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Opinion : L’armée algérienne a rendez-vous avec l’histoire et son peuple

19 février, 2011

 

 

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Au début de son premier mandat, A. Bouteflika avait paradoxalement suscité l’espoir (malgré son passé houleux), réussissant à tromper un peuple crédule par nécessité. Nécessité parce que l’Algérie n’était pas encore sortie d’une guerre civile qui avait coûté plus de 200000 vies, et le peuple, anéanti, était prêt à croire le premier imposteur qui lui promettait de lui redonner sa fierté.

A. Bouteflika s’est vu offrir le Koursi pour restaurer l’image de l’Algérie sur la scène internationale, négocier la paix avec les islamistes et développer le pays. Mais il en fut autrement, plus les prix du pétrole augmentaient, et plus la nature profonde de A. Bouteflika se révélait.

Ayant à disposition une manne financière dont elle n’avait encore jamais bénéficié dans toute son histoire, A. Bouteflika et ses acolytes purent assouvir leur insatiable appétit de dollars. A. Bouteflika est ainsi devenu le seul président dans l’histoire de l’humanité à avoir trouvé le moyen de dépenser des centaines de milliers de dollars et mener un pays au bord de la guerre civile.

Son programme économique, sans imagination, s’est résumé à lancer des grands travaux, mal dimensionnés, dont les budgets ont été multipliés par 5 à cause des détournements massifs et sans scrupule, qui n’ont contribué à créer aucune richesse dans le pays mais seulement à augmenter les profits des entreprises étrangères. Le slogan de l’Algérie de A. Bouteflika est « l’Algérie a du pétrole mais aucune idée ». Quoi de plus normal, quand on est mu uniquement par la satisfaction de son égo, on n’a cure de mettre en place un programme de développement économique pour un peuple que l’on méprise.

A. Bouteflika a voulu le pouvoir, tout le pouvoir, et il l’a eu, il est devenu l’homme fort d’une Algérie faible. Mais qu’en a-t-il fait ?

L’œuvre de A. Bouteflika, après plus de 10 ans de règne sans partage, se décline en un effondrement de l’Etat, la déstructuration de la société civile, la restriction de la liberté d’expression, la dilapidation de l’argent public en assimilant les caisses de l’Etat à son propre compte en banque (un avion présidentiel de plus 300 millions de dollars, alors que des dizaines de milliers de familles qui vivent dans des bidonvilles). L’Algérie n’a jamais été dans une situation aussi vulnérable, économiquement, socialement, intellectuellement, et culturellement.

Ainsi, à ceux qui essaient de trouver une réalisation concrète au président, il faut répondre qu’il n’a rien, absolument rien fait de positif pour notre pays. Le remA. Bouteflikarsement de la dette ? C’est grâce à l’argent du pétrole, donc du peuple, et non pas grâce aux richesses produites par les entreprises algériennes, parce que A. Bouteflika n’a quasiment rien fait pour développer l’industrie nationale. Il a au contraire dressé le tapis rouge aux importateurs de tout genre. Les grands travaux ? C’est encore grâce à l’argent du pétrole, et à rien d’autre. En plus de 10 ans, aucune réforme digne de ce nom ne restera dans l’histoire comme une réalisation de A. Bouteflika. Non content d’avoir dilapidé les deniers publics lors de ses 2 mandats, il a violé la constitution, affichant son mépris total pour le peuple et son histoire, pour parachever son œuvre diabolique.

Il y a une seule réalisation, des plus grandioses, que l’histoire retiendra de A. Bouteflika, la généralisation de la corruption au point d’être devenue un réel problème de sécurité nationale (et l’épisode des faux billets de banque est là pour nous le rappeler). Pour palier à son problème de légitimité par les urnes, le président à utilisé l’argent du peuple pour s’acheter des soutiens dans toutes les sphères de la société et à l’étranger. Son arrivée au pouvoir marqua donc le début l’ère de la corruption généralisée des âmes.

Malgré cette situation chaotique, conséquence de 10 ans de règne sans partage, beaucoup pensent encore qu’il n’y aura pas de révolution en Algérie. Mais, la révolution aura bien lieu, et elle emportera tout sur son passage si rien n’est fait pour stopper l’œuvre destructrice du régime de A. Bouteflika.

 

Il y a premièrement la réalité démographique, l’Algérie doit créer dans les années à venir des centaines de milliers d’emplois pour faire face à l’arrivée massive de jeunes sur le marché du travail (notamment tous ceux qu’on a envoyé à l’université pour éviter qu’ils deviennent des chômeurs trop rapidement). Ce n’est pas en redistribuant la rente qu’on créera des emplois, et le marasme économique et social dans lequel vivent les algériens en est une preuve. Les résultats médiocres de la politique économique menée ces dix dernières années soulignent les limites du régime de A. Bouteflika, même avec une abondance financière, à développer l’économie. C’est la logique même de l’ordre politique qu’à instauré A. A. Bouteflika qui est anti-développement. La conséquence immédiate est que la situation sociale ne fera que se détériorer d’avantage dans les mois à venir, c’est malheureusement inéluctable.

En second lieu, la manne pétrolière est comme une malédiction à la fois pour la société et pour le pouvoir lui-même. L’Algérie s’est retrouvée prise dans une spirale infernale ; plus les réserves de changent s’accroissent, plus les richesses accumulées par les membres du régime de A. Bouteflika sont importantes, plus ce qu’il y a à perdre en cas de changement est important, plus A. Bouteflika et ses proches s’entêtent à retarder la mutation politique du pays, et plus la situation du pays se dégrade. La manne pétrolière ne fait donc qu’accroître le malaise social, la haine et la rancœur envers le pouvoir s’accroîtra avec le montant des réserves, jusqu’au point fatigue, au point de non retour. 

Enfin, la prétendue division idéologique de la société, obstacle à l’expression du peuple d’une seule voix, est trompeuse. Tout d’abord la male- vie est partagée par tous les algériens et elle les rapproche inexorablement. Ensuite, un facteur tend à minimiser cette division, la jeunesse de la population, dont 75% a moins de 35 ans. La jeunesse aspire à la liberté et au respect, quelque soit le modèle de société qui pourrait être souhaité par chacun, ce sont deux aspirations universelles. Cette jeunesse, dont A. Bouteflika a hypothéqué l’avenir, est suffisamment éduquée pour avoir les capacités d’ouverture sur le monde qui lui permettent de mieux comprendre ce dont les prive le régime liberticide de A. Bouteflika. Tôt ou tard, leur soif de liberté s’exprimera dans la rue.

Ainsi, plus A. Bouteflika tarde à partir et ouvrir la voie à la création des conditions d’une transition sereine, plus la situation politique et sociale se détériore et plus le peuple exigera des preuves d’un changement radical. C’est pour cela qu’il faut cesser de sous estimer la capacité des algériens à se révolter. Certes, le peuple craint le chaos,  car il en a assez de la violence, mais il n’a pas pour autant renoncé à reconquérir sa liberté. Cette « passivité » apparente dont font preuve les algériens tient à deux facteurs. Le premier est le divorce entre le peuple et l’Etat qu’a créé A. Bouteflika, et n’oublions pas que lorsque A. Bouteflika a violé la constitution pour imposer un 3ème mandat, le taux de participation aux élections était d’à peine de 25%. Le second tient au fait que le peuple attend un changement pacifique, qu’il a encore l’espoir que l’après A. Bouteflikateflika marquera le début d’une réelle transition démocratique. Le peuple est donc pour le moment dans une position d’observateur. A travers différentes émeutes, grèves, et manifestations, et surtout à travers sa désaffection totale pour toutes les élections, il a envoyé un message fort au pouvoir en place, sa volonté de le voir passer la main. Il espère maintenant que celui-ci a compris et qu’il va créer les conditions d’un changement pacifique. Ainsi, le régime de A. Bouteflika  a deux façons de voir le fait que les algériens n’ont pas encore envahi les rues par centaines de milliers. Soit profiter du fait que les algériens aspirent à un changement pacifique et négocier une transition démocratique qui tienne compte des intérêts de chacun au mieux, soit de voir cela comme une faiblesse du peuple qu’il faut exploiter pour perpétuer le statut quo. Il semble avoir opté pour la dernière option.

