer des moyens plus « adéquats » en utilisant d’autre méthode, pour obliger le président a se retirer,  ils estiment, qu’une compagne médiatique de dénigrement et de descriditation  est en mesure de lui mettre la pression et le pousser à la porte.

le général Tewfik, patron des services secrets  charge, son protége, le colonel Tahri Zoubir de mener une compagne médiatique contre Zeroual et ces proches, Le colonel Zoubir,  chef  du Centre de communication et de la Diffusion ( une sous direction de la DRS ) active ses relais médiatique et ces agents-journalistes. des   journalistes ont étés recrutés, depuis le début de la crise, par  le  services exploitation et manipulation du        CCD ( voir schéma )  par la force, le chantage ou par conviction, ils sont  présents dans toutes les directions de journaux de la presse national et étrangères,  a la télévision mais aussi  dans les radios et presse écrite dite indépendante.  

 la première victime de la compagne lancé par le Colonel Zoubir, est le conseiller à la sécurité de la présidence, le général major Mohamed Betchine, ami personnel du président Zeroual, rien ne lui ,fut épargné même sa vie privé fut éclaboussé, et sa femme mise en accusation, dans une affaire de détournement de bien public et de malversation, la présidence a beau crier au complot, via ces relais médiatique, le général Betchine jette l’éponge et renonce a son  poste de conseiller à la sécurité au prés du président en Mars 1998, il ne restais plus, qu’ a faire sauter le président Zeroual, mais Tewfik sait que l’ancien ministre de la défense est moins « sale » et plus honnête que son son ami Betchine, les généraux, n’ont rien a reprocher au locataire du palais d’El mouradia, les décideurs pensaient alors a utiliser la rue algérienne, comme il ont fait jadis,  pour éliminer le FLN des sphères du pouvoir en 1988, le  général Touati, dit le « Mokh » ( le Cerveau ), un kabyle sait que la population berbère est la plus sensible et la plus chaude du peuple Algérien, il proposent aux généraux maffieux de profiter de l’effervescence qui peut régner en Kabylie lors de chaque répression contre cette région du pays, pour faire chuter la présidence.

Touati, après avoir obtenu  l’accord de Belkheir,  contacta le députe RCD de l’époque, Noureddine Ait Hamouda, qui était aussi le chef de la milice ( GLD ) de la région de Tizi Ouzou, le général Touati  le charge de préparer  le terrain pour l’exécution du plan des décideurs, le général Tewfik contacta également,  le capitaine Riadh, un agent infiltré parmi le groupe de Hassan Hattab, les décideurs réunis dans une villa, dans la beau lieu d’Alger, optèrent pour l’assassinat du chantre de la cause berbère, l’idole de la jeunesse kabyle, le chanteur Matoub LOUNES. deux jours, avant la date d’exécution du chanteur, le chef du GSPC ( Groupe Salafite pour la Prédication et le Combat ) Hassan Hattab refusa d’approuver l’opération, car il disait que cela porterait  atteinte a la popularité de son groupe  dans la région, malgré l’insistance farouche de son lieutenant Abou Djounana alias le capitaine Riadh, il n’ a rien voulu savoir,  c’est finalement, les hommes du patron  de la milice locale, Noureddine Ait Hamouda, qui accomplirent l’ignoble tâche.

 

matoub 

Au début de l’après midi du  25 Juin 1998, la radio algérienne annonce la mort de Lounes Matoub, dans une embuscade, qui lui été tendu par les hommes de Hattab, sur la route qui mène au village de Taourirt moussa dans la wilaya de Tizi Ouzou, l’onde de choc qui a suivi en Kabylie, ébranla fortement le clan de la présidence qui a du se résoudre a laisser tomber sous les pressions des généraux putschistes. en septembre, Zeroual annonça en direct a la télévision, sa démission et la tenue d’élections présidentiel anticipée en Avril de l’année suivante.

les généraux maffieux ont ainsi utiliser, le peuple Algérien, pour régler leurs conflits internes  et asseoir leur suprématie, comme il l’ont  fait, en octobre 1988, les décideurs ont de tout temps  instrumentaliser la violence pour régner en maître absolue sur l’Algérie, ils ne  reculent devant rien, ni personne, pour s’approprier les richesses du pays et garder la main mise sur les destins de l’Algérie,  il ont imposer leur dictat sur le peuple algérien, les généraux maffieux a leur tête Larbi Belkheir, ont pousser le bouchon, jusqu’ a créer  et manipuler des groupes armés pour semer la mort,  le chaos et l’anarchie.

La force de frappe et le bras  armée de ces généraux Harkis Criminel et Maffieux depuis 1993, ce sont les GIA  ( Groupe Islamique de l’Armée )qui   continuent  à assassiner, à semer la mort et la destruction sur le pays, pour permettre la survie du régime des généraux. L’arrivée de Bouteflika  a la tête de l’état, en Avril 1999, et le plébiscite populaire de son projet de  concorde civile, n’a rien changer à la situation.  

