la présidence, serait aux abois. Les «décideurs» du régime s’entre-déchireront-ils?

le mouvement de citoyen pour une Algérie libre ! 

A cours de recettes politiques, les généraux qui président aux destinées de l’Algérie sont nus. Après les émeutes de la jeunesse, en 1988 à Alger, durement réprimées, ils avaient fait le pari de la libéralisation, politique et économique. Pari qui fut aussi un calcul, si l’on s’en tient à une interprétation cynique de l’histoire. Loin d’empêcher la montée en puissance du Front islamique du salut (FIS) dans la société, ils l’auraient encouragée de façon à reprendre les choses en main le jour venu. Ce qu’ils firent en janvier 1992 au moyen d’un coup d’Etat, approuvé par les chancelleries et les opinions occidentales. La guerre civile commença. Ils rappelèrent, alors, Boudiaf du Maroc et l’installèrent à la tête du Haut comité d’Etat. Boudiaf eut l’audace de vouloir s’en prendre à la «mafia politico-financière». Il fut liquidé.
Les généraux entreprirent ensuite la restauration des institutions civiles. Ce fut, d’abord, en 1995, l’élection d’un des leurs, Zeroual, à la présidence de la République, puis la réforme de la Constitution, puis les législatives de 1997, truquées de l’avis de nombreux observateurs. Ce fut l’échec, car les Algériens continuaient de se faire la guerre. On en vint aux grands massacres de civils, perpétrés par des islamistes sous les yeux, pour ainsi dire, de militaires qui n’intervinrent pas pour les empêcher d’agir. Cette politique marqua un point: la révolution islamiste fut discréditée dans l’opinion algérienne.
Mais il fallait encore un civil à la tête de l’Etat: Bouteflika. Aujourd’hui totalement discrédité, il initia, avec l’accord des militaires, la fameuse concorde civile, après que les généraux se furent assurés sur le terrain de la coopération de l’Armée islamique du salut. Tout cela fut pensé dans un seul but: calmer le peuple, relancer les investissements étrangers, tout en sauvegardant les rentes de situation. Les généraux auront tout essayé, sauf la démocratie.

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