La déstructuration de la société civile s’avère ex-post comme une victoire à la Pyrrhus. Le régime n’a personne en face de lui pour négocier les conditions du changement, rendant ainsi plus probable la révolte violente. Mais il n’est pas trop tard pour renverser la tendance. Certes, l’élite est inorganisée et lâche, surtout la diaspora éduquée, qui attend que le peuple paye de son sang la liberté, pour revenir au pays et réclamer les meilleurs postes. Mais il y a une alternative, une seule sans doute, qui ne peut finalement provenir que de l’institution militaire. En 2004, l’armée a cédé aux caprices du dictateur, et empêché A. Benflis d’accéder au pouvoir, alors qu’il nourrissait de grandes ambitions pour l’Algérie et avait un avait un programme de développement pour le pays. Mais, afin de rester au pouvoir, A. Bouteflika échafauda un plan machiavélique, au mépris de toute

considération d’un intérêt national, il négocia le soutien des Etats Unis en échange d’une privatisation de la Sonatrach.  Presque 8 ans plus tard, l’armée comprend son erreur, elle comprend qu’elle a confié le pouvoir à un homme dont le seul objectif était de devenir le maître incontesté de l’Algérie, pour satisfaire son égo démesurer et transmettre la couronne aux siens, au risque d’une implosion de la société.

 

L’Algérie est jeune, le président est vieux et malade. L’Algérie est tournée vers l’avenir, le président vit dans le passé. L’Algérie aspire à la liberté, le président la condamne aux chaînes. Il n’y a rien à espérer d’un homme pour qui la satisfaction de son égo vaut bien l’hypothèque de l’avenir de millions d’algériens. Si A. Bouteflika reste encore plus longtemps au pouvoir, nous allons droit vers un âge des ténèbres, un tsunami humain déferlera sur les rues algériennes, détruisant tout sur son passage. Le coût social d’une révolte sera colossal en vies humaines, en destruction de biens, et l’image de l’Algérie sur la scène internationale sera définitivement ternie.

 

A. Bouteflika a utilisé l’argent du pétrole pour s’entourer d’une force de frappe de plus de 200000 policiers pour mater toute révolte populaire et protéger les privilèges des siens. Il a pris soin de corrompre et diviser la société, paralyser l’économie, vider toutes les institutions de leur substance, pour gérer l’Algérie comme son douar. Mais il y a une institution qu’il n’a pas réussi à briser. L’armée demeure la colonne vertébrale de notre pays, c’est grâce à elle que A. Bouteflika ne parviendra pas à instaurer sa dictature policière. A. Bouteflika a ainsi compris qu’en cas de soulèvement, l’armée ne prendrait pas parti contre le peuple.

En effet, l’ANP s’est suffisamment exposée durant les années 1990, et elle n’aurait pas intérêt à intervenir par la force pour calmer la rue. Sans compter que l’opinion internationale verrait d’un très mauvais œil une répression. Qui plus est, en Tunisie et en Egypte, l’armée vient de jouer un rôle historique en permettant au pays d’amorcer une transition démocratique. Le parallèle avec l’armée algérienne est vite fait, et les attentes du peuple algérien à son égard sont donc certainement très importantes.

L’ANP ne peut pas rester spectatrice de la descente aux enfers de sa patrie, elle ne peut pas accepter que l’homme à qui elle a confié le pouvoir mène notre pays dans une impasse. L’ANP doit à présent tirer des leçons des erreurs du passé et de la révolution tunisienne pour anticiper les évènements et éviter à l’Algérie un nouveau bain de sang car nous sommes aujourd’hui dans la même configuration que sous le régime de Ben Ali : un président qui refuse de quitter le pouvoir et qui s’est entouré de plus de 200000 policiers pour protéger sa tour d’ivoire et réprimer toute revendication de changement.

Pour sortir notre pays de l’impasse, l’armée sera garante d’un pacte national qui décrirait les étapes et les conditions d’une passation de pouvoir pacifique, négocié, et qui permettrait l’émergence d’un nouveau leader pour le changement. Ce leader serait pré- sélectionné parmi des hommes intègres qui adhèrent à l’idée d’une transition démocratique pacifique et négociée, et qui seraient signataires du pacte national. Une fois les conditions du pacte fixées, des élections présidentielles anticipées seraient très rapidement programmées, au nom de l’intégrité de la nation, qui n’a jamais été aussi en danger dans toute son histoire. Une campagne serait lancée, où chaque leader potentiel devra présenter son projet pour le pays et convaincre. Le peuple choisirait alors librement celui qui doit porter le changement. L’ouverture politique se ferait de façon graduelle, en plusieurs années, le temps de créer les conditions propices à une ouverture saine, sereine et pérenne. Le rôle du leader serait de rétablir la crédibilité des institutions, de reconstruire l’Etat que A. Bouteflika a transformé en peau de chagrin, de rebâtir la confiance, d’apaiser les cœurs, de restaurer le dialogue social et de mettre en œuvre rapidement les réformes économiques nécessaires. Il n’y aucune autre alternative. Dans la configuration actuelle, le seul acteur qui soit crédible et qui n’apparaîtra pas en possible de faiblesse pour imposer une telle transition est l’armée nationale.

L’armée a rendez vous avec l’histoire et son peuple. Elle doit assumer son rôle de garante de l’intégrité de la nation et permettre une transition démocratique apaisée. Elle seule peut éviter une balkanisation de notre pays. Si elle prête l’oreille, elle entendra la voie du peuple qui appelle son armée, qui veut se confondre avec elle dans sa reconquête de la liberté, dans cette nouvelle libération du pays. L’armée, elle seule, peut ranimer la flamme qui dissipera à tout jamais les ténèbres qui se sont abattues sur l’Algérie. L’armée, elle seule, peut sauver la nation

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gouvernement Bouteflika

18 février, 2011

Algérie : Parmi tous ces ministres du gouvernement Bouteflika qui détient le record de longévité ?

http://dna-algerie.com/images/stories/patchwork.jpgCertains sont là avant l’arrivée de Bouteflika au pouvoir en avril 1999, d’autres sont arrivés avec lui. Mais tous, ou presque, ont cette particularité d’avoir battu des records de longévité au sein de leurs départements ministériels. Certains sont ministres depuis 23 ans, d’autres ne le sont que depuis…6 ans.


Le gouvernement du Premier-ministre Ahmed Ouyahia, remanié le 28 mai 2010, est composé de 39  membres. La moyenne d’âge de leur présence au sein d’un exécutif est de plus de 10 ans. À titre de comparaison, dans l’actuel gouvernement français, cette moyenne est de 3 ans. Durant la Régence d’Alger, par exemple, la moyenne des deys à la tête de leurs petites régences, était de 6 ans.

Jamais dans l’histoire de l’Algérie indépendante, des ministres n’ont occupé aussi longtemps leurs fonctions que durant le règne du président Abdelaziz Bouteflka. Parmi les actuels titulaires des portefeuilles ministériels, il y a 11 ministres qui détiennent le record de longévité dans un même ministère.