 

BouHEF

 

 Le projet du président Bouteflika « la concorde civile », approuver par un referendum populaire, le16 septembre 1999, est en réalité, celui des décideurs, il a été pense et mis en chantier deux ans auparavant, par les généraux Smain et Tewfik, pour récupérer leurs agents infiltrés dans les maquis, en se faisant  passer, pour des repentis qui retournent au bercail.  

depuis le 13 Janvier 2000, dernier jour accorde par la loi de clémence aux élément armée de l’AIS et du GIA pour déposer les armes et se rendre, plus de 30 milles civils sont mort et 50 milles blessés sans parler des cas de  disparitions. 

LA FIN DE ZOUABRI

 Après avoir dirigé les GIA, pendant plus de cinq ans, Antar Zouabri, fut abattus par les forces de sécurité  a Boufarik en février 2002, un guet-apens  lui a été tendu dans  une opération préparé depuis des jours, les services de sécurité, qui ont étés informé la présence du chef du GIA , dans une maison du centre de la ville de Boufarik, ont encercle la maison pendant  près de 7  heures, et après quelques échanges de tires, l’état major de la  1ère région militaire, annonçait la mort du chef sanguinaire et son cadavre,, fût présente a la presse. en réalité son « limogeage » a été décide par le général Smain, qui a juger que l’homme en savait trop sur les méthodes des services secrets Algérienne, et qu’un changement, doit être opéré a la tête de l’organisation écran des généraux.

 Antar Zouabri fût attire dans  un piége, il devait rencontrer son officiers traitant, le commandant Touat Mahfoud Alias Djamel, le rendez vous est pris chez un agent du commandant Djamel, un pseudo- repenti nomme Abdelhakim Boumedienne, dans un petit appartement  situé non loin du stade Mohamed Reggag de Boufarik. Accompagne par l’un de ces lieutenants, le nomme Rachid Bouteldja, le chef du GIA arrive sur le lieu de la rencontre Jeudi après midi, le rendez vous est pour le lendemain matin. le soir même le commandant Touat accompagnés de trois de ces hommes arrivent sur le lieu de rencontre.  

Zouabri ne se doute de rien, jusqu’au moment où les hommes du commandant Djamel lui sautent dessus et essayent de l’égorger sans trop de succès, une première fois et le blessent à la joue, mais ils réussissent à le faire, malgré ses débattements, sous les yeux consternés des deux autres. Le commandant Djamel ( Touat ) intime l’ordre à Bouteldja et à Boumediene de rester en dehors de cela, en leur disant que puisque Zouabri avait trahi, il devait donc payer. Le commandant Djamel donne des instructions très claires à Bouteldja et Boumediene et les charge de surveiller le corps de Zouabri, qu’il devra revenir récupérer le lendemain.

 

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Vendredi matin, les forces spéciales  dépêches sur les lieu par les généraux Fodhil Cherif et Smain encerclent la maison ou  gis  la dépouille de Zouabri et les deux hommes censés surveiller son cadavre  jusqu’au retour du commandant Djamel, quand ils découvrent la manége, il est dèja trop tard, les forces de sécurité donne l’assaut, et a 17h00,  tout Alger est au courant de la mort de l’émir national du GIA.

 

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quelque jours plus tard, les quotidiens Algérien, annonçait son remplacement,  par un lieutenant de la DRS, un certain Abou Thourab, charge lui aussi par Tewfik et Smain  de mener la guerre aux Algériens, qui continuent a souffrir dans le mutisme et  l’indifférence total des dirigeants du monde entier …

l’espoir viendra, peut être, de ces hommes et femmes, exile en Europe  et ailleurs, et qui risquent leur vie tous les jours que Dieu fait, pour démasquer les généraux Maffieux et Criminel , et qui combattent avec tous les moyens légaux, dont ils disposent, la junte militaire au pouvoir en Algérie.

durant  le temps qu’il m’a fallut pur écrire cette article,54 personnes sont mortes dans des actes de violence dans mon pays.

 

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Gloire a nos martyres.

Vive l’Algérie.

17 mars, 2011

L’Algérie doit-elle laisser tomber le nucléaire ?

