HITLER M’A DIT

HITLER M’A DIT…le 15 Février, 2011

Hitler m’a dit » est la traduction française du livre de Hermann Rauschning l’un des confidents du Führer, paru aux éditions de la « coopération » à Paris et dont l’ »achevé d’imprimer » porte la date du 21 décembre 1939.
En voici quelques extraits:

« Jamais je ne commencerai une guerre sans avoir auparavant la certitude absolue que mon adversaire, démoralisé, succombera sous le premier choc » (p. 26)
« Il existe des moyens d’obtenir la décomposition intérieure de n’importe quel État, de façon à le vaincre ensuite sans effort ». (P. 93)
« Notre stratégie consistera à détruire l’ennemi par l’intérieur, à l’obliger à se vaincre lui-même » (p. 24).
A la guerre, la victoire on le sait, n’est acquise qu’à l’heure où l’adversaire reconnait sa défaite, l’admet, cesse de la contester, s’incline et s’y souscrit.
Mais c’est une idée neuve et féconde que de s’appliquer à convaincre d’avance l’ennemi de sa déroute,ou du moins de s’assurer chez lui de telles connivences qu’il refusera le combat ou que, s’il le livre, ses forces seront à tel point minées du dedans qu’il s’écroulera tout aussitôt.
« Cette méthode » – écrit Raushning – qui consistait à vaincre l’ennemi par « l’intoxication morale » et par « la paralysie » était l’invention la plus personnelle d’Hitler.
C’est « son arme secrète », son « arme nouvelle », son « arme psychologique ».
C’était la longue et patiente manœuvre pour « paralyser » en effet, d’avance, la victime désignée, pour opérer la « décomposition méthodique » (p. 95) du pays qu’il s’agissait d’abattre, pour obtenir la « dislocation psychologique de l’adversaire » (p. 25).
Écoutez Hitler:
« Il est indispensable que la nation ennemie soit démoralisée, qu’elle soit préparée à capituler, qu’elle soit moralement contrainte à la passivité. » (p. 25)
Ce que le chef de l’Allemagne veut s’assurer, c’est « la défaite morale de l’adversaire avant tout combat » (p.25).
Pour y parvenir, il y a d’abord le moyen de l’intimidation:
« Le manque de conviction s’achève toujours en défaitisme, toute résistance apparaissant comme inutile. » (p. 95)
Il y a surtout le moyen de la corruption:  » cette démolition d’un pays quelconque par l’intérieur n’est qu’une question d’argent et d’organisation » (p. 93) ;  » le vrai travail »consiste à s’attacher en terre étrangère des personnages importants, même des groupes et des partis (p.302); « je fais établir un fichier fichier complet de toutes les personnes influentes, dans tous les pays » (p. 301); une connaissance détaillée des faiblesses et des vices de chacun de mes adversaires est la condition première de toute mon action » (p. 299); « l’appétit non satisfait et l’orgueil humilié » sont des « auxiliaires infaillibles » (p. 93); « ne pas oublier les hommes d’affaires pour qui le seul mot de profit s’écrit en lettres capitales » (p. 93)
Et tel un couperet cette sentence prononcée quelque sept ans avant la guerre devant Rauschning:
 » Vous pouvez m’en croire: j’entrerai chez les français en libérateur. nous nous présenterons au petit bourgeois français comme les champions de l’ordre social (…), « Ces gens là ne veulent plus rien savoir de la grandeur » (p. 27); « Nous aurons avec nous les classes dirigeantes et possédantes » (p. 302); il nous suffira d’ »aller au-devant de leur pacifisme » (p.304).

Écoutons maintenant notre peuple et plus particulièrement notre jeunesse c’est à dire l’avenir du pays. Les rares qui ne vous diront pas « kra’ht ou bien « digoutite » vous diront « digoutigh »; ce qui revient sensiblement à la même chose.
Observons-le: Totalement « démoralisé », « intoxiqué moralement » par « la paralysie » au point de « succomber sous le premier choc », à se « laisser vaincre sans effort », « disloqué psychologiquement », « préparée à capituler », contrainte à la passivité »et « défaite moralement avant tout combat ».

Force est de reconnaitre que notre pays est parfaitement conforme aux normes hitlériennes de « colonisabilité ».

Il est vrai que « Le manque de conviction s’achève toujours en défaitisme, toute résistance apparaissant comme inutile. »
On aurait été dans les années 30, voire début 40, on jurerait une œuvre du chancelier Hitler.
Mais comme nous sommes au deuxième millénaire, cette hypothèse est à écarter.
Cherchons alors ce qui a bien pu provoqué cette « intoxication morale ».
Hitler parlait de « démolition d’un pays quelconque par l’intérieur »et que « le vrai travail consistait à s’attacher en terre étrangère des personnages importants », avant d’ajouter sentencieux : « l’appétit non satisfait et l’orgueil humilié » sont des « auxiliaires infaillibles ».
Il suffira donc en résumé et en toute priorité de trouver « un personnage important » avec un « appétit non satisfait et l’orgueil humilié » pour détruire un pays de l’intérieur.
Personnellement, je n’en connais qu’un seul qui réponde parfaitement à ces critères:
- Personnage important: Il était un puissant ministre des affaires étrangères sous Boumediènne
- Appétit non satisfait: Il a été écarté en 1979 de la course à la présidence qu’il s’était fixé comme objectif au moment même où des jeunes de son âge mouraient aux combats.
- Orgueil humilié: Il a été reconnu par la Cour des Comptes coupable de détournements de sommes importantes qu’il avait versées sur des comptes privés ouverts en Suisse.
Qui est Adolphe Hitler?
Né le 20 avril 1889 dans le Land austro-hongrois, moustachu, petit de taille, autodidacte et brillant orateur, il a été porté à la tête de la chancellerie du Reich en janvier 1930.
C’était la première fois de l’histoire contemporaine qu’un homme préside aux destinées d’un pays où il n’est pas né. Il fera 60 millions de morts.

Qui est Abdelaziz Bouteflika?
Né le 02 mars 1937 à Oujda dans le nord-est du Maroc, moustachu, petit de taille, autodidacte et brillant orateur, il a été porté à la tête de la République Algérienne en Avril 1999.
Pour la seconde fois de l’histoire contemporaine, un homme préside aux destinées d’un pays où il n’est pas né.

M’Hend Ouchène.
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