Benbouzid

À l’image du président Abdelaziz Bouteflika qui a passé 14 ans au ministère des Affaires étrangères (1963-1979), le ministre de l’Education nationale, Boubekeur Benbouzid, a effectué 14 rentrées scolaires (1998 –2011) alors qu’il est entré au gouvernement dès 1993 comme ministre de l’Enseignement supérieur. Un vrai vétéran.

Ghoulamallah

Le ministre des Affaires religieuses, Bouabdallah Ghoulamallah, a lui organisé 14 pèlerinages de son siège de Hydra depuis sa nomination le 25 janvier 1997. Un autre record depuis l’Independence du pays en juillet 1962.

Abbes

Mohamed Chérif Abbes veille depuis 12 ans sur le précieux budget des moudjahidines (anciens combattants de la révolution) alors qu’Amar Ghoul est ministre des Travaux publics depuis 2003, c’est-à-dire depuis 8 ans.

Ghoul

Ancien député islamiste, Amar Ghoul a fait son entrée dans le gouvernement de Bouteflika en décembre 1999 comme ministre de la Pêche et des Ressources halieutiques. En dépit de l’affaire de corruption liée au projet de l’autoroute qui a décapité son staff, Amar Ghoul a résisté au scandale.

Ould Abbes

Djamel Ould Abbes est logé à la même enseigne. Nommé en décembre 1999 ministre de la Solidarité nationale, il y est resté 9 ans avant d’être muté au département de la Santé.

Barkat

Said Barkat, ministre de la Solidarité nationale depuis mai 2008, lui aussi est venu dans les bagages du président Bouteflika qui lui a offert le portefeuille de l’Agriculture en décembre 1999. Voilà onze déjà.

Malgré le scandale qui a éclaboussé son département, Barkat a réussi à passer à travers les gouttes pour se maintenir en tant que ministre.

Toumi

Aucun ministre de la Culture depuis l’indépendance du pays n’a duré aussi longtemps que Khalida Toumi. Cette ancienne militante de la cause féminine, ex-responsable au sein du RCD (Rassemblement pour la culture et la démocratie), est en poste depuis 2002.

Medelci

Le ministre des Affaires Etrangères, Mourad Medelci est lui aussi insubmersible. C’est en 1988, sous le gouvernement de Kasdi Merbah, que ce natif de Tlemcen a fait son entrée dans un exécutif au poste de ministre du Commerce. Depuis, Medelci a enchainé les départements ministériels et les fonctions officielles au point de détenir le record de 23 ans passés au sommet de l’Etat.

Rahmani

Le ministre de l’Environnement, Chérif Rahmani, détient le même record. Entré à la même année que Medelci au poste de ministre de la Jeune et des Sports, il est encore en fonction en février 2011 après avoir transhumé par différents départements et avoir occupé le poste de Gouverneur d’Alger.

Sellal

Abdelmalek Sellal n’est pas plus mal logé. Ancien wali, ancien ambassadeur, il arrive au département de l’Intérieur en 1998 pour n’y effectuer qu’un passage de deux ans. Tour à tour ministre de la Jeunesse et des Sports, des Travaux publics, puis des Transports, il officiel désormais au ministère de l’Hydraulique.

Belaiz

Le garde des Sceaux, Tayeb Belaiz, originaire de Tlemcen, est devenu indétrônable au ministre de la Justice. Ancien magistrat, Belaiz a fait son entrée dans le gouvernement de Bouteflika en 1999 comme ministre de la Solidarité nationale. Depuis 2003, il préside aux destinées du département de la Justice. Huit ans déjà. Un autre record à ce poste depuis l’Independence de l’Algérie.

Messahel

Le Ministre délégué auprès du Ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, Chargé des affaires africaines, Abdelkader Messahel est un autre dinosaure de la politique. Nommé à ce poste en 2000, il cumule aujourd’hui onze ans de service à la tête de ce secrétariat d’Etat. Lui aussi est originaire de Tlemcen.

Louh

Un autre ministre également natif de Tlemcen. Tayeb Louh occupe le portefeuille de la Sécurité sociale depuis mai 2003. C’est-à-dire depuis 8 ans.

Tou

Son collègue au département des Transports, Amar Tou, est lui aussi inamovible. Nommé en 1997 (14 ans déjà ) ministre de l’Enseignement et de la recherche scientifique, Tou a navigué entre différents ministères. Lui égalment a cette petite particularité d’être originaire de Tlemcen.

Ould Kablia

Le ministre de l’Intérieur, Dahou Ould Kablia, n’a rien à envier au reste des ministres. Cet ancien du MALG, embryon de la sécurité militaire algérienne, a travaille à l’ombre de son prédécesseur Yazid Zerhouni comme ministre délégué auprès de ce dernier, avant de le remplacer en mai 2010.

Zerhouni

Yazid Zerhouni. Cet ancien numéro de la sécurité militaire, arrive au ministère de l’Intérieur en décembre 1999 où il a régné pendant onze ans avant d’y être débarqué. Nommé Vice-Premier ministre le 28 mai 2010, il reste un des symboles forts de l’ère de Bouteflika.

Et la liste est loin d’être exhaustive….

Belkadem

Dans cette équipe de dinosaures de la politique, de professionnels de la politique, il reste deux personnages. Abdelaziz Belkhadem et Ahmed Ouyahia. Le premier occupe désormais les fonctions de ministre d’Etat et de représentant personnel du chef de l’Etat. Islamiste BCBG, Belkhadem, actuel SG du FLN, a été nommé Chef du gouvernement en mai 2006 avant d’en être remercié sans explications en juin 2008.

Ouyahia

Le second détient un autre record dans son genre. Ahmed Ouyahia est le seul Chef du gouvernement de l’Algérie à avoir occupé ce poste trois fois de suite. A intervalles irrégulières, tout de même.

Nommé par le président Liamine Zeroual à la tête de l’exécutif le 31 décembre 1995, il est remercié en décembre 1998, puis rappelé en mai 2003, congédié en mai 2006, puis rappelé de nouveau en juin 2008. Un autre record.

Jamais, depuis l’indépendance du pays, un chef du gouvernement n’a connu autant de fortunes et d’infortunes.

Critères d’allégeance et de proximité

Cette omniprésence aux plus hautes fonctions de l’Etat, ces records de longévité dans les départements ministériels, cette capacité des uns et des autres à se maintenir au sein des ministères de la république illustrent, on ne peut mieux, la problématique de la légitimité du pouvoir en Algérie.

Ils illustrent aussi la confiscation de ce pouvoir par une caste de nantis qui doivent leurs nominations et leurs maintiens à des critères autres que ceux qui relèvent de la compétence et de la bonne gouvernance.

Cette omniprésence aux postes ministériels, cette propension qu’ont certains ministres à se maintenir à leurs postes en dépit des scandales, en dépit de l’usure du pouvoir, en dépit du bon sens, malgré l’échec patent de leurs politiques respectives, demeurent au cœur de la problématique du pouvoir en Algérie.

C’est que ces hommes et ces hommes ne sont pas choisis, maintenus, ou dégommés, en fonction de leurs compétences, en fonction des résultats obtenus au sein de leurs départements, mais plutôt en fonction de leur proximité avec le sérail, en fonction de leur aptitude à faire allégeance au sérail.

Tlemcen, capitale du pouvoir

Ils ne doivent pas leur nomination ou leur déchéance au suffrage des urnes, mais au degré de leur allégeance au sérail, et dans le cas de certains ministres, à leur lieu de naissance. C’est à dire Tlemcen, région de l’ouest du pays où le président Bouteflika aurait vu le jour en 1937 bien qu’il soit né à Oujda au Maroc.