http://cache.20minutes.fr/img/photos/20mn/2011-03/2011-03-16/article_reacteur-fukushima.jpgIl intervient dans un contexte où l’accroissement de la demande en énergie avait affaibli, en Europe, les écologistes et tous ceux qui appelaient à sortir du nucléaire.Les défaillances enregistrées au Japon, pays qui a des exigences de sécurité maximale, ont redonné de la voix aux antinucléaires. L’industrie du nucléaire crie à l’exploitation de « l’émotion », cela n’empêche plus que la question de la « sortie du nucléaire » est posée avec force. Ce thème de la « sortie » n’a pas de sens pour l’Algérie et les autres pays du Maghreb puisqu’ils n’y sont pas entrés. Mais les sinistres nucléaires japonais obligent les Algériens, tout comme les Tunisiens, les Marocains ou les Egyptiens, à se poser une question voisine : doit-on faire notre entrée dans le nucléaire ? Il ne s’agit plus d’une question théorique. L’Algérie, la Libye, la Tunisie et le Maroc projettent de développer une industrie électronucléaire. Des accords-cadres ont été signés avec des pays fournisseurs potentiels. Si des choix industriels n’ont pas encore été opérés, les projections des uns et des autres, si elles sont suivies d’effets, verraient l’apparition de centrales nucléaires au Maghreb dans un horizon moyen de 10 à 20 ans. Les motivations des Etats sont connues : assurer la relève de l’après-pétrole et du gaz dans le cas de l’Algérie et la Libye, répondre aux besoins énergétiques pour la Tunisie et le Maroc. Les quatre pays ont multiplié les accords-cadres pour la formation ou des accords sur l’étude de faisabilité et du financement de centrales nucléaires.

UNE CENTRALE TOUS LES CINQ ANS !

La première centrale nucléaire en Algérie est projetée pour 2020. L’ancien ministre de l’énergie Chakib Khelil avait même annoncé qu’à partir de 2020, une centrale nucléaire sera construite tous les cinq ans. Globalement, les pays maghrébins se projettent dans le même horizon de 2020-2024. Il faudra remarquer, par exemple, que l’Algérie a fait l’objet de campagnes médiatiques régulières et de procès d’intentions au sujet de ses deux réacteurs expérimentaux, Nour, qui se trouve à Draria (2 mégawatts) et Essalam à Aïn Oussera (15 mégawatts). De manière régulière, des articles de presse israéliens et occidentaux jetaient le soupçon sur les « intentions » de l’Algérie. Désormais, ce pays, hier presque aussi « suspect » que l’Iran, est sollicité et fait l’objet du rentre-dedans : on veut lui vendre des centrales. La France, à la politique commerciale nucléaire particulièrement active, pour ne pas dire agressive, veut d’ailleurs être le grand pourvoyeur de technologie nucléaire du Maghreb. Le président français Nicolas Sarkozy a d’emblée entamé son mandat en se faisant le grand défenseur d’une « prolifération » tout à fait conforme aux intérêts d’Areva qui veut capter le tiers du marché des centrales dans le monde. Bien entendu, ce sont les besoins des pays du Sud qui sont mis en avant ainsi que des impératifs de sécurité. « Si on ne donne pas l’énergie du futur aux pays du sud de la Méditerranée, comment vont-ils se développer  ? Et s’ils ne se développent pas, comment on va lutter contre le terrorisme ? ».

SUSPICION DURABLE

La suspicion aurait-elle cédé la place à la confiance ? En réalité, même si les enjeux économiques importants justifient cette politique de promotion des centrales nucléaires françaises au sud de la Méditerranée, le président français a introduit luimême un verrou qui ne peut que perturber ceux qui réfléchissent en terme de souveraineté. Le président français a évoqué dans ce cadre « un système permettant de désactiver une centrale nucléaire depuis l’extérieur  » en cas de « crise ». Acheter une centrale nucléaire « clés en main », alors que les vraies clés, celles qui permettent de la réduire à un état de carcasse inutile, se trouveraient ailleurs, voilà qui introduit un élément fondamental d’insécurité et de dépendance à l’égard du fournisseur. Cela était en soi matière à débat. L’Algérie, à juste titre, estime que la maîtrise de la technologie nucléaire est un droit non négociable. Poursuivre la recherche en vue de cette maitrise est justifié.

Mais s’engager dans un proche avenir dans l’acquisition de centrales nucléaires n’est plus une évidence avec ce qui se passe au Japon. Si les Européens se reposent la question du sortir du nucléaire, ce serait absurde de ne pas soulever la question de la pertinence pour l’Algérie comme pour les pays voisins d’y entrer. La crise japonaise risque de créer une suspicion durable à l’égard de la filière nucléaire et suscitera un élan renforcé des énergies renouvelables. L’Algérie dispose dans ce domaine d’atouts considérables. Pourquoi consacrer de lourds investissements dans des centrales nucléaires à haut risque alors qu’on peut les orienter utilement vers le solaire ou l’éolien ? Nos ressources fossiles et notre potentiel en matière d’énergie renouvelable nous permettent de ne pas nous précipiter. Il n’est pas utile de se lancer dans l’acquisition de centrales nucléaires dans les prochaines décennies. Ce qui se passe au Japon devrait nous pousser, nous Algériens, comme nos voisins marocains et tunisiens, à repousser au plus loin, à plus de sécurité, les choix dans ce domaine. Quitte à doter les petites centrales expérimentales qui existent au Maghreb de moyens plus conséquents pour permettre le développement accentué d’une technologie stratégique…

A.F

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