Le Changement est possible, maintenant.

Le Changement est possible, maintenant.

Lorsque, dans mon précédent , intitulé : »C’est le Clan d’Oujda qui m’a tuer », j’ai dit : »l’heure de la relève a sonné », j’exprimais, en toute humilité, une conviction forte et profonde que je sais, partagée par l’écrasante majorité de nos concitoyens, écoeurés de voir le pays, plus de 45 ans après son Indépendance, encore entre les mandibules rouillées de ceux qui sont, d’une manière ou d’une autre, responsables de tous les drames que le peuple algérien a subis depuis 1962.

Je suis convaincu, tout comme vous d’ailleurs, que les conditions objectives sont aujourd’hui, plus que jamais, réunies pour qu’un changement générationnel dans la Direction du pays puisse se produire dans la sérénité nécessaire et les membres influents du Clan d’Oujda le savent pertinemment mais ils cherchent à mettre la nation devant le fait accompli, dans le seul but de continuer à « jouir » de l’influence et des avantages matériels considérables que leurs fonctions respectives actuelles leur procurent.

En effet, alors que la plupart des pays d’Asie, d’Afrique, d’Amérique Latine et d’Europe Centrale et Orientale, qui étaient dans une situation politique, économique et sociale pire ou similaire à la nôtre, avaient pacifiquement ou au prix d’une violence minimale, effectué la mue nécessaire à leur adaptation aux exigences du XXIième siècle, l’Algérie recule tragiquement, dans tous les domaines, au point gravissime où les quelques acquis démocratiques engrangés depuis Octobre 1988, au prix d’énormes sacrifices consentis par des patriotes sincères, sont aujourd’hui sérieusement menacés par un régime que le Président Sarkozy dit « préférer à celui des talibans » ( bien triste comparaison, qui nous rappelle celle, aussi grave du « moins mauvais candidat » ) et dont le Président nage à contre-courant de l’Histoire.

Même les « Apprentis-Présidents » ( Chadli et Zéroual ), dixit « l’Apprenti-Dictateur », n’avaient pas osé franchir ce seuil infâme. Bien au contraire, le « Général Major », Liamine Zéroual est le père de la Constitution « libérale » de 1996, qui pose aujourd’hui problème au « Commandant » Abdelkader.

La majorité silencieuse doit donc briser son silence pour imposer « le changement, maintenant » car tous les jours que le clan d’Oujda passera encore aux commandes du rafiot « Algérie », grâce à la ruse et à la duplicité, vont accentuer sa dérive.

Les classements et notes attribués à l’Algérie , ces dernières années, par différentes institutions internationales, sont révélateurs de l’état peu reluisant du pays, dans de nombreux domaines.

Si chacun de nous prend sur lui de relever le défi simple de rappeler à ses amis et proches que  » le changement est possible, maintenant » et de leur demander de faire de même avec leurs amis et proches et ainsi de suite, nous serons, d’ici à Janvier 2009, des milliers , des centaines de milliers voire même des millions à porter cette volonté commune, enfouie dans notre mémoire collective meurtrie et à la voir se matérialiser.

Les milliards de dinars algériens, qui vont servir, sans aucun doute, au financement occulte de la campagne démagogique et populiste pour le 3ième mandat, menée à tambour battant par Belkhadem et ses alliés de l’ex-FIS, des zouis et du FLN, tendance islamiste, et qui seront puisés, comme pour la campagne de 2004, de la cagnotte constituée grâce à l’exploitation sauvage des ressources naturelles non renouvelables du pays par les compagnies étrangères et la Sonatrach, ne pourront pas arrêter le tsunami social en gestation car, dans ce pays, les bonnes volontés sont encore beaucoup plus nombreuses que le Clan d’Oujda ne le croit.
IRIS SAMY

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