Jamais sans doute dans l’histoire de l’Algérie indépendante, un gouvernement n’a compté autant de ministres ( pour ne pas parler des ambassadeurs, des conseillers de la présidence et autres commis de l’Etat) originaires du même région, c’est à dire Tlemcen, 520 km à l’ouest d’Alger.

Si tout ces critères de nomination, de maintien et de dégringolade remontent au début de l’histoire de l’Algérie indépendante, force est de constater qu’ils ont été accentués depuis l’arrivée du président Bouteflika au pouvoir en avril 1999.

Le président Bouteflika n’a certes rien inventé en matière de mauvaise gouvernance. Il n’a fait que perpétuer les vieilles pratiques du système.

Mais ce président, plus que nul autre de ses prédécesseurs, a poussé ces critères jusqu’à la caricature.

HITLER M’A DIT

17 février, 2011

HITLER M’A DIT…le 15 Février, 2011

Hitler m’a dit » est la traduction française du livre de Hermann Rauschning l’un des confidents du Führer, paru aux éditions de la « coopération » à Paris et dont l’ »achevé d’imprimer » porte la date du 21 décembre 1939.
En voici quelques extraits:

« Jamais je ne commencerai une guerre sans avoir auparavant la certitude absolue que mon adversaire, démoralisé, succombera sous le premier choc » (p. 26)
« Il existe des moyens d’obtenir la décomposition intérieure de n’importe quel État, de façon à le vaincre ensuite sans effort ». (P. 93)
« Notre stratégie consistera à détruire l’ennemi par l’intérieur, à l’obliger à se vaincre lui-même » (p. 24).
A la guerre, la victoire on le sait, n’est acquise qu’à l’heure où l’adversaire reconnait sa défaite, l’admet, cesse de la contester, s’incline et s’y souscrit.
Mais c’est une idée neuve et féconde que de s’appliquer à convaincre d’avance l’ennemi de sa déroute,ou du moins de s’assurer chez lui de telles connivences qu’il refusera le combat ou que, s’il le livre, ses forces seront à tel point minées du dedans qu’il s’écroulera tout aussitôt.
« Cette méthode » – écrit Raushning – qui consistait à vaincre l’ennemi par « l’intoxication morale » et par « la paralysie » était l’invention la plus personnelle d’Hitler.
C’est « son arme secrète », son « arme nouvelle », son « arme psychologique ».
C’était la longue et patiente manœuvre pour « paralyser » en effet, d’avance, la victime désignée, pour opérer la « décomposition méthodique » (p. 95) du pays qu’il s’agissait d’abattre, pour obtenir la « dislocation psychologique de l’adversaire » (p. 25).
Écoutez Hitler:
« Il est indispensable que la nation ennemie soit démoralisée, qu’elle soit préparée à capituler, qu’elle soit moralement contrainte à la passivité. » (p. 25)
Ce que le chef de l’Allemagne veut s’assurer, c’est « la défaite morale de l’adversaire avant tout combat » (p.25).
Pour y parvenir, il y a d’abord le moyen de l’intimidation:
« Le manque de conviction s’achève toujours en défaitisme, toute résistance apparaissant comme inutile. » (p. 95)
Il y a surtout le moyen de la corruption:  » cette démolition d’un pays quelconque par l’intérieur n’est qu’une question d’argent et d’organisation » (p. 93) ;  » le vrai travail »consiste à s’attacher en terre étrangère des personnages importants, même des groupes et des partis (p.302); « je fais établir un fichier fichier complet de toutes les personnes influentes, dans tous les pays » (p. 301); une connaissance détaillée des faiblesses et des vices de chacun de mes adversaires est la condition première de toute mon action » (p. 299); « l’appétit non satisfait et l’orgueil humilié » sont des « auxiliaires infaillibles » (p. 93); « ne pas oublier les hommes d’affaires pour qui le seul mot de profit s’écrit en lettres capitales » (p. 93)
Et tel un couperet cette sentence prononcée quelque sept ans avant la guerre devant Rauschning:
 » Vous pouvez m’en croire: j’entrerai chez les français en libérateur. nous nous présenterons au petit bourgeois français comme les champions de l’ordre social (…), « Ces gens là ne veulent plus rien savoir de la grandeur » (p. 27); « Nous aurons avec nous les classes dirigeantes et possédantes » (p. 302); il nous suffira d’ »aller au-devant de leur pacifisme » (p.304).

Écoutons maintenant notre peuple et plus particulièrement notre jeunesse c’est à dire l’avenir du pays. Les rares qui ne vous diront pas « kra’ht ou bien « digoutite » vous diront « digoutigh »; ce qui revient sensiblement à la même chose.
Observons-le: Totalement « démoralisé », « intoxiqué moralement » par « la paralysie » au point de « succomber sous le premier choc », à se « laisser vaincre sans effort », « disloqué psychologiquement », « préparée à capituler », contrainte à la passivité »et « défaite moralement avant tout combat ».

Force est de reconnaitre que notre pays est parfaitement conforme aux normes hitlériennes de « colonisabilité ».

Il est vrai que « Le manque de conviction s’achève toujours en défaitisme, toute résistance apparaissant comme inutile. »
On aurait été dans les années 30, voire début 40, on jurerait une œuvre du chancelier Hitler.
Mais comme nous sommes au deuxième millénaire, cette hypothèse est à écarter.
Cherchons alors ce qui a bien pu provoqué cette « intoxication morale ».
Hitler parlait de « démolition d’un pays quelconque par l’intérieur »et que « le vrai travail consistait à s’attacher en terre étrangère des personnages importants », avant d’ajouter sentencieux : « l’appétit non satisfait et l’orgueil humilié » sont des « auxiliaires infaillibles ».
Il suffira donc en résumé et en toute priorité de trouver « un personnage important » avec un « appétit non satisfait et l’orgueil humilié » pour détruire un pays de l’intérieur.
Personnellement, je n’en connais qu’un seul qui réponde parfaitement à ces critères:
- Personnage important: Il était un puissant ministre des affaires étrangères sous Boumediènne
- Appétit non satisfait: Il a été écarté en 1979 de la course à la présidence qu’il s’était fixé comme objectif au moment même où des jeunes de son âge mouraient aux combats.
- Orgueil humilié: Il a été reconnu par la Cour des Comptes coupable de détournements de sommes importantes qu’il avait versées sur des comptes privés ouverts en Suisse.
Qui est Adolphe Hitler?
Né le 20 avril 1889 dans le Land austro-hongrois, moustachu, petit de taille, autodidacte et brillant orateur, il a été porté à la tête de la chancellerie du Reich en janvier 1930.
C’était la première fois de l’histoire contemporaine qu’un homme préside aux destinées d’un pays où il n’est pas né. Il fera 60 millions de morts.

Qui est Abdelaziz Bouteflika?
Né le 02 mars 1937 à Oujda dans le nord-est du Maroc, moustachu, petit de taille, autodidacte et brillant orateur, il a été porté à la tête de la République Algérienne en Avril 1999.
Pour la seconde fois de l’histoire contemporaine, un homme préside aux destinées d’un pays où il n’est pas né.

M’Hend Ouchène.
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Egypte, Maroc, Algérie Top 6 du continent africain en termes d’«exportation de capital illicite»

12 février, 2011

Libre pensée politique ..Actualité Algérie!
Le crime et la corruption ont globalement coûté, à l’Egypte, 6 milliards de dollars par an entre 2000 et 2008, soit un total de 57,2 milliards de dollars, selon une récente étude de Global Financial Integrity (GFI), organisation de recherche prônant la transparence dans le système financier international, basée à Washington.
Une bonne part de cet argent a été perdue via l’évasion fiscale, en plus de la corruption et du crime, note Dev Kar, lead economist de GFI, ex-senior economistdu FMI et auteur de l’étude, dans un communiqué. Le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord (Egypte incluse), dans ce cadre, affichent le plus fort taux de croissance de «sorties» financières illicites.
«Ce qui arrive en Egypte est le résultat d’un système dont Moubarak n’est qu’un élément parmi d’autres, souligne encore Dev Kar. Une gouvernance faible a permis corruption rampante, vol, crime et évasion fiscale conduisant à drainer des milliards de dollars du pays chaque année. La perte annuelle d’argent, qui a sévèrement amoindri la capacité du gouvernement à stimuler le développement économique et diminuer la pauvreté, a rendu le régime dictatorial du président Moubarakinsupportable et mené l’Egypte dans les tourments sociaux et politiques actuels.»
En près de 40 ans, cinq pays d’Afrique du Nord «perdent» 1.767 dollars par habitant
Entre 1970 et 2008, chiffre encore GFI, l’Egypte, l’Algérie, la Libye, le Maroc et la Tunisie ont, ensemble, perdu plus de capital par habitant que tout autre groupe de nations africaines. La perte cumulée de capital illicite par les pays d’Afrique du Nord durant ces près de quarante années a ainsi atteint 1.767 dollars par habitant. Un niveau «incroyable», juge l’organisation de Washington.
Entre 2000 et 2008, trois de ces cinq nations nord-africaines, à savoir l’Egypte, l’Algérie et le Maroc, ont respectivement «perdu» 57,2 milliards, 13,6 milliards et 13,3 milliards de dollars. Ce qui les classe dans le Top 6 du continent africain en termes d’«exportation de capital illicite», tandis que la Tunisie se classe 10e, avec 9,3 milliards de dollars.
Par Publié dans : le mouvement citoyen pour une Algérie libre!

la culture de démocratie n’a aucune place au royaume des arabo-musulmans

9 février, 2011

Lundi 31 janvier 2011 le mouvement citoyen pour une Algérie libre!
Tout d’abord, sur le plan philosophique, la culture de démocratie n’a aucune place au royaume des arabo-musulmans qui prônent en revendiquant l’application de la charia que tout doit être arraché à
l’homme par la punition. Je m’explique: à l’heure où dans le monde on passe aux nouvelles technologies de l’éducation par l’introduction des dernières versions de la didactique chez-nous on en est
encore à donner à l’école publique des leçons magistrales d’un autre âge où le prof est considéré comme le seul détenteur de savoir et de pouvoir et l’enfant un être auquel on ne demande jamais son
avis. Je me résume: c’est à l’école que l’enfant doit faire ses rudiments de démocratie or il trouve un maître ou une maîtresse qui gère la classe d’une main de fer pour soit disant justifier la discipline devant accompagner les cours.

L’enfant est assis 7 ou 8 heures durant pour écouter une succession de disciplines et de notions indigestes: c’est là qu’on commence à brider l’intelligence humaine: celle dont nos dirigeants ont peur de rencontrer dans l’exercice de leurs détestables fonctions. Un enfant qui grandit dans ces conditions fera un meilleur modelé d’être humain compatible avec la soumission, condition sine qua non pour le maintien du régime hérité des soviétiques. Pour épicer tous ces actes consistant à embrigader nos jeunes on recourt aussi à une dose d’éducation
religieuse à travers laquelle il est promis aux bons musulmans qui sont patients et endurants des bons points pour l’au delà donc pour le paradis.

En ce moment, c’est le message même de nos imams
stéréotypés et envoyés dans les mosquées par le ministère de la religion. Le pouvoir, hostile à une époque que le FIS utilise la religion à des fins politiques. A présent, croyez-moi, j’ai entendu
sur un cimetière où devaient avoir lieu récemment les obsèques du chasseur tué par l’armée par erreur à IGHIL ALI l’imam véhiculer un message du pouvoir en prévision de révolte citoyenne. Il levait
ses mains et demandait à Dieu de protéger notre jeunesse. Dans ces conditions, la religion ne fait-elle pas office d’antidote contre la protestation. En jouant sur les fibres de croyance des gens
et en demandant que Dieu veille sur nos jeunes n’est-ce pas une manière politique très habile de faire oublier aux fidèles que le destin de leurs enfants n’est aucunement lié à la gestion humaine
des affaires du pays mais à la simple fatalité divine.

Exactement comme on a fait avec la catastrophe de BAB EL OUED( le président a alors évoqué un phénomène divin incontenable mais pas un mot sur la responsabilité des hommes ayant trait à cette calamité. Nos politiques utilisent la religion comme une bouée pour convaincre ceux qui privilégient plutôt la thèse de catastrophe divine qu’une
négligence caractérisée des hommes ayant entraîné tous ces morts et toutes ces pertes incommensurables.C’est ce qui explique d’ailleurs l’ambiguité de ce pouvoir qui affiche qui une face tantôt intégriste tantôt laïque selon les circonstances.

Regardons un peu les messages des films et dessins animés que diffuse la télévision Algérienne. Des personnages occidentaux par exemple à peine habillés mais qui parlent en Arable. Pour sauver l’arabité le régime montrent des images en contradiction avec les valeurs musulmanes. Et puis, la violence qui est répercutée par ces programmes
pour enfants donnent en ce moment du fil à retordre autant aux parents qu’aux enseignants.
Regardons où mène le bricolage de nos patrons dont le seul souci est la rente, la rapine. Et puis, en
toute liberté, ils peuvent disposer selon les lois régissant cette planète, leurs avoirs dans les banques suisses. Ils bénéficieront de l’impunité tant que les intérêts du puits hôte ne sont pas menacés.
On attend que Ben Ali tombe pour annoncer en boucle qu’il a des biens mal acquis partout. Où est la notion de droit international? Quand il va dans ces pays pour dépenser sans compter avec sa famille: c’est un bon touriste. Quand sa peau est mise à prix,  » c »est un malfrat » Quelle hypocrisie!

Combien l’Algérien a-t-elle dépensé pour juste jouer pendant quelques jours le fantasme de »capitale de la culture Arabe »? à l’heure où nos artistes réclament un statut ou des conditions de vie décentes? On invite par exemple une star libanaise avec des milliards alors qu’on laisse mourir à petit feu l’artiste ou le cinéaste. L’hégémonie du régime c’est un tout: il se veut notre tuteur à vie, décide de nos goûts et couleurs. Nous sommes ses propres choses en quelque sorte ou son décor pour ne pas s’ennuyer.
Par le mouvement citoyen pour une Algérie libre (- Publié dans : Vie Culturelle
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la présidence, serait aux abois. Les «décideurs» du régime s’entre-déchireront-ils?

7 février, 2011

le mouvement de citoyen pour une Algérie libre ! 

A cours de recettes politiques, les généraux qui président aux destinées de l’Algérie sont nus. Après les émeutes de la jeunesse, en 1988 à Alger, durement réprimées, ils avaient fait le pari de la libéralisation, politique et économique. Pari qui fut aussi un calcul, si l’on s’en tient à une interprétation cynique de l’histoire. Loin d’empêcher la montée en puissance du Front islamique du salut (FIS) dans la société, ils l’auraient encouragée de façon à reprendre les choses en main le jour venu. Ce qu’ils firent en janvier 1992 au moyen d’un coup d’Etat, approuvé par les chancelleries et les opinions occidentales. La guerre civile commença. Ils rappelèrent, alors, Boudiaf du Maroc et l’installèrent à la tête du Haut comité d’Etat. Boudiaf eut l’audace de vouloir s’en prendre à la «mafia politico-financière». Il fut liquidé.
Les généraux entreprirent ensuite la restauration des institutions civiles. Ce fut, d’abord, en 1995, l’élection d’un des leurs, Zeroual, à la présidence de la République, puis la réforme de la Constitution, puis les législatives de 1997, truquées de l’avis de nombreux observateurs. Ce fut l’échec, car les Algériens continuaient de se faire la guerre. On en vint aux grands massacres de civils, perpétrés par des islamistes sous les yeux, pour ainsi dire, de militaires qui n’intervinrent pas pour les empêcher d’agir. Cette politique marqua un point: la révolution islamiste fut discréditée dans l’opinion algérienne.
Mais il fallait encore un civil à la tête de l’Etat: Bouteflika. Aujourd’hui totalement discrédité, il initia, avec l’accord des militaires, la fameuse concorde civile, après que les généraux se furent assurés sur le terrain de la coopération de l’Armée islamique du salut. Tout cela fut pensé dans un seul but: calmer le peuple, relancer les investissements étrangers, tout en sauvegardant les rentes de situation. Les généraux auront tout essayé, sauf la démocratie.

Témoignage de Youcef Rezzoug, ancien Journaliste du Matin

7 février, 2011

Témoignage de Youcef Rezzoug, ancien Journaliste du Matin: La vérité sur la marche du 14 juin 2001

Que s’est-il passé donc le 14 juin 2001 ?

Témoignage :

 dans politique

Trois jours avant le déroulement de la manifestation du Mouvement Citoyen à Alger dont la procession devait s’arrêter au portillon du siège de la Présidence à El Mouradia afin d’exiger de Bouteflika une réponse à la Plate-forme d’El-Kseur, j’étais informé, moi et une collègue, par un officier de police que nous avons connu quelques années auparavant lors des couvertures de l’actualité liée au terrorisme, qu’il y avait un scénario de bain de sang en préparation pour  » donner une leçon aux kabyles qui osent défier le pouvoir ». Il nous donnait cette information, selon lui, car il craignait qu’il nous arrive du mal. A cet effet, il nous a convié que « des snipers seront installés sur les terrasses des humbles » avant de lâcher :  » vous êtes dans le collimateur et vous avez intérêt à ne pas être dans la manifestation ».

Enfin, on était dans la manifestation et on a assisté aux scènes de lynchage du kabyle, de pillage, à l’assassinat de Fadhila, une journaliste, et un photographe ainsi qu’au climat de guerre instauré par la police de Zerhouni, qui avait une semaine auparavant (soit le 7 juin), reprimé sans retenue une manifestation dans laquelle des personnalités historiques ont été aspergés d’eau et roués de coups de matraques. J’ai pu sauver deux jeunes, l’un de Béjaia et l’autre de Sidi Aich, qui ont passé la nuit chez moi pour rentrer chez eux le lendemain avec d’autres jeunes qui étaient également protégé et hébergé dans des sièges d’associations et de deux partis politiques. Un article dans l’édition du 21 juin du journal Le Matin apportait les premiers éléments du plan qui était mis en place par Zerhouni pour mater la marche.

Un commerçant mozabite à Bab El Oued confie que la veille de la manifestation a reçu la visite des policiers qui avaient achetés un nombre important d’armes blanches. Une telle commande inhabituelle a suscité en lui des interrogations et c’est la raison pour laquelle il avait parlé autour de lui. Durant la nuit même, à savoir de 13 au 14 juin, des temoignages concordants des habitants des Champs Manœuvres ( La Place 1er Mai ) attestent que les lampadaires et la lumière publique ont été atteintes pour une bonne parti de nuit pour découvrir le lendemain des graffitis inscrits sur les murs insultant les kabyles et en leur promettant une mort certaine.

 Les manifestants qui ont réussi  à passer à travers les mailles de tous les barrages des forces anti-émeutes dressés tout au long de l’autoroute Alger-Tizi-Ouzou ont été reçu à Alger, sur la Place du 1er Mai, par un déploiement impressionnant des forces de la police qui barraient la route menant à El Mouradia. Les tirs des bombes de lacrymogènes et les jets d’eau ont cédé par la suite  à un lâché de jeunes armés de couteaux et des barres de fer pour s’en prendre aux manifestants.

 Ce sont ces mêmes jeunes que l’ENTV a présenté le soir même comme patriotes et défenseurs de la capitale,  échangeant des accolades avec les policiers et recevant les félicitations du commissaire dit « Ami  Ahmed » pour avoir  » aidé la police à maintenir l’ordre ».

Ils ont été montrés, par la suite, sur des camions de la police et d’autres engins déployés sur le lieu de la manifestation. D’autres jeunes planqués parmi les manifestants ont profité d’un moment de panique pour poignarder des manifestants. Ces jeunes seraient, selon certaines informations, des prisonniers de droit commun qui ont été libérés la veille afin de s’introduire parmi les manifestants. Au moment ou les manifestants  battaient en retraite, un incendie s’est déclaré au niveau du garage de l’ETUSA, société de transport d’Alger, situé près de la Maison de la presse. Et subitement, un bus est sorti en toute allure du garage en écrasant dans sa course une jeune journaliste, Fadhila, et un photographe. Le conducteur n’est, selon l’ENTV, qu’un citoyen » exemplaire » qui voulait sauver un bus et son quartier de la propagation du feu. On apprend plus tard qu’il est cordonnier de métier et qu’il n’habitait pas le quartier ainsi qu’il n’était pas à sa première tentative de se comporter  en  » citoyen exemplaire » lors des manifestations se déroulant à Alger.

 Il a été arrêté et libéré, sans jamais être jugé. Le samedi 16 juin, un groupe de jeunes se disant habitants le quartier et à leur tête un dealeur (que j’ai rencontré 4 ans plus tard avec son officier traitant et, il m’a présenté des excuses ) ont tenté une expédition punitive contre le siège du Matin qui les aurait « diffamés », selon eux.

D’un côté une tentative de faire un journal qui essayait de rétablir la vérité et de l’autre côté l’appareil de propagande de l’ENTV, avec la participation de beaucoup de journaux privés et publics, s’est lancé ; même un crime crapuleux qui a lieu la nuit du 13 au 14 juin 2001 dans le quartier des Champs de Manœuvres a été attribué aux manifestants ainsi que le pillage des magasins de sous-vêtements.

Imaginez, celui qui a marché plus de 250 kilomètres, de Oued Amizour à Alger, n’avait qu’un fantasme, venir s’approprier des sous-vêtements féminins.

Hamraoui  Habib Chawki, en tant que directeur de l’ENTV, a présenté plus tard, lors du dialogue engagé avec le gouvernement, ses excuses aux Aarouchs quant à ses allégations.

Ces excuses ressemblent finalement à cette annonce de « lever l’état d’urgence » de Bouteflika.

Qui est Farid Lahbib ?

Farid Lahbib est l’inspecteur de police travaillant à la police des frontières au niveau de l’aéroport d’Alger. Il a arrêté en 2003 Mohamed Benchicou, directeur du journal Le Matin, qui rentrait de l’étranger,  pour une histoire aussi fausse que  sordide de  » bons de caisses », un délit qui n’existe pas et qui a été contesté à l’époque par la direction des douanes et de son syndicat.

Farid Lahbib a été cité comme témoin à charge aux côtés du ministère des finances  dans un  simulacre de procès ou le verdict était connu à l’avance : l’emprisonnement de Benchicou et donner un coup final à  la fermeture de son journal après plusieurs tentatives d’étranglement financiers fabriquées dans les bureaux de Benachenou, l’ancien ministre des finances, qui a ordonné, selon un cadre du ministère présent lors d’une réunion, le deuxième contrôle en un mois des finances du Matin et du montant à imposer lors du redressement fiscal.

J’ai interpellé Farid Lahbib dans un café, en face du tribunal de Sidi M’Hammed, lors du procès en appel de Benchicou, en lui disant : « Tu n’as pas honte ». Il m’a répondu :  » al khobza ! » ( pour mon pain).

Farid Lahbib n’est en réalité que l’inspecteur de police de la sureté de daira d’Akbou, dans la wilaya de Béjaia, qui a été montré de doigt par les manifestants de cette ville lors des évènements de la Kabylie en l’accusant d’avoir tué des jeunes à partir du toit ( sniper ) du siège de la surete de daira :

 » Farid, l’assassin », criaient les jeunes à l’époque.

Ces faits ont étés rapportés par le reporter du Matin en 2001.

Par la suite ,Il a été donc muté  à la PAF (Police des Frontières) avec pour mission d’arrêter Benchicou.

Depuis,  selon certaines informations, il aurait été arrêté en 2007 pour trafic de documents et de devises au niveau de l’aéroport d’Alger.

Qui est Zaine ?

Zaine est celui qui devait auditionner Benchicou au niveau du commissariat central d’Alger, ou il a été désigné quelques mois auparavant comme responsable de la police judiciaire.

Cette promotion en présence de Ali Tounsi, DGSN, et Yazid Zerhouni, ministre de l’intérieur, a eu même droit à une bonne place dans le journal télévisé de l’ENTV. Et pourtant, il allait être expulsé de la police avant cet évènement alors qu’il travaillait comme inspecteur de police dans la daira de Hussein Dey.

Il aurait trafiqué un certificat de scolarité pour rentrer dans la police.

Mais que s’est-il passé pour mériter une telle promotion? Officiellement, il a dénoué l’affaire du vol de la statue ( la baigneuse ) se trouvant au Jardin d’Essai d’El Hamma). Il a arrêté en réalité les voleurs tout en protégeant le receleur alors, qu’un ingénieur du Jardin d’Essai purgait cinq mois de prison pour cette affaire , avant d’être acquitté.

En réalité, le receleur n’est autre qu’une proche du palais, et ami du Président Bouteflika, Soraya Hamiani.

 C’est dans le jardin de sa villa d’Alger que la statue a été retrouvée. Ce fait d’arme a propulsé le faux inspecteur au poste de responsable de la police judiciaire à la sureté d’Alger, et à partir duquel il voulait régler son compte au le journal Le Matin qui avait révélé l’affaire.

Selon certaines informations, Zaine a été poursuivi depuis, avec d’autres responsables de la police, pour une affaire de trafic de drogues… 

La « Baltaguia » au sein de la presse

Le nom qui circule ces derniers jours dans les rédactions des journaux d’Alger est Anis Rahmani, directeur du journal Arabophone Enahar, contre lequel une pétition a été lancée , afin de moraliser la profession.

Le journalisme « policier » est le nouveau concept donné aux « baltaguis » de la presse algérienne.

Au lieu de s’informer auprès de la police, Anis Rahmani est devenu informateur et même partie civile dans des procès contre tous ceux qui s’élèvent contre l’ordre établi. Sa toute dernière sortie, il a déposé plainte contre le parti de Said Sadi pour avoir convier les journalistes à une manifestation  » interdite ».

L’arrestation le 15 janivier dernier de Ahmed Badaoui, ancien secrétaire général du syndicat national des Douanes, l’a été sur la base d’un SMS envoyé à ses contacts parmi les syndicalistes les appelant à une réunion pour réfléchir à des actions, à l’exemple tunisien.

Ce même SMS a été publié par Enahar en précisant que Badaoui veut mobiliser les algériens pour renverser le régime.

Et c’est sous ce chef d’accusation que le parquet a instruit la police pour son arrestation.

Le SMS aurait été reçu la veille par l’actuelle compagne de Anis Rahmani, rédactrice en chef d’Enahar, et elle faisait partie des contacts de Badaoui depuis qu’elle s’occupait des luttes sociales au niveau de son autre employeur, le journal El Khabar.

Durant le mois de Ramdhan de 2009, Anis Rahmani a innové en matière de la pratique journalistique en encourageant ses journalistes à dénoncer à la police et à porter plainte contre les non-jeuneurs. Malheureusement le directeur d’Enahar n’est pas le seul  » baltagui ». J’ai vu le 16 juin 2001 à la Maison de la Presse une journaliste d’un grand journal algérien se frottait les mains en voyant un groupe de « nervis du pouvoir » qui tentait d’attaquer le siège du journal Le Matin.

« Les jeunes sont contre eux », je l’entendais dire. Ses préjugés anti-kabyles mêles à sa proximité avec la police et les services de sécurité l’ont poussé à écrire un article pendant les évènements du printemps noir s’inquiétant pour les policiers des forces anti-émeutes qui n’ont que peu de temps pour récupérer.

C’est la même journaliste qui a fait le déplacement à Tkout, dans les Aures, à la recherche des circonstances atténuantes aux gendarmes ayant torturés et sodomisés des jeunes en mouvement contre à El Hougra. Lors du procès attenté par la gendarmerie contre Le Matin sur cette affaire, la juge n’a trouvé rien à dire face au témoignage d’un adolescent de 15 ans relatant les circonstances de la sodomie dont il était victime par les gendarmes.

 La maman de l’adolescent a raconté les supplices commis par les gendarmes, des pratiques que la France coloniale, a-t-elle déclaré, n’a pas fait subir. Et pourtant, deux de ses frères sont tombés au champ d’honneur.

Tout en acquittant Le Matin, la juge n’a pas osé exiger l’ouverture d’une enquête contre X au vue des accusations de crimes, de tortures et des supplices, portées contre la gendarmerie.

Ce sont les mêmes médias avec le concours de la famille révolutionnaire, dont Bounedjema de la CNEC qui appelait hier les enfants de chouhada à ne pas laisser leurs enfants ou ceux de leurs voisins participer aux manifestions en accusant les initiateurs d’être au service de la France, qui applaudissaient la visite de Jacques Chirac à Alger cautionnant ainsi une réconciliation  avec l’ancien colonisateur sans la vérité et la loi positivant le colonialisme en préparation sur le bureau du président du parlement français.

Tous le savaient puisque Le Matin a publié la lettre des douze et des 200 historiens français. C’est comme deux ans auparavant lorsque Ighila Ahriz, ancienne condamnée à mort, a osé déposer plainte contre Aussarres pour tortures.  

Le black-out a été instauré dans les médias publics autour de cette affaire. Car ces principes dérangeiaent leurs agendas électoraux car ils attendaient un soutien de la France pour le deuxième mandat de Bouteflika. Sans principes et conjugué à un mépris clinique à son peuple, le Président Bouteflka sacrifie des jeunes algériens en situation irrégulière en France en échanges de quelques visas diplomatiques en plus pour les distribuer aux enfants de la clientèle recrutée, sans aucun niveau, au centre culturel et comme agents d’administration au niveau des consulats.

Le Mali a plus de respect et de considération envers ses ressortissants en refusant de cautionner les expulsions. Enfin, le roi est nu…Toutes les manœuvres à travers l’annonce de levée de l’état d’urgence et les subterfuges utilisés ne lui seront d’une quelconque utilité de sursis pour prolonger son règne devant l’avancée du vent de changement…

Youcef Rezzoug, ancien journaliste du Matin

PS : C’était l’alliance de tout le système ( DRS et le régime de Bouteflika), qui avait décidé d’interdire Le Matin et d’emprisonner Benchicou ( l’édito du 15 juin 2004 ). Il est devenu incontrôlable menaçant par le biais de ses révélations sur la corruption les intérêts du tout le système.

5 février, 2011

Egypte:Fortune de Hosni Moubarak…70 milliards $!

http://savoir-la-verite.blog.tdg.ch/media/01/01/1692756492.jpgFortune de la famille Moubarak pourrait atteindre 70 milliards de dollars, disent les experts

HOSNI MOUBARAK a pu, avec son épouse et ses deux fils, amasser et transférer à l’Etranger une fortune estimée à plus de 40 milliards de dollars (25 milliards de livres sterling) rappelle The Sun et The guardien, au moment où 40% de la population égyptienne vivait dans une extrême pauvreté.

Selon d’autres sources, ce pactole est placé, dans des biens fonciers acquis aux Etats-Unis et dans des pays d’Europe occidentale (dont la Grande Bretagne, l’Allemagne, la France et l’Espagne), ou sous forme de placements dans des entreprises américaines, des banques suisses et britanniques ou des fonds d’investissement américains et britanniques. La fortune des Moubarak se répartirait entre les quatre principaux membres de la famille comme suit : Hosni Moubarak : 15 milliards de $US, son épouse Suzanne : 1 milliard, leur second fils Gamal : 17 milliards et leur fils aîné Alaa : 8 milliards..

 

Source:

President Hosni Mubarak‘s family fortune could be as much as $70bn (£43.5bn) according to analysis by Middle East experts, with much of his wealth in British and Swiss banks or tied up in real estate in London, New York, Los Angeles and along expensive tracts of the Red Sea coast.

After 30 years as president and many more as a senior military official, Mubarak has had access to investment deals that have generated hundreds of millions of pounds in profits. Most of those gains have been taken offshore and deposited in secret bank accounts or invested in upmarket homes and hotels.

According to a report last year in the Arabic newspaper Al Khabar, Mubarak has properties in Manhattan and exclusive Beverly Hills addresses on Rodeo Drive.

tribune de géneve

Egypt president Hosni Mubarak’s net worth estimated at $40 bn to $70 bn: Report

Les généraux veulent leur revanche

3 février, 2011

Les généraux veulent leur revanche

C’est au bout d’une réunion houleuse entre plusieurs généraux influents au siège de l’état-major que la vaste opération menée aujourd’hui en Kabylie contre le GSPC a été décidée.

L’armée algérienne malmenée par plusieurs déconvenues dans le sahel, où en revanche les Mauritaniens et les Maliens marquent des points contre AQMI, aurait besoin en ce moment de redorer son blason. Ainsi plus de 6000 soldats à la tête desquels 2 généraux ont été engagés dans la région de Sidi Bounab où devait se tenir une réunion entre les principaux chefs du GSPC et à laquelle aurait dû normalement assister l’émir Abdelmalek Droudkal.

L’ANP n’a pas hésité à utiliser les gros moyens. Artillerie lourde et hélicoptères achetés en Russie et en Afrique du Sud. Même le réseau de téléphonie mobile a été brouillé pendant des jours. Les observateurs à Alger ont relevé l’étrange similitude entre cette offensive et plusieurs autres déjà déclenchées par le passé, mais sans réel impact sur les groupes du GSPC.

Selon les mêmes sources, l’opération que l’ANP mène en ce moment en Kabylie a deux objectifs. Le premier, c’est celui de remonter le moral à une troupe continuellement harcelée sur le terrain et, deuxièmement, démontrer à l’opinion publique internationale que l’Algérie est intransigeante dans la lutte contre le terrorisme. Les généraux espèrent frapper ainsi un grand coup et offrir la tête de Droudkal aux pays « amis » en guise de gage de bonne volonté.

3 février, 2011
 

 dans politique abdekkaledmocrate

 

Algérie – corruption : La mafia, le wali Bouricha et l’impunité des gangsters

Publié  par le mouvement de  citoyen  pour une Algérie libre le Bientôt innocenté ! Accusé, depuis 2005, de dilapidation, corruption, trafic d’influence, faux et usage de faux et passation de marchés contraires à la législation et confondu depuis 2005, l’ex-wali de Blida, Mohamed Bouricha, se dirige vers l’impunité. Il vient de se voir débarrassé de son contrôle judiciaire, selon le Soir. Il est désormais libre de ses mouvements. Selon El-Watan, il a été entendu récemment par le magistrat conseiller auprès de la Cour suprême, « étant le dernier à être auditionné sur le fond après que toutes les personnes impliquées dans son affaire soient entendues. »

La justice est tendre avec les gros délinquants. « Veut-on nous faire oublier les affaires judiciaires des ex-walis d’El-Tarf et Blida ? », se demandait en mai dernier l’Association algérienne de lutte contre la corruption (AACC) dans son dernier rapport. L’AACC a multiplié et intensifié ces 2 dernières années ses observations et ses enquêtes sur l’étendue de la corruption dans les wilayas et les communes. « Où en sont les poursuites judiciaires contre ces ex-walis, alors que les faits sont accablants ? Il y a trop de lenteur au niveau de la Cour Suprême, juridiction « privilégiée » pour les commis del’Etat. La Cour suprême ne doit pas être un obstacle à la lutte contre la corruption de hauts fonctionnaires. » poursuit le communiqué.

Parlant d’ « administration impunie », l’association souligne que « la détresse des citoyens face aux abus de l’administration découle de l’absence de voies efficaces de recours et de l’impunité généralisée. Aux allégations et accusations contenues dans la presse ou propagées par la rumeur, font rarement suite des enquêtes approfondies, encore moins des sanctions. Lorsque des contrôles sont effectués, l’utilisation des résultats suit des logiques politiciennes. »
Le texte nous apprend que plusieurs walis agissent comme des agents de la police politique contre les dénonciateurs de la corruption, contre les journalistes, contre les élus locaux, les militants des droits de l’homme et la société civile indépendante, et les exemples sont malheureusement abondants : Blida ;Chlef ; Béjaïa ; Ghardaïa ( Berriane) ; Jijel ; Tarf ; Djelfa ; Khenchela, etc. Obéissent-ils à des instructions de leur ministère de tutelle ou sont-ils plus zélés que leurs autres collègues ?

ile indépendante, et les exemples sont malheureusement abondants : Blida ;Chlef ; Béjaïa ; Ghardaïa ( Berriane) ; Jijel ; Tarf ; Djelfa ; Khenchela, etc. Obéissent-ils à des instructions de leur ministère de tutelle ou sont-ils plus zélés que leurs autres collègues ? 

Publié par  le mouvement de  citoyen  pour une Algérie libre!le Bientôt innocenté ! Accusé, depuis 2005, de dilapidation, corruption, trafic d’influence, faux et usage de faux et passation de marchés contraires à la législation et confondu depuis 2005, l’ex-wali de Blida, Mohamed Bouricha, se dirige vers l’impunité. Il vient de se voir débarrassé de son contrôle judiciaire, selon le Soir. Il est désormais libre de ses mouvements. Selon El-Watan, il a été entendu récemment par le magistrat conseiller auprès de la Cour suprême, « étant le dernier à être auditionné sur le fond après que toutes les personnes impliquées dans son affaire soient entendues. »

La justice est tendre avec les gros délinquants

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